• « Pour commencer, le sport cycliste est incompréhensible à qui ne tient pas compte dun phénomène dorigine divine : la circulation des vents et lépaisseur de lair. Nimporte qui a fait un peu de vélo en aura mesuré limportance : la pénétration dans lair prend de lénergie, les vents contraires sopposent à leffort du cycliste. Cyrille Guimard, initiateur des essais en soufflerie de Bernard Hinault, résume les données du problème : Le cyclisme, cest de la voile. »Jean Cléder a grandi sur un vélo et avec le cyclisme sa vérité, ses légendes et ses fictions. Il lui doit la construction dun imaginaire et dune mémoire, un certain rapport au corps et au langage. Cest cette haute culture populaire et tout ce quelle nous inspire quil entend ici analyser. À travers notamment des portraits des plus grands coureurs Eddy Merckx, Luis Ocaña, Bernard Hinault , lévocation des courses les plus grandioses, cest toute la complexité de ce sport qui est rendue sensible aux lecteurs, et sa philosophie profonde et malicieuse.

    Jean Cléder, maître de conférences en littérature générale et comparée à lUniversité Rennes 2, travaille principalement sur les liens entre littérature et cinéma. Il sintéresse aux représentations du sport, et a publié un ouvrage dentretiens avec Bernard Hinault (Bernard Hinault. Analyse dune légende, Mareuil, 2016). Il prépare avec Gaëlle Debeaux un volume collectif et illustré, Mots et images du sport?: le corps en représentation, à paraître chez François Bourin en octobre prochain.

  • Sur la route, le guidon est leur horizonGuerriers de la route harnachés de boyaux et pédalant sur leurs lourdes et inconfortables machines, les « Forçats de la Route », comme les appelait Albert Londres, sont ces cyclistes des années 1920 qui ont fait du Tour de France un véritable mythe ! Mais derrière les légendes, il y avait des hommes avec leurs forces et leurs faiblesses dont le chemin s'est jalonné d'anecdotes des plus savoureuses. Des trajectoires de vie où la compétition forme le révélateur pas forcément reluisant de l'âme humaine, et que Frédéric Kinder raconte - parfois avec humour, toujours avec tendresse - telles les coulisses non officielles de l'épreuve avec un grand « E. »Sa ligne claire stylisée et épurée et les perspectives de ses décors évoquant le Van Gogh d'Auvers-sur-Oise sont autant d'atouts qui font de ce Tour de force l'hommage infiniment graphique à un certain âge d'or du cyclisme, dont la présente réédition bénéficie de deux histoires courtes inédites !

  • La deuxième guerre mondiale. Six ans pour les armées, de 1939 à 1945. Quatorze ans pour les civils. De l'avènement du nazisme en 1933, au Tour de France cycliste en 1947, symbole de  la liesse populaire retrouvée.  C'est précisément  toute l'enfance de l'auteur, ombrée par la croix gammée,  à Boulogne-Billancourt. Famille modeste,  occupation allemande, persécution des juifs, bombardements, restrictions alimentaires, scolarité perturbée,  séjours en zone libre, débarquement allié, péripéties de la Libération, présence américaine. Autant de vécus mêlant peurs et joies. Animé par un désir de transmission, Gilbert Garibal  nous raconte sa guerre puis  son après-guerre. Un ton original. Des scènes vivantes, écrites souvent à l'encre de l'humour. Derrière le pittoresque, se cache une brûlure gardée des années de feu. Il  a fait de  cet accroc à l'âme, une énergie  positive. Pour traverser sa vie. Et mieux saisir la psychologie des hommes.
    Au-delà du témoignage, voici un livre d'émotions, revisitées au présent. Au coeur d'une histoire familiale mouvementée.

  • L'échappé

    Laurent Barbot

    En toile de fond, il y a le Tour de France qui bat son plein, dominé par un coureur espagnol jusqu'alors inconnu.

    Il y a aussi cette barrière blanche et rouge, entre Matthias et la surface ; cette planche de bois peinte qui sépare ses fantasmes de sa réalité de gardien de parking souterrain. Aussi seul dans sa cabine que dans la vie, Matthias regarde la télé et baisse la tête devant les clients du parking, comme le font les coureurs du Tour lorsqu'ils parcourent ces paysages où Matthias aimerait tant s'enfuir.

    Et puis il y a Elle et son passage quotidien devant le gardien, avant de remonter vers la lumière. Comment lui dire qu'elle est tout ce qui lui reste ?

  • Une séquence folle, à jamais inscrite sur toutes les rétines : un champion cycliste bascule sur le bitume du Tour de France en un vol plané fatal. Ce 3 juillet 1994, à Armentières, Laurent Jalabert est devenu un héros. Avec cette image de cauchemar, il a bouleversé le cours de sa carrière et de son existence. Rescapé du pire, il a acquis une renommée où l'affectivité le dispute à l'admiration. "On m'appelle Jaja", ouvrage rédigé avec Jean-Luc Gatellier et Philippe Pailhoriès, est l'autobiographie d'un vrai coureur d'exception, né routier-sprinter, et épanoui comme champion complet. Aussi brillant dans les classiques d'un jour, que dans les grandes épreuves par étapes, Laurent Jalabert reste à jamais celui qui, le 14 juillet 1995, nous fit vibrer dans le Tour de France par un exploit d'anthologie, peu avant de s'imposer comme un grand d'Espagne en enlevant la Vuelta. Le palmarès de Jalabert n'est qu'un monument en voie de réalisation. Dans "On m'appelle Jaja", le n° 1 mondial se met à nu avec franchise et simplicité. Il raconte son apprentissage de la gloire et de la souffrance. Il dévoile les aspects, plus souvent ingrats qu'exaltants, de son métier. Il se découvre en père de famille. En un mot, avec "On m'appelle Jaja", Laurent Jalabert se montre tel qu'il est : un homme authentique dans la peau d'un champion.

  • Le Compagnonnage est trop souvent victime de fausses idées et de préjugés. Héritières des confréries de bâtisseurs de cathédrales, les sociétés compagnonniques actuelles perpétuent un message séculaire : en travaillant, l'Homme se découvre et se transforme. Les 2 459 rubriques qui composent ce dictionnaire sont le fruit de plusieurs années de recherche et de lectures, de voyages et de rencontres. Un des buts premiers de ce dictionnaire est d'aider les Compagnons, comme les profanes, à mieux saisir l'identité, la complexité et la réalité du Compagnonnage, de son histoire et de ses légendes, de ses coutumes et de ses traditions, de ses rites et de ses symboles. Loin d'être uniquement un conservatoire ou une mémoire du passé, ce dictionnaire se veut également une vitrine du Compagnonnage contemporain, un Compagnonnage à l'écoute des mutations et des progrès dus aux technologies nouvelles.

  • Le cyclisme dont le développement prodigieux, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe avec la création du Tour de France, fut à l'origine du mouvement sportif en France, entre, à son tour dans la collection "Domaine du Sport", après « L'Athlétisme » de Gaston Meyer, « Le Judo de Marcel Hansenne, « Le Ski » de Michel Clare, « Le Rugby » d'Henri Garcia et « Le Football » de Jean-Philippe Rethacker. Ce volume rassemble, sous une forme commode, la somme de tout ce qu'il faut savoir sur le développement de la bicyclette, en tant qu'engin de sport, tant du point de vue historique, anecdotique, que du point de vue biographique et technique.

  • De 1903 à 2005, le Tour de France, reflet plus ou moins fidèle de la société, n'a pu échapper aux bouleversements socio-culturels qui ont traversé l'histoire de la France, à laquelle il est intimement lié. C'est ce qui rend l'histoire de cette course cycliste unique et passionnante, et c'est pour cette raison que l'on ne peut simplement la résumer à ses relations avec le public et la presse. En effet, de nombreuses questions se posent encore sur ses origines et son évolution.

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