• Dans cet essai, l'auteur s'est appliqué à restituer la figure de Descartes philosophe et savant en même temps qu'homme habité par l'espoir de prolonger la vie. Pas à pas Descartes vit cet espoir s'effondrer au point d'écrire à Chanut qu'au lieu de vaincre la mort, il avait (en sa morale) trouvé le moyen de ne pas la redouter. C'est dans la perspective ouverte par cette ambition qu'Alexis Philonenko a analysé les grands textes de Descartes depuis les « Regulae ad directionem ingenii » et le « Discours de la méthode », jusqu'aux données des « Meditationes de prima philosophia ». Cet aspect, un peu occulté, de l'esprit cartésien permet de rendre plus raisonnables certains passages audacieux que l'on apprécie généralement mal dans l'économie du système cartésien. La phrase-clef est la suivante : La conservation de la santé a toujours été le principal but de mes études.

  • La grande pensée moderne qu'inaugure Descartes et que Leibniz conduit à des sommets suppose une lecture transcendantale aboutissant, par Kant, à Schopenhauer.

  • Alexis Philonenko, pendant deux années, chaque mois, s'est laissé aller à observer quelques événements de notre existence, que nous disons banale sans bien y penser. Voici ses chroniques qui furent publiées dans la Revue des Deux Mondes, sous le titre « Perspectives », telles des feuilles cueillies au rythme des saisons. Elles reproduisent l'élan vital, ordinairement bousculé par les quotidiens qui sacrifient aux impératifs de rubriques préfabriquées. Cette logique secrète infuse l'écriture et tantôt la plume se fait alerte, tantôt pesante, sans que cesse de se développer une unité de style. Passent les saisons, passe la vie.

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