• Cécile Delarue, après avoir vécu neuf ans à Los Angeles, y avoir eu deux enfants, s'apprête à rentrer en France.
    Ce départ est un déchirement, mais aussi l'occasion de raconter son long séjour sur cette planète si éloignée de la nôtre : la Californie, Los Angeles, une ville disproportionnée où le conformisme social côtoie l'excentricité la plus échevelée, où l'assujettissement général à l'« industry » (le cinéma) rejoint la quête frénétique de la perfection à tous les échelons de la société.
    Cécile Delarue dresse, au fil de scènes de la vie quotidienne souvent burlesques, parfois mélancoliques, un portrait de cette côte ouest viscéralement anti-Trump reste quelque chose de l'idéal américain, mais rongé par le contrôle généralisé, l'angoisse de l'échec, le politiquement correct, l'aliénation au clinquant, les délires narcissiques ou les délires tout court.
    Et surtout la peur de la précarité et de la pauvreté, qui se répandent sur les collines d'Hollywood.
    Cécile Delarue est journaliste. Elle a publié son premier livre, Black-out. Les disparues de South Central, en 2018.

  • Ça peut sembler loin du sujet, de ce serial killer qui se permet de buter des femmes en pleine nuit sans jamais être trouvé pendant des décennies, de ces quatre, peut-être cinq, six autres tueurs en série qui agissent en même temps dans le même quartier de la ville, de cette centaine de femmes disparues à tout jamais et dont on ignore pour encore une grande partie d'entre elles ce qui a pu leur arriver, ou même qui les a tuées.
    Mais le racisme, la police, la violence, les émeutes, c'est au coeur de South Central. Et au coeur de cette histoire.
    L'histoire de ces parents qui doivent se contenter d'un seul passage des flics pour apprendre que leur fille est morte, et ne jamais en savoir davantage.

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