Gallimard

  • Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, oeuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.

    1 autre édition :

  • La nuit

    Elie Wiesel

    Né en 1928 à Sighet en Transylvanie, Elie Wiesel était un adolescent lorsqu'en 1944 il fut déporté avec sa famille à Auschwitz puis à Birkenau. La Nuit est le récit des souvenirs qu'Elie Wiesel conserve de la séparation d'avec sa mère et sa petite soeur qu'il ne reverra plus jamais et du camp où avec son père il partage la faim, le froid, les coups, les tortures... et la honte de perdre sa dignité d'homme quand il ne répondra pas à son père mourant. "La Nuit, écrivait Elie Wiesel en 1983, est un récit, un écrit à part, mais il est la source de tout ce que j'ai écrit par la suite. Le véritable thème de La Nuit est celui du sacrifice d'Isaac, le thème fondateur de l'histoire juive. Abraham veut tuer Isaac, le père veut tuer son fils, et selon une tradition légendaire le père tue en effet son fils. L'expérience de notre génération est, à l'inverse, celle du fils qui tue le père, ou plutôt qui survit au père. La Nuit est l'histoire de cette expérience." Elie Wiesel a reçu le prix Nobel de la paix en 1986. La comédienne Guila Clara Kessous a reçu en 2012 le prix d'Artiste pour la paix de l'UNESCO. C'est à elle qu'Elie Wiesel et Josette Keisermann, présidente de l'Association HAC, ont confié la lecture de ce bouleversant témoignage.

  • «Maintenant l'autobus s'ébranle, la vitre tremble et je frissonne de froid. Je vois encore ton lourd manteau, ton sac, mais pas tes yeux. Je ne sais plus si tu regardes vers moi. Il ne te fut pas permis de reconnaître ton fils vieilli, tu n'as vu qu'un homme qui te regardait à travers une vitre.» Dans ce récit d'une enfance napolitaine, la mémoire n'est pas une consolation mais un drame : une lumière blanche et compacte semble baigner la ville, soudain dénudée, loin de sa fièvre baroque. L'image des êtres perdus - la mère, à qui s'adresse chacune de ces pages, le père, un ami mort... - se juxtapose au deuil et à l'oubli, qu'elle ne compense pas. Voilà pourquoi Pas ici, pas maintenant n'est pas une évocation nostalgique, mais un livre abrupt et fier, que rythment de subtils dérèglements comme autant d'initiations : le bégaiement du narrateur, les lapsus, un pas qui achoppe, des jouets qu'on brise. Et toujours, entre le monde et l'enfant, une vitre, les gestes tendres et lointains d'une mère.

  • Lors d'un voyage au Népal, Andrew rencontre un sage. Celui-ci lui confie un remède pour qu'il le remette à la Kumari, jeune déesse vivante de Katmandu. Si Andrew ne s'était pas senti vieux, s'il n'avait pas mangé le Baume du dragon, il ne serait pas en train de rajeunir à vue d'oeil, en route vers un lac perdu de l'Himalaya avec l'exaspérante Kumari, afin de trouver un antidote. Car si le temps continue de remonter, Andrew va disparaître !

  • Fruit d'un voyage à Stockholm et à Göteborg, ce récit nous livre les premières impressions d'un écrivain libanais parachuté dans un monde situé aux antipodes du sien. Avec érudition et humour, l'auteur nous décrit la Suède dans tous ses états, nous parle des Suédois et de leurs coutumes surprenantes, et met en exergue les différences qui séparent le Liban et la France de cette planète étrange. Plus d'une fois, le narrateur rencontre des anges. Comment s'en étonner dans un pays considéré comme un paradis?

  • Retour d'Iwaki

    Christophe Fiat

    Avril 2011, Christophe Fiat passe trois semaines au Japon.
    Il visite Iwaki, une ville sinistrée par le tsunami du 11 mars et menacée par les rejets de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
    S'ensuit un périple qui l'emmène de Tokyo à Hiroshima où il rencontre une irradiée de 1945, une guide touristique, un professeur d'université, un responsable de la sécurité de l'énergie atomique et le fantôme du monstre le plus célèbre du cinéma japonais, Godzilla.
    Ce récit mêle témoignages authentiques et fiction romanesque dans une histoire aux accents ironiques.
    Il nous fait découvrir un Japon vivant jour après jour l'imminence de l'apocalypse atomique. Il nous invite aussi à réfléchir sur l'avenir de l'énergie nucléaire quand son usage se fait au détriment de la vie des gens ordinaires.

  • Un voyage humain

    Marc Pautrel

    «Un jour, elle qui n'écrit presque jamais, elle m'envoie une lettre. Je suis bloqué dans la capitale, je ne reviendrai dans sa ville que dans deux semaines, le trajet est long, et cher, nous nous sommes séparés trois mois avant, puis nous nous sommes réconciliés, mais c'est peut-être fragile, je ne sais pas. Elle me reproche de toujours dire cette phrase : "Je ne sais pas." Mais le monde de l'avenir nous est inconnu, nous ne savons presque rien sur la suite.»

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