• Dans le sanatorium où elle soigne sa tuberculose, une jeune femme reçoit une lettre de celui qu'elle aime : il la quitte pour se marier avec une autre. La nouvelle est aussi brutale qu'inattendue. Plusieurs semaines durant, l'héroïne revient sur son amour perdu. Prenant peu à peu conscience des illusions sur lesquelles il se fondait, elle parvient à accepter la rupture et à la dépasser. Mais pourra-t-elle également guérir de la maladie qui la ronge ?
    Par sa justesse et sa sincérité, ce court texte, salué de toutes parts depuis sa parution en 1933, possède une résonance universelle.

    2 Autres éditions :

  • «La mort était chez nous comme chez elle.Elle a saisi mon père le 6 juin 1945, tout juste un an après le Débarquement. Il avait quarante-neuf ans, je venais d'en avoir huit.
    Au mois d'octobre précédent, elle avait déjà fauché mon frère aîné, Marcel, qui avait vingt-deux ans. L'un puis l'autre furent victimes du bacille de Koch, la tuberculose restant, à l'heure d'Hisroshima, la grande pourvoyeuse des cimetières d'Europe. Il y a toujours des gens qui meurent trop tôt. À quelques mois près, mettons un an ou deux, ils étaient sauvés par l'arrivée en force des antibiotiques, du Rimifon et tout ça. C'est comme ceux qui prennent les dernières balles de la guerre, juste avant le coup de clairon de l'armistice."Papa est mort", m'a dit ma soeur Geneviève, en me tirant du lit.
    Je ne suis pas sûr d'avoir éprouvé d'émotion. Je n'étais qu'un jeune barbare occupé de ses billes et de ses soldats de plomb. Depuis des années, du reste, mon père était lointain, épisodique, ballotté d'un sana à l'autre. Je manquais de relations avec lui. De toute façon, il était pètesec et sujet à de redoutables colères.»

  • Il a fallu beaucoup de temps, malgré les observations des premiers contagionistes au xviiie siècle, malgré les intuitions de Villemin et d'autres médecins au xixe siècle, malgré les découvertes de Koch en 1882 et malgré tous les progrès de la bactériologie au tournant du xxe siècle, avant que la tuberculose en vienne à être reconnue pour ce qu'elle est, une maladie infectieuse et contagieuse.
    Cet ouvrage montre combien les croyances ont balisé l'histoire de cette maladie du xviiie jusqu'au xxe siècle, et combien certaines s'enracinent loin dans le temps.
    Même au xxe siècle, les résistances à la théorie de la contagion ont été variées et tenaces.
    Dans cette histoire de la tuberculose au Québec, l'auteur relate l'évolution des représentations de cette maladie et des façons dont la médecine et les autorités publiques y ont fait face.

  • À l'automne 1933, Elizabeth remplace son mari obligé d'abandonner son poste de professeur à bord du wagon-école à la suite d'un diagnostic de tuberculose. Tandis qu'il est confiné loin des siens dans un sanatorium, elle renoue avec sa première passion : l'enseignement. Pour assister aux cours offerts dans cet établissement ambulant hors du commun, des enfants de cheminots, de bûcherons, de trappeurs et de jeunes amérindiens parcourent de grandes distances à pied, en canot ou en raquettes. Le soir, c'est au tour des parents de se rendre au wagon non seulement pour jouer au bingo ou aux cartes, mais aussi pour suivre des cours d'alphabétisation ou d'économie domestique. Parmi les proches d'Elizabeth, certains croient que la vie nomade ne convient pas à une mère respectable et ils lui mènent la vie dure. Cependant, elle maintient le cap, épaulée par sa soeur et portée par l'espoir de voir l'état de son mari s'améliorer.

    Dans ce roman inspiré des wagons-écoles qui ont sillonné des régions reculées du Canada au siècle dernier, Maryse Rouy donne à voir la beauté du Nord, la misère de ceux qui vivaient à l'orée des chemins de fer de même que le combat mené par les malades pour guérir et retourner vivre auprès des leurs.

  • Juin 1964. On vient de détecter in extremis une tuberculose chez Laurent, sept ans. D´Alsace, le gamin est envoyé d´urgence au sanatorium de Briançon, où débute un long chemin de croix : le traitement médical, la solitude des nuits, la main lourde des adultes, les mauvaises rencontres aussi. Mais une lumière brille toujours quelque part, comme le Maillot jaune sur les routes du Tour de France. Tandis que ses héros Jacques Anquetil et Raymond Poulidor s´y livrent un duel au sommet, le petit garçon engage son propre combat, pour survivre.

    Avec une pudeur teintée d´humour, Laurent Bayart tisse, de l´enfance à l´âge d´homme, une confession touchante, qui rayonne d´optimisme.

  • « Beaucoup moins évasif le toubib cette fois, mais ne dit-il pas cela pour t´encourager ? Quand même, trois ans, ça paraît une éternité quand on a dix-sept ans : ça te mène à vingt ans et on t´aura donc dérobé trois des plus belles années de ta jeunesse. Dur à avaler. Tu lui as promis et tu t´es promis à toi-même de te battre, de ne pas te laisser aller au découragement, de te persuader qu´il te reste toute une existence après dix-sept ans, mais tu sais au fond de toi-même qu´il faudra des signes, des manifestations évidentes d´une amélioration de ton état pour que tu remontes la pente, que tu ne te laisses pas gagner par la déprime et que tu puisses sentir, croire que la vie peut encore être belle, digne d´être vécue. C´est dur, ça le sera. Prépare-toi, mon p´tit gars ! »

  • En 1949, Albert Camus embarque pour le Brésil. La tuberculose, les violentes fièvres qui l'assaillent, l'ennui des longues journées en mer rendent ce voyage difficile, sombre. Chaque jour, dans sa cabine exiguë, il travaille au manuscrit des Justes quand une mystérieuse femme, Moira, fait son apparition. Avec elle, Camus se souvient alors de sa jeunesse à Alger. L'époque ensoleillée des premières amours et des combats politiques et littéraires a des allures de paradis perdu. Pourtant, Camus oppose à la nostalgie qui le ronge un féroce appétit de vivre.
    Salim Bachi nous livre, dans ce roman, le portrait d'un Camus inquiet, exalté, sensuel, brillant et fraternel.

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