• "Tu verras, on a des fidèles, m'explique la responsable de soirée en se retournant. Fidèles : à la façon dont sont prononcés les prénoms, on sent que les bénévoles le sont aussi. Des symétries inattendues entre eux et nous, il y en aura d'autres, au fil des nuits passées à sillonner la ville. Leur culture littéraire, qui souvent vaut la nôtre, leur fréquentation assidue des bibliothèques, et aussi leur diversité d'âges, de styles, de personnalités, miroir de celles des bénévoles. Symétries qui n'effacent pas le gouffre entre nous, qui dormons au chaud, et eux, qui dorment dehors ou dans un squat, mais qui existent malgré le gouffre, qui l'empêchent d'occuper tout le paysage. Avant les maraudes, je voyais juste le gouffre. Maintenant, je vois le gouffre, et les symétries."

    Sophie Chabanel est écrivain. Elle a notamment publié, aux éditions du Seuil, La griffe du chat et Le blues du chat.

  • Invitations au voyage : comment partir à la découverte des autres et du monde a changé nos vies. Le livre de la superbe émission de France 5 !Sophie Jovillard, Jérôme Pitorin et Ismaël Khelifa, les trois animateurs de l'émission, se sont livrés à nous, et nous ont raconté leurs expériences de voyages, leurs émotions, leurs souvenirs d'enfance liés à l'ailleurs... Mais aussi ce qui a déclenché cette passion de partir découvrir le monde, d'aller à la rencontre des autres, des cultures, des cuisines...
    Nous découvrons aussi les coulisses de l'émissions, et bien sûr, de superbes photos prises lors des émissions à travers le monde et la France !

  • Le meilleur ami des stars, Henry-Jean Servat, nous raconte ses anecdotes les plus folles en compagnie des célébrités de ce monde.Jamais il ne s'est couché de bonne heure. Ami de Liz, Brigitte, Gina, Soraya, d'altesses, d'actrices et d'autres, Henry-Jean Servat mène depuis trente ans la grande vie sur tous les continents.
    Il s'est ainsi retrouvé dans un palais de milliardaires à Marbella avec Zinedine Zidane, dans la piscine de Sylvester Stallone, aux fiançailles hollywoodiennes de Johnny Hallyday, dans la chambre secrète de Madonna, dans le corbillard du fils de Bruce Lee, dans la grotte de Lourdes avec Robert Hossein, en proconsul romain lançant la course de chars de Ben-Hur au Stade de France, dînant à Saint-Tropez entre Brigitte Bardot et Isabelle Adjani...
    Le récit de ses aventures au coeur de la vraie jet set restitue une époque de grâce et de drôlerie, de rosserie et d'élégance, qui ne cesse de fasciner les foules sentimentales.

  • Mentine adore dépasser les limtes, surtout celles de ses parents !Exclue.Cette sentence est tombée en novembre, à quelques jours de mon anniversaire. J'allais avoir treize ans, j'étais déscolarisée, et sur le champ de bataille de ma vie, une survivante : Johanna Estamplade, ma seule amie !L'idée de papa m'a fait l'effet d'une douche de glaçons. Sa super trouvaille était un internat spécialisé, une usine à grosses têtes. Une école où on allait me transformer en petit singe savant. Adieu Johanna, adieu toute ma vie, je pars en Suisse étudier...

  • Cliff est à un tournant de sa vie. Plaqué par sa femme à soixante-deux ans, il décide de tout quitter et de prendre la route, à la recherche d'un nouveau souffle. Bientôt rejoint par Marybelle, une ancienne étudiante avec qui il vit une liaison enflammée, il poursuit son chemin au gré des obsessions américaines. Célèbre à l'envi la beauté des femmes, le désir et l'ivresse quand bien même le festin touche à sa fin. Traverse le pays de part en part, attribuant à chaque État le nom d'une tribu indienne. S'attire les foudres ou l'incompréhension de l'Amérique bien-pensante dans un pays qui n'est plus à un massacre près. Son voyage, ponctué de rencontres extravagantes et cocasses, lui apportera-t-il pour autant la renaissance tant recherchée ?
    Une odyssée américaine est une oeuvre magistrale. Un portrait des États-Unis et une profession de foi en la littérature comme Jim Harrison n'en avait jamais livré. Un chef-d'oeuvre d'une profonde humanité.

  • Avec ce recueil de nouvelles, le lecteur part à la rencontre du monde et des autres, à Sète, dans le Vercors, à la Pointe du Raz et même à New York, à la recherche de Scarlet Rivera, la violoniste de Bob Dylan. Ahmed Kalouaz entremêle habilement autobiographie et romance, c'est ainsi qu'on découvre avec plaisir quelques expériences d'écrivain, lors d'ateliers auprès de collégiens ou au détour de résidences plus aventureuses, puis qu'on bascule doucement dans la vie d'un jeune prisonnier de retour à Ouessant ou aux côtés d'une femme qui fait face au deuil dans la maison familiale. Ahmed Kalouaz aime bourlinguer et son goût pour l'autre est contagieux. On ressort de ce recueil le coeur gonflé de ses rendez-vous, parfois manqués, de ce que la vie peut nous apporter de tendre ou de sombre.

    Ahmed Kalouaz est né en Algérie en 1952. Il est l'auteur d'une trentaine de livres dont une trilogie sur l'histoire de sa famille, parue initialement au Rouergue puis en poche chez Babel, qui fut un succès tant critique que public. Il vit dans le Gard.Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié Demain c'est le beau monde (roman), J'arrivais pas à dormir et Sur le bout de la langue (recueils de nouvelles).

  • Voici l'histoire d'une rencontre entre deux hommes solitaires, maigrichons et plus tout jeunes. Le premier, Kilgore Trout, obscur auteur de science-fiction, passe ses soirées à prédire l'apocalypse à son seul ami, Bill, une perruche. Quant à Dwayne Hoover, riche concessionnaire Pontiac dont l'unique compagnon est un chien nommé Sparky, il est sur le point de perdre la tête. Lorsque Kilgore Trout rencontre Dwayne au cours d'un festival, il lui offre l'un de ses romans. La lecture de ce livre va transformer Dwayne en monstre.

  • Kenneth White nous conte le récit d'un voyage qu'il effectua pour atteindre le Nord rugueux et sauvage du Japon : Hokkaidô, ses ports et ses montagnes. Point de départ : Tokyo, la ville tentaculaire. Après quelques jours passés à s'imprégner des signes de cette ville chaotique, l'auteur part sur les traces du poète zen Bashô jusqu'à Hokkaidô, cette terre que les Japonais ont conquise sur les Aïnous, un peuple de pêcheurs et de chasseurs implanté au nord du Japon et à l'est de la Russie, et où, chaque année, des cygnes sauvages migrent depuis la Sibérie. Dans un registre unique alliant expérience physique, poésie dynamique, pensée vive, le texte rapide et à niveaux multiples de White est plus qu'un livre de voyage, c'est un livre qui ouvre un espace de vie profond et intense.

    Kenneth White, né en Écosse, vit en France depuis 1967. Il est l'auteur d'une oeuvre féconde écrite pour une part en anglais pour une autre en français et a obtenu le prix Médicis étranger en 1983 pour La Route bleue. Il est à l'origine du concept de nomadisme intellectuel et fonde l'Institut international de géopoétique en 1989.

  • Adoptez une vie sexuelle libérée et féministe !
    Quand vient le moment des rencontres amoureuses et des relations sexuelles, nombre de femmes ont des peurs tenaces et manquent de confiance en elle et en leur corps. Plutôt que d'apprécier et d'explorer leur sexualité sans retenue, elles s'insuiète de détails qui sont devenus des complexes : épilation, bourrelets, manque d'expérience...
    Dans ce livre graphique , Flo Perry aborde ses sentiments et questions, mais bien d'autres encore, comme celles du consentement, du désir, de la monogamie. Son objectif : permettre de profiter d'une vie sexuelle plus épanouie, et féministe !

  • Autonome, se débrouiller seul, se prendre en main, un mot qui sonne comme une indépendance, une fierté aussi. Autonome, pour se protéger des événements extérieurs, de ses propres contraintes, du poids des indécisions, de la torture de liens invisibles. Autonome pour consolider son territoire intérieur, construire une assise au plus près de ses forces, de ses désirs, pour élargir ses étendues de liberté, de maîtrise personnelle. Être soi, en quelque sorte. Il y a dans la recherche de l'autonomie la quête d'exigence, d'élégance envers soi-même, le chemin pour plus de disponibilité aux autres.Fort de son expérience humaine, professionnelle, scientifique et intérieure, Jean-Louis Étienne vous invite à découvrir vos ressources ignorées. Jeune ou moins jeune, homme ou femme, actif ou non, votre force est en vous, dans votre capacité à devenir autonome.

  • Gratitude

    Charles Juliet

    "Intrusions dans l'intime, retours à l'enfance, doutes, interrogations, réflexions diverses, notes sur des personnes rencontrées..., ce Journal répond au besoin que j'ai de retenir ce qui m'échappe, cette vie qui me traverse et dont je tiens à garder la trace. Certes, le temps emporte tout, mais donner forme à ce que je veux ne pas perdre, c'est mieux me comprendre, c'est dégager le sens de ce qui m'échoit. Et au terme de la moisson engrangée, c'est offrir les mots rassemblés à cet autre qui se cherche. En espérant le rejoindre dans sa solitude et lui être ce compagnon qui chemine à ses côtés."
    C.J.

  • « Il y a des pays en voie de développement et des espèces en voie de disparition. La république des Kiribati est un pays en voie de disparition. Perdu au milieu de l'océan Pacifique, ce petit paradis semble promis à l'engloutissement par le réchauffement climatique. J'ai organisé ma vie autour d'une ambition saugrenue, le quadrillage méthodique de la planète. Moteur : toujours voir un pays en plus. Ce qui se profile ici, c'est un pays en moins. Je dois m'y rendre avant qu'il ne soit rayé de la carte. »

  • Découvre le nouveau voyage de Jeanne, François, Louis et Bushmills à travers le temps !Alors qu'ils descendent dans le gouffre de Proumeyssac, les trois cousins sont projetés à Ambianorum, ville de garnison romaine. Dès leur arrivée, les ennuis s'abattent sur eux. Glacés jusqu'aux os, piégés sur une île, enfermés dans des thermes surchauffés, poursuivis par des Alamans vengeurs, parviendront-ils à déjouer le complot qui menace saint Martin ?Une aventure trépidante, à la suite du soldat qui coupa en deux son manteau !

  • « La philosophie est d'abord l'art de mener une vie philosophique. » Ce journal, tenu au fil de ces dernières années, est une plongée dans l'univers de Michel Onfray.
    On y croise des philosophes qu'il admire, de Diogène à Proudhon en passant par Montaigne. Mais on y parle aussi de politique, de laïcité et d'anarchisme, de littérature, d'art ou de musique.
    Lectures personnelles, réflexions sur l'actualité, rencontres amicales ou souvenirs d'enfance, tout y est matière à s'étonner et à penser. Et à se demander sans relâche : « Comment mener une vie philosophique ? »

  • 'Je m'arrêterai à nouveau, essoufflé, hébété peut-être, échoué sur la pierre froide d'un seuil qui traverse le lit en diagonale, en suggérant un gué : l'eau se faufilera entre les galets plus gros où elle rebondira dans une mousse claire. Elle retombera avec un tintement de fontaine, puis courra se glisser sous les vergnes couchés au bord de l'eau. Je n'aurai rencontré personne depuis mon départ, j'aurai seulement croisé des voitures et des tracteurs, et entendu des animaux : je resterai allongé un instant sur le ventre avant de repartir. J'écouterai l'eau couler, sonner, sauter sur les cailloux, répéter sans se lasser son cliquetis cristallin, incapable de me représenter ce qui m'attend, jusqu'où cette eau va me porter, et encore moins comment. Je n'aurai rien préparé, j'aurai froid, j'aurai seulement décidé de partir sans réfléchir, sous le seul prétexte d'avoir envie de voyager, et d'aimer nager dans l'eau.'

  • On y croise aussi bien un homme fasciné par une paire de chaussures au gris-noir subtil, qu'un pichet au motif de fleurs kitch haï par toute une famille et qui est néanmoins subtilisé par un voleur, ou encore une clé apparemment inutile que l'auteur décide de mettre dans son texte pour ne pas la jeter... Des souvenirs d'enfance qui remontent à la surface au hasard d'une rencontre ou d'une situation : comme ce sourd-muet de son village de Serbie, écrasé pour ne pas avoir entendu le klaxon d'un camion signalant son arrivée à tombeau ouvert. Ou cette course dans Paris où une femme fixe la nuque d'un chauffeur de taxi qui lui rappelle son amant : elle lui demande de ne pas se retourner pour prolonger le plaisir de cette ambiguïté et imaginer que le voyage à deux à Paris tant rêvé se réalise... Mira Popovi´c nous conte des souvenirs d'enfance, des histoires d'amour ou de pures fantaisies, prenant le quotidien à contrepied. Ce recueil allie avec brio cocasserie, tendresse et humour. Divisé en trois parties, ce recueil réunit des nouvelles dans lesquelles, sous une apparente normalité, surgit le burlesque et l'absurde, des nouvelles liées à la double appartenance de l'écrivain à Paris et à Belgrade, et enfin des nouvelles évoquant l'enfance et le rêve.

  • Le titre de ce livre, Au pays du long nuage blanc est emprunté à une légende maorie très connue. C'est une manière poétique de désigner la Nouvelle-Zélande. Charles Juliet a écrit ce journal au cours d'une résidence de cinq mois qu'il a effectuée l'année dernière à Wellington. Il l'a tenu avec assiduité, afin de garder trace de ce qu'il a vécu au long de ce séjour.
    On trouvera dans ces pages le récit de ses rencontres, de ses voyages à Auckland, et dans l'île du sud à Dunedin et Christchurch, puis de son passage à Singapour. On trouvera également des notes de lecture, des notes sur la Nouvelle-Zélande, sur ses habitants, des notes de réflexion sur la création poétique alternant avec des souvenirs d'enfance et des poèmes.
    Ces pages d'une certaine diversité n'ont rien d'anecdotique. Écrites avec rigueur, elles ont été méditées et sont d'une réelle densité. Plusieurs ont trait aux thèmes de prédilection de cet auteur : quête de soi, recherche d'une meilleure compréhension des autres et du monde. Bien que différent des cinq tomes précédents, ce Journal s'inscrit tout naturellement dans leur prolongement.

  • « C'est un sujet inédit. L'amour contemporain. Ne riez pas. Ou plutôt les amours de rencontre. Les amours médiologiques, corrélés à une technologie, suivez-moi bien. On n'a encore jamais vraiment réussi à parler de ça au sens où je l'entends moi : l'amour au temps du TGV, au temps du porno sur toutes les chaînes, l'amour comme force générale, coeur et corps confondus, comme très grande vitesse de recherche éperdue de l'autre par tous les moyens. » Voici un roman de gestes, de voix et d'oreilles, un roman de portable et d'ipod, un roman de désir et d'inhibition, un roman à grande vitesse...

  • C'est en 1968 à Londres que Jonathan Cott, pour le magazine Rolling Stone, rencontre la première fois John Lennon et Yoko Ono. Cet entretien marque le début d'une amitié durable dont témoigne ce volume qui dévoile nombre de leurs conversations - pour certaines inédites - dont l'une ayant eu lieu trois jours avant l'assassinat de John Lennon.

  • Du jour

    Jacques Jouet

    Le rêve hasardeux du poète de l'ère mondiale est que ses quelques poèmes soient traduits et lus en toutes les langues par des milliards d'être humains. Un rêve concurrent, beaucoup plus modeste, est que chaque être humain ait son poème à lui, dont il serait le sujet ou qui lui serait adressé, dont il serait le premier lecteur, peut-être le dernier, c'est-à-dire le seul ou presque. Les poèmes du jour inaugurent cette drôle d'ambition particulière et planétaire. Considérons que ce n'est qu'un début.

  • Ce livre contient le récit des quatre rencontres de Charles Juliet avec Samuel Beckett, en 1968, 1973, 1975 et 1977. La parole de l'écrivain - le récit de ses doutes, l'histoire de sa longue ascèse - y est scrupuleusement recueillie mais ses gestes, ses regards y sont aussi décrits avec précision, ses attitudes, tout ce qui faisait de lui un homme hors du commun, plongé dans une recherche sans terme ni bornes, immédiatement sensible à sa lecture comme à son contact.

  • 2018. André-Pierre, riche homme d'affaires, est retrouvé grièvement blessé après une tentative de suicide. Son succès de façade cache en réalité un homme acculé par les dettes. Et voilà que sa charmante femme a disparu...

    Jeunesse insouciante, légèreté de l'être, méconnaissance des réalités économiques et sociales... voilà ce qui caractérise André-Pierre, fils d'un défunt sportif amateur excentrique et d'une avocate de renom. Tout le contraire de Charline, son épouse brillante mais désargentée, qui a profité de sa beauté pour s'offrir des études et un avenir.

    Rien ne devait les réunir, mais leur besoin incessant d'exister socialement va précipiter leur rencontre. Sauront-ils chacun se donner les moyens de leur ambition ?

  • Tout ou presque est là : un mot, un pluriel. Un titre. Et pourtant.

    Posées là, ces nouvelles sont comme autant d'éclairages crus et rasants sur soi, sur l'autre. Affleurent alors ces creux, ces bosses, ces failles, ces aspérités, ces parts d'ombres ou lumineuses qui cisèlent les existences. Y deviner des bleus, au corps, à l'âme, que l'infortune inflige à nos vécus. Il y est question d'endroits, événements, de voir ou d'oublier, de rester ou partir, de femmes et d'hommes aussi, ensemble ou désunis, d'enfance et de temps qu'on ne rattrape guère.

    Pour eux qui les ont écrites, ces nouvelles sont un chemin parcouru ensemble avant d'être un recueil. Très vite, écrire à deux est devenu une évidence, un impératif délectable. Ensuite, il a fallu que ces deux écritures, différentes, s'apprivoisent, se parlent, se charment, et trouvent leurs voix (voies) singulières, pour s'accorder enfin et correspondre aussi.

    Ces histoires, à quelques exceptions près, vont de pair : elles se croisent, partageant un lieu, un thème, un événement. Elles correspondent, à leur façon. Certaines ont été écrites à quatre mains. Au lecteur de suivre le périple de ces histoires, dans l'ordre ou le plus joli des désordres...

    Ecchymoses. est un « OLDI » : un Objet Littéraire Désiré Intensément pas ses auteurs, et pour vous, lecteur, un Objet Littéraire Difficilement Identifiable. Aussi. Quant au point posé là, intriguant, dans ce titre, les deux conteurs aiment à croire qu'il est pour eux un point de départ.

  • ? J'ai loué la chambre d'Oscar Wilde, à l'Hôtel, rue des Beaux-Arts. Tu ne vas pas m'y laisser dormir seule ?
    J'avais vu la robe noire, le collier d'odalisque, le trenchcoat, ces boucles blondes autour de ce visage à la Faye Dunaway. Faye à vingt ans, pâle et parisienne. Et puis ces yeux d'or verts, vifs mais baissés, qui semblaient porter tous les malheurs du monde. Les malheurs de Camille. Cette fille était le paradis. Et l'enfer. Je l'ai su au premier coup d'oeil. Ces yeux-là hurlaient : « Au secours ! » en silence. À moi.
    Alors, lentement, j'ai répondu :
    ? Je ne crois pas, non.
    Et tout a commencé ainsi...

    Portrait de Patrick Eudeline © François Michel

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