• Nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre qu'il n'y aura pas de « développement durable » et à envisager la « décroissance » comme seule manière d'arrêter la catastrophe en cours. Mais que porte ce mouvement et courant de pensée aux visages multiples? Synthèse claire et originale des réflexions qui s'inscrivent dans cette perspective, Guérir du mal de l'infini est aussi un convaincant plaidoyer pour refuser la croissance et envisager la transition d'un monde essentiellement basé sur l'entreprise vers un monde fondé sur les communs. Car le problème que pose la course à la croissance illimitée n'est pas seulement qu'elle détruit ce qui rend nos vies possibles, c'est aussi qu'elle nous éloigne sans cesse davantage de la liberté et de l'égalité qui nous ont été promises. Tel est le « mal de l'infini ». Pour en guérir, les prières aux gouvernements et les incantations vertueuses ne suffiront pas. Une vraie bataille est à mener, sur plusieurs fronts, et ce livre offre un moyen de s'armer pour avancer sur celui des idées.

  • «Quand je pense aux conséquences négatives de la société d'abondance, je pense à la vie de tous les jours, à la santé, au travail, à l'amour, à la communauté, au bonheur, à tout cela qui ne s'achète pas ou, quand on croit pouvoir l'acheter, coûte finalement trop cher, car on doit sacrifier le meilleur de sa vie à gagner de quoi le payer.Pour ma part, il y a longtemps que j'ai découvert que "le système" - la société de consommation dans laquelle je vis - nous enferme, individuellement et collectivement, dans une cage qui nous laisse de moins en moins de choix véritables et de vraie liberté. Que les barreaux de la cage soient dorés ne change rien à la réalité profonde de l'aliénation de ses prisonniers.»«La simplicité volontaire» s'est vendu à plus de 30 000 exemplaires, le concept a fait école et engendré un mouvement, le Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV). Ce livre a eu une grande influence sur de nombreuses personnes amenées à dresser le même constat que l'auteur sur la société de consommation.

  • Le fonctionnement du monde repose sur notre consentement, le plus souvent implicite et inconscient. Pourtant, ne serait-il pas temps de ROMPRE? De briser ce consentement et d'agir dès maintenant pour construire cet « autre monde possible » ?

    Voilà ce à quoi nous invite Dominique Boisvert. Après avoir ciblé quelles sont les sources du pouvoir, il démontre comment s'articule notre adhésion (in)volontaire au discours dominant, avec lequel il est impératif de rompre. Argent, vitesse, propriété, guerre, individualisme, compétition, (sur)consommation, travail, technologie... autant de thèmes et d'institutions sur lesquels se penche l'auteur pour explorer de nouveaux rapports au monde.

    Avec optimisme et détermination, il donne ainsi corps au cri que tentent de faire entendre les « indignés ». Parce que la rupture est aussi la possibilité d'une ouverture.

    Dominique Boisvert est membre fondateur du Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV). Avocat de formation, il a travaillé en milieu communautaire dans les domaines de la solidarité internationale, de la défense des droits humains, de la paix et de la nonviolence. Il est l'auteur de « L'ABC de la simplicité volontaire » (Écosociété, 2005).

  • Fidèle à ses idéaux, Serge Mongeau poursuit sa défense du bien commun dans ce nouvel opus qui peut être lu comme son «testament politique». Fustigeant toujours les inégalités sociales, l'absence de véritable démocratie et l'indifférence face à la crise écologique, ce militant de longue date pose une question toute simple: pourquoi ne pas commencer dès maintenant à vivre en adéquation avec les valeurs que nous défendons?

    Reprenant à son compte la sagesse populaire québécoise préconisant «que les bottines suivent les babines», Serge Mongeau nous invite à nous indigner, certes, mais aussi à agir. Devant l'urgence de la situation, il cible huit champs où nos actions peuvent faire la différence: reprendre le contrôle de notre alimentation, dire adieu à l'automobile, faire un usage modéré de l'avion, nous affranchir de la télévision, éviter le piège du crédit, nous libérer du salariat, sortir de l'individualisme et, enfin, nous engager politiquement.

    Le père de la simplicité volontaire au Québec fait ici un exposé clair des principes ayant guidé sa vie et sa réflexion. Il offre des solutions concrètes pour mettre en pratique ses idéaux et devenir vraiment «simplicitaire».

  • Qui désire, véritablement, être pauvre ? Si pauvreté rime avec misère, alors personne, sans doute... Pourtant, à y regarder de plus près, la pauvreté bien comprise suscite une plus grande liberté, à la fois matérielle et spirituelle, chez la personne qui la choisit en toute conscience. Dans un essai court et percutant, rédigé dans le souci de rejoindre tant les chrétiens que les non-croyants, Dominique Boisvert démontre de manière magistrale que tant la simplicité volontaire que l'idéal de pauvreté évangélique constituent, paradoxalement, des ressources incomparables d'enrichissement personnel et de bonheur.

  • Problèmes environnementaux, écart grandissant entre les riches et les pauvres, stress et sentiment de vide provoqués par le tourbillon du productivisme et du consumérisme, dépolitisation des citoyens : voilà autant de symptômes d'un monde en crise. Face à cela, néolibéraux et progressistes n'ont généralement que la croissance économique à offrir comme remède.
    Au risque de se répéter : une croissance économique infinie sur une planète aux limites finies est-elle possible? Pour faire face aux défis qui sont les nôtres, c'est plutôt d'un changement de paradigme dont nous avons besoin. Ce que proposent justement les idées de la décroissance.
    "Objecteurs de croissance" dresse un état des lieux sur la décroissance et sur ses rapports avec la simplicité volontaire. Pour rompre avec la croissance, ne faudrait-il pas déconstruire certains mythes comme ceux du développement durable ou de la peur de la rareté comme constante de l'histoire humaine? D'après les auteurs, la voie de la décroissance permettrait d'accéder à une société plus solidaire et plus démocratique.

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