Calmann-Lévy (réédition numérique FeniXX)

  • Un jeune diplomate entrant dans la Carrière découvre avec angoisse un décalage entre la France qu'il voudrait représenter et celle qu'il représente. Au contraire, et bien qu'il s'en défende, c'est dans un pays voisin qu'il voit se réaliser les idéaux politiques les plus proches des siens. Arrive la guerre, et, à la défaite, il se sent moins concerné par l'écrasement de la France que par la victoire allemande. Un séjour malheureux dans les hautes sphères de Vichy et, par suite d'un malentendu, une courte incarcération, ont précipité une évolution qui se terminera avec le dernier carré de la collaboration à Sigmaringen, puis en exil. C'est de son exil en Espagne que Philippe Laurière se penche sur son passé, tente de discerner ce qui fut déterminant et ce qui glissa sans laisser de trace. Mais peut-on dire vraiment que l'événement le marque puisque, réfugié en marge de la vie, il se contente de se regarder vivre ? Devenu un corps étranger à son pays, il l'est aussi à son destin et il court au gouffre les yeux ouverts comme s'il s'agissait d'un autre. Mais, un jour viendra peut-être où il sera impossible de « donner » et de « retenir » à la fois, où ce sera la fin des aventures gratuites, où il cessera d'écrire sur la buée...

  • Un jeune diplomate entrant dans la Carrière découvre avec angoisse un décalage entre la France qu'il voudrait représenter et celle qu'il représente. Au contraire, et bien qu'il s'en défende, c'est dans un pays voisin qu'il voit se réaliser les idéaux politiques les plus proches des siens. Arrive la guerre, et, à la défaite, il se sent moins concerné par l'écrasement de la France que par la victoire allemande. Un séjour malheureux dans les hautes sphères de Vichy et, par suite d'un malentendu, une courte incarcération, ont précipité une évolution qui se terminera avec le dernier carré de la collaboration à Sigmaringen, puis en exil. C'est de son exil en Espagne que Philippe Laurière se penche sur son passé, tente de discerner ce qui fut déterminant et ce qui glissa sans laisser de trace. Mais peut-on dire vraiment que l'événement le marque puisque, réfugié en marge de la vie, il se contente de se regarder vivre ? Devenu un corps étranger à son pays, il l'est aussi à son destin et il court au gouffre les yeux ouverts comme s'il s'agissait d'un autre. Mais, un jour viendra peut-être où il sera impossible de « donner » et de « retenir » à la fois, où ce sera la fin des aventures gratuites, où il cessera d'écrire sur la buée...

empty