Éditions des femmes-Antoinette Fouque

  • « C'est en explorant les petits villages de Gironde que j'ai rencontré celle que j'allais nommer Marie Salat. En fouillant dans les cartons d'un libraire brocanteur d'un hameau perdu, je suis tombée sur des cartes postales qui lui étaient adressées. À mesure de ma lecture, une émotion et une gêne profonde m'envahissaient : je surprenais des lettres d'amour d'une femme à une autre femme, et quel amour ! Le lendemain, je me suis précipitée chez le brocanteur. Dans le fouillis de ses boîtes, j'ai retrouvé quatre autres cartes, aussi belles, aussi émouvantes. « Cela ferait une belle histoire », me suis-je dit. » R.D.

    Régine Deforges tire de l'oubli des archives découvertes pendant ses recherches pour « La Bicyclette bleue », moitié de correspondance entre deux femmes mariées qui s'aimaient en secret. Elle prolonge par l'écriture les lettres de Marguerite et imagine les réponses de Marie.

  • « Dans ce pays où la raison et les coutumes régissent tout, les villageois les plus censés semblent soumis à la présence de forces irrésistibles. Si Claire avait vécu loin de la forêt - loin du pouvoir étrange des forêts - son destin aurait-il été différent prise entre deux hommes et deux désirs ? » M.D.

    « Je n'ai pas été élevée dans l'idée de la révolte. Mais ma famille était peut-être légèrement différente des familles locales. Le mot révolte, d'ailleurs, est fort. Si je n'ai pas épousé le garçon qui m'était, de toute évidence, destiné, ce n'était pas par esprit de rébellion. Il me semble aujourd'hui encore que ce refus était un acte, le simple acte de choisir ; disons alors : un acte d'amour. Mais les gens d'ici ne l'ont sans doute pas interprété de cette façon. » M.D.

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