Editions de l'Aube

  • Défenseur de la cause kurde depuis longtemps, l'écrivain Olivier Weber, ancien reporter de guerre, s'est à nouveau rendu sur le terrain à la rencontre de ces militants de la liberté et des peshmergas, « les combattants de la mort ». En Syrie et en Irak, il a vu des partisans et partisanes, prompts à se battre encore, dans l'attente de l'aide internationale ou de volontaires comme lors de la guerre d'Espagne. Désireux de bâtir un Moyen-Orient en paix. Impatients de reconstruire la mémoire de la Mésopotamie. Fiers de montrer leur expérience démocratique avec le respect des minorités, l'égalité entre hommes et femmes, un modèle de société qui représente un véritable laboratoire des droits de l'homme au Moyen-Orient.

    Olivier Weber est écrivain, auteur notamment de L'Enchantement du monde, La Confession de Massoud, Le Barbaresque et L'Arrière-pays. Ses romans et essais ont remporté plusieurs prix, notamment le Prix Joseph Kessel, le Prix du Livre Européen et Méditerranéen, le Prix de l'Aventure, le Prix Albert Londres et le Prix des Romancières.

  • Instantanés de voyages en train alternent dans cet ouvrage avec une réflexion sur la place du train dans nos modes de vie, sur le train comme outil des sociétés modernes et comme perspective d'avenir.
    Qui est-on, quand nous voyageons en train ? Que sont pour nous nos co-voyageurs, que nous ne connaissons pas mais avec lesquels pourtant nous allons partager une certaine intimité ? Quels sont les personnages récurrents rencontrés dans un train ?
    Qu'il soit pris pour partir en vacances ou pour aller travailler, le train offre une suspension du temps dans un espace clos, que chacune et chacun d'entre nous expérimente, plus ou moins régulièrement. Ce livre décortique cette expérience de vie, avec tendresse, intelligence et humour.

    /> David Medioni est journaliste, fondateur et rédacteur en chef de Ernest.

  • Elle doit monter une pièce de théâtre. Finir sa thèse. Lancer une machine. Régler des comptes ancestraux avec les pères et les patrons. Faire la révolution - tout en changeant la couche de Petit Chose. Au passage, casser la figure à Maman Ourse et tordre le cou à la famille idéale. Réussir les gâteaux d'anniversaire. Retrouver la Dame de secours. Croire à nouveau en l'Autre ? Comme toutes les femmes contemporaines, la narratrice de ce roman est très occupée. Découvrant sur le tas sa nouvelle condition de « maman solo », elle jongle avec sa solitude sociale, sa solitude existentielle, et s'interroge sur les liens invisibles entre batailles intimes et batailles collectives.

    Résolument féministe et humaniste, un roman à la langue inventive et teintée d'humour tendre.

    Samira El Ayachi est romancière et auteure pour le spectacle vivant. Elle vit et écrit à Lille.

  • Après une enfance marquée par la guerre et les traditionnelles vacances en Auvergne, où elle apprend les savoir-faire du terroir tout en observant l'organisation des liens familiaux, Françoise Héritier choisit l'ethnologie pour formation intellectuelle et l'Afrique pour terrain d'étude. Spécialiste des systèmes de parenté et d'alliance, elle a également travaillé sur des sujets aussi divers que le féminin/masculin, l'inceste, la violence... Généreuse et passionnée, celle qui a inscrit l'anthropologie dans la cité s'est aussi engagée sur des questions de société cruciales, comme le sida ou la parité.

    Françoise Héritier (1931-2017), est une anthropologue et ethnologue française. Elle a succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France, inaugurant la chaire d' étude comparée des sociétés africaines.
    Caroline Broué est productrice sur France Culture depuis 2007. Elle a créé en 2016, sur la même station, l'émission "La Matinale du samedi".

  • « C'est compliqué, la Corse. La médiasphère en donne des indices tous les jours. Dans sa fameuse BD L'Enquête corse, le regretté René Pétillon résumait dans l'un de ses dessins : "C'est compliqué la Corse pour un continental." Un autochtone a répliqué : "C'est encore plus compliqué pour un Corse." Cette lucidité me ravit. De clichés en colères, de préjugés en violences, de formules en répliques, nous semblons souvent assister à une sorte de dialogue de sourds. Ne serait-ce pas plutôt un dialogue de blessés ? (... ) Les peuples ont l'expérience des rivalités des mémoires, des concurrences mémorielles. C'est ainsi que s'enlisent des adversaires sans jamais trouver ni sens ni soulagement. Mon premier souci, et il est impérieux, est de ne pas tomber dans ce piège. »

  • Dans cet ouvrage, on lit la victoire d'un champion - souvent -, la défaite de celui ou celle qui n'aurait pas dû perdre - parfois -, la volonté des plus grands sportifs - toujours. Il y a les pro Nadal, les pro Federer, ceux qui préfèrent la boxe à l'athlétisme ou le ping-pong à la natation. Nous avons (presque) tous nos moments de sports, nos souvenirs marquants d'une prouesse, d'une désillusion, d'une émotion. Car le sport, au-delà de la performance elle-même, ramène souvent à un souvenir précis : "tu te souviens, toi, où tu étais ce jour de juillet 1998 où nous sommes devenus Champion du Monde ?" Revoir le ralenti d'une course, faire un arrêt sur image, c'est magnifique. Mais se remémorer tel ou tel exploit par le biais de l'imagination et des souvenirs, n'est-ce pas tout aussi beau ?

    Passionné par le sport et les médias depuis son plus jeune âge, Pierre Brémond est aujourd'hui responsable des marques et du planning stratégie au sein du groupe Les Échos-Le Parisien, pôle média de LVMH. Brèves de sport est son premier livre.

  • Claude Martin nous déroule une Chine - sa Chine - dans un portrait palpitant allant de 1964 à 1993, autant dire des débuts de la Révolution culturelle à l'ouverture au monde occidental, en passant par la répression sanglante de Tiananmen. C'est d'ailleurs lui qui permettra à Gao Xingjian, ainsi qu'à d'autres intellectuels et artistes, de se réfugier en France durant ces années terribles. Pas de langue de bois ici : chaque paragraphe est essentiel, nous parle d'événements et d'hommes qui ont tous une résonance, et que nous découvrons avec intérêt, bonheur, stupéfaction, horreur, amusement... Rares sont les ambassadeurs qui ont livré leurs mémoires : nous sommes ici face à une oeuvre inestimable, écrite par un personnage hors du commun.

    /> Claude Martin, né en 1944, diplômé de l'IEP Paris, des Langues O', élève de l'ENA, part pour la première fois en Chine en 1964 ; il en devient définitivement en 1993. Il est ensuite nommé ambassadeur de France en Allemagne en 1999, et est chargé d'installer la nouvelle ambassade à Berlin.

  • Ce roman est le récit de la vie d'une femme d'Afrique Centrale, Niwalie. Son père, chasseur de léopard, se retrouve engagé par la Première dame comme garde du corps. Bonne élève, presque toujours seule avec sa mère, Niwalie grandit en nous racontant le monde qui l'entoure avec poésie et humour. La narratrice nous relate l'existence de ses proches, et dépeint l'Afrique qui l'entoure. L'Afrique qu'elle connaît et à laquelle elle appartient, celle de la souffrance, celle de la rue, qui n'est pas dupe des claques dans le dos que s'échangent les puissants, du règne sans partage de quelques-uns au détriment de tous les autres. Défaite des mères car en Centafrique, la fête des mères est la plus grande des fêtes. Et c'est aussi le récit d'une sanglante fête des mères que nous fait Niwalie...

    Adrienne Yabouza exerçait comme coiffeuse à Bangui avant de fuir la République centrafricaine en 2013. Elle vit aujourd'hui en France, à Guingamp, où elle bénéficie de l'asile politique.Yves Pinguilly est né à Brest en 1944. Fin connaisseur du continent africain qu'il fréquente depuis quarante ans, il est l'auteur de nombreux romans ou récits ayant pour cadre l'Afrique.

  • Dans ce récit très personnel, illustré de sa propre main, original et drôle, Dany Laferrière se raconte. De son enfance en Haïti, il parle des gens qu'il aime, de ses souvenirs, des lieux et sensations. Puis il bifurque sur les peintres primitifs... avant de nous embarquer à Miami, où il vécut quelques années, période de sa vie dont il nous raconte le quotidien auprès de sa femme et ses filles, dans ce pays inconnu. Il évoque les quartiers et les habitants, la société américaine, mais surtout il raconte la vie d'écrivain, la solitude et la reconnaissance. Étonnant, lumineux, tendre et profondément authentique, ce récit dessiné s'adresse aux amoureux de Dany Laferrière, d'abord, mais aussi aux amoureux des mots et des histoires.

    Dany Laferrière, né en 1953 en Haïti, est un écrivain et scénariste résidant principalement à Montréal. Lauréat du prix Médicis en 2009 pour L'Énigme du retour (Grasset), il est élu en 2013 à l'Académie française, où il est officiellement reçu en 2015.

  • La Russie, pour beaucoup de Français, c'est Poutine. Mais il ne faudrait pas que l'arbre, aussi médiatisé soit-il, nous cache la forêt. Et la forêt qu'il nous reste à découvrir, c'est la diversité foisonnante de la société russe contemporaine. La Révolution de 1917, les épreuves de la guerre, le passage à l'économie de marché et à une société ouverte ont fait ­émerger un pays forte­ment contrasté, dans lequel s'entremêlent et se confrontent courants et tendances. Mais un pays aussi qui répugne à revivre les terribles affrontements qui ont marqué son histoire...
    «J'ai scruté en explorateur attentif, écrit Robert Giraud, les situations, les réactions, les comportements et j'ai essayé, dans ce livre, de les restituer au plus près de la vie, du quoti­dien, voire de l'anecdotique. Je porte peu de jugements, je pense que les faits parlent suffisamment par eux-mêmes.» Passionnant.

    Robert Giraud est traducteur-interprète de russe. Il a ­passé dix ans en Russie et a notamment publié un Guide de Moscou et sa région, dans la série « ­Vacances secrètes » aux éditions Arthaud, et un livre ­destiné à la jeunesse, Aujourd'hui en Russie, aux éditions Gallimard.

empty