• L'éthique environnementale existe, comme une réflexion philosophique qui a su associer les questions morales classiques et les problèmes contemporains qui font de la nature l'objet d'un débat philosophique. Voici une présentation des principaux thèmes débattus : la question de la valeur intrinsèque, celle du bien-être animal, la conception de la communauté, le pluralisme moral.

  • L'apparition et le fonctionnement du raisonnement économique dans un parcours qui va du droit naturel à la théorie du gouvernement. Par une spécialiste de la philosophie politique et de la philosophie des Lumières.

  • Protéger la nature, une urgence dans le contexte de crise environnementale qui suppose d'affronter une question philosophique, car la notion même de " nature " ne va plus de soi. En articulant des questions qui s'ignorent souvent, les auteurs montrent qu'il est possible de concilier souci de la nature et diversité des cultures, exigence de justice et respect de l'environnement.
    Que signifie " protéger la nature " ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de " nature " ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine.
    Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de " nature " et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.

  • Après avoir brossé un panorama des fondements de l'éthique économique et sociale, Christian Arnsperger ébauche une analyse inspirée du fonctionnement de la société économique moderne. Catherine Larrère nous invite, pour sa part, à replacer la nature comme médiatrice entre les deux ordres rivaux de l'éthique et de l'économie, pour en faire une demeure accueillante et durable. D'où vient l'inflation contemporaine de la demande d'éthique ? Dans un troisième essai, Jean Ladrière nous livre sa réponse : de l'inefficacité de nos normes usuelles face à l'artificialisation croissante du monde par la science et la technique.

  • La Fondation de l'écologie politique se donne pour objectif d'expliciter pourquoi et comment l'écologie est politique. En effet, les différences et les liens entre écologie scientifique, écologie citoyenne et écologie politique restent flous pour la grande majorité des citoyens. Faire apparaître ces liens, c'est illustrer le caractère politique de l'écologie : loin d'être une simple question sectorielle, celle-ci est une vision du monde où les règles de l'expertise, l'exercice démocratique et les relations entre l'homme et la nature sont profondément transformés.

    L'écologie est politique car elle implique une refondation complète du modèle économique et social actuel, à travers un processus de transition qui se déploie dans la société comme au sein des systèmes de production et de régulation économiques. De ce fait, elle est politique car elle appelle d'autres règles du jeu politique.

empty