• Le monde de Richard Brautigan est peuplé d'antihéros maladroits, d'oncles menteurs, d'après-midi de pêche à la truite, de méditations au bord de la rivière Long Tom, de parties de chasse en Oregon qui virent au tragique ou d'adolescents qui menacent de devenir de « dangereux criminels » s'ils n'obtiennent pas une nouvelle télévision... C'est l'Amérique du drame privé, de la catastrophe ordinaire racontée à travers ces récits très personnels et teintés d'humour.
    La Vengeance de la pelouse est aussi une plongée dans la période californienne de la vie de l'auteur, sans doute la figure la plus étrange et excentrique de la Beat Generation : on y aperçoit son sourire malicieux, sa mélancolie rieuse, son regard à la fois tendre et moqueur sur son époque.

  • Le destin extraordinaire de Lady Anne Glenconner, dame d'honneur de la princesse Margaret.Bien qu'elle soit l'aînée du richissime cinquième comte de Leicester, Lady Anne Glenconner est une femme et donc une " terrible déception ". Elle n'héritera ni du domaine ancestral ni de la fortune familiale. Ainsi débute la vie riche en contrastes de cette aristocrate, intime de la famille royale, qui oscille entre tragédie et comédie.
    Lady Anne raconte les missions diplomatiques aux quatre coins du monde, aux côtés de la princesse Margaret. Elle décrit les fêtes somptueuses et décadentes sur l'île Moustique, propriété de son époux, refuge de la princesse fuyant les paparazzis et paradis pour célébrités comme David Bowie ou Mick Jagger ; mais aussi l'annulation de ses premières fiançailles due à son " mauvais sang " et son mariage tumultueux avec le fantasque Lord Glenconner...
    Avec humour, finesse et sincérité, Lady Anne partage ses souvenirs dans ce récit intime et pétillant qui se lit comme un roman délicieusement
    british.

  • Après La Symphonie du hasard, Douglas Kennedy nous offre une oeuvre sensuelle, délicate, nostalgique, sur les amours contrariées, le destin que l'on se forge et les regrets qui peuvent jalonner l'existence. C'est aussi sa déclaration d'amour à Paris, ville de tous les possibles et de toutes les réinventions.
    Avant Isabelle, je ne savais rien du sexe.Avant Isabelle, je ne savais rien de la liberté.Avant Isabelle, je ne savais rien de la vie.Paris, début des années 1970.
    Dans une librairie de la rive gauche, un jeune homme rencontre une femme. Il est américain, étudiant, sans le sou, et a tout quitté pour assouvir ses fantasmes de la Ville Lumière ; elle est française, un peu plus âgée, sophistiquée, mystérieuse et... mariée.
    /> Entre Sam et Isabelle, c'est le coup de foudre.
    Commence alors une liaison tumultueuse, des cinq à sept fiévreux, des rendez-vous furtifs, des moments volés. Mais Sam veut plus. Isabelle lui a ouvert les portes d'une autre vie mais est-elle prête à tout lui sacrifier ? La passion saura-t-elle résister au quotidien, aux épreuves et au temps qui passe ?

  • La vie de Stéphane Mandelbaum est un mystère que tente de percer Gilles Sebhan dans ce nouveau roman. Mandelbaum, après de fulgurants débuts sur la scène artistique belge, fut retrouvé, à 25 ans, assassiné par balle et défiguré par l'acide, après le vol d'un Modigliani.

    Dans ce récit se mêlent la vérité des faits (Gilles Sebhan a rencontré les maîtresses, les amis, la famille du peintre) et une grande poésie. Et l'auteur fait rentrer ce peintre à la vie trop brève dans le panthéon d'artistes tels que Bacon, Basquiat, Pasolini ou Rimbaud.

    Gilles Sebhan est un écrivain français né en 1967. En grande partie autobiographiques, ses romans témoignent d'une réflexion sur la sexualité, la criminalité, les générations. On peut citer La Dette (Gallimard, 2006) ou Salamandre (Le Dilettante, 2014). Egalement professeur de littérature et d'histoire des arts, il a écrit deux récits biographiques d'écrivains : Domodossola ou le suicide de Jean Genet et surtout Tony Duvert, l'enfant silencieux (Denoël, 2010, pour les deux textes).

  • Après Bernadette a disparu, Maria Semple revient avec un roman à l'humour ravageur sur les tribulations d'une femme au bord de la crise de nerfs.
    Eleanor Flood est une femme au bord de la crise de nerfs. Mais aujourd'hui tout va changer. Elle va prendre une douche et s'habiller. Elle va suivre ses cours de poésie et de yoga après avoir déposé son fils Timby à l'école. Elle ne va pas dire de gros mots. Mais... la vie en
    a décidé autrement.
    Parce que aujourd'hui Timby va faire semblant d'être malade pour passer la journée avec sa mère. C'est aussi aujourd'hui que Joe, son mari, a choisi d'annoncer à ses employés qu'il est en vacances, en omettant de prévenir sa femme.
    Juste au moment où Eleanor pense que les choses ne pourraient pas être pires, elle retrouve un vieux document familial qui va mettre sa vie, chaotique mais finalement assez parfaite, sens dessus dessous.

  • Fin du XIXe siècle, Paris. Théodorus Van Gogh est un célèbre vendeur d'art chez Goupil & Cie. Ses clients : des grands bourgeois, conservateurs, en quête de signature prestigieuses et valorisantes, persuadés que l'Art n'est accessible qu'à un échelon supérieur de la société, en excluant d'emblée la plèbe ignorante. Mais Théo recherche et développe de nouveaux talents, manieurs de techniques révolutionnaires. Souhaitant détruire le système de l'intérieur, il se sert de sa position pour mettre en avant des artistes peu académiques... dont son propre frère, Vincent. En France, l'oeuvre d'Hokusai a eu une grande influence sur les peintres impressionnistes grâce à l'ouvrage La Manga présent dès 1860 dans les ateliers parisiens. Au Japon, Hokusai ressurgit dans les années 1950 dans les mangas, ces BD qui redécouvrent le trait dépouillé et l'économie de moyen dont il s'était fait le chantre... mais qui se retrouvent injustement méprisés en tant qu'"arts dérisoires". Cependant, quand la jeune génie du manga Hozumi ose réinterpréter à sa manière les mythiques frères Van Gogh, c'est un ouvrage tout aussi iconoclaste que le Déjeuner sur l'herbe qui nous est livré.Le titre a remporté le très populaire prix "Kono manga ga Sugoï" 2014, un prix décerné par un "jury" composé de plus de 400 professionnels de l'édition et de la librairie. 

  • «J'écris un livre pour comprendre la vie. Si au bout du livre je n'ai rien compris, alors il faudra laisser tomber le livre par terre. Peut-être même le livre tombera par terre avant. Peut-être il n'y a rien à comprendre, pas une ligne. Ne lisez pas les lignes pour comprendre la vie. Il y a mille choses à faire à chaque minute. Toutes les minutes comptent. Chaque minute est une somme de possibles. Tandis que les livres donnent la mort à la minute. Chaque mort est insufflée par une ligne du livre. Le livre est impossible à donner. Il se donne, mais pour mort. Il donnerait sa mort pour comprendre la vie le livre. Ceci est un livre fait pour comprendre la vie. La mienne de vie. On dit ça. On dit : J'ai la vie mienne. Et je comprends rien. Ceci est un livre qui aide à comprendre rien. Ce n'est pas facile de rien comprendre. Je pourrais m'expliquer ça. M'expliquer la vie des heures durant. Des heures durant je suis là à attendre que ça se passe. Tout pourrait ainsi passer. Que nos envies passent de main. C'est comme ça aussi qu'on passe le vivant. De la main à la main. On se refile le baigneur.» Charles Pennequin.

  • « Cette abominable femme me rend méchant moi-même. C'est vrai, Juliette : avec toi, je suis bon et je n'ai jamais envie de te jouer un tour ou de me fâcher. »
    Retrouvez les aventures de Charles, le bon petit diable, dans ce chef-d'oeuvre illustré de la littérature classique.

  • Jamais une société n'a été plus riche, plus opulente que la nôtre. Jamais l'espérance de vie n'a été plus haute. Jamais les occasions d'apprendre, de découvrir, de s'émerveiller n'ont été plus nombreuses. Et pourtant, jamais les niveaux de mal-être et de morbidité psychique ne semblent avoir été si élevés.C'est à la résolution de ce paradoxe qu'Henri Hude, dans cet ouvrage salutaire, s'attaque avec conviction. S'il le fait en usant des outils légués par la tradition psychanalytique, c'est en philosophe et en homme de foi qu'il montre que cette situation est causée par le rejet de l'Absolu. Ce dont nous avons besoin pour retrouver le sens du réel et de nos propres vies, c'est de nous enraciner à nouveau dans le Bien, et surtout dans la personne d'un Dieu qui aime les hommes.

  • Alors que la détective Maud Graham commence à réaliser que ses parents se fragilisent, elle est appelée à enquêter sur le meurtre de Lydia Francoeur, la secrétaire de la résidence des Cèdres. Dans cet univers apparemment paisible, Maud et ses collègues de l'équipe d'enquêteurs du service de police de la ville de Québec font face à des embûches inhabituelles. Si ces policiers chevronnés savent composer avec la dissimulation et la manipulation, ils sont beaucoup moins familiers avec le flou, la frustration et la détresse découlant des problèmes liés au vieillissement. Il leur faudra rivaliser de détermination et d'humanité pour parvenir à reconstituer le fil des événements entourant la mort tragique d'une femme qu'on croyait aimée de tous. Avec une impressionnante maîtrise et une profonde sensibilité, Chrystine Brouillet brosse un tableau tout en ombres et lumière, vérités et mensonges. Ses personnages prennent vie, nous choquent, nous bouleversent, mais on retrouve avec bonheur l'univers de Maud Graham.

  • Né d'un constat, celui de la surenchère actuelle d'incitations à la « positivité » et à l'universelle bienveillance, ce livre s'interroge sur les causes et les enjeux de ces obligations de bien-être dans nos sociétés productivistes. Le carcan de la « positive attitude » peut se révéler bien plus néfaste que salutaire. Mais cet essai entend aussi proposer une véritable philosophie de vie positive. Il s'agit alors non pas de nier l'évidence de la négativité, mais d'apprendre à la considérer autrement. Déjouer les pièges de la bienveillance intéressée, c'est aussi envisager d'autres manières de vivre, traversés par un élan vital qui nous dépasse et nous élève. Entre Schtroumpf grognons et bisounours, une troisième voie se dessine, loin des dualismes, mais elle exige de nous authenticité et ouverture d'esprit.

  • Avec ce recueil de onze nouvelles, embarquez pour un voyage littéraire sur la côte amalfitaine. S'inspirant de cette terre mythique aux falaises abruptes parsemées de plages et de villages aux couleurs pastel, l'auteur mêle dans ce livre récits poétiques et tragiques, mais aussi textes plus légers, et pousse son exploration jusqu'au genre policier ou à la légende.

    De Naples à la fabuleuse Capri, en passant par Positano ou la discrète île de Procida... Ces nouvelles amalfitaines ont été pensées comme une parenthèse, un recueil que l'on emporte avec soi en voyage ou que l'on lit pour s'évader. On sort charmé de ce dépaysement et l'on retrouve la plume de Dimitri Demont dans tout ce qu'elle a de plus riche.

  • Incursion dans le domaine de la pensée labyrinthique de Nietzsche et cheminement silencieux au plus près de son texte afin de revisiter les grands thèmes de cette pensée, le présent essai, qui s'appuie dans sa construction sur de nombreux grands commentaires de l'oeuvre du philosophe, a l'ambition d'attirer l'attention du lecteur sur la portée artistique de la philosophie tragique de l'auteur du Zarathoustra et par là sur son inestimable valeur en vue d'un grand art de vivre à venir.

  • De son Île Maurice natale à Haida Gwaii en passant par l'Amérique latine, Eileen Lohka nous convie à visiter une galerie de portraits d'hommes aux teintes sombres.

    Dans des textes aux formes diverses et sous de multiples horizons, ces hommes se déclinent en paysages contrastés et sensibles. Aux prises avec les autres, c'est pourtant avec eux-mêmes qu'ils devront composer. Seuls maîtres de leur destinée, ils apparaissent tantôt cruels et tyranniques, tantôt fragiles, tendres et secrets, toujours complexes. À vous, lecteurs, de découvrir la tragique richesse de leur humanité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • D'Absolu à Volonté, cette Encyclopédie philosophique a pour ambition d'exposer de la manière la plus claire possible les grandes pensées de la philosophie. Chacun de ses 189 chapitres est comme un résumé des questions et réponses concernant soit un concept comme la liberté ou la justice, soit un thème comme l'amour ou le sport. Ainsi cette Encyclopédie, unique en son genre, et dont on peut prendre la mesure avec le sommaire et l'index, constitue-t-elle une manière de trésor de la pensée universelle.

    Professeur émérite de philosophie, Christian Godin est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages dont La Totalité en sept volumes (Champ Vallon, 1997-2003), un Dictionnaire de philosophie (Fayard/Éditions du temps, 2004) et La Philosophie pour les Nuls (First Éditions, 2006). Il est également l'auteur de plusieurs essais sur le monde contemporain (La Fin de l'humanité, Champ Vallon, 2003, La Haine de la nature, Champ Vallon, 2012, Le Soupir de la créature accablée. La religion aujourd'hui, Mimésis, 2015, La Démoralisation, Champ Vallon, 2015).

  • Hotel

    Boichi

    Cancer, cryogénie, sushi et succube sont au menu de ce recueilCe recueil regroupe cinq récits écrits et dessinés par Boichi, voguant entre science-fiction et fantastique, et illustrant à merveille le talent du mangaka à jongler entre narration dramatique et humour. En cinq histoires courtes, Boichi y livre une démonstration de son talent tant narratif que graphique.Dans "Hotel", nous découvrons un "directeur" surveillant depuis sa tour l'évolution de notre planète après la disparition de l'humanité. "Present" nous conte une belle et tragique histoire d'amour. "Rien que pour les thons" suit quant à lui l'étonnante carrière d'un biologiste prêt à sacrifier sa vie pour ressusciter les thons qui ont disparu de nos océans...Ces récits évoquent tout à la fois l'égoïsme individuel, l'irresponsabilité collective, le poids de la destinée, mais aussi la quête de liberté à laquelle aspire tout être humain. Ces éternelles interrogations hantent plus que jamais notre conscience, à plus forte raison lorsque notre espèce se retrouve confrontée aux conséquences engendrées par la croissance de notre civilisation, comme le réchauffement climatique ou le clonage artificiel. 

  • Qui donc est Hlderlin, dont Heidegger nous dit - à la fin du premier texte des Holzwege - que « faire face à son oeuvre », c'est « la tâche dont les Allemands ont encore à s'acquitter » ? Et en quoi sa pensée est-elle si profondément - pour l'auteur de Sein und Zeit - pensée de l'Histoire, comme illumination d'un Présent ? En quoi, enfin, cette pensée culmine-t-elle poétiquement dans les traductions d'dipe et d'Antigone, et dans les Remarques qui les suivent, c'est-à-dire dans ce « dialogue poétique » avec Sophocle, auquel il se risque avant de disparaître aux yeux des hommes ? Voici ce que se propose de découvrir Jean Beaufret dans cet ouvrage paru en 1983.

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