• La qualité des relations personnelles est devenue un atout essentiel dans bien des structures professionnelles. En ce sens, l'entretien de face à face apparaît comme le moyen par excellence pour accroître la compréhension des problèmes qui se posent et il doit être utile aussi bien à celui qui mène l'entretien qu'à l'interviewé.
    Devenu une référence, cet ouvrage du professeur Roger Mucchielli décrit ce que doit être un bon entretien car l'intention de bien conduire l'entretien ne suffit pas, il faut une méthode. Elle est exposée avec rigueur et exhaustivité :
    o comment créer l'écoute compréhensive d'autrui,
    o faire de la reformulation une technique de base,
    o savoir s'engager de façon authentique,
    o individualiser l'aide,
    o encourager l'autodétermination de l'interviewé.
    /> Roger Mucchielli propose une véritable déontologie de l'entretien d'aide, parfaitement d'actualité.
    Ses développements fondent une vraie philosophie de la relation d'aide : amener une personne à mieux se comprendre pour réussir à se prendre en charge dans la voie du progrès et du développement personnel.

  • Paul Fustier (1937-2016), professeur de psychologie à l'université de Lyon 2, est une figure emblématique de la clinique des équipes et des institutions, dans le champ du travail social et du soin psychique. Ses analyses de la vie quotidienne des établissements ont été décisives pour penser les pratiques éducatives et soignantes à un triple niveau : institutionnel (la tâche primaire, la crise et le changement), professionnel (le faire équipe), relationnel (le lien d'accompagnement ). On lui doit notamment d'avoir mis l'accent sur l'importance des espaces intersticiels et des pratiques en ricochet, à travers lesquels les enfants, les résidents, les patients et autres usagers des institutions trouvent l'occasion de faire autre chose que d'être seulement et strictement aidés, soignés ou éduqués.

    L'entretien mené avec Paul Fustier, complété par des textes significatifs, donne la mesure de l'émergence et de l'originalité de sa pensée, tout en la contextualisant dans sa trajectoire biographique.

    L'élaboration de cet ouvrage a bénéficié du concours du CNAHES.

  • Claude n'a plus de domicile. Il nous livre son quotidien précaire et la complexité de sa souffrance mais aussi sa rencontre avec Christine, éducatrice dans un accueil de jour. De cette relation va naître l'espoir de la reconstruction.

    Dans ce récit à la première personne, l'auteur se glisse alternativement dans la peau de Claude et dans celle de Christine. Il nous laisse découvrir le profond désespoir des personnes sans abri, toute la fragilité du travail social et les premiers temps de l'accompagnement de ces personnes en situation de grande précarité. L'accueil se doit alors d'être au ras de ce qui se vit lorsqu'on vit dehors.

  • La place d'un détenu ne semble jamais la bonne dans l'imaginaire collectif. Face à la même infraction, certains estiment qu'une peine d'emprisonnement ne sera jamais assez longue, quand d'autres l'estimeront inutile. Comment appréhender la réponse carcérale et surtout pour qui : les victimes ou leurs auteurs ? Punir les uns, protéger les autres ? Réinsérer et préparer la sortie ?

    Mais comment vit-on dans une prison ? Quels sont les droits et les devoirs d'un détenu ? d'un surveillant ? de l'administration pénitentiaire ? d'un travailleur social ?

    Charline Olivier introduit le lecteur dans l'univers carcéral et raconte la manière dont elle exerce sa fonction d'assistante sociale dans le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP). Dans un récit à la première personne, elle brosse le portrait de détenus qui demandent son aide. Elle montre comment elle contribue à créer un espace de sécurité psychique propice à la réflexion sur le passage à l'acte délictueux, à maintenir les liens avec les proches et avec l'extérieur de la prison (aide aux démarches administratives, et autres).

  • Michel Lemay nous livre ici un témoignage exceptionnel. Il présente sur un mode personnel et engagé les principales approches thérapeutiques susceptibles d'aider des enfants et des adolescents en difficultés psychiques à atténuer leurs souffrances et à retrouver des forces pour créer.

    Comme dans les deux volumes précédents de cette trilogie, où il transmet ses expériences basées sur plus de cinquante ans de travail en pédopsychiatrie et en éducation spécialisée, en France puis au Canada, l'auteur montre, avec de nombreux exemples cliniques, la nécessité d'avoir une vision globale, intégrative, historique et critique des principales approches thérapeutiques. Il le fait avec clarté et rigueur, tout en exprimant ses inquiétudes et ses désaccords par rapport aux tendances actuelles à rechercher des résultats immédiats par des thérapies centrées sur le symptôme, souvent discontinues et basées sur des positions trop réductionnistes et simplistes.

    Le lecteur ne trouvera pas là des réponses toutes faites. Il est invité à penser par lui-même en réfléchissant à sa propre histoire professionnelle.

    Ce volume, qui peut être lu séparément, fait partie de la trilogie Forces et souffrances psychiques de l'enfant :
    Tome 1 : Le développement infantile
    Tome 2 : Les aléas du développement infantile
    Tome 3 : Approches thérapeutiques : espoirs et inquiétudes

  • Une pratique de la parole dans le champ de l'aide sociale : quels concepts, quels actes, quelles conséquences, quel pronostic ?

    L'auteur donne une légitimité, conceptuelle et historique, aux pratiques d'aide des services sociaux, dans le respect de l'histoire des « usagers ». La parole est le vecteur fondamental des échanges et des entretiens, et la psychanalyse, comme science fondamentale, reste indépassable pour comprendre les mécanismes en jeu dans la manière dont peut être vécue toute aide sociale.

    En effet, il y a un savoir, une compétence, dans la manière d'user de la parole qui peut rendre un don - matériel, en argent, en démarches administratives - bénéfique ou maléfique ! Cette réédition s'avère salutaire au regard du succès actuel des sciences comportementales et des neurosciences, qui pensent se passer d'une analyse approfondie des effets de la parole, et font fi des effets d'aliénation que toute « aide » produit (qu'elle soit légitime, autorisée par la loi, voulue par un État) ainsi que du malaise que peut rencontrer un acteur social dans sa mission.

  • L'action médico-sociale en direction des personnes handicapées est aujourd'hui triplement menacée par la difficulté à regarder ses dysfonctionnements en face, par l'illusion de la « désinstitutionnalisation » d'inspiration européenne et par une économie mal comprise qui ne repose que sur la réduction drastique des ressources humaines. Connaître et comprendre les dysfonctionnements de l'action médico-sociale pour pouvoir engager un juste renouveau, telle est l'ambition de ce travail collectif conduit sans complaisance ni renoncement. Les auteurs appellent à un changement, pour mieux répondre aux besoins et aux attentes des personnes handicapées, qui soit « juste » car éthique, réaliste, égalitaire, reposant sur la responsabilité de chacun à l'égard de soi-même et de tous.

  • Le cinéma est un langage, structuré par les représentations, les intentions et la créativité de tous ceux qui élaborent ensemble une oeuvre cinématographique.

    Dans le cadre du soin alcoologique, le cinéma peut constituer un médiateur toujours renouvelé de la relation et de la réflexion dans des temps d'élaboration collective - lors d'ateliers ou de séances de groupe de parole - ou à l'occasion d'entretiens individuels. Il contribue à peupler l'imaginaire de la personne en démarche de soin et à étoffer la relation d'aide en favorisant le partage de références culturelles et symboliques, tout en décentrant progressivement l'attention sur ce qui n'est pas le comportement alcoolique.

    Henri Gomez et l'équipe des cinéphiles de l'AREA présentent leur travail autour de fiches d'analyse de films récents ou classiques, regroupées dans des thématiques. A destination des soignants et les personnes en quête de repères et de rêves, cet ouvrage est une incitation indirecte à éprouver et à penser par soi-même, en suspendant le cours des aliénations ordinaires.

    « Ce livre est un outil puissant et attrayant - et ce n'est pas le moindre de ses mérites -  pour aider les équipes soignantes et les psychothérapeutes à changer de regard sur les alcooliques, et aussi sur quelques autres chemins où l'esprit peut s'égarer. C'est en effet la condition pour qu'ils puissent aider leurs patients à changer à leur tour. Le cinéma n'est pas seulement un formidable instrument d'information et de divertissement, il est aussi un support d'échanges, de déculpabilisation et de réaffiliation. » Serge Tisseron

  • Dans leur métier, au quotidien, les soignants voient leurs responsabilités et leurs compétences très directement sollicitées. L'infirmière ou l'infirmier reçoit les patients et leurs proches en entretiens évaluatifs et thérapeutiques en se penchant tout autant sur les relations avec l'environnement que sur les seuls éléments pathologiques. L'entretien dialogué, ouvert sur le devenir individuel ou collectif, joue un rôle déterminant dans ces prises en charge et offre une alliance thérapeutique dans un projet soignant.

  • Comment aider les alcooliques à changer, c'est-à-dire à substituer un mode de vie épanouissant et utile à un comportement auto et hétéro-agressif ? En agissant sur les représentations que le sujet a de la molécule, du vin, de la bouteille, de lui-même et de l'environnement.

    Le but de l'ouvrage est de modifier les images, stéréotypes et préjugés dans la problématique alcoolique. Les soignants et les aidants du champ alcoologique sont les mieux à même de faire évoluer les représentations qui enferment les malades de l'alcool dans leur déni, leurs illusions et leur souffrance. Analyses et témoignages dégagent des pistes pour établir une relation d'aide et créer une alliance thérapeutique.

  • Cet ouvrage singulier traite d'une question qui concerne bon nombre de professionnels de la relation d'aide, à savoir : Comment notre impuissance à aider suffisamment notre propre famille nous a amenés à développer des compétences particulières pour prendre soin des autres, de nos patients, de nos clients.

    Conçu comme un récit qui se déploie à travers de multiples bifurcations, ce livre est d'abord  la révélation d'un drame familial qui va droit au coeur du lecteur. C'est ensuite l'histoire de la création d'une association, « Parole d'enfants », qui transforme la douleur en une passionnante aventure collective. C'est enfin, 20 ans plus tard, la question de la confiance et de la transmission au moment de passer le relais aux plus jeunes.

    En dévoilant les difficultés rencontrées comme intervenant lorsqu'il s'agit d'aider des familles en grande difficulté, l'auteur partage avec le lecteur différentes stratégies thérapeutiques originales et de nouveaux outils d'intervention concernant différentes problématiques : la négligence grave et le déficit de protection, les abus sexuels,  les deuils compliqués, les conduites délinquantes, les conflits chroniques opposant des parents et dont les enfants sont les otages, etc.

    Un beau partage d'humanité et un plaidoyer pour une clinique de l'engagement, de l'audace, de la créativité !

  • Devenir chanteur populaire, policier ou médecin constitue un rêve pour de
    nombreux jeunes. Beaucoup se sentent appelés, peu seront élus. Certains
    jeunes s'acharnent à poursuivre leur rêve pendant des années, malgré la
    faiblesse de leur dossier scolaire ou leur manque d'aptitudes artistiques,
    physiques ou intellectuelles. Ce livre explique comment ils passent de l'intérêt
    à l'acharnement vocationnel et parle des conséquences négatives à ne pas
    décrocher. Il s'adresse aux parents, aux enseignants et aux professionnels
    de la relation d'aide.

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