• Une déclaration d'amour au fleuve Saint-Laurent. Le Saint-Laurent a fait de nous ce que nous sommes. Aveuglés l'hiver, apaisés l'été par sa lumière. Peuple avec les humeurs du fleuve à sa fenêtre. Peuple en dents de scie telle une tempête sur la pointe extrême d'Anticosti, des vagues déchaînées sur les côtes de Mont-Louis ou de Sept-Îles. Peuple prompt aux réjouissances, passant de candeur à nostalgie comme une mer étale succède aux grains et aux blizzards. Fleuve fou au goût de liberté. Fleuve amer. Fleuve inlassable. L'immense chemin d'eau, qui s'évase en cornemuse, a accompagné nos victoires et nos défaites et tracé son lit dans nos imaginaires, nos âmes et notre être collectif.

  • Depuis leur création, la radio et la télévision de service public ont connu de nombreux changements consécutifs aux innovations technologiques, aux réorientations politiques ou réglementaires, à l'évolution des conditions économiques et à l'émergence de nouvelles pratiques socioculturelles. Plus récemment, ces médias, à l'instar de l'ensemble des industries médiatiques et culturelles, ont été rudement secoués par la rapide expansion des réseaux numériques et par l'apparition des appareils permettant cette dernière. La « révolution du numérique » entraîne en effet d'énormes défis pour les gens oeuvrant dans toutes les sphères de la production et de la diffusion culturelles et médiatiques, mais aussi pour les usagers des médias. La Canadian Broadcasting Corporation (CBC)/ Société Radio-Canada (SRC), la British Broadcasting Corporation (BBC) et France Télévisions (FTV) bougent devant ces importantes mutations. Elles réagissent, autant que leurs ressources humaines et financières le permettent, en adoptant - sous pression extérieure ou de leur propre initiative - des stratégies pour relever les considérables défis imposés par leur environnement changeant.

    Le présent ouvrage présente et analyse, en fonction de quatre grands thèmes (créativité, accessibilité, coopération et financement), les actions de ces géants médiatiques. Il s'adresse à ceux et celles qui travaillent dans les médias publics et à toutes les personnes qui, plus largement, veulent comprendre l'évolution du service public et le rôle de la culture et des médias en démocratie. La voie vers l'avenir médiatique sera certainement tracée à la fois par les artisans du service public, par les acteurs politiques responsables et par les citoyens qui s'en préoccupent.

    Gaëtan Tremblay est professeur retraité de l'École des médias de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et chercheur au Centre de recherche interuniversitaire sur la communication, l'information et la société (CRICIS).

    Aimé-Jules Bizimana est professeur agrégé au Département des sciences sociales à l'Université du Québec en Outaouais et chercheur régulier au CRICIS.

    Oumar Kane est professeur titulaire au Département de communication sociale et publique de l'UQAM et chercheur au CRICIS.

  • Mardi. Un cinq et demi, à Montréal. Une femme écrit sur commande, tentant
    de fixer les secondes, les personnages, les évènements qui semblent lui glisser
    entre les doigts. Mercredi. Jeudi. À mesure qu'elle écrit, un fil se tisse entre
    vie intérieure et extérieure, comme une ligne à laquelle s'accrocher. Vendredi.
    Un compte à rebours poétique qui raconte ce qui se joue, au jour le jour pour
    l'artiste, avant de prendre le micro.

    « Amélie Prévost ne s'épargne pas, et on devine une immense tendresse pour l'humain
    en proie au frémissement de vivre pleinement. C'est une poésie qui embrasse le monde
    et ses misères, ses échecs, ses cruautés et ses espoirs. »
    Préface de Jean-Paul Daoust.

    Ce livre s'écoute aussi. Découvrez la série Kamikaze du vendredi sur votre application balado préférée.

  • Lancienne journaliste Chantal Francoeur rend compte de la révolution qui a récemment eu cours au service de linformation de Radio-Canada : lintégration des équipes dinformation radio, télé et web et ladoption du travail multiplateforme. Son livre invite le lecteur à entrer dans lintimité de la salle des nouvelles radio-canadienne.

  • Lorsque Samuel et Maxime passent à table, ces deux petits garçons pourtant si mignons deviennent de vrais sauvageons! Où sont passées les bonnes manières? Si la reine venait diner, elle serait tout simplement choquée! Est-ce une façon de se comporter?

    Monique Lacoste s'inspire de son expérience personnelle pour offrir aux parents un livre amusant et inspirant pour aborder les bonnes manières à table avec ses enfants. Influencée par les livres de l'incomparable Dr. Seuss, elle choisit un style rimé, dont la cadence en fait un texte qui gagne à être lu à haute voix.

    En 2005, dans le souci de rétablir l'équilibre famille-travail, Monique LaCoste quitte son emploi d'animatrice radio et télé à Radio-Canada. Sa plus grande joie c'est de pouvoir souper en famille, avec son mari Dave et leurs deux garçons de 3 et 6 ans - un luxe dont elle a été privée pendant près de trois ans alors qu'elle présentait le Téléjournal Manitoba de 18 h. Toutefois, sa joie se transforme vite en consternation lorsque Monique constate que, pendant son absence, sa « gang de gars » a mis de côté le savoir-vivre à table.

    Elle décide de faire de ses leçons d'étiquette un jeu intitulé « Si la reine venait diner ». Le concept est simple : lorsque Samuel ou Maxime fait faux bond, maman le rappelle à l'ordre en l'invitant à imaginer que la reine est assise à ses côtés, et en lui indiquant le bon comportement à adopter. La chute est venue tout naturellement de Maxime qui a fini par se demander quand la reine viendrait finalement diner.

  • Dans la foulée d'un renouvellement des perspectives de l'histoire de la presse et des médias, l'étude des femmes dans le monde médiatique connaît une effervescence certaine. Au Québec, les recherches menées par Josette Brun sur Femme d'aujourd'hui, celles de Chantal Savoie sur les femmes journalistes du tournant du XXe siècle, ou plus récemment, le travail de Mylène Bédard sur les usages de la presse chez les femmes patriotes (1837-1838) ont permis d'esquisser les contours d'une culture médiatique au féminin. Elles nous emmènent à la découverte d'images, de discours ainsi que de modes de lecture qui invitent à repenser le rôle des femmes dans la constitution d'une culture et d'un imaginaire médiatiques omniprésents. Ce numéro s'engage sur cette piste en offrant une saisie de plusieurs jalons de l'histoire médiatique des femmes au Québec, avec des articles ayant pour objet d'analyse l'ancêtre de Châtelaine, La Revue moderne, le discours médiatique entourant le droit de vote des femmes en 1940 et le journalisme sportif au féminin, entre autres.

  • Dans ce texte paru dans le No 301 de la revue Liberté, Maxime Catellier revient sur la place de la poésie dans les institutions, notamment médiatique, alors que Jean-Paul Daoust y est transformé en caricature de lui-même.

  • Mary-Jane évolue dans un univers que la folie altère. En une suite d´esquisses troublantes, chacune semblant cerner l´essentiel, on saura plus ou moins clairement des choses à son sujet. Elle est « extra-terrestre du sexe », voyageuse astrale, dyslexique, hallucinée... Elle habite un immeuble douteux, erre dans les rues, fréquente un petit resto préféré. Elle a grandi dans la misère. Elle aurait connu, semble-t-il, une période de normalité : une carrière d´infirmière, un mari médecin, des enfants. Mais elle est maintenant tout et trop ce qu´elle est : aguichante et grotesque, solitaire et sociable, sereine et suicidaire. « La tueuse » sera son ultime particularité. Mais son acte fatal n´est pas plus sensé que tous les autres.

    Porté par une authentique voix d´auteure, ce roman se tient en équilibre précaire entre un surréalisme poétique et un réalisme cru. Kaléidoscopique, indécent, déconcertant, ce récit singulier donne à la démence un air de familiarité inquiétant.

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