• Traduit pour la première fois en France, La Vie dans un village médiéval est un classique qui a initié des millions de lecteurs anglophones aux secrets du monde médiéval. Et qui a profondément inspiré George R. R. Martin, le créateur de A Game of Thrones. À partir de l'exemple du village anglais d'Elton, vers 1300 de notre ère, Frances et Joseph Gies racontent l'histoire de l'origine, du développement et du déclin du village européen. Avec une grande richesse d'anecdotes et de détails, ils dressent un portrait saisissant de ce qu'était le quotidien de l'époque et nous montrent l'importance du rôle qu'y jouait le village. Les Gies ont le don de rendre à la vie ces hommes et ces femmes qui vivaient dans et autour du village. Nous découvrons comment les champs étaient cultivés, comment seigneurs et serfs se vêtaient et se lavaient, ce qu'ils buvaient et ce qu'ils mangeaient, quels étaient leurs occupations et leurs loisirs, et quels curieux traitements ils inventaient pour se soigner. Nous y apprenons le rôle essentiel que jouait l'église dans le maintien de l'ordre social et comment le système juridique et le code de conduite, étonnamment avancés, du village médiéval posèrent les fondations de la civilisation occidentale. Aussi plaisant à lire qu'un roman, La Vie dans un village médiéval est l'ouvrage idéal pour quiconque a envie de se plonger, l'espace de quelques heures, dans cette période fascinante.

  • Au départ est la cellera. Ce noyau originel des villages n'est rien d'autre que l'espace sacré entourant l'église, de forme le plus souvent circulaire, de trente pas de rayon, incluant donc le cimetière et servant d'asile aux habitants des campagnes en période de violences. En ce sens, la cellera roussillonnaise semble s'identifier formellement à la sagrera de la Catalogne du Sud. De fait, l'origine est la même, mais l'évolution fut divergente : c'est ce qu'établit magistralement cet ouvrage et c'est ce qui fait en grande partie l'originalité des villages roussillonnais. Aymat Catafau devient, dès ce premier livre, un spécialiste incontesté de l'histoire du Roussillon. Mais au-delà, par l'exemple qu'il a développé, par les perspectives qu'il ouvre, il apporte une contribution d'importance à notre connaissance de la vie des campagnes médiévales. Aussi bien sait-on depuis longtemps qu'il n'est pas de hiatus entre histoire générale et histoire locale.L'une vit de l'autre». Pierre Bonnassie, professeur à l'Université de Toulouse-Le Mirail. « En mariant la dimension diachronique et thématique, Aymat Catafau restitue deux mouvements simultanés : la création d'un réseau villageois (par une sorte de sélection darwinienne) et la création d'un tissu villageois (par cernes de croissance autour de la cellera primitive). Paradigme du village ecclésial, thème de recherche majeur de cette dernière décennie, la cellera a bien trouvé son historien ». Benoît Cursente, directeur de recherches au CNRS. « Une étude très fine des documents relatifs aux celleres roussillonnaises, étayée par une exploration très minutieuse des plans anciens et des morphologies villageoises actuelles a permis de développer et d'étayer une thèse originale : les celleres ont joué un rôle essentiel entre l'église et le castrum dans la genèse du village roussillonnais. C'est une vision dynamique, neuve et séduisante du village roussillonnais au Moyen Âge ». Pierre Toubert, professeur au Collège de France.

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