Librinova

  • Sous une forme où se mêlent réalité vécue, onirisme et éléments de pure fiction, ce récit propose de suivre le parcours de deux êtres, deux amoureux, séparés par « la murène », la maladie d'Alzheimer du mari. Une conversation secrète, sans pathos ni technicité médicale.
    Et, sans vouloir parler à la place de tous ceux qui partagent cette expérience, l'intention de l'auteure est de faire ressortir et reconnaître l'un des aspects de la grande violence qui s'abat sur la vie des personnes concernées.

  • La Pizza Rouge du Boulanger est un voyage dans la mémoire de la narratrice, où les souvenirs se manifestent à travers des images, des parfums, des sensations et des saveurs. Et c'est justement le goût des saveurs qui est le fil conducteur auquel se relient les fragments les plus marquants des vingt premières années de sa vie à Rome, dans les années 50/60, suivies de son départ pour Paris, où elle vit depuis.
    Les anecdotes, parfois relatées sous forme de rites culturels, annoncent le début d'une quête identitaire entre l'amour pour la France, la langue française, et l'attachement à l'Italie, berceau de son identité, sa langue et sa culture culinaire.
    Les différents tableaux présentés sont décrits à travers le regard et les mots de l'enfant qu'elle était, acteur de sa vie, et celui de l'adulte qu'elle est devenue, tantôt spectatrice-critique, tantôt narratrice de son propre vécu.
    À la fin de son récit, et par devoir de mémoire, l'auteure a ajouté en annexe un grand nombre de recettes romaines et du Latium. Chacune d'entre elles est liée à un souvenir particulier qu'elle souhaite faire partager, comme elle le dit, avec tous ceux qui en auront envie.

  • Le Chercheur d'ombre

    Edgar P.S.

    Un jeune artiste obstiné se met en quête d'un idéal infernal et solitaire : dessiner une ombre parfaite.
    Alors qu'il doit sauver la fortune familiale et faire face à ses responsabilités, il fuit pour entamer un voyage parmi les ombres des vivants et des morts afin de réaliser son oeuvre.
    Un rêve impossible, qu'il nourrit au cours d'un périple hostile à travers la campagne, où le soleil cogne fort, et où les ténèbres s'éveillent...
    Comment trouver une issue dans le noir et donner un sens à sa vie quand sa seule chance d'exister est de dessiner...?

    « J'avais la faculté de distinguer les ombres du monde. De voir l'invisible et l'inaccessible. Je ne parle pas de ces ombres que l'oeil humain perçoit naturellement dans la pénombre d'une pièce ou d'une grotte. J'entrevoyais plutôt comme les mouvements invisibles du monde, toutes ces infimes altérations de l'espace et du temps qui se dissimulaient derrière chaque chose et chaque être ; la lente marche du cosmos qui s'animait dans le plus grand mystère, sans qu'habituellement nous puissions le voir, mais que je sentais bouger inexorablement ; tous les mystères du néant que mes yeux d'enfants percevaient seulement brièvement, quelques secondes... »

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