Viviane Hamy

  • " D'emblée tout y est : une intrigue tordue et pourtant parfaitement crédible qui mêle complot politique et perversité. C'est le premier roman d'un auteur inconnu qui ne devrait pas le rester longtemps. " Le Monde des Livres
    "
    On ne sortait des Suicides qu'à la retraite, par démission, via une dépression ou en finissant soi-même avec son arme de service dans la bouche. De ces options, toutes étaient souhaitées à Guérin, dans un ordre variable. Mais celle que personne n'avait envisagée était qu'il s'y sente comme un poisson dans l'eau. C'était arrivé.
    Résultat, le lieutenant Guérin –; flanqué de son stagiaire, Lambert –; avait ajouté à la haine de ses collègues la répulsion viscérale qu'inspirent les pervers, lorsque, plongeant dans ce qui répugne à tous, ils semblent s'y régaler. "

    Ailleurs en France, au bord d'une rivière, John Nichols, un Franco-Américain installé dans un tipi, est convoqué à la gendarmerie de Saint-Céré. Là, on lui apprend la mort de son ami américain, Alan Mustgrave, intervenue alors qu'il s'écorchait en direct sur une scène du Paris underground, fort cotée pour ses spectacles sado-maso.

    Soif de pouvoir, suicide, torture... On rit pourtant, jaune ou noir, c'est selon. L'auteur ne nous laisse aucun répit, et nous dépeint, en prime, de magnifiques personnages.

    Ce roman a reçu le Prix Michel Lebrun 2009 et le Grand Prix du Jury Sang d'Encre 2009.

  • " Les Observations sur la torture de Pietro Verri sont un document fascinant. " Libération

    En 1630, le duché de Milan connaît une grave crise de succession. Pour contrôler les rouages de l'État et se concilier les bonnes grâces de la population, le Sénat va utiliser la terreur suscitée par l'épidémie de peste qui ravage la région et flatter les peurs et superstitions les plus ancestrales. Ainsi sera érigée la Colonne Infâme, afin de remémorer le procès des " propagateurs de peste', les sieurs Piazza et Mora, torturés, tenaillés, roués et égorgés pour avoir oint les murs de la cité avec des substances pestifères...

    Un siècle plus tard, alors qu'il travaille à son
    Histoire de l'État de Mantoue, Pietro Verri prend conscience de l'ignominie que célèbre la Colonne Infâme. En 1776, lorsque, par la voix du Sénat, Milan refuse d'abolir l'usage de la torture, il s'attelle à la rédaction de ses
    Observations ; outre la relation historique des faits qui ont conduit à l'érection du monument, il démonte les témoignages, met au jour les obscurités de la procédure et fait de son ouvrage un vibrant plaidoyer contre la torture.

    " Car si la raison parvient à établir que la torture est injuste, dangereuse et cruelle, cette récompense me sera plus chère que la gloire d'avoir composé un volume. J'aurais ainsi défendu les plus faibles et les plus infortunés de mes frères humains. "

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