• Reeves C. est retrouvé mort dans un hôtel. Il voulait être écrivain. Il ne fut que le mari d'une romancière célèbre. Il lui disait : « Il ne faut pas aimer son double, car c'est un amour qui naît d'un oubli momentané de la haine qu'on a pour soi. »
    Le Professeur T. s'est pendu dans la cave de son immeuble. Avant de mourir, le Professeur T. avait écrit dans son journal : « Chacun porte en soi un frère assassiné, il faut vivre en le ménageant. »
    Dans la nuit du 14 août 1990, Klara W. se jette du haut d'un immeuble de La Défense. Dans son agenda, elle avait noté ce bref dialogue extrait d'un film : « -ne vous en faites pas, je m'en vais. - Où ? - En moi-même. »
    Vinh L. se prépare à rentrer dans son pays. Auparavant, il écrit dix lettres, dans lesquelles il révèle que, pour survivre, il a mangé de la chair humaine.

  • Le tube

    Françoise Dorin

    Le Tube a pour thème principal l'incommunicabilité dans la joie. En effet, le héros de la pièce, Benoît Larose, modeste professeur de lettres qui, depuis quinze ans, nourrit en cachette des ambitions littéraires toujours déçues, voit enfin sa ténacité récompensée : le dernier roman qu'il a écrit vient d'être accepté par un grand éditeur.
    Il en ressent une joie immense qu'il éprouve le besoin de partager avec les êtres qui lui sont chers. Malheureusement, sa mère, enfermée dans un égoïsme inconscient, sa soeur, accaparée par des soucis professionnels, son meilleur ami, accablé par des déboires conjugaux, ne lui témoignent qu'une certaine indifférence.
    Reste son fils unique, Laurent, qu'il a élevé seul et avec lequel il vit dans une tendre complicité. C'est son dernier espoir. Mais Laurent, ce jour-là, vient de signer son premier contrat avec une maison de disques en vogue et son enthousiasme débordant ne laisse aucune place à celui de son père.

  • « Toubab », c'est ainsi qu'on désigne en Afrique de l'Ouest, parfois ironiquement, les Blancs européens.
    « Toubabien », c'est ainsi que se désigne Pierre Sirère, créateur de ce mot et lui-même Blanc européen, qui vit au Sénégal depuis de longues années. Un Toubabien, ce serait un Toubab qui aurait réussi son intégration et pour qui tout irait bien, donc.
    Car c'est avec humilité et une très grande ouverture aux autres que l'auteur a commencé à fouler ces terres, ou ces routes, plus précisément, avant de poser ses valises, conquis par les êtres et les paysages. Sa traversée du désert et sa recherche de la bonne piste l'ont conduit à un changement de vie radical.
    Cette expérience, il nous invite à la vivre, à travers ses chroniques et ses galères de voyage, aussi riches en émotion qu'en humour, écrites dans une langue bien pendue et bien vivante. Du clocher de l'enfance en Pays catalan à l'arbre à palabre du Sénégal, « Les Chemins de Pierre » nous offrent un dépaysement total doublé d'une une belle leçon d'humanité, sans jamais se prendre au sérieux.

    Pierre Sirère a été chroniqueur en radio, D.J., gérant-propriétaire d'endroits de nuit, auteur-interprète de sketchs et il est l'inventeur-organisateur du trophée Winston-Churchill des non-sportifs.

  • Le silence peut-il favoriser la rencontre entre deux individus ? L'originalité de cet ouvrage réside dans l'exploration de ce paradoxe. Il met en contraste le phénomène social du silence, déterminé par les codes du théâtre de la vie, et l'expérience phénoménale de celui-ci, vécue au plus intime de soi.

  • Monsieur Pampalon a peur de tout. C'est pourquoi il ne sort jamais de chez lui. Mais voilà qu'un jour, un drôle de petit chien tout rond aperçu en train de jouer avec un petit garçon l'amène à surmonter ses terribles phobies.

  • Ils aiment les femmes puissantes, capables de les dominer en combat singulier, gra

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