• Lire l'entretien avec Anna Tardos et Geneviève Appell

    À travers de nombreuses descriptions, photos et séquences vidéo, Geneviève Appell nous invite à partager son regard sur le bébé et à nous émerveiller de voir chaque enfant développer à sa manière ses propres compétences pour peu qu'il soit accompagné par des adultes attentifs dans un environnement à la fois riche et sécurisant. 

    En s'appuyant sur les travaux originaux d'Emmi Pikler et sur leurs implications pratiques pour le bien-être quotidien de Bébé, elle nous livre ses propres observations et découvertes qu'elle accompagne de nombreuses propositions concrètes pour aider les parents et les professionnels à trouver leur chemin avec un tout-petit. 

    Cette approche réfléchie et empathique, qu'elle décrit minutieusement, n'a rien d'exotique. Proche de nos manières d'être et de faire habituelles, elle s'en différencie par des détails apparemment minimes mais porteurs d'effets importants. En effet, quand l'adulte a confiance en la force de développement de Bébé, il lui donne la possibilité d'être actif par lui-même dans une tout autre dynamique que « l'apprentissage classique ».  

  • La vie à plusieurs nécessite des règles, protégeant l'intégrité et la place de chacun pour un vivre ensemble constructif et enrichissant. Les limites et interdits viennent heurter les tout-petits dans leur soif de découvrir, de s'affirmer, de décider par eux-mêmes. Quel environnement mettre à leur disposition pour limiter les interdits et ouvrir les possibles ? Comment accompagner les jeunes enfants vers les autres ? Est-ce qu'une vie collective précoce est favorable (voire incontournable comme on le pense souvent) au développement de la socialisation ? Quel accompagnement individualisé pour les aider à compter jusqu'à deux, trois et bien davantage ? Cet ouvrage va fouiller dans les racines de la socialisation précoce, là où le tout-petit construit ses futures rencontres avec les autres - ses parents en tout premier lieu, puis les professionnels qui l'accueillent - et le monde qu'il habite.

     

  • L'omniprésence de la mère dans les soins au bébé et l'éducation du jeune enfant demeure pour beaucoup un dogme inattaquable. Pourtant, depuis cinquante ans, la situation des familles, les rôles parentaux, la place des professionnels se sont profondément modifiés.

    L'auteur retrace cette évolution et montre tout ce qui a changé tant du côté des savoirs sur les places familiales, le développement de l'enfant et l'éducation, que du côté des pratiques des acteurs, et de l'attitude des institutions. Il analyse les effets de cette nouvelle configuration des relations au bébé, caractéristique de notre société hypermoderne, et notamment les résistances, parfois violentes, qui se manifestent à son égard : rôle de la mère, rôle du père, nouvelles familles (notamment homoparentales), résidence alternée, prévention des troubles de l'enfant et/ou de la parentalité...

    N'est-il pas temps de développer une coéducation renouvelée, ou plus encore une cosocialisation, des jeunes enfants dans une perspective citoyenne et démocratique ?

  • Lire l'interview avec les directeurs de volume (propos recueillis par Audrey Minart)

    Pourquoi la consommation d'alcool augmente-t-elle chez les 18-30 ans alors qu'elle baisse pour tous les autres groupes d'âge ?

    L'allongement et la massification des études, le report de l'âge au premier enfant, la perte de confiance en l'avenir, le déclin des rites intégrateurs et l'évolution des pratiques festives sont autant d'éléments qui permettent de situer le contexte de cette consommation. Loin de souscrire à un regard stigmatisant sur les pratiques juvéniles, des spécialistes reconnus de différentes disciplines scientifiques montrent combien les facteurs externes (statut social, changements sociétaux...) et internes (personnalité, fonctionnement cérébral...) sont en cause.

    Reste la diversité des modes de consommation. Du fêtard occasionnel au jeune à risque d'alcoolisme, en passant par les profils plus ou moins modérés, il s'agit de comprendre et d'expliquer, loin des clichés télévisés, quels sont les facteurs de vulnérabilité spécifiques à cet âge, mais aussi et surtout quels sont les facteurs de protection qui peuvent faciliter l'entrée dans le monde adulte.

    Publié avec la Fondation pour la recherche en alcoologie.

  • Au cours des dernières décennies, les connaissances sur le développement du petit enfant, de sa conception jusqu'à ses trois ans environ, ont progressé de façon remarquable. En s'appuyant sur les apports récents des nombreuses disciplines qui concourent à cette évolution des savoirs, Sylviane Giampino précise les principes fondamentaux et les dimensions du développement global du jeune enfant sur lesquels doit se recentrer le travail d'accueil pour les moins de trois ans, tant collectif et qu'individuel.

    A partir de son rapport, remis au ministère des Affaires sociales, elle signe un guide, à la fois véritable philosophie de la petite enfance et répertoire inédit de préconisations argumentées, qui nous engage - professionnels de la petite enfance mais aussi collectivités, responsables d'associations, entreprises de crèches ou directeurs de structure - à y puiser idées et bonnes pratiques pour refonder l'accueil des jeunes enfants et de leur famille.

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    Du fait des migrations et des déplacements de population, du développement des unions mixtes, nombreux sont les enfants qui sont aujourd'hui confrontés à plusieurs langues dans leur univers quotidien. Ce multilinguisme peut devenir pour eux une richesse mais, dans tous les cas, il génère des difficultés singulières. Entre leur langue maternelle et celle du pays d'accueil, comment  peuvent-ils se repérer  pour saisir leur place et s'essayer à parler ?

    Dans un environnement multilingue, leur malaise peut s'exprimer suivant des modalités complexes où se nouent les enjeux de leur place au sein de la famille, le rapport de la famille à la langue du pays d'accueil ainsi que la tonalité de ce rapport. La précarité de l'intégration des parents ou celle de leur relation intime peut peser sur les enjeux de l'acquisition d'une langue étrangère par l'enfant, dès l'accès à la socialisation à l'école maternelle, puis sur son intérêt pour les apprentissages scolaires de la lecture et de l'écriture.

    Les symptômes de l'enfant, à l'origine d'une demande de consultation, croisent les questions intimes dont l'expression peut emprunter à la langue étrangère des lettres qui n'existent pas dans sa langue maternelle, les difficultés d'acculturation et les problématiques familiales potentiellement masquées par les freins linguistiques ou culturels.

    Cet ouvrage, à partir d'une large gamme d'exemples cliniques et pédagogiques, offre des instruments de compréhension aux praticiens, éducateurs, enseignants, parents, psychanalystes, qui rencontrent dans leur vie professionnelle le multilinguisme, les impasses et les créations qu'il peut générer chez l'enfant.

     

    Mise en vente le 20 août 2015.

  • Ces enfants « rebelles », indignés, révoltés, ces enfants malheureux ne nous obligent-ils pas à voir avec des yeux neufs cette société cruelle et sans pitié pour les plus faibles dans laquelle nous vivons ? Lorsqu'un enfant perturbe la classe, fait l'école buissonnière, commet des incivilités, ses parents sont-ils coupables ou sont-ils les premières victimes de leur comportement ? Faut-il les stigmatiser, les culpabiliser, les punir et donc les disqualifier aux yeux de leur enfant ? Faut-il au contraire les soutenir et les traiter avec respect pour restaurer leur autorité parentale et leur permettre d'aider leur enfant ?

  • Comment grandir au coeur des paradoxes et des discours contradictoires qui mettent les parents et les professionnels en tension ? D'un côté, des attentes normatives de plus en plus précoces, de l'autre, séparation et autonomie toujours plus différées. D'un côté l'enfant au centre de l'attention des adultes, de l'autre l'enfant réduit à être objet de consolation ou de consommation. Le petit enfant n'est pas un grand : la construction de son identité s'inscrit dans une dynamique relationnelle, intergénérationnelle autant qu'institutionnelle et sociale. Mais voilà qu'on attend de lui, aujourd'hui, tant il est rêvé, désiré, parlé, toujours plus de performances et un comportement impeccablement socialisé : voilà qu'on veut lui offrir une socialisation précoce, une éducation précoce, des temps qui ne soient pas gratuits et des jeux qui lui soient utiles ! A-t-on oublié que l'enfant se construit dans la rêverie, la création ludique, étayé par la culture, l'art, les liens ?  

  • 2 ans est un âge charnière pour les enfants qui peuvent être accueillis dans différentes structures collectives : « grands » à la crèche, ils sont  « tout-petits » à l'école maternelle. Pour dépasser les débats qui opposent depuis longtemps crèche et maternelle, les auteurs ont choisi d'enquêter également dans deux lieux d'accueil innovants et méconnus : un jardin maternel et une classe passerelle. Quelles sont les réalités vécues par les enfants dans ces quatre lieux différents ? Comment sont-elles pensées par les professionnelles et leurs parents ? Comment les enfants y font-ils l'expérience d'une vie collective ?

    L'ouvrage offre une analyse très détaillée de la vie quotidienne des enfants, grâce à un travail d'observation approfondi et à des méthodologies visuelles. Reposant sur la participation des professionnelles et de leurs parents, il ouvre aussi au regard que les enfants portent sur leur lieu d'accueil à travers les photos qu'ils ont été invités à prendre. En croisant ainsi les perspectives des enfants, des parents et des professionnelles, l'ouvrage donne à comprendre la diversité des primes socialisations entre 2 et 3 ans.

  • LE PRÉSENT OUVRAGE A POUR OBJET L'ENGAGEMENT DES JEUNES DITS « EN DIFFICULTÉ » : jeunes de la rue, en « sortie de rue », en parcours de réinsertion, placés en centres jeunesse, en quête identitaire ou fréquentant des organismes communautaires.

    Si on observe une modification des référentiels d'action publique concernant la jeunesse, le type d'engagement considéré lors des prises de décisions est souvent limité au domaine socioculturel, angle qui exclut la relève des décisions touchant les secteurs clés de l'insertion sociale. Du côté de l'expérience d'engagement, la tendance consiste à souligner l'apathie des jeunes, qui s'explique par leur faible participation électorale, maintenant largement documentée. Or, nombre d'actions collectives correspondent à des mobilisations organisées, notamment grâce au rôle fondamental joué par les organismes communautaires et les intervenants dans la mise en action de la jeunesse.

    Des travaux récents ont montré combien les jeunes s'engageaient autrement, dans des domaines aussi variés que possible. C'est notamment le cas des trois projets de recherche à l'origine de cet ouvrage. Rédigé par autant de chercheuses investies depuis plusieurs années dans ces champs d'étude, ce livre a pour but de mieux comprendre les contours et les processus particuliers de l'engagement des jeunes en difficulté. Au-delà de son utilité en matière de réflexions théoriques, méthodologiques et empiriques, cette mise en commun se veut également une véritable prise de position épistémologique qui consiste à replacer le discours de la jeunesse au centre de l'objet de recherche.

  • Votre chat réclame sans arrêt à manger ? Il ne supporte pas la présence d'un autre animal ? Il grignote vos plantes ? Il refuse de faire ses besoins dans son bac ? Il n'arrête pas de miauler ? Et vous ne savez plus quoi faire ? Docteur vétérinaire, Colette Arpaillange vous donne dans cet ouvrage toutes les explications pour comprendre pourquoi votre chat agit ainsi et tous les trucs et astuces pour résoudre ces petits désagréments et même les anticiper. Grâce à cet ouvrage, vous aurez toutes les clés pour réagir avec justesse et mener une relation pleine de complicité avec votre chat.
    Pas si bêtes ! Une collection pour mieux comprendre, aimer et soigner tous vos animaux. Retrouvez le savoir et tous les conseils des meilleurs spécialistes.

  • Lire l'entretien avec Anne-Lise Ulmann, coauteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Travailler n'est pas exécuter. Dans le décalage irréductible entre ce qui est défini comme étant à faire et ce qui est fait, se loge la créativité, cette puissance inventive engagée dans le travail vivant. S'y jouent à la fois la question de l'efficacité mais aussi, et fondamentalement, celle de la santé.

    La créativité n'est donc pas l'apanage des grands créateurs : elle se loge aussi dans les arts de faire, le bricolage, l'intelligence pratique, les processus de renormalisation qui permettent de se dégager de la soumission à l'environnement et à ses contraintes. Son éloge, remis aujourd'hui à l'ordre du jour dans le monde de l'entreprise, n'est pourtant pas exempt d'ambiguïté.

    Dans la perspective retenue ici, la créativité n'est pas seulement instrumentale (nécessité d'inventer pour faire), elle nécessite et manifeste une invention de soi. Elle se révèle dans un mouvement où l'on se surprend soi-même.

    Mettre la créativité au travail pour en explorer les ressorts, modalités et enjeux requiert de mobiliser des approches disciplinaires, théoriques et méthodologiques complémentaires.

  • Emmi Pikler a démontré par des études scientifiques rigoureuses l'importance du développement libre de la motricité quand le bébé, puis le petit enfant, est autonome dans ses mouvements, quand il peut choisir la forme, le moment, la durée et la nature de son activité - grande motricité, manipulation, explorations, expérimentations, jeux...

    L'activité autonome est la condition et la conséquence de l'attention individuelle intense, dont l'enfant bénéficie durant les moments de la vie quotidienne (changes, bain, repas) et qui lui assure une sécurité matérielle et affective. Par la qualité de sa présence et son observation bienveillante, l'adulte témoigne de l'importance qu'il accorde aux activités de l'enfant et à ses compétences. Il soutient le désir de celui-ci de découvrir l'environnement et d'agir sur lui.

    Les textes de ce recueil constituent une boîte à outil conceptuelle et pratique pour favoriser le développement autonome de la motricité et de l'activité des enfants en collectivité ou dans leur environnement familial. Ils en explorent les différents aspects mais aussi les conditions, dont l'attitude de l'adulte, nécessaires à son déploiement. En effet, il ne suffit pas de laisser les enfants à eux-mêmes pour qu'ils soient actifs. Il convient d'offrir sécurité matérielle et affective, environnement adapté aux possibilités et intérêts, ainsi qu'une attention à petite distance.

    RECUEIL D'ARTICLES DE L'INSTITUT PIKLER

    1. Du soin et du relationnel entre professionnel et enfant

    2. Autonomie et activités du bébé

    3. Observer le jeune enfant en lieu d'accueil

    4. L'accompagnement lóczien en pouponnière

     

  • Le premier ouvrage qui aborde la question du regard sur l'enfant et l'enfance à travers la diversité des supports culturels destinés aux enfants eux-mêmes ou aux adultes éducateurs, membres de la famille ou professionnels. L'enfance et ses représentations sont aujourd'hui au coeur d'injonctions paradoxales ou sont porteuses d'utopies contradictoires. Cet ouvrage s'attache à explorer la diversité de ces « figures » de l'enfant et de l'enfance qui guident et accompagnent familles et professionnels dans leurs fonctions éducatives.

  • L'auteur considère l'exercice de la prévention comme un défi humaniste sur les chemins du développement des tout-petits qui s'appuie sur l'engagement éthique du monde professionnel et institutionnel, en résonance avec le droit et la culture. L'ouvrage vise à clarifier les acquis, les enjeux et les écueils de l'exercice d'une prévention précoce qui renvoie à diverses conceptions du développement de l'enfant. Ce faisant, il invite à formuler plus avant une philosophie pratique de la prévention en petite enfance. En dégageant des pistes et des perspectives pour une prévention contextualisée mais affranchie de l'emprise absolue des déterminismes, cette réflexion conduit à la recherche des points de passages et des rencontres à opérer avec le droit, la culture et une approche résolument humaniste de l'enfance.

  • Cet ouvrage permet de mieux cerner les compétences nécessaires à une approche éducative globale auprès des bébés. On y traite des besoins physio­logiques (alimentation, sommeil, hygiène), socioaffectifs (personnalité, socialisation) et intellectuels (développement cognitif et du langage), ainsi que de l'aménagement de l'espace et du choix des objets de jeu.

  • Qu'y a-t-il au bout du bout de la dépendance ? Un être éminemment vulnérable qui, sans le secours de ses semblables, ne pourrait tout simplement pas vivre tant ses besoins sont étendus. Il ne peut bien souvent ni manger, ni se laver, ni s'habiller seul. Les déformations de son corps et ses paralysies l'empêchent de se mouvoir, les états douloureux et les anxiétés le renferment sur lui-même, l'absence de langage verbal ne lui laisse aucune possibilité de parler en son nom. Pour le commun des mortels, une telle altérité est difficilement compréhensible et même imaginable.

    Loin de tout angélisme, Frédéric Blondel et Sabine Delzescaux s'attachent à comprendre pourquoi les personnes polyhandicapées font toujours spontanément l'objet d'une perception négative. Ils montrent que l'altérité radicale, lorsqu'elle n'est pas ou plus identifiée comme semblable, est toujours une altérité menacée et c'est cette réalité première qui marque, de leur point de vue, les confins de la grande dépendance. Les enquêtes qu'ils ont réalisées dans le champ sanitaire et médico-social mettent en évidence que moins les professionnels sont socialisés au monde du polyhandicap et plus le risque est fort, pour eux, de succomber à ce qu'ils nomment, dans le sillage des travaux du philosophe Giorgio Agamben, la tentation souveraine. De quel risque s'agit-il ? Du risque d'assujettir les personnes dépendantes à la puissance de leur propre système normatif et à l'arbitraire de leur conception de l'aide. Si ce risque revêt un caractère structurel dans le champ de l'accompagnement, il peut être, cependant, battu en brèche et il l'est, de fait, dans les structures dédiées à l'accompagnement de ces publics.

  • L'étude de la socialisation politique des enfants, de leur insertion dans la communauté politique, n'avait pas encore été tentée en France. Toute enquête sur un tel sujet se heurte inévitablement à une série de défenses et d'interdits sociaux. Ce n'est donc pas un des moindres mérites de cette enquête, conduite par questionnaire auprès des élèves d'établissements publics et privés de l'Académie de Grenoble, que d'avoir vaincu ces difficultés. Charles Roig et Françoise Billon-Grand ont tenté ainsi de pénétrer l'univers politique des enfants âgés de huit à treize ans, de comprendre leur perception du fait politique, d'éclairer leur attachement à la communauté, de déceler leurs attitudes à l'égard des institutions publiques et, plus profondément, d'analyser leurs réactions devant des notions telles que gauches, droite, communisme, anticommunisme, libéralisme et autoritarisme. Sans nier le rôle fondamental du milieu familial et du système d'éducation sur la socialisation politique des enfants, les auteurs insistent sur l'influence de nouveaux moyens de communication comme le cinéma, la radio, la télévision et les bandes dessinées ; tout en montrant l'intérêt que présente la connaissance des attitudes politiques des enfants pour expliquer celle des adultes, cette étude contribue à éclairer la représentation que se font de la politique l'ensemble des citoyens.

  • Les perceptions publiques de la jeunesse semblent se cristalliser autour de deux figures bien distinctes: d'un côté, une jeunesse ordinaire, dont on dit souvent qu'« il faut bien qu'elle se passe ». Elle est certes parfois turbulente, ou même politisée, mais ses désordres semblent transitoires et, du moins aux yeux d'une partie de la société, légitimes. De l'autre côté, une jeunesse menaçante, issue des classes populaires, qui met en échec les instances traditionnelles de socialisation et ne semble répondre qu'aux exigences de la rue, du quartier ou du gang. Si cette seconde figure n'est pas nouvelle, sa perception s'est sensiblement modifiée et le fossé s'est creusé entre les deux polarités. À la représentation des déviances comme des séquences prévisibles et presque inévitables de la vie des jeunes (hommes le plus souvent) d'origine populaire s'est substituée l'image de déviances ancrées, accompagnées de violences incontrôlées, menant de la petite délinquance à la grande criminalité, ou - ultime menace de notre époque - aux radicalisations les plus terrifiantes. Cet ouvrage met en lumière le fonctionnement des dispositifs de contrôle et les processus de typification qui contraignent en partie la jeunesse stigmatisée à ne pouvoir exister qu'à l'intérieur de cadres forgés pour elle. La multiplicité des territoires investigués, de la France au Brésil, en passant par le Québec et les États-Unis, permet de présenter une grande variété de cas et de dégager certaines tendances d'ensemble.

  • Excités, capricieux, scotchés aux écrans, réfractaires à tout effort, les enfants de la modernité apparaissent souvent comme de « sales gosses » que seule la « restauration de l'autorité traditionnelle » serait susceptible d'aider à grandir... Jacques Lévine et ses collaborateurs ont fait un autre choix.

    Ils montrent ici qu'il n'y a pas de fatalité de la violence et qu'une éducation bien conduite peut amener un enfant à « construire de la pensée contre le corps primaire », ce corps qui menace toujours d'imposer ses pulsions et de semer la terreur.
    Pour cela, les auteurs présentent les ateliers de recherche sur la condition humaine (ARCH). Pas de miracle dans cette méthode, mais un travail rigoureux, soutenu par une éthique éducative fondatrice. De l'âge préscolaire à l'adolescence, les élèves découvrent qu'ils sont capables de penser sur les questions fondamentales de la vie, que cette pensée les relie aux autres et les spécifie tout à la fois.
    Ces moments privilégiés apparaissent, en réalité, absolument décisifs, tant pour le développement de la personne que pour ses apprentissages, tant pour l'avenir personnel de chacun que pour notre avenir collectif.

    Étayé par une réflexion sur le sens et la portée de la philosophie, solidement argumenté sur le plan psychologique, illustré de très nombreux exemples et précis dans ses préconisations, cet ouvrage fait bien plus qu'apporter des recettes pédagogiques : il permet de repenser une éducation.

  • Un ouvrage qui vise à faire valoir l'importance de la dimension éthique et son prolongement déontologique dans le cadre d'activités professionnelles, militantes ou bénévoles.

  • Objets de répression ou de compassion, les jeunes de la rue sont méconnus et leur présence soulève habituellement beaucoup d'interrogations et d'inconfort. Certains voient dans ce phénomène l'expression bricolée d'un rite de passage moderne ou d'une émancipation sociale, d'autres en condamnent les conditions aliénantes ou tentent de le nier.

    Avec originalité, l'auteur traite le sujet de façon transdisciplinaire (géographie humaine, psychanalyse et sociologie) et explore le lien qui existe entre le social et le spatial.

  • Motricité globale - Intégration sensorimotrice - Habiletés perceptivo-motrices visuelles - Habiletés perceptivo-motrices auditives - Habiletés conceptuelles - Développement du langage - Socialisation.

  • L'implication et la participation des parents sont prescrites dans les textes officiels qui encadrent les structures d'accueil de la petite enfance et l'école maternelle. Mais sur le terrain, les équipes se trouvent bien démunies pour traduire ces injonctions en actions.

    Depuis des années, les crèches de Seine-Saint-Denis font preuve de créativité pour agir avec les parents en vue d'améliorer l'accueil des jeunes enfants et de leur famille. Dans une société marquée par la montée de la pauvreté, de la désaffiliation sociale, des éclatements familiaux, etc., les projets mis en oeuvre indiquent la voie de ce qu'il est possible d'engager pour un mieux vivre ensemble.

    12 des 55 crèches départementales du 93 présentent et analysent leurs avancées en direction des familles qu'elles accueillent. Professionnelles, responsables départementaux, partenaires associatifs du monde des arts et de la culture exposent la genèse, le déroulement et les impacts d'un ensemble de projets innovants qui témoignent d'un changement paradigmatique : le passage d'actions pour les parents à des actions partagées avec les parents.

    Ces expérimentations heureuses apportent savoirs, savoir faire et savoir être, sur lesquels d'autres acteurs de la petite enfance pourront s'appuyer pour oser ouvrir davantage les portes de leurs structures et s'engager dans un processus de coéducation plus constructif.

    Les coauteurs sont des responsables du service des Crèches et du service de la Culture du département de la Seine-Saint-Denis, des professionnelles de 12 crèches départementales, des artistes et personnels de la culture, intervenants associatifs en Seine-Saint-Denis.

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