Littérature générale

  • Au milieu de l'hiver, au début de ce siècle, une adolescente en vacances dans un village au coeur de l'Angleterre disparaît. Les villageois participent à sa recherche. Tandis qu'ils sillonnent les landes, la police érige des barrages routiers, des journalistes se rendent dans ce village habituellement calme.
    Il y a beaucoup à faire : des vaches à traire, des clôtures à réparer, des pierres à tailler, des pintes à servir, des lits à faire, des sermons à écrire, une pièce de théâtre à répéter.
    Au fil des saisons, il y a ceux qui quittent le village et ceux qui y reviennent ; ceux qui se retrouvent ou se séparent. Il y a des naissances, des morts ; des secrets gardés et dévoilés ; des emplois créés et perdus ; des petites bontés et des trahisons imprévues. Des chauves-souris sont suspendues aux gouttières de l'église, des hérons montent la garde dans la rivière ; les champs affluent dans l'aubépine ; blaireaux et renards rôdent au fond des bois.

    Réservoir 13 est le récit mesuré de détails et d'émotions pendant les treize années suivant le drame, dans un village en harmonie avec les saisons et la nature qui l'entoure.

  • C'est le goût inoubliable de l'enfance que nous livre ici Sheng Keyi, une brassée de parfums et de saveurs venus du plus loin de son enfance dans la campagne du Hunan. L'odeur des eaux dormantes où, se faisant une petite barque d'une bassine en fer, elle va cueillir les fleurs de lotus et les châtaignes d'eau. L'arôme discret des fleurs du jujubier sous lequel elle faisait ses devoirs, celui du riz cuit dans la paille et des beignets d'armoise et de citrouille cuisinés avec les légumes du potager maternel.
    C'est un pays d'étangs et de rizières, où l'on mange à peine à sa faim, où l'on ne possède rien. La petite fille rêve de déployer ses ailes et de découvrir le monde au-delà de la rivière. Et elle y réussira, qui sait, mais entre-temps tout ce qui faisait la joie de son enfance aura été détruit. A la liberté de la petite sauvageonne d'alors répond la rare liberté de ton de la romancière d'aujourd'hui. Sheng Keyi dénonce ardemment les ravages de la modernisation des campagnes chinoises et fait renaître l'éclat des vies humbles qui ont disparu."

    Sheng Keyi naît en 1973 dans un village très pauvre du Hunan où la littérature est un rêve inaccessible. A vingt et un ans, elle part comme tant d'autres enfants de payans tenter sa chance en ville, à Shenzen. Elle décrira la lutte des femmes migrantes pour trouver un emploi dans un premier roman qui lui assure un succès immédiat. Sheng Keyi vit aujourd'hui à Pékin et ses livres traitent de la condition des femmes en Chine avec une rare liberté de ton.
    Déjà paru : Un paradis.

  • Le vendredi matin est un moment spécial pour Laurence. Un moment de liberté volé à son quotidien, entre son travail d'infirmière, l'éducation de ses filles, l'attention qu'elle porte à son père malade et à Edmond, son mari. Chaque vendredi, Laurence s'en va courir dans la forêt, et rêve aux voyages qu'elle n'a pas encore entrepris, aux mots qu'elle devrait dire à son mari pour qu'il la regarde à nouveau. Mais ce jour-là, Thérèse, sa commère de voisine, ne voit pas Laurence
    revenir de sa course. Les minutes passent... Paniquée, Thérèse prévient Edmond qui appelle la police. La disparition de Laurence n'est pas jugée préoccupante. Avec une heure de retard, elle finit par réapparaître. Mais elle n'est plus la même, sa vie a basculé. Puisant au fond d'elle-même, Laurence va devoir réapprendre à faire confiance aux autres. Pour enfin croire à un nouveau matin.

  • Au Québec, sur les bords du lac Saint-Jean, en 1928. Pendant  que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés  des riverains installés sur le pourtour de cette véritable mer  intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la  ferme ancestrale.Ce deuil cruel sème la discorde et le mensonge dans la famille  Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur aînée de la victime,  tente de comprendre ce qui s'est réellement passé. Menant sa  propre enquête, elle découvre peu à peu les sombres secrets  que préservait jalousement Emma, institutrice à l'allure si  sage, que tous croyaient bien connaître...
      Après le formidable succès    de la saga  L'Orpheline des neiges, Marie-  Bernadette Dupuy nous entraîne dans un nouveau tourbillon de  passions et d'aventures dans les décors fabuleux du Canada.
     

  • 1878, dans les Pyrénées. Angélina, la fille d'un cordonnier, n'a qu'une ambition depuis qu'elle est petite : devenir sage-femme comme sa mère, morte tragiquement. Abandonnée par son amant, la jeune fille se résigne à confier l'enfant qu'elle a eu de lui à une nourrice afin de pouvoir devenir élève sage-femme à l'hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse.
    Dans cet établissement réputé, elle rencontre un médecin obstétricien dont elle devient la femme. Mais sa belle-famille la regarde de haut et Angélina, malgré l'aisance matérielle dont elle jouit, comprend qu'elle n'est pas faite pour la vie mondaine.
    Elle décide de reprendre sa liberté et part s'installer dans sa région natale pour exercer enfin son métier...
    Avec ce sens du suspense et de l'émotion qui font de ses romans des moments de lecture inoubliables, Marie-Bernadette Dupuy nous entraîne sur le chemin semé d'épreuves, de joies, de sacrifices, d'une femme généreuse prête à tous les combats pour que s'accomplisse son rêve...

  • Les secrets de naissance d'une sage-femme passionnée.
    Après des études à Toulouse, Angélina, la fille d'un cordonnier, s'est installée en tant que sage-femme dans la maison familiale, à Saint-Lizier, dans l'Ariège. L'exercice de son métier est difficile dans les campagnes en cette fin de XIXe siècle. Accaparée par son travail, elle peut compter sur sa protectrice, Gersande de Besnac, pour s'occuper de son fils Henri qu'elle élève seule. Grâce à ses compétences et à sa disponibilité, sa réputation ne cesse de grandir. Son bonheur serait complet si elle ne désespérait de revoir un jour Luigi, un bohémien dont elle s'est éprise et qui s'est réfugié en Espagne pour fuir de fausses accusations de meurtre. Au lieu du ténébreux gitan, dont la naissance s'entoure de mystère, c'est Guilhem, le premier amour d'Angélina et le père d'Henri, qui revient au pays. Il est accompagné de son épouse légitime, mais semble n'avoir rien oublié de ses sentiments pour la sage-femme...Avec son incomparable talent pour les sagas fertiles en coups de théâtre, aux personnages plus attachants les uns que les autres, Marie-Bernadette Dupuy nous embarque une fois encore dans un tourbillon d'aventures et de passions.

  • Un jeune sous-lieutenant, après avoir servi en Angola pendant vingt-sept mois, rentre au pays où il ramène un tout jeune orphelin. Il va élever cet enfant noir, qui a survécu à la destruction de son village et au massacre des siens par l'armée portugaise, comme son propre fils. Plus de quarante ans plus tard, le vétéran et sa femme font le trajet depuis Lisbonne pour rejoindre la vieille maison de famille, dans un village reculé, quasi abandonné, quelque part au pied des montagnes. Dans trois jours, conformément à la tradition, on tuera le cochon. Comme chaque année, leur fille, leur fils adoptif, son épouse les rejoignent pour l'occasion. Or ce jour-là, l'animal ne sera pas le seul à se vider de son sang.

    L'écrivain portugais a renoncé à parler comme un livre, mais il n'est pas question pour lui d'écrire comme on parle. Il invente un parler qui ramasse en lui tout le savoir-faire de l'écriture et la fait oublier.
    Hédi Kaddour, Le Monde

  • Dans un petit village des monts Funiu, Li Niannian, un adolescent un peu stupide et grand lecteur des romans de son voisin Yan Lianke, supplie les esprits de lui venir en aide : en plein été, les hommes ont en effet sombré dans une épidémie de somnambulisme. C'est un cauchemar que raconte Li Niannian, une nuit carnavalesque oubliée du temps. - les veilles se succèdent mais le jour se refuse à poindre -, une nuit durant laquelle les hommes transgressent tout : la morale, le bon sens, les codes, l'histoire. Le somnambulisme collectif débride les désirs et les obsessions enfouis. C'est une nuit de chaos. Si le père de Li Niannian lutte courageusement pour le salut de son village, c'est qu'il se sent redevable, coupable d'avoir autrefois dénoncé des inhumations clandestines alors que la crémation est de rigueur. Quant au directeur du crématorium, oncle de Lia Niannian, il en profite pour recueillir l'huile des cadavres à des fins lucratives....

    Faut-il voir ce monde insensé comme une allégorie de la réalité ? Un monde plongé dans une obscurité telle que l'humanité en perd ses repères fondamentaux et que l'unique forme de parole possible semble désormais l'imploration ? Couronné en 2016 par le prix Hongloumeng, ce roman a été annoncé par Yan Lianke comme un tournant dans son oeuvre, une nouvelle forme d'écriture libérée de la narration historique.

    Né en 1958 dans une famille de paysans illettrés du Henan, Yan Lianke a d'abord été écrivain officiel de l'armée, avant de composer des oeuvres puissantes et empreintes de liberté, souvent mises à l'index par la censure. « Je ne veux me rendre ni au pouvoir politique ni au marché. Je préfère garder ma dignité, même si cela signifie mourir de faim. J'ai cette conviction dans le sang. » Yan Lianke a reçu en 2014 le prix Franz Kafka pour l'ensemble de son oeuvre.

  • New York,1983. Un vieil employé sans histoire abat froidement un homme avec un antique pistolet allemand. On découvre dans son appartement la tête d'une statue italienne à la valeur inestimable. Enfermé à l'asile, le meurtrier livrera son récit. Celui de quatre soldats perdus au coeur de la campagne italienne en 1944. Celui d'un gamin de huit ans qu'ils viennent de secourir et qui ne prononce pas un mot. Celui d'un petit village coutumier des histoires de trahison et des miracles en tout genre.

  • Dans le nord-est de la Hongrie, douze ans après la répression de l'insurrection de 1956, une famille multiplie les efforts pour subsister quotidiennement. Le jeune fils observe et rend compte des réactions de ceux qui l'entourent : sa mère - fille d'un koulak -, son père - fils du seul Juif rescapé du village -, sa grande soeur et son petit frère, sa tante, ses grands-parents et les gens du village. Son récit permet de reconstituer l'histoire de cette famille et, en filigrane, celle de la Hongrie depuis le début du xxe siècle : les traumatismes provoqués par les affrontements de la Grande Guerre, le retour des rescapés du goulag ou les mesures communistes d'expropriation des terres... Écrit avec une précision ethnographique rare, La Miséricorde des coeurs témoigne d'un long cheminement, d'une lutte incessante pour échapper au destin et devenir libre. « L'effrayante situation de notre pays. J'ai le sentiment, j'ai l'intuition de vivre dans une société malade qui rend ses membres malades », m'a écrit dans une de ses lettres Szilárd Borbély. Il a été le poète le plus prometteur et le plus perdu de la poésie hongroise qui aurait pu prétendre à un grand et brillant avenir. » Imre Kertész « Personne n'avait jamais écrit d'une manière si belle et en même temps si impitoyable sur la misère dans les villages reculés des terres hongroises. [...] Ses phrases sont d'une précision chirurgicale et le rythme soutenu qu'il tient tout du long ne fait que renforcer la puissance de ce qu'il décrit. » Nicole Henneberg, Frankfurter Allgemeine Zeitung

  • « C'est à La Verdad que j'ai croisé ce livre. [...] Le bouquin dégageait une odeur de moisi. La dorure des caractères imprimés sur le dos s'était estompée, si bien que même de près je n'ai pu lire qu'une partie du titre : Le Nuage d'...dienne. La couverture était en cuir marron et les pages de si grande taille, d'un papier si épais, qu'elles étaient difficiles à séparer les unes des autres. Elles n'étaient pas nombreuses, une centaine peut-être, mouchetées de moisissures et d'humidité. Mais en insistant, j'ai réussi à l'ouvrir à la page de titre. [...]
    Duncairn !
    Revoir ce nom ici, dans un autre hémisphère, c'était tellement inattendu que j'en ai eu le souffle coupé. Duncairn, petite localité des Uplands, en Ecosse, ou j'avais séjourné durant une courte période, jeune homme. Ce qui m'était arrivé là-bas avait modifié tout le cours de mon existence.
    C'était un événement que je n'avais jamais été en mesure d'oublier. Ou de comprendre. »

    « Eric McCormack est l'un de nos auteurs les plus audacieusement originaux et divertissants. [...] Le Nuage d'obsidienne est indiscutablement le meilleur roman qu'il ait écrit à ce jour. » The National Post



    Illustration de couverture : DR


    Traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
    ISBN : 978-2-267-02957-4

  • Une rumeur gronde depuis les tombes du cimetière de Spoon River. C'est la voix des morts. Depuis l'au-delà, les habitants ensevelis retracent dans des mots taillés à la serpe la cause de leur décès.Règlement de comptes et autres aveux dépeignent une véritable fresque sociale. De la femme trompée au juge déwchu, le ressentiment se répand comme une traînée de poudre. Entre ses allées, le calme n'est qu'apparent, la rancoeur n'aura de cesse de perturber un repos éternel. Chef d'orchestre de ces voix, Edgar Lee Masters signe là un roman extrêmement original au ton férocement satirique, qui repose sur une mise en perspective des monologues au moyen d'échos et d'allusions croisées. Mais ce n'est pas tout : il compose du même coup de véritables poèmes en vers libres, qui tiennent de l'épigramme et prennent le contre-pied de l'éloge funèbre. Passions et rancoeurs animent ce microcosme, allégorie de toute l'Amérique, loin de tout cliché bucolique. Foudroyant.

  • Le village évanoui

    Bernard Quiriny

    Un beau matin de septembre, les habitants de Châtillon-en-Bierre se retrouvent confrontés à un curieux phénomène : il leur devient soudain impossible de quitter leur village. Les routes n'aboutissent plus nulle part, tout comme les coups de téléphone et les e-mails. Après la sidération du début, il faut très vite affronter des questions pratiques (comment manger, se soigner, etc.), puis des questions métaphysiques. Les Châtillonnais sont-ils désormais seuls dans l'univers ? Est-ce un signe de Dieu ?
    Jouant de situations tantôt cocasses, tantôt tragiques, Bernard Quiriny signe une savoureuse fable sur la démondialisation doublée d'une interrogation sur le sens de l'existence.

  • Alors que l'hiver approche, tout le village de Marselane attend l'arrivée des saltimbanques pour la traditionnelle fête de la Saint-Luc. Sadim, le montreur d'ours, arrive quelques jours avant l'ouverture de la fête et meurt en pleine représentation. La rumeur circule que les villageois de Marselane l'ont tué. De cette méprise va découler une terrible malédiction que les forains vont prononcer à l'encontre des habitants de Marselane.

    André-Marcel Adamek (1946-2011) a exercé mille et un métiers tout en poursuivant un travail d'écrivain largement reconnu. Plusieurs de ses romans sont traduits dans une dizaine de langues et ont remporté de nombreux prix : L'Oiseau des Morts (Prix Triennal du roman de la Communauté française 1997), Le fusil à pétales (Prix Rossel, 1974), Le plus grand sous-marin du monde (Prix du Parlement de la Communauté française, 2000), La Grande Nuit (Prix des Lycéens en 2005 et Prix Marcel Thiry en 2004).

  • Le vigneron dans sa vigne

    Jules Renard

    Que Jules Renard se laisse guider dans la campagne, partage un café avec un voisin, décrive une vieille femme ou prenne des notes sur les vendanges, c'est toujours une plongée parmi les humbles, dont on sort transformé. Avec une poésie qui n'appartient qu'à lui, l'auteur redessine un monde rural habituellement austère et qui se révèle ici pétillant de malice et regorgeant de merveilles.

  • TToujours est-il que je ne me sens ´r l'aise qu'avec les Blancs racistes ; avec eux je suis confiant, je sais ´r quoi m'en tenir, je sais ou je mets les pieds. Tout de suite je me dis : Voil´r un Blanc. En revanche, je me méfie de ceux qui ont un ami sénégalais ou camerounais, les Monsieur-moi-je-connais-bien-les-Noirs, les Monsieur-moi-j'ai-passé-vingt-ans-en-Afrique, qui n'écoutent que Miles Davis ou Tiken Jah Fakoly, qui ne jurent que par la spontanéité et l'élégance naturelle des ncgres ; ceux-l´r je m'en méfie. Ils me foutent mal ´r l'aise. Je ne mets pas en doute leur sincérité, mais ils me foutent mal ´r l'aise, c'est tout.t

    Voici un roman fou qui révcle, plus que les sages, notre monde, au premier, au deuxicme, au trenticme degré!... Cent histoires s'enchâssent, mille facettes composent ce roman-mosadque qui se passe surtout entre Paris et un village africain ou rcgne une désopilante folie. Roman-rhapsodie, Monsieur Ki chante et nous enchante pour caresser ´r rebrousse-poil notre temps...

  • C'est en faisant des recherches en Gironde pour la Bicyclette bleue que j'ai rencontré Marie Salat.
    Ayant acheté, chez un libraire-brocanteur d'un hameau perdu, trois cartes postales anciennes pour la joliesse de l'image, je les ai lues dès mon retour à Malagar. A mesure de ma lecture, une émotion et une gêne profondes m'envahissaient ; je surprénais des lettres d'amour d'une femme à une autre femme, et quel amour !
    Le lendemain, je me suis précipitée chez le brocanteur. Dans les fouillis de ses boîtes, j'ai retrouvé quatre autres cartes, aussi belles, aussi émouvantes. « Cela ferait une belle histoire, me suis-je dit. Pendant trois ans, cette histoire a muri dans ma tête, et puis le temps est venu pour moi de la raconter. J'ai choisi de prolonger la correspondance de Marguerite et d'imaginer les réponses de Marie. Ces cartes ont été échangées en 1903 et 1904 entre deux jeunes femmes mariées habitant un petit village de trois cents habitants : l'une était couturière, l'autre ouvrière. Bien entendu, les noms propres et les lieux sont imaginaires.

  • C'est un village du sud de la France, mais ce pourrait être n'importe quel village français. Une lutte mordante s'envenime au sein du conseil municipal entre le maire sortant, notaire de la contrée, et la directrice de l'école primaire, Denise Amouroux. La campagne électorale est vite débordée par les rumeurs, les préjugés et les crispations venus de tout le pays, dans une surenchère d'intimidations et de violences.
    Une campagne est une chronique romanesque, étonnamment précise, de l'amour, de l'attachement, comme des haines et des illusions qui traversent les territoires, les coeurs, les mémoires. Et qui font un village français aujourd'hui. La satire politique révèle l'interchangeabilité des discours et l'hypocrisie des comportements policés. Utilisant plutôt le non-dit que la dénonciation, le roman de Frédéric Valabrègue démarque la parole commune pour en surprendre les paresses et les intérêts cachés. La satire ne juge ni ne condamne, elle met l'accent sur la comédie des ignorances et des impuissances, occasionnant la drôlerie et le sourire navré.

  • Le village de Neuville s'enorgueillit d'avoir vu naître, à la faveur d'un accident d'avion, l'illustre Clébac Darouin, milliardaire américain. Celui-ci est resté reconnaissant à ce coin de campagne de lui avoir permis de voir le jour, et il inonde le bourg de ses bienfaits. Son dernier cadeau est le plus somptueux : il offre par testament aux Neuvillois un cimetière hors normes. Chaque habitant y aura sa tombe, vaste comme une maison. La cité funéraire se bâtit à l'abri de murs, et chacun y a son petit palais de marbre. Le nouveau cimetière va bientôt attirer les journalistes (dont la jeune et trop excitante Anne-Marie), mais aussi quelques complications inattendues...
    On retrouve ici l'univers inimitable de Franz Bartelt, et son style formidable de précision, d'ironie et de roublardise.

  • « Dans ce pays où la raison et les coutumes régissent tout, les villageois les plus censés semblent soumis à la présence de forces irrésistibles. Si Claire avait vécu loin de la forêt - loin du pouvoir étrange des forêts - son destin aurait-il été différent prise entre deux hommes et deux désirs ? » M.D.

    « Je n'ai pas été élevée dans l'idée de la révolte. Mais ma famille était peut-être légèrement différente des familles locales. Le mot révolte, d'ailleurs, est fort. Si je n'ai pas épousé le garçon qui m'était, de toute évidence, destiné, ce n'était pas par esprit de rébellion. Il me semble aujourd'hui encore que ce refus était un acte, le simple acte de choisir ; disons alors : un acte d'amour. Mais les gens d'ici ne l'ont sans doute pas interprété de cette façon. » M.D.

  • Le thème du livre développe l'histoire d'un jeune des îles, en l'occurrence Huahine (îles Sous-le-Vent), où réside l'auteur. De sa naissance dans un monde familial où la tradition est encore vivante, à son départ pour la France, le jeune Hombo (surnom désignant une sorte de marginal social) dérive dans une non-existence de survie au jour le jour, le refus de la société du village, l'indifférence de l'avenir, en compagnie d'une bande de jeunes semblables.
    Hombo, tient du roman et de la poésie par un style littéraire très affirmé. Chronique souvent poignante, sensible, l'ouvrage retient également l'attention par son style original, au croisement du français et du tahitien.

  • Original et tendre, le roman de Mick Jackson ne manque vraiment pas de charme. (Alexandre Fillon, Figaro Madame)
    Ce livre est difficile à classer. Il dégage un charme particulier même s'il est un peu déroutant [...] Il décrit le monde fascinant de l'enfance, en particulier pendant la guerre, quand les hommes et les pères sont partis. Le ton est neutre et distant, non exempt cependant de tendresse, d'ironie et de cruauté. (Isabelle Hébert, Lecture Jeune)

  • L'Ombre d'un ami

    Isa Vitarelles

    L'ombre d'un ami, roman social, est avant tout un roman de l'amitié, entre les personnes, entre les peuples.
    De mars 2017 à juillet 2018, en France, entre ville de province et moyenne montagne en passant par l'Afrique, les personnages rendent hommage à ces héros anonymes, simples citoyens ou professionnels, oubliés des honneurs officiels - mais rarement de la méchanceté ordinaire - et qui sont aux côtés des plus démunis d'ici ou d'ailleurs. Alors ?
    Quelle est cette mystérieuse bouteille qui obsède cette femme en pleurs ?
    Que va faire ce jeune homme, décalé de son époque, qui croise sa route ?
    Que font ces pauvres hères, en pleine nuit, sur les sentiers enneigés de nos belles montagnes ?
    Que peuvent l'amitié et la joie dans la France et le monde d'aujourd'hui ?

  • La Majestueuse

    Sebastien Pouvreau

    Je passe mes vacances d'été dans la maison familiale nichée dans un petit village savoyard. J'ai appris à en connaître les habitants et je suis un peu devenu un fils du pays. Surtout pour Gaston qui m'a vu grandir et m'a transmis sa passion pour les cimes.

    Mais, au fil des années, les épopées sur les parois rocheuses sont devenues de simples randonnées.

    Un été, une rencontre au coeur des alpages va chambouler ma vie, faisant renaître ma passion pour l'escalade. Des congés chargés d'émotions, entre instants de tendresse et événements dramatiques, au coeur de montagnes toutes aussi magnifiques que dangereuses.

    "Martin"

empty