• La machine

    Katia Lanero Zamora

    Nés dans le confort de la famille noble des Cabayol, Vian et Andrès étaient deux frères inséparables.
    Mais dans un pays en guerre dans lequel non seulement la révolution gronde mais où les anciens royalistes fourbissent leurs armes pour renverser la République, ils vont devoir choisir leur camp...

    Grande fresque familiale où les bouillonnements politiques rejoignent les errements intimes, La Machine est une oeuvre forte, absolue et puissante.

    Après son roman très remarqué Les Ombres d'Esver, Katia Lanero Zamora nous y dessine des destins inoubliables.

  • L'ore des annes soixante-dix, Paris, Rome, Berlin, les mouvements de contestation ns dans le sillage des manifestations tudiantes de 68 se posent tous peu ou prou en mme temps la question du recours la lutte arme et du passage la clandestinit. S'ils y rpondent par la ngative en France, ce n'est pas le cas en Allemagne ni en Italie, mais pour les trois pays s'ouvre une dcennie de violence politique ouverte ou larve qui laissera sur le carreau des dizaines et des dizaines de morts, sans compter ceux qui, rests vivants mais devenus fantmes, s'en sont alls peupler les annes quatre-vingt de leurs regrets, leurs dpressions ou leur cynisme. Tmoin de cette dcennie de rage, d'espoir et de verbe haut, le narrateur s'veille au dsir et la conscience politique, qui sont tout un, mais quand son tour viendra d'entrer dans le grand jeu du monde, l'espoir de ses ans se sera fracass sur les murs de la rpression ou dans des impasses meurtrires. Il aura pourtant eu, dans un bref entretemps, loisir de s'adonner aux trs profonds bonheurs comme aux grandes dtresses de la politique et du corps aux cts de tous ceux qui, de Berlin Bologne, de Billancourt Rome, de Stammheim Paris, tentrent de combattre les forces mortifres qui, ds la fin de la Seconde Guerre mondiale, s'attachrent faire de l'Europe le continent bout de souffle o nous vivons encore.

  • Le responsable de la sécurité de la centrale nucléaire d'Arschenheim a été enlevé. L'affaire est d'importance : l'homme détient les codes et modes d'accès à un site stratégique qui, bien qu'en voie de démantèlement, demeure extrêmement dangereux. Et on attend à Colmar un regroupement de chefs d'État.
    Cependant, alors que les autorités ont réussi à maintenir le secret sur la situation, ils reçoivent une quinzaine de revendications différentes, toutes plus fantaisistes que les autres.
    Ce n'est certainement pas pour autant une blague de potache, et le capitaine Schneckenbein, vieux flic d'expérience de la PJ de Strasbourg, se voit confier l'affaire en duo avec le lieutenant Glickel, une « petite nouvelle ».

    Un polar drôle, des personnages attachants, une enquête pleine de rebondissements, dans les milieux écolos, altermondialistes... ou très traditionnels.

  • Plongée immédiate dans le quartier latin en Mai 68. Des slogans d'inspiration situationniste recouvrent les murs : "Vivre sans temps morts." "Jouir sans entraves." "Ne travaillez jamais." Dès le 3 mai, 2000 étudiants sèment sur leur parcours leurs revendications. Lors de la Nuit des Barricades, l'imagination prend le pouvoir : "La société est une fleur carnivore." Puis vient la contestation pure : "Défense d'interdire" ou encore "C.R.S. = S.S.". La Sorbonne subit ensuite l'assaut des profanateurs : "Professeurs, vous nous faites vieillir." Les photographies de ces slogans, saisis à chaud, forment des documents exceptionnels sur ces dix jours de révolte. Les revendications, matériellement éphémères, resteront à jamais gravées dans les mémoires.

    Mousse, peintre en bâtiment puis journaliste, Walter Lewino (1924-2013) s'engage dans la France libre à l'âge de 17 ans. Démobilisé en 1946, il se lance dans des études de lettres. Il entre plus tard au Journal officiel puis devient rédacteur en chef adjoint de France Observateur. En 1978, il rejoint le Nouvel Observateur. Il est l'auteur de plusieurs romans, dont L'Heure (1959), L'Éclat et la blancheur (1967), Fucking Fernand (1976, porté à l'écran par Gérard Mordillat) et Châteaunoir (1998).

  • Quel rôle joue aujourd'hui la déclaration de positions esthétiques et politiques ? Qu'est devenue la pratique du manifeste au XXIe siècle ? Il s'agit dans le numéro d'automne de la revue Inter d'interroger le manifeste comme forme d'expression qui investit le langage en tant qu'arme de changement, qui n'a pas perdu confiance dans la force d'intervention des mots. Il y a dans le manifeste l'espoir que nous serons entendus, qu'une prise de position saura altérer l'histoire. C'est un texte, une capsule vidéo, un geste public posé par un collectif, un nous qui fait de cette prise de position un moment décisif : dorénavant nous ne pourrons plus dire que..., nous ne pourrons plus prétendre que..., nous ne pourrons pas faire comme si... Le manifeste constitue une charnière entre l'avant et l'après : il signifie une rupture avec le statu quo, l'émergence d'une masse critique ; il nous exhorte à nous mobiliser, constitue un guide pour affronter le changement, en expose le programme. (source : Inter)

  • La question des revendications foncières autochtones représente une problématique majeure de la recherche en anthropologie. Comment les systèmes fonciers autochtones sont-ils compris, et éventuellement traduits dans les termes des états dominants ? Comment ces traductions sont-elles concrètement prises en charge - au niveau légal, ou bien au niveau symbolique ? Toutes ces questions, lourdes de conséquences juridiques et pratiques, cristallisent les difficultés qui surviennent dans la confrontation, conceptuelle ou concrète, entre des pratiques et des systèmes de pensée profondément différents. Cet ouvrage répond à ces questions à travers douze contributions (études de cas et essais théoriques) de chercheurs issus de différentes branches des sciences sociales - anthropologues, politologues et géographes. Ces contributions abordent notamment la question du métissage, de la cohabitation et de la reconnaissance juridique, mais aussi celle des conflits sociopolitiques et économiques liés au foncier.

  • Cette 10e édition du Choc des générations a été mise à jour et achevée en pleine pandémie de COVID-19, un événement qui a ravivé toute la pertinence de cet ouvrage sur les générations.

    La crise sanitaire du printemps 2020 a ébranlé des certitudes, fragilisé des structures et restreint des libertés. Elle a mis en lumière des forces, en plus d'interpeller les consciences. Ses répercussions sur les générations actuelles, tout comme sur les aspects économiques, technologiques, sociaux, politiques, culturels se dessinent déjà clairement, nous enjoignant à revoir et à changer nos façons de faire afin de mieux se préparer à l'après-coronavirus.

    À travers cette passionnante enquête sociologique, Carol Allain convie à une profonde et nécessaire réflexion sur les relations entre les générations. Il partage ses questionnements, cerne les écueils et les obstacles, explore des pistes de solution, en s'adressant au citoyen, à l'enseignant, à l'employé, au dirigeant, de tous âges et de tous milieux confondus.

    Dans un monde où le temps s'accélère, où l'individualisme et l'instantanéité priment, où les rapports sociaux se « virtualisent », l'auteur rappelle l'importance de préserver nos valeurs humanistes. Plus que jamais, il est nécessaire de rapprocher les générations, d'unir le passé au présent pour progresser vers le futur. Le défi est complexe, certes, mais l'auteur entretient l'espoir de le relever, pourvu que toutes les générations prennent conscience du rôle essentiel qu'elles ont à jouer : entretenir la bienveillance et le respect entre elles. Il en va de notre avenir individuel et collectif.

  • Cet ouvrage, issu d'une rencontre entre des chercheurs travaillant sur des espaces géographiques variés, de Tunisie, d'Italie, d'Algérie, de France et de Turquie restitue, au plus près de l'expérience des acteurs eux-mêmes, les voies pratiquées pour acquérir et pouvoir revendiquer des droits d'appartenance. Dans ce processus, ...

  • Assis sur le trottoir, un jeune Amérindien essaie d'attirer l'attention des passants. Il a faim et il attend un mot gentil qui ne vient pas. Le jeune homme a quitté son village à la mort de son grand-père. Il pensait que sa vie serait meilleure en ville. Mais il ne se reconnaît pas dans ce pays qui n'est plus le sien.

  • Florence et Félix, son compagnon malien, vivent à Tombouctou. Lors d'une méharée dans le désert, le couple est enlevé par des rebelles touaregs. Si lui est rapidement libéré, elle, est maintenue séquestrée. Alors que Félix remue ciel et terre pour retrouver et libérer la femme qu'il aime, Florence, enceinte, connaît les affres de la détention. Roman à deux voix, « Enlevée au Mali » entraîne le lecteur dans cet immense pays d'Afrique. Sera-t-il possible de retrouver la trace de la disparue ? La course contre la montre est engagée.

  • Le mouvement de contestation du Rif marocain, « Hirak » en langue arabe, est né en 2016. Cet ouvrage richement documenté éclaire le lecteur sur les revendications des manifestants et développe également l'idée que le « Hirak » correspond au vent de changement qui traverse les États. Collaborative, appuyée par les courants numériques, cette crise sociopolitique serait-elle le levier stratégique d'un apprentissage des démocraties ?
    Praticien-chercheur en pédagogie de l'enseignement supérieur, au Québec, Abdelhafid Daoudi explore avec méthode les questions sociétales. Stimuler la curiosité et apporter au lecteur les éléments d'une réflexion construite, tel est l'enjeu de ses travaux.

  • À Montsou, dix mille mineurs gémissent sous le poids d'une exploitation toujours plus forte ; parmi eux, Étienne Lantier, qui voudrait voir triompher ses idéaux socialistes. Quand la grève éclate, il en devient le chef, guidant les revendications des ouvriers, les incitant à la fermeté. Bientôt le coron est à court de pain, et la rébellion se durcit...
    Germinal, animé par un souffle épique, est le grand roman du peuple et de la révolte. Ainsi que l'écrivait Jules Lemaitre en 1885 : «M. Zola a magnifiquement rendu ce qu'il y a de fatal, d'aveugle, d'impersonnel, d'irrésistible dans un drame de cette sorte, la contagion des colères rassemblées, l'âme collective des foules, violente et aisément furieuse...» © Flammarion, Paris, 2000, pour cette édition Édition mise à jour en 2008.
    Couverture : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Penser la reconnaissance : Les philosophes de la reconnaissance (encadré)/ Axel Honneth et la lutte pour la reconnaissance (C. Halpern)/ à propos de Parcours de la reconnaissance. Trois études de P. Ricur (C. Halpern)/ Sous le regard des autres (T. Todorov)/ La reconnaissance au cur du social (E. Renault). La reconnaissance dans la sphère publique : La reconnaissance au travail (J.-P. Brun)/ La question de la dignité (J. Ion)/ Les conflits sociaux sont des luttes pour la reconnaissance (Rencontre avec A. Honneth)/ Les dilemmes de la justice sociale (Rencontre avec N. Fraser)/ À propos de Reconnaissance et redistribution, de N. Fraser (C. Halpern)/ La recherche de la notoriété en politique (P. Braud). Reconnaissance et estime de soi : Soif de reconnaissance et inégalités volontaires (J.-F. Dortier)/ Se comparer aux autres (L. Friedmann)/ Lestime de soi au quotidien (C. André)/ Identité contre égalité (Rencontre avec F. de Singly)/ À propos de Séparée. Vivre lexpérience de la rupture, de F. de Singly (M. Fournier)/ Reconnus comme victimes (V. Duviard-Marsan). Index/Contributeurs

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