Presses universitaires de Bordeaux

  • Comment peut-on parler de radicalité environnementale au pays des climato-sceptiques et du charbon-roi ? Malgré son obsession de l'abondance matérielle et son goût pour un mode de vie extrêmement énergivore, la nation américaine a aussi produit de nombreuses voix dissidentes, de Henry David Thoreau à J. Baird Callicott, en passant par John Muir, Aldo Leopold et Rachel Carson. Dans cet ouvrage, la radicalité environnementale désigne le rejet d'une vision purement anthropocentrée du rapport entre les humains et le vivant non-humain. Depuis le milieu du XIXe siècle, des écrivains de la nature, des philosophes et des militants ont plaidé, et parfois agi, en faveur d'un décentrement du point de vue humain aux États-Unis. Ce livre retrace le développement de ce projet écocentriste de l'ère transcendantaliste jusqu'à celle de l'anthropocène. Comment surmonter la distinction moderne entre nature et culture afin de faire advenir une redéfinition de notre rapport éthique avec le vivant non-humain ? Tel est le défi que ces radicaux ont tenté de relever en s'inspirant les uns des autres tout en s'adaptant aux évolutions sociales, culturelles et historiques de leurs époques respectives.

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