• " Fidèle à son style, Fred Vargas vient de conquérir définitivement son statut de reine française du polar. " Le Figaro Magazine
    " – Danglard, la voyez-vous ? demanda Adamsberg d'un ton uni. L'Ombre ?

    Le commandant revint sur ses pas, tournant les yeux vers la fenêtre et vers la pluie qui assombrissait la pièce. Mais il était trop fin connaisseur d'Adamsberg pour se figurer que le commissaire lui parlait du temps.

    – Elle est là, Danglard. Elle voile le jour. Vous la sentez ? Elle nous drape, elle nous regarde.

    – Humeur sombre ? suggéra le commandant.

    – Quelque chose comme cela. Autour de nous.

    Danglard passa la main sur sa nuque, se donnant le temps de la réflexion. Quelle ombre ? Quand, où, comment ?

    – Depuis quand ? demanda-t-il.

    – Peu de jours après que je suis revenu. Elle guettait peut-être avant, rôdant dans nos parages. "

  • Édition enrichie (Introduction, notes et chronologie)Sorti du libre élan mystique, le gothique, comme on l'a dit sans le comprendre, est le genre libre. Je dis libre, et non arbitraire. S'il s'en fût tenu au même type, s'il fût resté assujetti par l'harmonie géométrique, il eût péri de langueur. [...] Comment compter nos belles églises au xiiie siècle ? Je voulais du moins parler de Notre-Dame de Paris. Mais quelqu'un a marqué ce monument d'une telle griffe de lion, que personne désormais ne se hasardera d'y toucher. C'est sa chose désormais, c'est son fief, c'est le majorat de Quasimodo. Il a bâti, à côté de la vieille cathédrale, une cathédrale de poésie, aussi ferme que les fondements de l'autre, aussi haute que ses tours. Si je regardais cette église, ce serait comme livre d'histoire, comme le grand registre des destinées de la monarchie. [...] La grande et lourde église, toute fleurdelysée, appartient à l'histoire plus qu'à la religion. Elle a peu d'élan, peu de ce mouvement d'ascension si frappant dans les églises de Strasbourg et de Cologne. Les bandes longitudinales qui coupent Notre-Dame de Paris arrêtent l'élan ; ce sont plutôt les lignes d'un livre. Cela raconte au lieu de prier. [...] Notre-Dame de Paris est l'église de la monarchie ; Notre-Dame de Reims, celle du sacre.
    Jules Michelet, Histoire de France, iv, 8, « Eclaircissements : la Passion comme principe d'art au Moyen Age » (1833).
    Présentation et notes par Jacques Seebacher. 

  • Voici l'indispensable (superflu) de la culture catholique dans un cabinet de curiosités, au contenu orthodoxe (mais toujours décalé) !
    Dans ce livre, vous apprendrez pourquoi Moïse est souvent représenté avec des cornes, vous vous rappellerez pourquoi le poisson est le signe du Christ, vous découvrirez quel pape a canonisé le plus de personnes et connaîtrez tous les numéros de téléphone pour joindre le Vatican. Vous retiendrez surtout où sont fabriquées les vraies bières d'abbaye, apprendrez à faire vous-même des hosties, saurez enfin pourquoi la Sainte Vierge s'habille en bleu et à quel saint vous vouer si vous avez une rage de dents...
    Et saviez-vous qu'on a retrouvé une lettre de Blaise Pascal au père Noël ?

  • Comment Léger, évêque franc déposé pour haute trahison dans les années 670, a-t-il mérité de parvenir à la sainteté ? Et pourquoi ce prélat controversé a-t-il donné son nom à près de 55 communes françaises ?
    Composées peu de temps après sa mort, les deux premières Passions de Léger d'Autun offrent un ensemble considérable de textes pour les décennies les moins documentées de l'époque mérovingienne. Ces oeuvres empruntaient une nouvelle voie de l'hagiographie occidentale en présentant l'élimination d'un évêque influent comme un martyre authentique. Pour ses biographes, Léger constituait pourtant un personnage problématique. Aussi sa chute est-elle connue par le témoignage de ses proches, très complaisants, mais aussi par celui de ses adversaires locaux, qui ont essayé a posteriori de dissimuler leur propre responsabilité. La réhabilitation de Léger a suscité en outre la réaction de membres de factions rivales, qui entendirent affirmer la sainteté des morts de leur propre parti.
    En raison de retournements politiques, le culte de Léger fut assuré d'un large succès dès les années 680. La translation et la diffusion des reliques contribuèrent encore à son rayonnement, notamment en Artois, en Poitou et dans la région de Chartres. Le culte marqua en revanche le pas à Autun, ancien siège épiscopal de Léger. Nul n'est prophète en son pays.

    Constituée depuis 2008, l'équipe HagHis (Hagiographie & Histoire) réunit des historiens, des littéraires et des philologues, autour de l'étude des textes hagiographiques du haut Moyen Âge occidental et est animée par Bruno Dumézil, maître de conférences à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense.

  • Le gène divin

    Philippe Bayle

    Un étrange chemin initiatique dans les arrière-mondes d'un jeu en réseau. Un enfant de lumière qui sauve et soigne l'avatar de Raphaël. Pour retrouver l'être de chair derrière l'avatar qui l'a sauvé, le joueur suivra ce chemin de Sept Châteaux, et ira au bout de continents en feu. Il y rencontrera une scientifique qui semble posséder un secret, le gène divin. Raphaël qui n'a plus rien à perdre trouvera-t-il dans ces épreuves l'amour ou la mort ? A moins que ce ne soit lui-même qu'il découvre dans ces luttes pour le contrôle du gène divin...

  • Septembre 2019. Encore convalescente, la professeure Esther Jones est de retour à la Sorbonne. Elle apprend qu'un de ses collègues, parti sur la piste d'un fragment de la croix du Christ, a mystérieusement disparu. Lancée à sa poursuite, elle découvre que la relique fait l'objet de multiples convoitises.
    Une aventure qui l'amènera à traverser plusieurs pays et à rencontrer une forme de spiritualité insoupçonnée, dont on dit que les enseignements pourraient permettre de reconstituer la croix complète...
    Entre espionnage, religion et symbolisme, ce roman nous invite à nous plonger dans une des énigmes historiques les plus passionnantes qui soient.

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