• « S'ils veulent sauver leur métier, et de manière plus générale s'ils veulent sauver les métiers de l'humain, les adultes éducateurs n'ont d'autre choix que d'oser le verbe aimer. Aimer veut dire éduquer chaque fois que la rencontre est un dialogue entre l'intimité de deux « je » : celle d'un adulte perçu comme référent et celle d'un gamin aperçu dans ses possibles. Dès lors, parce que fondée sur le consentement et la réciprocité, se trame une relation éducative qui est aussi une relation d'amour. »

    Philippe Gaberan poursuit sa réflexion sur la relation éducative (érès, 2003, rééd. 2016) en s'attaquant au dogme de la posture professionnelle détachée des implications affectives. Parce qu'elle met en scène l'homme dans ce qui fait l'essentiel de son humanité, la relation d'amour est l'un des plus puissants leitmotivs de la littérature, un incontournable du discours philosophique mais aussi un concept majeur des sciences de l'éducation. Aux limites de la présence de l'être au monde, elle oeuvre à faire advenir du « pas encore là » dans le « déjà là » pour peu qu'elle intègre les éléments essentiels d'une éthique de l'éducation.

  • Une lecture psychanalytique de l'acte éducatif ou de soin à travers la question de la temporalité psychique.

    à partir de la temporalité psychique, pensée dans sa dimension anthropologique, l'auteur ouvre une perspective de compréhension inédite de problématiques psychologiques contemporaines comme la dépendance psychique, le rapport aux limites et à la loi, les conduites oppositionnelles, les troubles de la parentalité, le rapport aux savoirs et la transmission, etc. De nombreux exemples cliniques viennent illustrer l'analyse psychanalytique de l'acte éducatif ou de soin dans le contexte de ce nouveau malaise dans la civilisation.

  • L'analyse clinique de la pratique - ou supervision - est un travail oral. La confidentialité concernant tous les propos personnels qui y sont émis en est une des règles fondamentales. Les professionnels de l'éducation - rééducateurs de l'Éducation nationale ou professionnels de l'éducation spécialisée - qui se sont exprimés ici, sans rien trahir de cette règle, ont risqué la mise en visibilité de leur parole, de leurs difficultés ou de leurs doutes, alors qu'ils se confrontent quotidiennement à des enfants et des jeunes en grande souffrance. Ils ont souhaité témoigner de l'aide importante, nécessaire, que leur apporte l'analyse clinique de la pratique quant à leur engagement professionnel. Dans ce cadre, le superviseur qui les soutient témoigne aussi de son positionnement et de sa place.

    Cet ouvrage est une première : il présente le cheminement et le compagnonnage au fil des années d'un superviseur et de professionnels de l'éducation. Il met ainsi en série une chaîne de solidarité qui va de la supervision aux interventions sur le terrain. Ce faisant, il donne à lire la spécificité et la rigueur qui président à ces interventions éducatives. 

    Mise en vente le 5 novembre 2015.

  • 2 ans est un âge charnière pour les enfants qui peuvent être accueillis dans différentes structures collectives : « grands » à la crèche, ils sont  « tout-petits » à l'école maternelle. Pour dépasser les débats qui opposent depuis longtemps crèche et maternelle, les auteurs ont choisi d'enquêter également dans deux lieux d'accueil innovants et méconnus : un jardin maternel et une classe passerelle. Quelles sont les réalités vécues par les enfants dans ces quatre lieux différents ? Comment sont-elles pensées par les professionnelles et leurs parents ? Comment les enfants y font-ils l'expérience d'une vie collective ?

    L'ouvrage offre une analyse très détaillée de la vie quotidienne des enfants, grâce à un travail d'observation approfondi et à des méthodologies visuelles. Reposant sur la participation des professionnelles et de leurs parents, il ouvre aussi au regard que les enfants portent sur leur lieu d'accueil à travers les photos qu'ils ont été invités à prendre. En croisant ainsi les perspectives des enfants, des parents et des professionnelles, l'ouvrage donne à comprendre la diversité des primes socialisations entre 2 et 3 ans.

  • En matière éducative, on trouve facilement mais séparément des discours philosophiques, des analyses scientifiques et des outils pour l'action...Or, voilà que Jacques Cornet et Noëlle De Smet nous proposent un ouvrage où ces trois discours sont étroitement et remarquablement tressés.
    Avec une cohérence exemplaire, les auteurs nous offrent, en effet, un véritable « manuel » de pédagogie pour une éducation authentiquement émancipatrice.
    Ils expliquent précisément ce que veut dire « émanciper » et comment il est possible, dans une classe, de travailler de manière coopérative afin que chaque élève puisse apprendre, se dégager de toute forme de fatalité et se construire comme « sujet libre ».

    Chacune des thématiques de ce livre est introduite par une situation concrète, précisément décrite et analysée. Le lecteur est ainsi plongé dans l'école, face à de « vrais » élèves, confronté aux choix décisifs que l'enseignant doit faire pour dépasser un conflit, trouver un moyen de mobiliser les élèves sur des savoirs complexes, organiser des activités d'apprentissage efficaces... À partir de là sont mobilisées des données issues aussi bien des recherches universitaires que des propositions des pédagogues. Et c'est ainsi que le lecteur construit, en cheminant avec les auteurs, de vrais savoirs professionnels nouveaux.

    Ce livre devient alors un outil de formation individuelle et collective, aussi bien pour la formation initiale que continue. Un outil pour que les enseignants s'émancipent eux-mêmes par leur travail commun et contribuent ainsi, de mieux en mieux et de plus en plus, à l'émancipation de leurs élèves.

  • Sans équivalent, cet ouvrage à la fois théorique et très pratique part de l'intérêt du jeu libre dans la vie des enfants d'aujourd'hui pour arriver au cadre ludique comme technique d'installation des espaces de jeu dans lesquels les adultes ont une place spécifique.

    Si jouer c'est grandir, bien jouer, c'est bien grandir. L'auteur défend la place du jeu comme dynamique de développement dès le plus jeune âge, vecteur de rencontres et de partages. Elle pose les bases des bonnes conditions du jeu, à partir de la définition du concept novateur de cadre ludique, pour les enfants en collectivités et les adultes qui les accompagnent : organisation matérielle, utilisation des lieux, choix des jeux et jouets.

  • Des pédagogues, psychologues, sociologues, psychiatres, psychanalystes, philosophes et biologistes de renom, riches d'une expérience clinique d'enseignement et de recherche, nous livrent ici le fruit de leurs réflexions et de leurs analyses. Chacun traite soit des objectifs mêmes de l'éducation, soit des notions de besoins et de motivations appliquées à l'acte éducatif et rééducatif, ou encore des rapports entre l'individu et le cadre institutionnel. Certains se penchent davantage sur l'influence de la psychologie humaniste, sur l'éducation ou sur l'environnement familial et scolaire. D'autres encore analysent les problèmes reliés à l'adolescence, à l'échec scolaire, à l'intégration des élèves handicapés ou en difficulté, aux enfants de migrants et aux classes pluriethniques.

  • La vision multidimensionnelle que présent l'auteur de Psychologie de l'apprentissage-enseignement, en privilégiant des théories et des approches reconnues qu'il considère comme complémentaires, aidera tout enseignant à mieux saisir la réalité de l'apprenant et, ainsi, à améliorer ses interventions pédagogiques.

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