• Alors que Roger Gentis et Jean Oury nous ont maintenant quittés, Patrick Faugeras a redécouvert le texte d'une rencontre qui les a rassemblés à La Borde en 2005. Leur objectif de départ était de dialoguer sur la naissance du mouvement de psychothérapie institutionnelle, son importance quant au traitement des pathologies mentales dans un cadre institutionnel mais aussi de revenir sur la nature d'une pensée et d'une clinique qui, au-delà des particularités et dissemblances générées ici et là selon les contextes, font encore communauté.

    Assez tôt, cet échange prit l'allure d'un vagabondage où chacun sut mêler et entrelacer ses souvenirs personnels avec l'histoire d'un mouvement qui produisit une véritable révolution dans le champ de la psychiatrie.

    Tout au long de cet entretien, ces acteurs de premier plan d'une psychiatrie qui se voulait profondément à l'écoute d'êtres en souffrance psychique soulignent à l'usage des générations à venir combien l'engagement dans cette clinique ne peut se concevoir sans le souci de la singularité du sujet et un certain sens du collectif soignant. Leurs témoignages prennent, dans le contexte actuel, des allures de manifeste pour une « psychiatrie à visage humain ».

  • Dans un récit vivant et actuel, l'équipe d'un hôpital de jour témoigne du quotidien, de l'intime, de la rencontre et de l'échange d'une clinique engagée. En suivant la temporalité d'une journée ordinaire, s'y expose une pratique qui allie éducation, pédagogie et thérapeutique, non pas « contre » une pathologie, mais avec l'enfant en souffrance psychique et sa famille.

    Tous les acteurs - éducateurs, infirmière, institutrices, assistante sociale, secrétaire, pédiatre, psychologues, pédopsychiatres, directeurs, psychanalystes, psychomotriciens et cuisinière - racontent leur idée du soin qui s'inscrit dans une expérience collective et plurielle de quarante ans, fière de ses résultats thérapeutiques au long cours.

    Cet essai de transmission vise à rendre de l'espoir aux enfants, aux familles et aux professionnels à partir des valeurs humanistes orientées par la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle d'aujourd'hui, loin d'une psychiatrie dogmatique et culpabilisante qui, associée à une baisse constante des dotations budgétaires, remet en cause tout l'édifice institutionnel du soin psychique destiné aux enfants.

  • Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques : les concepts-clefs ; sur quoi porte l'intervention ; comment le problème est-il défini ; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie ; les outils utilisés ; la position de l'intervenant ou du thérapeute. Muriel Meynckens-Fourez est psychiatre ; Marie-Cécile Henriquet-Duhamel, est psychologue (Centre Chapelle-aux-Champs, Bruxelles).

  • Michel Lemay nous livre ici un témoignage exceptionnel. Il présente sur un mode personnel et engagé les principales approches thérapeutiques susceptibles d'aider des enfants et des adolescents en difficultés psychiques à atténuer leurs souffrances et à retrouver des forces pour créer.

    Comme dans les deux volumes précédents de cette trilogie, où il transmet ses expériences basées sur plus de cinquante ans de travail en pédopsychiatrie et en éducation spécialisée, en France puis au Canada, l'auteur montre, avec de nombreux exemples cliniques, la nécessité d'avoir une vision globale, intégrative, historique et critique des principales approches thérapeutiques. Il le fait avec clarté et rigueur, tout en exprimant ses inquiétudes et ses désaccords par rapport aux tendances actuelles à rechercher des résultats immédiats par des thérapies centrées sur le symptôme, souvent discontinues et basées sur des positions trop réductionnistes et simplistes.

    Le lecteur ne trouvera pas là des réponses toutes faites. Il est invité à penser par lui-même en réfléchissant à sa propre histoire professionnelle.

    Ce volume, qui peut être lu séparément, fait partie de la trilogie Forces et souffrances psychiques de l'enfant :
    Tome 1 : Le développement infantile
    Tome 2 : Les aléas du développement infantile
    Tome 3 : Approches thérapeutiques : espoirs et inquiétudes

  • Le Collectif à venir indique d'emblée la dimension et le projet politique de ce livre, au sens de : comment s'organiser, comment se regrouper, comment agir ensemble ? Ou encore : comment créer du commun ?

    Les auteurs rassemblés par La Criée, association créée en 1986 à Reims, exercent dans des institutions psychiatriques. En s'appuyant sur ceux qui les ont précédés, et en particulier sur la pensée de Jean Oury, ils témoignent de leur résistance opiniâtre contre les folies évaluatrices et les volontés de mise au pas de la Haute Autorité de santé, qui s'institue aujourd'hui en « police de la pensée » du soin et des pratiques. Ils montrent comment leur clinique prend sens dans un collectif à construire et à entretenir en ayant le souci de tenir le cap des « praxis instituantes », autrement dit de relancer sans cesse la création de lieux d'accueil et de soins qui s'appuient sur la créativité et la parole mise en acte de ceux qui s'y tiennent : patients, soignants, mais aussi familles et personnes concernées.

  • Cet ouvrage s'intéresse à la vie quotidienne de la Clinique de la Borde comme à ce qui la structure depuis le départ : la mise en place d'un collectif soignant. En quoi le fonctionnement collectif est-il particulièrement pertinent pour traiter les psychoses en institution ? Ce texte est traversé par une double exigence : penser la pratique, apprendre à penser à partir de la pratique. L'auteur propose des outils permettant de comprendre ce qu'est le collectif pour pouvoir l'inventer ailleurs. Ces outils sont philosophiques et issus des sciences sociales ; ils se mêlent ici à la présentation de ce qui fut l'expérience de La Borde.

  • Peut-on soigner par la danse ? Peut-on donner à la danse une place dans l'arsenal thérapeutique ? A-t-elle la capacité de mobiliser la sphère psychique de l'individu qui « entre dans la danse » ? Quel corps la danse met-elle en mouvement ? Comment s'élabore-t-il et comment, par son intermédiaire, le sujet se construit-il du même coup, et avec lui l'espace, le temps et les nuances de la présence qui fondent la relation et les interactions ? Si, nous dit l'auteur, la danse n'est pas thérapeutique en elle-même - pas plus que l'art ou la parole -, elle peut le devenir grâce au dispositif dans lequel elle s'inscrit. Ainsi à partir d'une longue pratique de la danse-thérapie, Benoît Lesage pose, dans cet ouvrage, les fondements théoriques de cette discipline et livre des outils qui permettent de les incarner. A la croisée de l'art, de la création, de la psychomotricité, de la thérapie à médiation corporelle et de la pratique groupale, le parcours interdisciplinaire qu'il propose s'ouvre à la clinique, abordée ici en relation avec diverses populations : personnes psychotiques polyhandicapées, présentant des troubles du comportement et de la communication, autistes, anorexiques, porteuses de handicap sensorimoteur... Au-delà des enjeux cliniques et thérapeutiques évoqués ici, la danse-thérapie hérite de la danse la faculté essentielle et fondatrice de convier les hommes à partager le rythme, les images, le plaisir sensoriel et parfois sensuel, en puisant aux mémoires individuelles et communautaires. Cet ancrage immémorial dans les mythes et dans l'enfance en fait une source dynamique qui peut remettre en marche le sujet... pas à pas

  • Dans le contexte politique actuel, qui dénie au psychisme toute participation aux difficultés autistiques, les auteurs réunis par la CIPPA rendent compte de leur pratique clinique, institutionnelle et de leurs recherches auprès d'enfants autistes et de leur famille. Cet ouvrage ne cherche pas à être exclusivement une « défense et illustration de la psychanalyse ». Au contraire, il se situe constamment dans une perspective d'ouverture et de jonction avec les disciplines cognitives et les recherches scientifiques qui sont à y associer. À l'orée des restrictions théorico-cliniques mises en perspective par le 3e plan autisme (2013/2017), il défend la richesse des complémentarités et des atouts que proposent, dans le respect d'un cadre consensuel, l'imagination, la créativité, le plaisir partagé et les vertus essentielles d'une observation fine et continue. S'inscrivant dans un partenariat constant avec les parents, il se désolidarise complètement d'une psychanalyse qui accuse ou met à distance toute articulation avec le milieu familial.

  • Les lieux de vie et d'accueil LVA sont de petites structures animées par deux à cinq permanents qui accueillent des enfants, des adolescents ou des adultes en situation familiale, sociale ou psychologique difficile. Peu ou mal connues, ces modalités d'accueil à taille humaine constituent un apport précieux pour le travail social. Mieux les comprendre LVA en formalisant les pratiques, en les comparant aux autres, en constituant un corpus spécifique, tel est l'objectif de ce livre qui, à l'heure du gigantisme des groupements de coopération du secteur médicosocial, vient réhabiliter l'utopie des pionniers. De par leur situation marginale et leur histoire parallèle, les LVA posent des questions de fond à l'ensemble du travail social, notamment parce qu'ils ont gardé un horizon politique et anthropologique plutôt que de cantonner leur pratique à la seule relation d'aide qui dès lors est incomplète. Plus qu'une simple exception du travail social, ils peuvent en être une borne symptomatique. Mise en vente le 24 octobre 2013.

  • Une plongée dans l'espace émotionnel des enfants séparés de leur famille.

    Avec ce deuxième tome, Mária Vincze poursuit son récit et son analyse du vécu d'enfants élevés à l'Institut Pikler (dit Lóczy) et de leur accompagnement individuel au quotidien. Elle montre le souci des nurses de s'adapter à chaque enfant en questionnant au besoin le fonctionnement institutionnel. Aujourd'hui qu'elle n'est plus, que Lóczy n'est plus, tout au moins sous la forme originelle de la pouponnière créée par Emmi Pikler, cet ouvrage transmet cette ouverture d'esprit, cet enseignement, cette pensée, son originalité profonde et son ancrage éthique permanent.

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    Confrontées aux troubles psychosociaux des jeunes dont la courte histoire de vie est pleine de violences subies  ou commises, et aussi aux incessantes transformations dans le fonctionnement des institutions, les équipes éducatives des ITEP (instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques) sont envahies par les doutes quant à la pertinence de leurs actions et la pérennité de leur outil de travail.

    Le savoir théorique ne vient pas donner un surplus de légitimité aux professionnels mais il constitue un effort réflexif à mener au quotidien pour se distancier de la sidération morbide qu'exercent les agirs destructeurs et plus généralement, l'expression symptomatique de la négativité. Ce savoir est ici conjugué aux pratiques professionnelles pour tenter d'appréhender les problématiques institutionnelles qui, en écho à celles des jeunes, sont l'expression de profondes tensions dans le tissu psychosocial global de notre société.

    Sans éluder les réelles difficultés rencontrées, les auteurs font la preuve des ressources existantes et de la créativité des équipes dans le domaine de l'accueil des jeunes en ITEP. Ils montrent que les apparentes impasses du dispositif sont en réalité des opportunités offertes pour réinventer son cadre théorico-pratique.

    Mise en vente le 12 mars 2015.

  • L'intérêt persistant des lecteurs pour ce livre est un argument suffisant pour justifier sa réédition en format poche, dix ans après sa première parution. L'évolution de la psychiatrie ces dernières années et plus précisément ces derniers mois en est un autre, qui donne d'ailleurs à cette nouvelle publication une dimension militante. Aujourd'hui, les psychiatres devenus rares ont peu de temps à consacrer à la réflexion avec les membres de leur équipe sur leur vécu quotidien avec les patients ; les infirmiers dont le nombre ne cesse de diminuer doivent passer de plus en plus de temps à veiller à la bonne tenue des dossiers et au respect des normes de sécurité. La gestion banale du quotidien grignote le temps de la rencontre, de la parole, de la réflexion – c'est-à-dire du soin psychique. Il est plus que jamais utile de dire ce qu'est ce soin psychique, dans sa dimension personnelle comme dans sa dimension institutionnelle. De rappeler les conditions nécessaires à son exercice. De souligner son utilité, si on souhaite éviter l'enfermement progressif de la démarche de soins dans la répétition et la chronicité. La démarche soignante décrite dans ce livre est en péril. Considérée comme coûteuse par ceux qui limitent leur horizon à la gestion comptable de l'actualité immédiate du soin, sans situer cette dernière dans l'histoire du sujet et de son parcours thérapeutique, elle est de plus en plus privée des moyens d'exister.

    Marcel Sassolas est psychiatre et psychanalyste.

  • Est-il possible d'aider valablement des personnes en leur offrant des prises en charge de courte durée ? L'auteur s'attache à répondre à cette question en tentant d'expliciter et de clarifier le champ systémique. Il dégage un modèle de thérapie brève systémique qui repose sur trois axes essentiels d'intervention qu'il développe sous forme de principes et techniques thérapeutiques clairs susceptibles d'aider les clients à dépasser leurs difficultés dans un temps court. De très nombreuses vignettes cliniques illustrent comment ce modèle produit du changement tant dans le cadre de consultations ambulatoires qu'au sein d'institutions. Docteur en psychologie, Stephan Hendrick est psychothérapeute, thérapeute de famille et de couple, formateur, superviseur d'équipes. Il enseigne à l'université de Mons-Hainaut (Belgique).

  • L'approfondissement de l'étude du monde interne des personnes autistes est désormais une priorité scientifique du fait des enjeux thérapeutiques qui en dépendent. En nous intéressant à comment les personnes autistes voient le monde qui les environne plutôt qu'au pourquoi il en est ainsi, nous sommes amenés à dépasser les clivages entre les parents, les psychanalystes et les autres professionnels qui prennent soin des personnes autistes.

    Pouvoir comprendre et partager quelque chose de leur vision cognitive, émotionnelle, fantasmatique ou artistique permet de les aider à accéder à l'intersubjectivité et à la subjectivation. En effet, en sentant que leur monde interne et le nôtre peuvent différer sans que cela soit une catastrophe, que c'est justement parce qu'ils sont différents qu'ils peuvent interagir sans risque de fusion, d'engloutissement ou de collage,  s'ouvrent pour les personnes autistes une théorie de l'esprit et la possibilité d'identifications projectives normales.

    C'est le pari d'un possible partage que relève ce livre en se proposant d'articuler des paroles de parents et d'adultes autistes avec les avancées des neuroscientifiques et des psychanalystes.

    Ouvrage publié avec la CIPPA.

  • De l'asile à la psychiatrie en secteur, voici un récit de voyage en terre de psychiatrie, contrée semée d'embûches, de mensonges et de lâchetés « trop humaines » où se joue le vrai drame de la folie. Tout au long de son parcours de psychiatre, l'auteur voulut avec beaucoup de conviction faire évoluer les soins proposés aux patients, guidé par un attachement profond à la psychanalyse. Son témoignage croise l'histoire de la psychiatrie strasbourgeoise et de ses acteurs (Théophile Kammerer, René Ebtinger, Lucien Israël notamment) et interroge le devenir de cette spécialité.

  • L'ergothérapie, profession relativement jeune, fait désormais partie de l'éventail thérapeutique en psychiatrie, dans le respect de la personne qui souffre de troubles psychiques. Les auteurs rendent compte de leur démarche singulière d'accompagnement du patient sur le chemin de la condition humaine. Les ergothérapeutes proposent une démarche thérapeutique par l'activité, en adéquation avec le projet de soin global des patients. Ils sont amenés à « trouver-créer » des cadres-dispositifs de soins médiatisés afin de prendre en compte au mieux la souffrance psychique, relationnelle et socioculturelle. Au-delà des modèles conceptuels, des méthodologies professionnelles et des processus d'intervention, les auteurs témoignent du savoir-faire et du savoir- être qui les engagent intimement dans la relation thérapeutique avec les patients. Ils défendent la spécificité de leur profession au sein des équipes pluridisciplinaires qui oeuvrent en psychiatrie. Les 17 co-auteurs sont tous ergothérapeutes de formation initiale. Certains sont formateurs en institut de formation en ergothérapie ; quelques-uns sont psychologues et/ou psychothérapeutes. Tous exercent en psychiatrie, auprès d'adultes ou d'adolescents.

  • L'histoire de l'expression, plutôt située classiquement comme un débat philosophique (Aristote, Spinoza et Nietzsche), rejoint l'histoire de la psychiatrie en Europe dans les années soixante-dix. Dépassant la seule ambition de collectionner des oeuvres d'aliénés, au-delà de la fascination réciproque entre génie et folie, l'expression constitue un champ de pratique et de théorie qui a sa légitime part dans le traitement des maladies mentales. Dans le sillage de la psychothérapie institutionnelle, elle a pris son élan en devenant une nouvelle manière de vivre le lien entre société et culture. Elle a ainsi revendiqué sa place dans la pédagogie (F. Oury, A. Stern), dans le changement social (M. Pagès), dans la philosophie et la psychanalyse (JF Lyottard, J. Kristeva) mais aussi dans la littérature et les arts contemporains (de P. Sollers à I. Xenakis). L'expression, sous la forme d'ateliers thérapeutiques, contribue au traitement approfondi des patients psychotiques. Dans un cadre habituellement associatif, elle propose aussi des ateliers de créations pour aider à la citoyenneté par développement du lien socioculturel. Interface entre soin et création, l'expression doit tenir une place privilégiée dans l'esprit d'une véritable politique de secteur, ce à quoi l'auteur porte tous ses efforts.

  • Le génogramme est un outil qui permet de représenter graphiquement une famille dans son histoire. Il crée une forme contenante qui rassemble les souvenirs épars, les histoires partielles, les liens de toute nature. Son maniement technique est simple et il peut enrichir considérablement le travail clinique. Il se travaille en famille et individuellement. Cet ouvrage présente la multiplicité de son utilisation, incitant le lecteur à construire son approche personnelle.
    Anne-Marie Garnier est pédopsychiatre (Vincennes), Francesca Mosca est psychologue clinicienne.

  • Faire " l'expérience de la folie " renvoie en premier lieu chacun à l'énigme de l'Inconscient que l'invention freudienne a défriché mais qui nous revient toujours de façon inédite et bouleversante. Cela relance une traversée de ce qui, au plus intime de chacun, fait obstacle ou empêchement à la rencontre de la folie. Renoncer au leurre séducteur d'un " savoir par avance ", quand bien même il puiserait aux meilleures sources est nécessaire pour privilégier " la parole vraie " et le geste nécessaire. Encore faut-il sans cesse subjectiver les théories analytiques pour fabriquer sa " boite à outils conceptuels " qui se trouvera malmenée à chaque fois, et surtout prendre le risque de la rencontre. Les auteurs en rendent compte chacun à leur manière. Mise en vente le 27 mai 2010.

  • Le renouvellement et le progrès des conceptions, des pratiques et des résultats en psychanalyse freudo-lacanienne. Le psychanalyste se doit d'être un homme ou une femme de son temps. Le psychanalyste n'est pas enfermé dans sa tour viennoise effectuant répétitivement son acte fossilisé quels que soient les événements, les idées qui émergent à l'extérieur dans le social, dans le politique, dans le religieux, dans les avancées de la science. En quoi ces idées accrochent-elles la psychanalyse en l'obligeant à reconsidérer son écoute, sa pratique ? De quelle manière aussi la psychanalyse influe-t-elle sur les autres disciplines ?

  • Ces textes rassemblés pour la première fois montrent l'oeuvre pionnière et trop peu connue de Myriam David (1917-2004), « grande dame » de la pédopsychiatrie française. Son apport constitue le socle de nombreuses pratiques professionnelles dans le champ de l'enfance, du travail social et de la recherche clinique. Ce recueil de textes frappe par le caractère novateur des contributions de Myriam David lorsqu'elles furent publiées et plus encore par leur étonnante actualité aujourd'hui, ce que soulignent, dans chaque domaine exploré, des spécialistes, amis et élèves. à l'heure où beaucoup de pratiques dans le champ du social, de l'enfance et de la petite enfance sont ébranlées, ce regard porté du côté de leurs fondations est salutaire.

  • Il s'agit de moments de vie quotidienne à lire comme on feuillette un album d'instantanés photographiques rassemblés par un amateur, sans projet de démontrer quoi que ce soit. Le lecteur se trouve ainsi introduit dans un endroit étonnant où chacun est pris en compte dans sa singularité avec ses bizarreries, ses éclairs de génie, sa souffrance, ses colères, ses émotions... Une vie collective qui donne sens à l'utopie de la psychothérapie institutionnelle. Anne-Marie Norgeu est infirmière en psychiatrie.

  • Le récit, cru et tendre à la fois, des petits détails de la vie quotidienne dans une unité de soins de long séjour, constitue une chronique mettant en scène un père, sa fille et l'environnement soignant. L'urgence d'une vie ténue se dérobe constamment devant la mort qui rode. Elle oblige à vivre chaque instant d'un présent sans avenir, à affronter cette peur nouvelle et inconnue d'être témoin et partie prenante d'une situation d'une grande force, où sont atteintes la quintessence de l'humain et sa transcendance. Les affects envahissants sont mis à distance grâce à un récit sobre pour porter et supporter les vécus de tous les protagonistes dont le personnage central reste le vieillard dépendant. L'auteur témoigne de cette expérience d'accompagnement au quotidien avec des mots simples et une distance qui s'appuient sur son passé médical et psychanalytique. Anne-Marie Merle-Béral, psychiatre, psychanalyste, ancien membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris et de l'Institut psychosomatique de Paris, cofondatrice du Groupe toulousain de psychanalyse.

  • Cet ouvrage de synthèse entend préciser, à partir d'un ensemble de travaux théoriques et cliniques, la place de la recherche biographique et les perspectives offertes par une «clinique narrative » dans le champ des sciences humaines et sociales aujourd'hui. Christophe Niewiadomski est maître de conférences, habilité à diriger des recherches, en Sciences de l'éducation, université Charles de Gaulle Lille 3. Il est membre de l'Institut international de sociologie clinique (IISC) et de l'Association internationale des histoires de vie en formation et de recherche biographique en éducation. (ASIHVIF-RBE)

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