Littérature générale

  • Un témoignage nécessaire qui nous incite à regarder au-delà du statut de victime. Clemantine Wamariya livre une histoire poignante et inspirante qui signale l'importance de chaque existence et la puissance du récit.
    Rwanda, 1994. Clemantine a six ans lorsqu'elle doit fuir les massacres avec sa grande soeur Claire. Sans nouvelles de leur famille, déplacées de camps de réfugiés en camps de réfugiés, elles affrontent la faim, la soif, la misère et la cruauté pendant six ans avant d'arriver aux États-Unis.
    À Chicago, Clemantine est recueillie par un couple aisé et découvre soudain une toute autre réalité. Projetée dans un véritable rêve américain, l'adolescente est pourtant plus perdue que jamais. Une question s'impose alors : comment se reconstruire et donner un sens à son histoire après avoir vécu l'enfer ?
    Sincère, urgent et bouleversant,
    La Fille au sourire de perles examine la question de l'identité et de l'appartenance, des cicatrices laissées par un traumatisme, mais aussi du rapport à l'autre quand celui-ci ne voit en vous qu'une victime.
    Un témoignage actuel et plus que jamais nécessaire.

  • « J'ai comme l'impression que je ne mourrai pas de sitôt. »
    En 1922, Uchida Hyakken publie sa première oeuvre, Au-delà, un recueil de nouvelles qui révolutionne l'approche du fantastique. L'année suivante, le grand tremblement de terre de Tôkyô détruit la quasi-totalité des exemplaires existants. Hyakken se lance alors dans l'écriture d'une autre série sur le même principe. Onze ans plus tard, il achève Entrée triomphale dans Port-Arthur.
    Histoires de femmes et histoires d'argent, sentiment de culpabilité et peur de la folie, le tout abordé avec un sens de l'humour et du pathétique qui fait de l'auteur l'égal de Kafka : chaque nouvelle, introduite in medias res, s'achève de même par un léger sursaut qui est rarement une véritable chute. On imagine plutôt le réveil en sueur du narrateur. Prises toutes ensemble, ces nouvelles composent une peinture des enfers.
    À la fois bonhomme et intransigeant, Uchida Hyakken (1889-1971) fut le disciple de Natsume Sôseki et l'ami d'Akutagawa Ryûnosuke. Mishima le plaçait au tout premier rang : « S'il faut nommer un seul véritable stylisticien de la langue japonaise, le nom d'Uchida Hyakken s'impose. »

    Traduit du japonais et présenté par Patrick Honnoré.

    Le préfacier, Philippe Forest, romancier, a consacré de nombreux essais à la littérature japonaise (La Beauté du contresens, 2005).

  • Après

    Nikki Gemmell

    LE CHOIX D'UNE MÈRE, LA DOULEUR D'UNE FILLE.

    « C'est votre mère. » Dès que la porte s'est refermée. J'ai su à ce moment-là qu'Elayn était morte. Comment elle s'y était prise et pourquoi.

  • Grâce au goût certain pour les cités maudites de ce digne cicérone canadien, on fait étape à Oïmiakon, le «jardin de la Sibérie», on savoure la poésie de Kunduz l'Afghane, avec son joli «musée des membres amputés»; à Nyala, au Soudan, les lits sont équipés de poignées à orgasme; passant par Snuol, vous pourrez rencontrer le meilleur sosie cambodgien d'Elvis. Quant à Pyongyang, cité à la Chirico, le communisme d'État y devient la dernière forme moderne du fantastique. Un tour du monde pour empêcher de voyager en rond.

  • Des vies cassées offre un portrait de Montréal que l'on voit rarement. Itinéraires de vies broyées.
    Tout un peuple d'immigrants invisibles croupissent à côté de leurs rêves. Manière différente de vivre et de voir l'exil
    quand on est anglophone noir dans un Montréal francophone blanc. Dans ces nouvelles, qui explorent l'identité, la migration et l'errance, H. Nigel Thomas
    rend vivants ces êtres reclus, dans une langue hachée, parfois brutale et sans concession. Entre les pays d'origine - Jamaïque, Barbade, Saint-Vincent, Grenade, Guyane anglaise, Aruba - et le pays d'accueil, se jouent tous les fantasmes. Récits, chroniques et portraits
    dévoilent ces visages marqués par la violence et l'exclusion.
    L'auteur révèle, à travers une mosaïque bariolée, une meute de solitudes : Côte-des-Neiges en noir et blanc.

  • « Jon McGregor est un des écrivains britanniques les plus fascinants et talentueux. » Gary Shteyngart

    « Les histoires de Jon McGregor sont d'étranges et magnifiques chefs-d'oeuvre : douloureusement authentiques, curieuses plus que provocatrices. Il a une formidable capacité à percer la surface des choses du quotidien. Dans ce recueil, la majestueuse austérité des paysages permet de dévoiler les détails les plus intimes des vies de ses personnages ; leurs secrets, leurs crimes et leurs désirs. Sous le quotidien banal, il parvient à saisir notre moi unique et méconnu. » Sarah Hall

  • « Sept histoires habilement composées, précises, sensuelles, nourries d'adrénaline, traversées par une sensation de violence sans cesse latente. » Helen Simpson, The Guardian

    « Ces histoires nous prennent toujours au dépourvu, contrariant les attentes dramatiques les plus évidentes... et en deviennent ainsi d'autant plus dramatiques. Cette prose est magnifique. » The Times

    « Les prouesses de l'écriture de Sarah Hall, déjà justement célébrées par le passé, sont d'autant plus perceptibles au fil de ce recueil. Elle évoque les lieux, les paysages, avec talent et sensualité... Les changements de narration d'une histoire à l'autre sont aussi maîtrisés que saisissants. » Jodie Mullish, The Telegraph

    « Sarah Hall est une artiste au talent aussi considérable que concis. Chaque histoire est un bijou. Ainsi rassemblées, elles constituent un recueil au pouvoir extraordinairement sensuel. » The Sunday Times

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