• Alors que le pouls de New York bat au rythme des années 1960 et de la contre-culture, une jeune fille, Ruth, s'y installe pour y suivre ses études en rêvant de devenir journaliste. Elle y découvre l'amitié, le rock, l'amour... tout en se questionnant sur son identité. Pas évident d'avoir laissé derrière elle sa famille et sa terre natale, la République dominicaine...
    Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l'université, un stage au Times. Une nouvelle vie... Elle n'en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l'était son père, Wilhelm.
    Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l'amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l'assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l'opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam...
    Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s'interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d'adoption ? Où va-t-elle construire sa vie, elle dont les parents ont dû tout fuir et réinventer leur existence ? Trouvera-t-elle la réponse en Israël où vit Svenja, sa marraine ?
    Entrelaçant petite et grande histoire, explorant la question de l'exil et de la quête des racines, Catherine Bardon nous livre une radiographie des États-Unis des années 1960, en poursuivant la formidable fresque romanesque inaugurée avec
    Les Déracinés.
    "
    Les Déracinés : la saga qui nous transporte." Olivia de Lamberterie - ELLE

  • Just Kids

    Patti Smith

    C'était l'été où Coltrane est mort, l'été de l'amour et des émeutes, l'été où une rencontre fortuite à Brooklyn a guidé deux jeunes gens sur la voie de l'art, de la ténacité et de l'apprentissage. Patti Smith deviendrait poète et performeuse, et Robert Mapplethorpe, au style très provocateur, se dirigerait vers la photographie. Liés par une même innocence et un même enthousiasme, ils traversent la ville de Brooklyn à Coney Island, de la 42e Rue à la célèbre table ronde du Max's Kansas City, où siège la cour d'Andy Warhol. En 1969, le couple élit domicile au Chelsea Hotel et intègre bientôt une communauté de vedettes et d'inconnues, artistes influents de l'époque et marginaux hauts en couleur. C'est une époque d'intense lucidité, les univers de la poésie, du rock and roll, de l'art et du sexe explosent et s'entrechoquent.
    Immergés dans ce milieu, deux gamins font le pacte de toujours prendre soin l'un de l'autre. Romantiques, engagés dans leur pratique artistique, nourris de rêves et d'ambitions, ils se soutiennent et se donnent confiance pendant les années de vache maigre.
    Just Kids commence comme une histoire d'amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 60-70, de ses riches et de ses pauvres, de ses paumés et de ses provocateurs. Véritable conte, il retrace l'ascension de deux jeunes artistes, tel un prélude à leur réussite.

  • Summer mélodie

    David Nicholls

    • Belfond
    • 28 Mai 2020

    On n'oublie jamais son premier amour... Dans la veine du magnifique Un jour, David Nicholls signe son grand retour avec un délicieux roman d'apprentissage, de passion, d'amitié et de nostalgie, sur fond de brit pop 90's. Jusqu'à présent, la vie de Charlie Lewis, seize ans, était au mieux banale, au pire morne, avec un horizon réduit aux copains bruyants du lycée, à la miteuse station-service où il travaille la semaine et aux week-ends passés à essayer de distraire son dépressif de père.
    Mais ça, c'était avant.
    Avant de rencontrer la grâce, la fougue et le théâtre shakespearien. Il aura suffi d'un moment fugace avec Fran Fisher, incandescente créature renversante de beauté, jusque-là inaccessible, même dans ses rêves les plus fous, pour que s'ouvre soudain un nouveau champ des possibles. Et l'espoir d'une love story.
    En cet été 1997, les frères Gallagher chantent encore ensemble, Lady Di vit ses derniers jours et Charlie Lewis, lui, va voir sa vie changer à jamais..

  • En 1990, Kathleen Hanna a 22 ans et l'envie d'en découdre. On lui dit que le punk est une affaire d'hommes ? Que les artistes au féminin ne valent rien ? Qu'à cela ne tienne, Hanna et ses consoeurs fomentent une révolution culturelle et politique. De Seattle à Washington, d'expos en concerts, de festivals en fanzines, les Riot Grrrls fédèrent les laissées-pour-compte et inventent une nouvelle voie, créant un espace où les filles sont enfin entendues et légitimes. Trente ans plus tard, alors que les groupes phare Bikini Kill et Bratmobile remontent sur scène, Mathilde Carton montre que ces figures furieuses et touchantes ont mené, dans le giron de l'underground, un combat dont l'écho a ouvert la voie aux Spice Girls, à Alanis Morissette, Fiona Apple et même Beyoncé ou Lizzo.

    Née en 1989, Mathilde Carton est journaliste. Ancienne rédactrice en chef de Grazia, elle a aussi travaillé à la télévision pour Arte et France 2. Diplômée de l'ESJ Lille, elle aime particulièrement les sujets qui croisent culture et politique.

  • « Ce branleur qui aurait pu chanter mieux et avait l'air de s'en foutre s'appelait Stephen Malkmus. Bientôt, Nina connaîtrait mieux ce nom que celui de certains membres de sa famille. Bientôt, Stiveun Molkmuce s'épanouirait sur les posters de sa chambre et produirait la bande-son de sa vie. » En décembre 1992, Arthur aborde Nina gare de Rennes au lendemain des Trans Musicales. Petite dernière d'une famille bourgeoise de la Rochelle, initiée à la musique par son père, elle rêve d'entrer aux Inrocks. Comme Martin Eden qu'il trimbale dans son sac à dos, Arthur cultive ses goûts en autodidacte avant de postuler sans conviction à l'Arsenal de Brest. Ils n'ont rien en commun, excepté leur passion du rock et de Pavement, figure de proue de la scène indépendante des années 1990. Les riffs et la poésie tourmentée de ce groupe culte dessinent le motif d'une histoire singulière qui nous entraîne, des baladeurs K7 et des derniers appelés du service militaire à l'avènement d'Internet. Du Paris des radios libres aux reliefs rugueux d'Ouessant, l'île des naufragés. « C'est aussi un livre sur la manière dont les gens qui aiment trop la musique pour la vivre comme un simple à-côté réussissent, ou non, à lui donner la part belle de leur vie, rêvent que ce soit les concerts qui redessinent les cartes du monde et ordonnent le calendrier. » (Alice Zeniter.)

  • On croyait avoir tout lu sur les Beatles, mais Philippe Brossat réussit le pari de nous surprendre avec ce guide exhaustif des lieux où les Fab Four ont laissé une trace, dans les deux villes fondatrices de leur mythologie : Londres et Liverpool. Plus de trois cents adresses étoffées de photos racontent un fragment de leur histoire, entre précision historique et anecdote. De la maison natale de George Harrison aux cent vingt chambres de son manoir, après une bifurcation à la galerie où John Lennon a rencontré Yoko Ono, on découvre la chambre où Paul McCartney a composé son premier morceau, et le magasin où Brian Epstein a scellé le destin de Ringo Starr. Londres & Liverpool avec les Beatles entre dans leur intimité, de leur enfance dans l'industrielle Liverpool à la folie du swinging London.

    Philippe Brossat est né en 1954, en même temps que le rock. Il n'a cessé de se passionner pour l'histoire de cette musique. Au mot et le reste il est déjà l'auteur de Places I Remember et Streets of New York.

  • Au printemps 67, la pop psyché de Pink Floyd quitte l'underground londonien. Porté par les innovations débridées de Syd Barrett, le Floyd barrettien semble être la recette du succès. Pourtant, début 68, juste après l'intégration de David Gilmour, le groupe décide de laisser son leader sur le côté. Aussi vulnérable qu'ingérable, broyé par le LSD, Syd est viré de son groupe. Inscrit dans son acte de naissance, l'épisode marque la mémoire du quatuor au fer rouge. Se pencher sur le douloureux noeud relationnel entre le groupe et son premier leader permet de comprendre l'essence même du Floyd. En partant de cette intuition simple, ce livre propose d'analyser en détail les ressorts de leur relation et de montrer comment le destin tragique du premier a déterminé l'évolution artistique du second.

    Alexandre Higounet est journaliste. Après avoir notamment travaillé pour RMC Sport, il exerce actuellement au sein du média Le 10sport. Aux éditions Le mot et le reste il a déjà publie Pink Floyd, Which One Is Pink?.

  • En 1967, Aretha Franklin reprend « Respect » d'Otis Redding en inversant le sens des paroles pour dénoncer le règne de la misogynie. Elle n'est pas seule dans ce combat. Dans la société comme en musique, les femmes doivent gagner leur place. C'est une histoire méconnue du rock au féminin qui se dessine ici, mettant en avant les voix de la rébellion, à travers une galerie de portraits, d'attitudes et de paroles, des pionnières du blues comme Bessie Smith ou Ma Rainey, aux plus récentes et dissemblables Beyoncé et Beth Ditto de Gossip, sans oublier la résistance de Wanda Jackson, l'insoumission de Nina Simone, les transgressions de Janis Joplin, l'irrévérence de Donna Summer, la radicalité du Riot Grrrl et l'ambiguïté du Girl power, ou l'engagement de Françaises comme Colette Magny ou Brigitte Fontaine.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • Apparu dans les 80's, en partie sous l'impulsion de la rencontre entre les pionniers du hip-hop Run-D.M.C. et le groupe de hard-rock, Aerosmith, le rock fusion regroupe les musiciens désireux de s'affranchir des frontières par le rap-metal et le funk-metal. Cette scène aussi déjantée qu'audacieuse devient populaire dès le début des 90's avec les Red Hot Chili Peppers, Faith No More ou Rage Against The Machine. Leur succédera une nouvelle génération de groupes - Korn, Deftones ou Slipknot - qui redéfinissent, à l'approche de l'An 2000, les contours d'un metal en cours d'essouflement.Des Beastie Boys à The Mars Volta, en passant Linkin Park ou Body Count, cette anthologie dresse le portrait haut en couleur d'un vaste univers et en scrute cent de ses oeuvres les plus représentatives.

    Jean-Charles Desgroux, né en 1975 à Biarritz, est un spécialiste du hard rock et du heavy metal. Ayant oeuvré pour Rock Sound, Crossroads ou Rock&Folk, il reste aujourd'hui très actif sur le site Hard Force et sa radio Heavy1. Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié les biographies d'Alice Cooper et d'Iggy Pop, ou encore des anthologies sur le stoner et le hair metal

  • La crête des damnés

    Joe Meno

    " Les compiles de Gretchen étaient comme ces chansons qui semblent nous parler de nos vies. La bande-son secrète de ce que je ressentais ou de ce que je pensais à propos de presque tout. "
    La Crête des damnés, c'est l'histoire d'un ado des quartiers sud de Chicago qui découvre le punk dans les années 1990. À travers les exploits et ruminations de Brian, ex-loser qui se rêve en star du rock, et de sa meilleure amie Gretchen, fan de punk et de bagarres aux poings, Meno décrit avec une grande justesse de ton les premiers émois amoureux, la recherche d'une identité entre désir d'appartenance et de singularité, les situations familiales complexes... et brosse au passage le tableau de ces quartiers et leurs démons : racisme, conformisme catholique, oppression de classe. L'âme du livre, c'est le punk, et comment la découverte de son message politique et social va bouleverser la vie de cet adolescent. Bourré de références à des groupes de punk et de rock, de cassettescompiles et de conseils pour se teindre les cheveux en rose, le livre est punk jusqu'à l'os, jusqu'à la langue : rebelle à l'autorité, brut et furieux. Comme J. D. Salinger avant lui, Joe Meno réussit le tour de force de faire sonner les mots et les tourments de cette génération dans une langue rythmique et crue, et son Brian Oswald est régulièrement qualifié de " Holden Caulfield moderne ". C'est une autre facette du Midwest qu'explore l'auteur dans ce roman, qui fait la part belle à l'énergie de la musique et à l'humour ironique de l'adolescence.
    Prodiges et Miracles, son précédent roman, a reçu le prix Transfuge du meilleur polar étranger 2018

  • Conçu en 1968 pour la télévision afin de promouvoir l'album Beggars Banquet, The Rock and Roll Circus a connu un destin singulier. Ce film qui juxtapose sets musicaux et numéros de cirque est tourné en live sous un chapiteau reconstitué en studio, dans joyeux chaos. Outre Mick Jagger et consorts, d'autres icônes pop montent sur scène : John Lennon, Yoko Ono, Eric Clapton, Marianne Faithfull, les Who, etc, pour un rassemblement des plus cultes. Pourtant, insatisfaits de leur prestation, les Stones renoncent à diffuser l'émission spéciale. S'ensuit un black-out de 28 ans. Quand le film de Michael Lindsay-Hogg paraît en 1996, il devient le documentaire culte d'une époque révolue. On y voit l'énergie créatrice et l'esprit communautaire prévaloir sur un show business désormais standardisé.

    Édouard Graham est docteur ès lettres (Sorbonne Nouvelle) et chercheur en littérature. Il est notamment l'auteur de Passages d'encre (Gallimard), de Guillaume Apollinaire au centre des avant-gardes (Fata Morgana) et de Joni Mitchell, Songs Are Like Tattoos (Le mot et le reste).

  • Ils sont jeunes, islandais, pétris d'idéaux, poètes en devenir, fêtards et amateurs de Bob Dylan. Haraldur et Jonni prennent la route. Leur voyage doit les mener jusqu'en Inde, en passant par Rome et les îles grecques. Ils commencent par se faire embaucher dans les montagnes norvégiennes, et squattent chaque fin de semaine à Oslo, où la bière est en vente libre. En cet été 1978, les dernières utopies sont encore bien vivantes, mais peut-être plus pour longtemps. Haraldur écrit ses premiers textes... et tombe amoureux d'Inga.
    Roman initiatique, Un été norvégien brosse le portrait d'une Beat Generation nordique en pleine désillusion. Reste la littérature, et l'amour !

  • Je suis romancier.
    J'invente des histoires. Des intrigues. Des personnages. Et, je l'espère, une langue. Pour dire et questionner le monde, l'humain.
    Il m'est arrivé une mésaventure, qui est une tuile pour le romancier qui partage ma vie : je me suis trouvé un soir parisien de novembre au mauvais endroit au mauvais moment ; donc lui aussi.

    Erwan Larher écrit à la main, ce qui lui laisse peu de temps pour faire autre chose de sa vie.

    Erwan Larher, après avoir travaillé dans l'industrie musicale, a tout quitté pour se consacrer à l'écriture. Après Qu'avez-vous fait de moi ? et Autogénèse(Michalon, 2010, 2012), il a publié L'Abandon du mâle en milieu hostile et Entre toutes les femmes (Plon, 2013, 2015).
    L'Abandon du mâle en milieu hostile a reçu les prix Claude-Chabrol et Louis-Barthou (de l'Académie française). Erwan Larher publie désormais chez Quidam éditeur: Marguerite n'aime pas ses fesses (2016).

  • 1990, Nevers. Katia, lycéenne rebelle, étouffe au bord de la Loire et rêve d'indépendance. Elle tombe follement amoureuse de Pierre-Yves, libre et anticonformiste comme elle aimerait l'être. Mais la soif d'absolu du jeune homme va plus loin que la sienne.
    1990, Zagreb. Le tube « Fuck you Yu » fait danser la jeunesse yougoslave, qui se reconnaît dans ses paroles iconoclastes. Et souvent mal comprises : la chanson va devenir un hymne à l'éclatement de la Yougoslavie.
    1990, Vukovar. Dans cette ville pluriculturelle, personne n'est censé savoir qui est serbe et qui est croate. Mais est-ce vraiment le cas ?
    Dans Demain la brume, Timothée Demeillers met en scène des destins malmenés par l'Histoire, dans une Europe où les frontières se renforcent au lieu de s'effacer.

    Timothée Demeillers est né en 1984 à Angers. Il est l'auteur de Prague, faubourgs est (2014) et de Jusqu'à la bête (2017), avec lequel il a remporté le prix du Deuxième Roman de Grignan, le prix du Jeune Romancier Le Touquet, le prix Calibre 47 et le prix Hors Champ.

  • « Une histoire d'amour qui vous reste tatouée sous la peau quand vous claquez derrière vous, ravi et sonné, la porte des pages. »
    Alain Damasio

    « Un texte à la fois empreint de mélancolie et profondément lumineux. »
    Marie Michaud, Page des libraires

    « La musique pour ouvrir le bunker des émotions familiales. Franck, le manager à l'ancienne, déjanté, Tom, l'idéaliste effrayé par la gloire, et Marie, dont tous les lecteurs vont tomber amoureux. »
    Pascal Schouwey, Le livre sur les quais

    « Je n'avais pas ressenti une telle vitalité dans une oeuvre romanesque depuis un bon bout de temps. Cela tient au tempérament des personnages et à cette langue qui coule, qui ose et chaloupe, qui rayonne. »
    Christophe, Librairie l'Atelier

    J'ai attendu la tombée de la nuit et je suis allé poser mes feuilles sur les ruches, les unes à côté des autres, et sur chaque feuille j'ai posé une pierre pour ne pas qu'elles s'envolent.
    Je veux apprendre à vous aimer, j'ai écrit.

  • Une biographie du chanteur de " Comme un avion sans ailes " et " Je suis ton ami " (de Toy Story), CharlÉlie Couture, également plasticien, peintre et photographe. Le portrait d'un artiste protéiforme que son public a toujours suivi.
    Élevé à Nancy dans un milieu bourgeois, CharlÉlie Couture sort diplômé des Beaux-arts en 1978, après avoir consacré sa thèse de fin d'études à la " polymorphie de l'esprit ", enregistrant à cette occasion Douze chansons dans la sciure, son premier 33 tours autoproduit. Peintre, photographe, musicien, plasticien, chanteur, mais aussi et avant tout poète, CharlÉlie entame la construction de son oeuvre en dehors de tout sentier balisé.
    Deux ans plus tard, il est le premier français à rejoindre le label Island Records. En 1981, son album Poèmes rock dont est extrait le titre " Comme un avion sans ailes " lui vaut la reconnaissance. Plusieurs disques d'or récompensent son ascension fulgurante et le chanteur devient alors incontournable dans le paysage rock français. Débute une période de recherche et de quête artistique durant laquelle CharlÉlie déroute parfois critique et public, sans jamais sacrifier aux considérations mercantiles. Les Naïves, en 1994, lui permet de renouer avec le succès populaire. Insaisissable, il décide de partir vivre à New York en 2004 pour se consacrer pleinement à la peinture. Installé avec femme et enfants à Manhattan, il ouvre sa propre galerie tout en continuant la musique, avant de rentrer définitivement en France après l'élection de Donald Trump.
    À travers les témoignages de proches, d'amis, d'artistes ou de musiciens, mais aussi grâce aux entretiens menés avec CharlÉlie lui-même, David Desvérité retrace dans ce livre l'intégralité du parcours de cet artiste hyperactif et exigeant. S'y dessine le portrait d'un musicien humaniste auquel son public est toujours resté fidèle, d'un stakhanoviste de la création ne jurant que par le travail et l'abondance.

  • Plongeant ses racines dans le contexte psychédélique et contestataire de la fin des sixties, la vague planante, électronique et expérimentale allemande des années soixante-dix a révolutionné les manières de concevoir la pop music. Kraftwerk, Can, Tangerine Dream, Neu!, Cluster, Faust et bien d'autres mènent les musiques populaires « au-delà du rock ». Pour les musiciens aventureux d'Allemagne de l'Ouest, affirmer leur identité nécessite de transcender leurs influences, de s'émanciper des modèles dominants anglais et américains. Ils prolongent le rock psychédélique en s'inspirant des pratiques d'improvisation du free jazz, des musiques du monde et en utilisant les synthétiseurs en pionniers. Au-delà du rock relate le parcours de ces groupes allemands, repérant leurs influences et leur descendance. Il retrace l'itinéraire de quelques personnages clés (producteurs, ingénieurs du son) et présente une vue transversale des principaux labels discographiques qui ont diffusé ces productions hors normes.

    Né en 1973, Éric Deshayes est passionné par la scène expérimentale et alternative des années soixante-dix. Il est concepteur-rédacteur du webzine Néosphères et a déjà publié les biographies de Kraftwerk et de Can ainsi que L'Underground musical en France, aux éditions Le mot et le reste.

  • Des controverses, il y en aura toujours. Tabac brun ou tabac blond? Fender ou Gibson? Nadal ou Federer? Mais l'une d'entre elles a marqué la fin du XXe siècle et résonne encore : êtes-vous Beatles ou Rolling Stones? Mieux qu'aucun autre, mais chacun à sa façon, ces deux groupes auront incarné leur époque et la génération qui les a portés. L'histoire commune qui les a rapprochés les oppose pourtant en permanence. On est Beatles ou Stones, conservateur ou rebelle, sage ou turbulent, pop ou rock. Mais vient un moment où il faut trancher, selon les faits et non les goûts. Nos deux auteurs le font, avec la tendresse qui sied à ces deux géants qu'ils admirent, et démontrent, qui des Stones ou des Beatles, est la véritable matrice musicale et culturelle de ces cinquante dernières années.

    Yves Delmas, dirigeant d'entreprise, partage sa vie entre Paris, Madrid, les aéroports et ses écoutes, notamment Dylan, le rock anglais des sixties et celui de la fin des années soixante-dix.
    Charles Gancel habite Paris. 100% boomer, il est aussi musicien et auteur.
    Aux éditions Le mot et le reste, ils ont co-écrit Protest Song, la chanson contestataire dans l'Amérique des sixties.

  • Sujet inconnu

    Loulou Robert


    J'avais huit ans quand j'ai su que je ne finirais pas mes jours ici. Qu'ici je ne deviendrais personne. Qu'ici je n'aimerais personne. Qu'ici, rien. Je ne ressentirais rien.
    J'avais huit ans et j'ai décidé de partir un jour. J'ai choisi de ressentir. J'ai choisi de souffrir. À partir de là, je suis condamnée à cette histoire.

    Sujet inconnu, c'est, dans un style brut et très contemporain, l'histoire d'un amour qui tourne mal. Entre jeux de jambes et jeux de mains, l'héroïne de ce roman boxe, court, tombe, se relève, danse, au rythme syncopé de phrases lapidaires et d'onomatopées. Plus la violence gagne le récit, plus on est pris par cette pulsation qui s'accélère au fil des pages. Un roman écrit d'une seule traite, d'un seul souffle, dans l'urgence de gagner le combat, dans l'urgence de vivre, tout simplement.
    Prix Révélation 2018 (Les écrivains chez Gonzague Saint Bris)

  • Les capitales mondiales de la musique sont rares et New York en est l'une des plus emblématiques. Philippe Brossat nous prend par la main, appareil photo autour du cou, et nous entraîne dans les rues de celle qui a consacré Elvis Presley et les Beatles avant que Bob Dylan (et toute la scène folk avec lui) ne pose ses valises au Village. On se faufile à la suite de Leonard Cohen et des Sex Pistols au Chelsea Hotel, on assiste à la naissance du Velvet Undreground et à celle du punk dont le CBGB sera le berceau, accueillant Suicide, Patti Smith, Blondie ou des Talking Heads. On succombe ensuite à l'appel du disco au club 54, épaule contre épaule avec Madonna, pour finir dans le Bronx ou à Brooklyn en pleine Bloc Party, prémices d'une révolution qui mènera au régne du hip-hop.

    Philippe Brossat, est né 1954, la même année que le rock. Publicitaire, il est marié et a deux enfants. Pour écrire son précédent ouvrage Places To Remember en 2013, il a consacré vingt ans à arpenter le monde à la recherche des lieux mythiques de l'histoire de sa musique préférée. Aussi a-t-il passé beaucoup de temps à New-York dont il connaît chacun des recoins où le rock a laissé une empreinte.

  • « J'ai entendu parler pour la première fois de la trentième chanson de Robert Johnson alors que j'étais encore thésard en histoire contemporaine à l'université de Berkeley, en juillet 1966. »

    MÊLANT POLAR ET HISTOIRE DE LA MUSIQUE, LA NOUVELLE INÉDITE DE GRÉGOIRE HERVIER, DARK WAS THE NIGHT FAIT ENTRER LE LECTEUR DANS LE MONDE MYSTÉRIEUX ET FASCINANT DU BLUES, SUR LES TRACES D'UNE CHANSON PERDUE.

  • En allant piller les musiques qui les entouraient, les producteurs hip-hop ont donné naissance à l'un des courants musicaux les plus importants de notre époque et redéfini le principe de composition musicale, quitte à provoquer de retentissants procès. Se pencher sur les samples marquants du hip-hop, c'est explorer de nombreuses portes d'entrée vers cette musique, révéler les secrets de fabrication de hits tels que « California Love » de 2pac ou « Hard Knock Life » de Jay-Z. C'est parcourir les ponts dressés entre hip-hop et la soul, le jazz, le funk, le rock, le classique, la chanson française, le musique tibétaine etc. C'est découvrir l'histoire des technologies qui ont permis ce travail, celle de labels mythiques, de producteurs talentueux. C'est embrasser toute la richesse du hip-hop.

    Brice Miclet est journaliste musical pour plusieurs médias (Slate, Trax, Les Inrocks, Jack, Ouest France, Guitar Part, Bikini).

  • Vintage

    Grégoire Hervier

    Comment un jeune journaliste à la recherche de la mythique Moderne de Gibson, Saint Graal des guitares vintage, découvre le passé mystérieux d'un pionnier maudit du rock'n'roll...
    De Pigalle aux rives du loch Ness, de Sydney à la route du blues, un road trip palpitant et plein d'humour qui, de meurtres en courses-poursuites, remonte aux origines culturelles, artistiques et techniques du rock.

  • La déferlante punk s'essouffle tout juste que des centaines de groupes, venus surtout de Grande-Bretagne et des États-Unis, se rassemblent sous une bannière commune, la new wave. Les 80's se profilent et demandent une nouvelle esthétique. Mais laquelle ? C'est toute l'ambiguïté de ce mouvement qui, de 1978 à 1985, embrasse tellement de sonorités et sous-genres qu'il en reste presque impalpable. Si la new wave cultive sa marginalité, elle tutoie les charts et connaît un large succès populaire : The Cure, Depeche Mode, New Order, Duran Duran, Frankie Goes To Hollywood ou encore Taxi Girl, leurs noms sont sur toutes les lèvres. Si on peut regarder avec nostalgie cette période révolue, la new wave n'a pas disparu et son héritage est immense dans la musique des trente dernières années.

    Directeur éditorial dans un groupe média, Sylvain Fanet a produit des émissions musicales pour Radio France et a été le rédacteur en chef du mensuel TGV Magazine. Auteur de plusieurs ouvrages, il a participé au lancement de la collection Ciné Rock'N'Soul (Fnac) et est l'auteur d'un roman, Passerelle (Ecriture).

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