Mémoire d'encrier

  • Hommage d'un fils à son père, La force de marcher raconte la vie de Tobasonakwut, chef Anishinaabe de la nation Ojibwé. Survivant des pensionnats autochtones, grand chef et défenseur des droits civiques, il a mené, malgré le cancer qui le rongeait, une entreprise de réconciliation qui demeure l'un de ses plus importants legs. Ce récit témoigne du combat et des chemins de résistance des Premières Nations du Canada.

  • Des vies cassées offre un portrait de Montréal que l'on voit rarement. Itinéraires de vies broyées.
    Tout un peuple d'immigrants invisibles croupissent à côté de leurs rêves. Manière différente de vivre et de voir l'exil quand on est anglophone noir dans un Montréal francophone blanc. Dans ces nouvelles, qui explorent l'identité, la migration et l'errance, H. Nigel Thomas rend vivants ces êtres reclus, dans une langue hachée, parfois brutale et sans concession. Entre les pays d'origine - Jamaïque, Barbade, Saint-Vincent, Grenade, Guyane anglaise, Aruba - et le pays d'accueil, se jouent tous les fantasmes. Récits, chroniques et portraits dévoilent ces visages marqués par la violence et l'exclusion.
    L'auteur révèle, à travers une mosaïque bariolée, une meute de solitudes : Côte-des-Neiges en noir et blanc.

  • Portraits et scènes de vie prennent, sous la plume de Boubacar Boris Diop, la forme d'un rendez-vous avec l'histoire. Un regard simple et vrai sur les gens et les choses.
    Conçues entre 1998 et 2012, les nouvelles réunies dans La nuit de l'Imoko témoignent de la cohérence de l'univers littéraire de l'écrivain sénégalais. Au-delà de la déroute des sociétés africaines, il y donne à voir les tourments d'êtres à la dérive, pris au piège de leurs délires. Loin de de toute vaine luxuriante, ces récits sans fards ni artifices sont ceux d'un observateur lucide et désabusé de notre époque.

  • Une déclaration d'amour au fleuve Saint-Laurent. Le Saint-Laurent a fait de nous ce que nous sommes. Aveuglés l'hiver, apaisés l'été par sa lumière. Peuple avec les humeurs du fleuve à sa fenêtre. Peuple en dents de scie telle une tempête sur la pointe extrême d'Anticosti, des vagues déchaînées sur les côtes de Mont-Louis ou de Sept-Îles. Peuple prompt aux réjouissances, passant de candeur à nostalgie comme une mer étale succède aux grains et aux blizzards. Fleuve fou au goût de liberté. Fleuve amer. Fleuve inlassable. L'immense chemin d'eau, qui s'évase en cornemuse, a accompagné nos victoires et nos défaites et tracé son lit dans nos imaginaires, nos âmes et notre être collectif.

  • Dit de combat, de révolte et d'amour. La poésie de Jacques Viau est celle des héros. Il nous raconte l'histoire d'une île coincée entre trois langues et une frontière, nous parle de poésie, de résistance, d'histoire et d'humanités à faire. Il est question d'un peuple grand comme le ciel qui éclaire le poème. La parole révoltée capte, dans la fraîcheur naïve des mots, un horizon de beauté et de grandeur. C'est Jacques Viau qui, de sa voix mélancolique, évoque son pays natal et son exil. Le poète dit le chant de la patrie, hymne à l'amour, à la vie et à l'espoir.

  • Des jeunes se lancent sur la route, fuyant le monde dessiné pour eux. Ils se perdent dans les bois, inondent les rues et les partys. Ils courent leur révolte, crient leur camaraderie. Fuites mineures est un chant sauvage qui éclate frontières et horizons. Une aventure où priment le corps, l'oral et l'instinct. Avec ce récit fougueux, une voix s'affirme. Un Mahigan à son meilleur.

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