Eres

  • Lire l'entretien de l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Prix Oedipe des Libraires 2017

    Nombre d'adolescents nous tiennent à distance : « Ne me demande rien » semblent-ils signifier lorsqu'ils ne l'énoncent pas clairement comme tel. Cet énoncé ne peut être entendu comme une demande même s'il en revêt les contours, mais plutôt comme l'impossibilité d'un point d'accroche à la demande. Pourquoi les adolescents se comportent-ils comme s'il ne pouvait ne (plus) rien leur arriver ? « Il ne peut (plus) rien m'arriver » n'installe pas le sujet dans la vie mais dans une forme d'errance. Peut-on parler d'un défaut de structuration subjective ? Les empêche-t-il de trouver un point ou un lieu originaire ? Pourquoi nombre des actions adolescentes (délinquantes par exemple)  ne parviennent-elles jamais à se hisser au rang d'actes mais demeurent, au contraire, des ritournelles répétitives ?

    Les situations qui servent de point d'appui à l'auteur évoquent des adolescents visant une sorte de renoncement à soi, d'effacement de soi comme ultime recours à l'apaisement. Se perdre pour être... Dans une tension interne qui n'est pas sans évoquer un étrange lien avec la mort, le vide n'angoisse pas, il soulage. Faire le vide en passe également par se taire. Se taire pour oublier ? Oublier une douleur jamais mise en mots. Ce vide du sujet, ce vide de sujet, cet effacement temporaire semble être ce qui est visé, notamment au travers du détour toxicomaniaque, rapport « passionné » à l'objet qui pourrait faire oublier.

  • Faire comprendre à un enfant son développement pour mieux l'aider dans sa vie d'enfant et dans ses attentes pour demain. Expliquer aux enfants d'aujourd'hui que leur développement fait partie des missions préventives du pédopsychiatre contemporain, mais à condition d'utiliser un langage accessible. C'est l'objectif de ce petit livre qui s'adresse directement aux enfants. L'auteur leur parle des grandes questions qui les intéressent aujourd'hui. Les parents et les professionnels de l'enfance pourraient s'en saisir pour lire ensemble et discuter des situations de chacun à partir des problématiques générales.

  • Les médiations thérapeutiques sont aujourd'hui largement utilisées dans la clinique. Avec l'essor du numérique, les jeux vidéo ont fait leur apparition dans le soin et sont devenus des objets de médiation que les auteurs ont tous expérimentés dans leur pratique.

    Ils développent les enjeux de l'usage des jeux vidéo et de la console dans la séance de thérapie auprès d'enfants ou d'adolescents, en soin individuel ou groupal, institutionnel ou libéral, et analysent la place de la parole dans la partie de jeu partagée. Dans leurs présentations cliniques de jeunes sujets - qu'ils soient, ou non,  habitués, adeptes du jeu vidéo ou joueurs excessifs -, ils montrent que l'important n'est pas le jeu vidéo en lui-même mais bien sa caractéristique de médiation, induisant des effets de transfert et contre-transfert à l'oeuvre dans toutes rencontres thérapeutiques.

    Ce livre, destiné à tous les professionnels de l'enfance et de l'adolescence, en exercice ou en formation, en offrant une vision précise de quelques jeux vidéo et de leurs intérêts en thérapie, ouvre la voie à d'autres possibilités de prises en charge créatives autour du numérique !

  • Olivier Real Del Sarte met en perspective les ressources de l'épistémologie génétique de Jean Piaget, la théorie de l'évolution, la cybernétique avec la pensée et la pratique systémique. Dans ce cadre théorique intégrateur, il entame un dialogue à la fois constructif et critique avec les neurosciences et les sciences cognitives. Comment s'en inspirer tout en évitant de réduire la phénoménologie tant mentale que sensori-motrice de la conduite du sujet à la seule activation des circuits de neurones du cerveau ? La complexité du fonctionnement du sujet humain nous oblige à ouvrir « l'homme neuronal » sur une articulation esprit-cerveau-corps-monde.

    À travers des vignettes cliniques, l'auteur présente le travail thérapeutique comme un art, une science et une éthique où s'exercent les ressources et les compétences créatrices des patients. Il montre l'intérêt de l'utilisation de ce que les systémiciens appellent « la sculpture » pour susciter l'expression somatique de leur problématique et construire des récits de vie ou de survie à partager.

    Le cadre théorique et pratique proposé entend répondre aux défis actuels des nouveaux champs de savoir et de pratiques posés aux thérapeutes et aux formateurs.

  • Michel Lemay nous livre ici un témoignage exceptionnel. Il présente sur un mode personnel et engagé les principales approches thérapeutiques susceptibles d'aider des enfants et des adolescents en difficultés psychiques à atténuer leurs souffrances et à retrouver des forces pour créer.

    Comme dans les deux volumes précédents de cette trilogie, où il transmet ses expériences basées sur plus de cinquante ans de travail en pédopsychiatrie et en éducation spécialisée, en France puis au Canada, l'auteur montre, avec de nombreux exemples cliniques, la nécessité d'avoir une vision globale, intégrative, historique et critique des principales approches thérapeutiques. Il le fait avec clarté et rigueur, tout en exprimant ses inquiétudes et ses désaccords par rapport aux tendances actuelles à rechercher des résultats immédiats par des thérapies centrées sur le symptôme, souvent discontinues et basées sur des positions trop réductionnistes et simplistes.

    Le lecteur ne trouvera pas là des réponses toutes faites. Il est invité à penser par lui-même en réfléchissant à sa propre histoire professionnelle.

    Ce volume, qui peut être lu séparément, fait partie de la trilogie Forces et souffrances psychiques de l'enfant :
    Tome 1 : Le développement infantile
    Tome 2 : Les aléas du développement infantile
    Tome 3 : Approches thérapeutiques : espoirs et inquiétudes

  • Que serait un « non » qui ferait autorité pour l'enfant ? L'autorité n'est pas la pratique d'un pouvoir mais elle témoigne de la disparité de places et met en oeuvre la référence à une instance tierce. Cet ouvrage s'attache à préciser les exigences inhérentes à l'altérité des places liées à l'exercice de l'autorité. Il illustre les difficultés rencontrées par tous ceux qui doivent occuper une place en référence à l'autorité : parents, enseignants, éducateurs, juges, médecins, etc. En effet, l'autorité de ceux-ci ne fait plus consensus dans la vie sociale. Et chacun doit trouver en son for intérieur ce qui assurerait la légitimité de sa parole et l'assise de son identité. Comment l'enfant s'y retrouve-t-il ?

  • Concrètement, qu'est-ce qu'une psychanalyse avec un enfant ? Existe-t-il une différence entre une psychothérapie et une psychanalyse ? Comment organiser les entretiens lorsqu'on doit travailler à la fois avec les parents et un enfant ? De l'enfant à l'adulte, s'agit-il de la même cure analytique ? Existe-t-il un âge limite pour entrer en analyse ? Faut-il dire la « vérité » aux enfants ? Le père doit-il obligatoirement venir en consultation ? Un analyste peut-il donner un conseil ?

    Loin des recettes toutes faites et des solutions clef en main, ce dialogue entre deux praticiens d'expérience différente est en permanence vectorisé par la place de l'inconscient, et donc de l'équivoque dont est porteuse la parole des enfants autant que celle des adultes. Dans un langage accessible à tous, mais avec la rigueur requise, ils répondent aux questions que se posent les parents, comme les professionnels, sur les modalités et les objectifs de la cure aux différents âges, depuis les tout-petits jusqu'aux adolescents.

    Nouvelle édition actualisée de Malaise dans la famille (érès, 2006)

  • Entre l'être de l'homme et l'être de la société, les influences, les connexions et les interactions sont profondes. Chaque individu contribue à produire la société, qui produit chaque individu. Comment analyser ces interférences ? La question est particulièrement sensible lorsque des conflits, vécus comme « personnels », sont pour une part la conséquence de situations sociales liées au travail, à la famille, à l'argent, à la violence institutionnelle et plus généralement à la violence symbolique des rapports sociaux.

     

    La démarche clinique en sociologie offre des outils pour décrire la réciprocité des influences entre les processus sociaux et les processus psychiques dans les histoires de vie, et pour analyser la genèse sociale des conflits psychiques. Des thérapeutes issus d'écoles différentes témoignent, à partir de leur pratique, des effets de leur rencontre avec la sociologie clinique. En quoi leur offre-t-elle un complément utile dans l'analyse de certains patients ? Comment peut se construire une complémentarité dialectique entre psychanalyse, psychothérapie et sociologie clinique ? Comment cette clinique de la complexité favorise-t-elle l'intégration entre le corporel, le psychique et le social ?

    L'ouvrage ouvre des perspectives nouvelles à tous les professionnels de la relation, aux psychothérapeutes et psychanalystes, pour leur permettre de mieux intégrer dans leur pratique la part de social en nous.

  • Devenir parents est un processus continu : il commence dès la conception puis la grossesse et se déploie progressivement dans les liens d'attachement au bébé.  Certains parents, qui connaissent des difficultés dans cette création identitaire, souffrent de dépression périnatale. Cette affection dont les ressorts restent méconnus est un problème de santé publique tant par sa prévalence (jusqu'à 20% des mères, 10% des pères) que par ses effets, notamment sur le développement de l'enfant. 

    S'appuyant sur son travail de recherche, son parcours psychanalytique et son expérience en maternité, l'auteur a élaboré une pratique de prévention précoce des troubles de la relation mère-père-bébé liés à la dépression périnatale.

    Attentive tant aux communications primitives du bébé qu'aux réminiscences parfois traumatiques de l'infantile des parents, dans le vif des séances psychothérapeutiques, elle s'intéresse aux difficultés présentes des mères et des pères à se sentir compétents pour leur enfant.

    Marie-Aimée Hays livre le récit détaillé de séances et leur reprise théorique, précise et accessible, où se dessine le processus thérapeutique : mères, bébés, pères cheminent vers la subjectivation. Elle transmet aux professionnels de la périnatalité des éléments de compréhension de la dépression périnatale, utiles au diagnostic, à l'orientation et à la technique de soin et de prévention qui témoignent de sa réflexion théorique et de sa pratique clinique.  

  • L'ergothérapie, profession relativement jeune, fait désormais partie de l'éventail thérapeutique en psychiatrie, dans le respect de la personne qui souffre de troubles psychiques. Les auteurs rendent compte de leur démarche singulière d'accompagnement du patient sur le chemin de la condition humaine. Les ergothérapeutes proposent une démarche thérapeutique par l'activité, en adéquation avec le projet de soin global des patients. Ils sont amenés à « trouver-créer » des cadres-dispositifs de soins médiatisés afin de prendre en compte au mieux la souffrance psychique, relationnelle et socioculturelle. Au-delà des modèles conceptuels, des méthodologies professionnelles et des processus d'intervention, les auteurs témoignent du savoir-faire et du savoir- être qui les engagent intimement dans la relation thérapeutique avec les patients. Ils défendent la spécificité de leur profession au sein des équipes pluridisciplinaires qui oeuvrent en psychiatrie. Les 17 co-auteurs sont tous ergothérapeutes de formation initiale. Certains sont formateurs en institut de formation en ergothérapie ; quelques-uns sont psychologues et/ou psychothérapeutes. Tous exercent en psychiatrie, auprès d'adultes ou d'adolescents.

  • Plus les troubles envahissants du développement sont détectés, diagnostiqués et traités tardivement (entre 4 et 5 ans), plus graves en sont les conséquences pour l'enfant et sa famille. Les traitements qui offrent les meilleurs résultats  sont ceux effectués avec les parents pendant le premier semestre ou la première année de vie de l'enfant afin d'empêcher une installation permanente dans son jeune psychisme.

    Avec son style naturel et direct d'écriture, Juan Larbán Vera transmet sa grande expérience de diagnostic et de traitement précoces du fonctionnement autistique de l'enfant. Afin de comprendre le développement humain et sa psychopathologie, il adopte une perspective relationnelle qui est renforcée par les progrès récents des neurosciences. Ceux-ci démontrent comment les aspects environnementaux et relationnels contribuent au développement psychique cérébral, en modifiant et régulant les processus génético-biologiques de l'être humain. Ils ouvrent ainsi une voie pavée d'espoir vers une compréhension intégratrice de l'autisme.

  •  « L'expérience des MAS, vieille de quarante ans, nous offre aujourd'hui suffisamment de recul pour en mesurer quelques effets. Si la reconnaissance des personnes les plus gravement handicapées a fait d'incontestables progrès dans l'acceptation de leur existence et de leur présence dans notre société, elle reste toutefois fragile, y compris dans le champ sanitaire et médico-social.

    Le livre de Françoise Vergne et Gérard Medici vient à point nommé. Il sera d'un grand intérêt pour les professionnels engagés dans cette aventure toujours renouvelée d'être au plus près des personnes aujourd'hui accueillies dans ces établissements.

    S'appuyant sur leurs longues expériences professionnelles dans une MAS, elle psychologue, lui psychomotricien, viennent témoigner d'un possible travail de soins auprès de ces personnes qui questionnent en permanence le sens de leur accompagnement.

    À l'aide de nombreuses vignettes cliniques, ils montrent que leur souffrance psychique n'est pas une fatalité, qu'un acharnement thérapeutique, dans le sens de ne pas lâcher cette position pour ne pas les lâcher dans leurs invivables détresses corporelles et mentales, est tenable. » Philippe Chavaroche

  • La détresse des hommes en fin de vie est un défi. Elle interpelle, convoque l'entourage et les soignants dans leurs limites à supporter la souffrance d'autrui. Elle devient l'enjeu de débats pour la société avec des réponses telles que l'euthanasie ou la sédation.

    Comment un malade peut-il supporter de vivre alors même que la maladie l'a suffisamment ravagé pour qu'il ne se reconnaisse plus ? Quels mécanismes psychiques sont alors à l'oeuvre ? Quel accompagnement peut permettre au malade d'éprouver progressivement un sentiment d'apaisement au sein même de cette crise profonde d'identité ?

    Les psychologues sont de plus en plus nombreux à faire partie des équipes de soins palliatifs. En s'appuyant sur sa propre expérience et sur celle de psychologues qui ont accepté de témoigner de leur pratique, Axelle Van Lander analyse les échanges réguliers et intimes qu'ils entretiennent avec les malades aux portes de la mort. Elle décrit les temps et les modalités de ce travail, en pointant les limites et les risques, pour le patient et pour le professionnel amené à interroger son positionnement professionnel.

    Mise en vente le 22 octobre 2015.

  • Que font, vivent et pensent des psys à l'hôpital et en cabinet privé, quand ils sont confrontés à des patients atteints de maladie à pronostic vital, en particulier de cancers ? Quelle place pour le psychisme lorsque le corps est malade ? Quelle place pour le corps quand le psychisme est débordé par les angoisses ? Comment aménager un cadre assurant la continuité de la relation psychothérapeutique et la prise en compte des réalités de la maladie ?

    Des psychologues, psychiatres et psychanalystes ? qui reçoivent à l'hôpital et/ou en cabinet privé des patients atteints de maladies graves, témoignent de leur pratique. La confrontation à la finitude bouscule leurs référents théoriques et leurs repères cliniques. En partageant leurs expériences, au-delà des connaissances et des savoirs, ils montrent que, malgré l'ombre de la mort, leur engagement humain auprès de leurs patients reste une clinique de vie et de liens.

  • Une invitation à inventer une clinique de l'accueil de la souffrance psychique en institution, à refonder une psychiatrie à visage humain. Malgré les emp êchements d'ici et d'ailleurs, y compris ceux qui sont à l'intérieur de chacun, il s'agit d'inventer et de créer de nouveaux possibles en psychiatrie et dans toutes les institutions du médico-social. La psychothérapie institutionnelle est une méthode qui cultive l'inventivité. Les auteurs témoignent de leur engagement à en faire vivre les développements, en dépit de tout ce qui semble s'y opposer.

  • Cet ouvrage propose une réflexion plurielle sur les questions très actuelles du diagnostic et du pronostic en pédopsychiatrie et des apports du bilan psychologique d'orientation psychanalytique dans ce domaine. Il illustre la manière dont le bilan avec l'enfant et l'adolescent participe aux réflexions de l'équipe et/ou de tous les
    intervenants impliqués dans le soin et aide, ce faisant, aux prises en charge.

  •  

    Cet ouvrage développe une réflexion sur les potentialités régressives des dispositifs de groupe. Leur capacité à réactiver différentes phases constitutives de la vie psychique induisent des expériences subjectives primitives, traversées par des éprouvés corporels. Cette possibilité de réveiller des traces mnésiques inconscientes, avec son cortège de manifestations sensori-motrices, vient ouvrir la question du travail de symbolisation, dans ces conditions spécifiques. 

    Comment cette présence du corps et son expression gestuelle, en lien avec les autres du groupe,  préfigurent et font advenir le langage ? Quelles modalités de transformations contient le groupe pour accueillir des patients aux troubles identitaires, aux symptômes archaïques, que ce soit de nature structurelle ou processuelle ? Comment cet espace de travail psychique groupal, avec ses mouvements incessants, entre « je suis toi » (ou comme toi) et « je ne suis pas toi » (ou pas comme toi), favorise pour chacun une appropriation subjective ?

    Les auteurs s'appuient sur leur expérience clinique et les évolutions de la théorie psychanalytique mises à jour dans le champ des pathologies les plus archaïques pour apporter leur contribution à la recherche actuelle sur les modèles du soin psychique.

    Ouvrage publié sous l'égide du CIRPPA, Auxerre.

    Mise en vente le 18 juin 2015.

  • Après avoir exercé une dizaine d'années comme psychologue clinicienne dans un service d'accueil téléphonique, l'auteure a conçu et expérimenté un dispositif d'entretien clinique à distance via internet qui s'approche le plus possible du cadre classique. Son but n'est pas de remplacer la consultation dans le bureau du psychologue, mais d'augmenter les possibilités d'une écoute clinique, dans des situations où, pour diverses raisons, elle est limitée.

    Comment adapter la consultation d'un psychologue à la relation assistée par ordinateur, tout en préservant la dimension symbolique de l'échange dans un espace tiers ? Qu'en est-il de la place du corps et du regard en visioconsultation ? Comment travailler avec la réalité psychique à distance, sans tomber dans le piège d'une relation en miroir ? Qu'en est-il des processus transféro-contre-transférentiels apparaissant dans ce cadre ?

    Lise Haddouk présente ici la méthodologie et les spécificités de ces entretiens qui allient les apports des nouvelles technologies à ceux de la théorie psychodynamique. Son travail s'inscrit dans le champ de la cyberpsychologie (psychologie du numérique) à la frontière de la psychologie cognitivo-comportementale, des neurosciences et de la psychologie sociale qu'elle enrichit en intégrant l'apport de la psychologie clinique d'inspiration psychanalytique.

  • La peau, surface vivante et vibratile, réagit tout autant aux évènements physiques et psychiques intérieurs qu'aux facteurs extérieurs liés à l'environnement. En utilisant des analogies entre la peau du corps et l'épiderme pictural qui subit une série de transformations plastiques et imaginaires, Martine Colignon s'aventure avec les patients sur des chemins créatifs qui mettent en évidence et en dynamique le lien entre des productions concrètes et des processus psychiques tels qu'ils se manifestent lors des séances d'atelier.

    Dans une traversée tant littéraire que clinique, tant artistique que psychanalytique, elle ouvre de nouvelles voies de compréhension des mouvements propres à toute aventure créative en milieu de soin, dont notamment la possibilité pour les patients de reformer psychiquement une peau, enveloppe contenante et protectrice capable de soutenir leur élan vital.

  • À la lumière de leurs nombreuses années d'expérience clinique avec des enfants autistes, psychotiques et/ou borderline,  les auteurs proposent un document synthétique et rigoureux sur la spécificité de chaque fonctionnement psychopathologique et son évolution dans le cadre d'une prise en charge psychanalytique ou psychothérapeutique qui vise à développer et soutenir le développement psycho-affectif de l'enfant dans sa vie quotidienne.

    Ils montrent que la psychanalyse permet de rétablir des liens plus riches, plus subtils entre l'enfant et son monde interne, entre l'enfant et son entourage quelle que soit sa psychopathologie. Ainsi, la vie mentale s'enrichit, les défenses s'atténuent et s'assouplissent, le fonctionnement du sujet devient plus adéquat. En changeant, le sujet transforme aussi son environnement.

    Selon les caractéristiques des enfants concernés, sont précisés le cadre thérapeutique, le type de transfert et de contretransfert, les modalités d'intervention et d'interprétation qui soutiennent le processus thérapeutique.

  • Gaetano Benedetti est connu au niveau international comme un grand théoricien des psychoses. Il se montre ici en grand clinicien et en superviseur hors pair. à partir de situations cliniques, Gaetano Benedetti, qui supervise un groupe de thérapeutes, reprend et relance une théorisation de la schizophrénie. Son approche, qui vise à analyser des positions cliniques pertinentes, est exceptionnelle dans la mesure où le souci partagé avec les participants de ce séminaire est de soigner.

  • Qu'est ce qui se passe de si particulier à Lóczy ? Qu'est ce qui en fait la spécificité ? Qu'est-ce qui « marche » et qu'est ce qui « ne marche pas » ? Et pourquoi ? C'est la question rétrospective que pose Mária Vincze en revenant à la fin de sa vie sur le trajet d'enfants qui ont vécu leurs premières années à Lóczy. Membre de l'équipe de l'Institut Pikler (Lóczy) pendant de nombreuses années, Mária Vincze étaya ses recherches sur ses observations cliniques et celles de ses collègues (en particulier celles des nurses auprès des enfants). Parallèlement, elle s'assurait que ses découvertes puissent concrètement aider les nurses dans leur soin et leur accompagnement attentif et individualisé de chaque enfant. Aujourd'hui qu'elle n'est plus, que Lóczy n'est plus, tout au moins sous la forme originelle de la pouponnière créée par Emmi Pikler, cet ouvrage transmet cette ouverture d'esprit, cet enseignement, cette pensée, son originalité profonde et son ancrage éthique permanent.

empty