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  • Un effort d'explicitation du concept psychanalytique de Réel et de son intérêt pour la clinique du symptôme.
    Le concept de Réel est fondamental dans la clinique psychanalytique en raison du réel de la souffrance du symptôme, qui s'appuie pourtant seulement sur une réalité psychique. Cependant, la plupart des psychanalystes emploient ce terme dans un sens surtout philosophique qu'il est urgent de le préciser. Du même coup, la position respective de la science et de la psychanalyse se trouve explicitée.

  • Dans le labyrinthe d'écoles psychanalytiques qui se réclament toutes de Freud, le profane peut avoir l'impression de se perdre, et se demander ce que signifie, au-delà des divergences pratiques et théoriques, cette référence copnstante au père fondateur. Serait-ce le signe que la psychanalyse échoue à établir son statut scientifique, ou bien serait-elle atteinte d'une névrose infantile, qui la riverait encore à l'amour du père ? Comment rendre compte que la formation des psychanalystes paraît relever de l'initiation ou de la transmission familiale ? Si elle ne relève ni de la religion, ni de la charlatanerie, à quelle pratique de discours appartient la psychanalyse, qui la distingue de la philosophie comme de la médecine ? Paru en 1989, cet ouvrage est toujours d'une brûlante actualité que l'auteur souligne dans une nouvelle introduction.

  • « La question du genre et de la parentalité a bouleversé notre société en profondeur. Le carcan de plusieurs millénaires de patriarcat monothéiste a cédé - non seulement dans les lois, mais dans les manières de vivre et de respirer enfin. Les positions de `père' et de `mère' ne sont pas liées au sexe anatomique, mais à des fonctions. Une mère console de son propre ravage. Un père est ce personnage douteux qui punit, que l'on voue aux gémonies, mais que l'on en aime pas moins à mort. Le seul critère de ces fonctions est l'amour, qu'un homme ou une femme veulent donner, et les familles patriarcales normopathes en sont souvent bien dépourvues, ultra pathogènes qu'elles sont.

    Quant à la question du genre, elle aurait dû être limpide depuis longtemps, au moins depuis les thèses de Freud sur la bisexualité, dont il ne s'est jamais départi. Nous sommes divisés par plusieurs genres, et nous en choisissons un, selon notre histoire, non sans une certaine variabilité selon les âges de la vie, ou même les heures de la journée.

    Sur ces questions essentielles, une majorité de psychanalystes a fermé les yeux : il est temps de les ouvrir. Le désir inconscient poursuit sa route. Les psychanalystes qui ne porteraient pas `un regard neuf' sur ces réalités feraient de leur pratique la norme d'un temps révolu. » Gérard Pommier

  • Le refoulement est généralement considéré comme un fait sans que l'on s'interroge sur ses causes, ni sur ses processus qui sont variables. Il s'agit d'explorer ces questions et d'en tirer les leçons cliniques. À tour de rôle, Patrick Landman et Gérard Pommier prennent la parole pour apporter des éléments de compréhension sur le concept de refoulement au cours de « séminaires bicéphales » qui se sont prolongés sur deux années. Dans le langage oral retravaillé propre à cet exercice : simple, largement accessible, vivant, imagé, convoquant tour à tour Freud ou Lacan, la clinique de l'autisme et celle des psychoses, ils éclairent de manière passionnante autant de concepts fondamentaux : les représentations de mots, les représentations de choses, le transfert, le langage, la conscience, l'angoisse, la jouissance sexuelle, l'affect, les fantasmes, le plaisir, les mythes, la pulsion, l'interprétation, les rejetons du refoulé, la différence entre répression et refoulement, etc.

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