• "Enfant, je n'ai jamais su d'où venait ma mère." Arrivé à l'âge adulte, James McBride interroge celle qui l'a élevé et dont la peau est tellement plus claire que la sienne. Il découvre l'histoire cachée de Ruth, fille d'un rabbin polonais qui a bravé tous les interdits pour épouser un Noir protestant en 1942. Reniée par sa famille, elle élève James et ses onze frères et soeurs dans la précarité, le chaos et la joie. Pour elle, peu importe la couleur de peau. Seul compte l'avenir de ses enfants. Ils feront des études, et ainsi choisiront leur vie. Tressant leurs souvenirs, James McBride raconte, plein d'amour et de fierté, une femme forte et secrète, lucide et naïve, imperméable aux préjugés : sa mère.

  • Boston, 1642. Dans la petite communauté puritaine, obsédée par la honte et le péché, la trop belle Hester Prynne est reconnue coupable d'adultère et clouée au pilori. Elle devra également porter, sa vie durant, une lettre écarlate : un " A " cousu sur sa poitrine, comme marque d'infamie. Une peine qui aurait pu être atténuée si elle avait révélé le nom de son amant, et père de sa petite fille, Perle. Mais ni les menaces, ni les promesses n'ont pu le lui arracher. Un homme pourtant, son mari porté disparu et revenu vivre à Boston sous une autre identité, va partir en quête de la vérité. Et, une fois le nom trouvé, exercer une vengeance aussi cruelle que raffinée.
    /> Publié en 1850, La Lettre écarlate est considéré comme l'un des romans fondateurs de la littérature américaine. Bouleversante de grâce et de dignité, d'une force intérieure à toute épreuve, Hester est quant à elle l'une des premières grandes héroïnes romanesques.
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Leyris.

  • La reforme commence a prague - histoire des hussites. xve-xxe siecle Nouv.

    Le terme de Réforme est, d'ordinaire, réservé aux protestants du XVIe siècle. Le phénomène semble en effet présupposer deux conditions sans lesquelles la rupture avec l'ancienne Église n'aurait pas été possible : l'humanisme et l'imprimerie. Or, le hussitisme - du nom de son « fondateur » Jean Hus et dont la capitale est Prague - est né trop tôt pour remplir ces critères. Le mouvement tchèque n'a pourtant rien d'une hérésie médiévale : il a réussi, en Bohême et en Moravie, à conquérir la majorité des âmes et à se faire reconnaître une légalité publique. Le hussitisme appartient en réalité au nouveau modèle cultuel et social de la Réforme, et il oblige à en repenser la genèse.  La synthèse proposée ici embrasse toute la destinée du hussitisme, depuis ses balbutiements dans les années 1400 jusqu'à sa disparition brutale. Des «?martyrs?» condamnés au bûcher à la résistance menée par un génie (pourtant aveugle) de la guerre médiévale, Jean Zizka, en passant par la politique des princes de la Renaissance ou la puissance des querelles théologiques, Olivier Marin brosse un tableau passionnant de ce pan méconnu de l'histoire de l'Europe.  

  • La dernière reine

    Philippa Gregory

    « Ce roman rend justice au tour de force accompli par Catherine Parr tout en faisant le portrait d'une femme intègre et sensible qui apprend à survivre aux dangers de la vie de cour. » - Historical Novels Review
    « Philippa Gregory est la maîtresse du roman historique. La Dernière Reine se lit comme un thriller. Pas de répit pour le lecteur. » - Liz Smith

    Par l'auteure de Deux soeurs pour un roi.

    « Il veut que je meure. L'unique raison pour laquelle il m'accuse d'un crime passible de la peine de mort est qu'il veut me tuer. Henri, qui a fait exécuter deux de ses femmes et qui attendit qu'on lui annonce la mort de deux autres, entend désormais me faire subir le même sort. »
    À trente et un ans, Catherine Parr est une jeune veuve et vit l'idylle parfaite avec Thomas Seymour. Mais lorsque Henri VIII, le souverain d'Angleterre qui a conduit quatre de ses femmes au tombeau, l'invite à l'épouser, elle doit se résigner à un choix qui n'en est pas un. Brillante et indépendante d'esprit, elle est une cible toute désignée pour ses adversaires politiques qui l'accusent d'hérésie, crime puni par le bûcher et dont l'ordre d'exécution est signé... par le roi. Catherine devra déjouer les pièges de la Cour si elle veut un jour retrouver son amant.

    Auteure à la renommée internationale, Philippa Gregory est reconnue comme la maîtresse du roman historique.

    « Ce roman raconte l'histoire de celle qui survécut habilement aux complots mortels des Tudor et à la folie meurtrière de son mari, le roi Henry VIII. Une leçon d'histoire fascinante racontée de manière captivante. » - People
    « Un livre qui plaira à tous. Du grand Philippa Gregory ! À ne manquer sous aucun prétexte ! » - NPR, Weekend Edition Sunday
    « L'auteure réussit à impliquer son lecteur dans l'intrigue grâce à des descriptions d'une précision remarquable. » - Kirkus Review
    « Philippa Gregory s'y entend pour faire grimper la tension de l'intrigue et le suspense. » - Booklist
    « Une très belle et romanesque leçon d'Histoire ! » - Télé Z

  • La Sainte Bible

    Collectif

    • Bibli'o
    • 1 Janvier 2011

    La traduction de Louis Segond est très prisée chez tous les protestants de langue française depuis 1910. La révision de 1978 a modernisé le vocabulaire et rendu le style plus fluide.

    Edition sans notes, avec glossaire

  • Vies dérobées

    Pierre Kretz

    Ernest Schmitt est né avant la Première guerre mondiale dans une famille de petits paysans catholiques du Sundgau, près de la frontière suisse. Dans les années trente il devient avocat à Strasbourg où il épouse la fille de son patron, un membre éminent de la Haute société protestante.
    Ernest Schmitt tentera de construire sa vie d'homme durant quelques décennies profondément marquées par la folie des hommes et les emballements de l'Histoire.
    Le 5 juin 1956, il disparaît soudainement pour ne plus donner de ses nouvelles. En tout cas de son vivant...

  • Religion vivante, le protestantisme ne cesse de nourrir l'actualité. De Luther aux évangéliques, ce livre présente l'histoire, les grandes figures et les principaux courants du protestantisme. En soulignant les traits caractéristiques de la foi et de la pensée protestante, il rend compte de leur influence sur la société. Complet, clair et accessible, il offre un panorama unique de la culture protestante.


    Fondements Institutions Pratiques

  • « Si un historien fut longtemps ignoré, et pour de mauvaises raisons, c'est bien Augustin Cochin. On peut même dire que l'homme et l'oeuvre seraient tombés dans un oubli complet si François Furet ne les avait tirés du sépulcre où l'historiographie révolutionnaire de la Révolution les avait ensevelis.
    À l'heure où l'on se gargarise de mots, à l'heure où le despotisme de "l'opinion", ou de ce qui en tient lieu, se fait plus sentir que jamais, à l'heure où la démocratie partout célébrée est davantage un mantra qu'une réalité, en ces temps de disette et de médiocrité de la pensée, le retour aux grandes oeuvres, originales et puissantes, est toujours comme un bain de Jouvence. »
    Patrice Gueniffey
    Chartiste de formation, historien de métier et sociologue de tempérament, Augustin Cochin est mort au champ d'honneur à trente-neuf ans, en 1916. François Furet le considérait comme l'un des deux historiens, qui, avec Tocqueville, surent penser la Révolution française. Cochin est assurément celui qui a mis à jour le mécanisme de la Révolution, au sein de sociétés de pensée qui vont modeler une opinion publique nouvelle et l'esprit démocratique moderne.
    Cette oeuvre majeure, pour la première fois accessible dans sa quasi-exhaustivité, permet à la fois de comprendre l'effondrement de l'Ancien Régime et de visiter les soubassements du phénomène démocratique. Outre l'essentiel du corpus d'histoire de la Révolution, dont le fameux Les Sociétés de pensée et la démocratie, cet ouvrage contient l'ensemble des études de Cochin sur le protestantisme français, jusqu'ici jamais publiées en volume. Il donne aussi à lire la correspondance inédite de l'historien où la finesse de l'homme vient percer la carapace du chercheur.
    Augustin Cochin fera toujours débat. Mais les questions qu'il entreprit d'explorer en solitaire il y a un siècle sont encore d'aujourd'hui. C'est déjà beaucoup, et assez pour lui accorder toute notre attention.

  • Témoignage d'un jeune couple de pasteurs protestants, qui, en étudiant la Bible en profondeur et sans a priori, deviennent catholiques sans pour autant renier la tradition évangélique. Un beau témoignage oecuménique.

  • Une vague iconoclaste déferle en août 1566 sur la Flandre, le Hainaut, les environs de Lille et de Douai. Les protestants, qui y avaient de nombreux adeptes, veulent transformer les églises en temples ; la « nouvelle religion » semble supplanter l'ancienne. Mais Philippe II d'Espagne, qui commande en ces territoires, n'accepte aucun compromis et envoie le duc d'Albe et ses troupes rétablir l'ordre et châtier les Flamands. Le comte d'Egmont est décapité. Une lourde répression s'abat sur les habitants : c'est le temps des martyrs. Bannis et émigrés gagnent les refuges hollandais ou anglais. Après avoir retracé l'essentiel de cette histoire, les auteurs s'efforcent de répondre à quelques grandes interrogations. Pourquoi cette résurgence de l'iconodasme ? Y-a-t-il une pédagogie de la destruction ? Quel est le lien entre ce mouvement et la conjoncture ? Qui sont les casseurs ? Le mouvement est-il spontané ou prémédité ? Quel est le rôle des seigneurs dans cette révolte ? Ce travail, qui repose essentiellement sur des sources d'archives ou imprimées, reste un « classique » sur le sujet.

  • Ce roman raconte l´histoire d´une femme et se fait l´écho d´une identité métissée dans une Polynésie violente, doucement douloureuse, mais férocement poétique. Le personnage principal porte plusieurs noms, Victoria, côté papa´a, et `Aiu, côté tahitien comme le livre a reçu plusieurs titres. «Elles» sont celles qui ont construit cette vie, Chantal Spitz, l´auteure leur offre une existence, et son titre souligne l´importance de ces femmes : grand-mère, mère, grands tantes et enfin la plus humble, servante et mère nourricière. Ce livre est aussi «Terre d´enfance» car Victoria-`Aiu, comme peut-être Chantal Spitz, porte à jamais en elle le monde polynésien et l´enfance, source de douleurs et de mots, qui façonne le chemin jusqu´au terme de la vie. Avec ses tendresses et ses bonheurs, ses histoires et ses larmes, ses peurs et ses rêves, ses chagrins et ses colères, ses rencontres et ses fardeaux. «À deux encres», l´écriture métisse est alors un cri, une errance, une fureur qui transperce la terre, le lien aux ancêtres, les refus, celui de l´autre, comme celui d´être refusé par l´autre. Somptueuse, elle s´empare des mots français et tahitiens pour les nouer, romance le flux du discours du orero, poétise la prose, se joue des néologismes et apporte sa version polynésienne de la construction du verbe français.

  • « La Bible, c'est la parole de Dieu », « La Bible des chrétiens, c'est l'Évangile », « La Bible est un ensemble de livres disparates », « À Quoumrân, on a retrouvé les manuscrits originaux de la Bible », « La Bible a été censurée par l'Église », « La Bible dit tout et son contraire », « Lire la Bible, volontiers ! mais par où commencer ? » ... Premier livre imprimé, premier livre vendu dans le monde, cadeau par excellence à tous les premiers communiants, la Bible est Le Livre. Mêlant l'érudition et une approche très accessible, Roland Meynet s'attache ici à nous faire découvrir ce livre auquel il est si fréquemment fait référence et dont nous ne connaissons bien souvent que peu de choses.

  • Il est vraisemblable que Jeanne d'Albret aurait paru plus grande si son fils avait été moins grand. Cependant, elle ne fut pas seulement la mère d'Henri IV : Jeanne incarna chez nous la Réforme, cette immense révolution, une des plus importantes dans ses prolongements que le monde ait connues et qui n'aurait pu avoir en France son puissant déroulement sans sa présence. Elle incarna aussi la survivance de nos libertés provinciales et particulièrement l'indépendance des régions gasconnes qui n'avaient pas eu de défenseur plus farouche depuis son ancêtre Gaston Fébus. Cette princesse de la Renaissance, amie des lettres et des arts comme sa mère, la Marguerite des Marguerites, écrivant et versifiant avec esprit, sévèrement honnête dans son comportement public, parfaitement pure dans sa vie privée, fut accusée de sectarisme et de sécheresse de coeur. Ce dénigrement systématique devait être très sensible à tous les Béarnais. La renaissance de nos vallées délaissées depuis des siècles date de son règne. Le Béarn lui doit une multitude de petits châteaux, qui portent tous l'empreinte de son caractère. Elle est considérée comme la patronne de ce pays. Les villages tirés de leur torpeur, repeuplés, réconfortés par une bonne législation, de nouvelles industries créées, le lit des rivières approfondi, nous lui devons tout cela. Elle avait le sang ardent des seigneurs à la race desquels elle appartenait, ces Gascons turbulents et audacieux qui avaient remué la France pendant deux siècles. Elle les continua, ne craignant pas la bataille, sachant parler au peuple aussi bien qu'au soldat, toujours prête à risquer sa vie pour la religion, ses intérêts pour ceux de sa race. Plus tard, cette femme dont la vie fut un long drame fut peu défendue. Les biographies d'elle sont fragmentaires, incomplètes ou périmées. J'essayerai surtout, en utilisant des documents épars, édités ou inédits, de faire revivre la figure de celle que dépeignait ainsi d'Aubigné, qui l'avait connue : « Cette princesse n'avait de femme que le sexe, l'âme entière aux choses viriles, l'esprit puissant aux grandes affaires, le coeur invincible aux adversités ».
    Bernard Nabonne, né à Madiran (1897-1951), écrivain, historien, auteur de romans et de biographies historiques. Il obtint le prix Renaudot, en 1927, pour son roman Maïtena. Voici une nouvelle édition, entièrement recomposée de cette biographie, publiée initialement en 1945.

  • L'histoire de nos guerres religieuses n'a jamais été faite. Le jour où il se trouvera un homme assez vigoureux de génie pour l'écrire, cette histoire se dégagera du chaos actuel, comme une gerbe lumineuse ; tout y paraîtra nouveau, car les contemporains effleurent le sujet à peine, faute d'avoir puisé aux véritables sources. L'oeuvre reste donc à faire, et, bien souvent, depuis trente ans que nous fouillons, rude et silencieux travailleur, dans le champ du passé, elle a tenté notre ambition. Pour peindre avec l'énergie et la chaude couleur qu'elles exigent ces longues et diverses séries de scènes pleines d'action, de mouvement, d'intérêt puissant et de drame, nous nous étions pénétré fortement de l'esprit des temps où elles se jouèrent. Durant plusieurs années, nous avons ainsi recueilli et classé avec patience les éléments de notre travail, attendant un moment favorable pour le mettre au jour. Ce moment n'est pas venu. Nous avons remis nos projets à des temps plus heureux, et nous nous sommes borné à faire une page du livre préparé avec tant de soins et si longtemps étudié. Grâce au fond même du sujet, ce livre immense se résume, avec ses parties principales et ses points les plus lumineux, dans Montauban, l'histoire d'une ville protestante. Il n'est pas inutile, en effet, de remettre sous les yeux de cette génération flasque, énervée, rongée jusqu'à la moëlle par l'égoïsme et le mal de l'or, les prodiges de vigueur, de constance et de dévouement accomplis par nos pères, pour achever l'émancipation de l'esprit humain et la conquête de la liberté religieuse (Extrait de l'Avant-propos, édition originale de 1862). - Cette monographie historique sur la ville de Montauban court des origines à la Révolution. Cette nouvelle édition, entièrement recomposée, permettra aussi de redécouvrir un historien « occitan » un peu trop oublié jusqu'à présent et l'histoire ancienne d'une ville passionnante.
    Jean-Bernard Mary-Lafon (1810-1884), né à Lafrançaise (Tarn-et-Garonne). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques sur le Midi et sur la langue d'oc. On lui doit notamment Histoire politique, religieuse et littéraire du Midi de la France ; Le Languedoc ancien et moderne ; Histoire illustrée des principales villes du Rouergue ; Histoire littéraire du Midi de La France ; La croisade contre les Albigeois : épopée nationale ; Bertrand de Born (roman historique), Le Roman de Gérard de Roussillon, etc.

  • Parmi les principes théologiques protestants fondateurs, l'affirmation que la foi seule assure le salut du croyant s'exprime souvent. N'étant plus méritoires, les oeuvres n'en sont pas pour autant interdites : l'action envers les plus démunis, au profit des corps souffrants, s'observe là où la réformation s'implante. Et l'encouragement à diverses entreprises d'entraide communautaire demeure réel. Les oeuvres ne sont plus garantes du salut, comme dans le catholicisme, mais un prolongement de la foi, de l'application de l'amour du prochain et de la reconnaissance envers Dieu. Les oeuvres protestantes en Europe examine cette notion d'oeuvres du XVIe au début du XXe siècle : les institutions qui les encadrent, les organisent ; les figures et les structures qui se singularisent dans le domaine de l'assistance. Cette réflexion s'appuie d'abord sur les écrits qui appellent à prendre soin de son prochain : textes théologiques, cours de formation pastorale, sermons stimulent, chacun à sa manière, l'action charitable. Passer du texte aux actes s'impose alors pour comprendre l'importance, dans la vie quotidienne des fidèles, d'une pratique devenue impératif chrétien et facteur de cohésion communautaire. Dès lors, l'approche du secours matériel et spirituel nécessite de détailler les structures qui, sur quatre siècles, traduisent l'influence d'une conscience accrue de la dimension sociale de l'Évangile.

  • Belfast, 1974, une maison des quartiers ouvriers, entre catholiques et protestants.

    Malgré la présence du contexte politique de la guerre civile, le sujet de la pièce nous engage de façon poétique et espiègle sur la voie du renouveau et du changement.

  • Voleurs d'âmes

    Liliane Gabel

    • Iggybook
    • 18 Février 2017

    Sur fond de secret familial, quatre générations évoluent, quatre générations de femmes, notamment. De manière à la fois romancée et lucide, l'auteur décrit la vie dans une communauté protestante des Cévennes, rigide et repliée sur elle-même ; l'engagement humanitaire d'une famille au Congo, en un temps de guerre civile ; la soumission, puis la révolte, d'une jeune femme sous l'emprise d'un tyran pervers narcissique, « gourou » de la secte dans laquelle elle s'est engagée ; les tourments douloureux d'une jeune fille hantée par des visions... Tous les ingrédients pour une libération, lorsque la chenille devient papillon, et que se lève le voile du secret... Un voyage dans la réalité humaine. Il est difficile de caractériser ce quatrième ouvrage, et premier roman de Liliane Gabel. Roman, certes, mais également réflexion sur l'existence, à travers les tableaux de vie qu'elle présente, et les parcours humains dont elle expose les mécanismes, sans aucun jugement de valeur. Malgré ses côtés sombres, ce livre est un cri d'espérance, tout juste exprimé, comme si les sons manquaient soudain. Roman, certes, et plus précisément saga familiale, mais aussi livre-témoignage dans lequel l'auteur évoque, avec un réalisme non dénué de tendresse, divers aspects de son itinéraire. Peut-être pourrait-on parler d'une autographie romancée ?

  • Apocalypse

    John Nelson Darby


    John Nelson Darby, prédicateur protestant anglais parlant couramment six langues, a réalisé cette traduction au cours du XIXe siècle directement à partir des textes hébreu et grec. Inspiré par les Saintes Écritures, cet éminent traducteur s'est attaché à rendre ce magnifique texte biblique, issu du Nouveau Testament, le plus intelligible possible en langue française. Chaque chapitre traduit du texte biblique est suivi de ses notes et de ses commentaires ce qui permet une lecture et une interprétation plus aisée. Darby reste de nos jours encore adulé par ceux qui reconnaissaient la portée de son travail, ses enseignements font toujours aujourd'hui autorité, faisant de lui un "maître à penser" de référence.

    EXTRAIT : « Versets 11-14. Les Anges ne disent pas qu'il les a rachetés ; il les a seulement maintenus. La création a de nouveau sa voix pour bénir Celui qui l'a rachetée. Dieu est vivant aux siècles des siècles. Il semble un moment que, l'homme ayant tué l'héritier, l'héritage est à lui. Mais Dieu est vivant aux siècles des siècles. Il ne change pas ; et, à la fin, la création rentre dans ses relations avec Dieu. Il y aura eu la manifestation de la patience et de la bonté de Dieu par la présence du mal. Dieu n'aurait jamais été manifesté ainsi dans sa bonté, sans la présence du mal. Dieu a vaincu le mal par le bien.
    La place de l'Église est d'être dans l'intimité de Dieu, et de comprendre l'intention de Christ et les pensées de Dieu. Dieu nous a révélé ces choses par son Esprit. C'est la connaissance en ce sens qui distingue l'Église. Plus tard, elle jouira de tout ce que Christ possède en puissance.
    Ces chapitres sont de toute importance pour comprendre la gloire de Christ et l'Apocalypse. La gloire de Christ est ce qui ressort particulièrement de l'Apocalypse. Si la lecture de ce livre nous fait aimer cette gloire de Christ, nous en jouirons bien davantage.
    Que Dieu mette cet amour dans nos coeurs, et qu'il nous fasse jouir de cet amour de Jésus. »

  • « ...Quelque digne de l'admiration universelle que soit l'oeuvre de Henri IV depuis 1589 jusqu'à sa mort, il n'en est presque rien de grand, presque rien d'heureux pour la France, que le roi de Navarre n'eût déjà manifestement voulu, projeté et entrepris. Avant de succéder à Henri III, il avait donné la mesure de son génie et laissé lire jusqu'au fond de son coeur. Capitaine, il portait en lui les secrets de la victoire, depuis Cahors et Coutras ; politique, il arrivait au trône avec la connaissance approfondie des hommes, des idées et des besoins de son temps ; pasteur de peuples, il avait fait entendre, le premier, au milieu des guerres civiles, ces mots sacrés de paix, de tolérance, de pitié, oubliés dans la fièvre des compétitions et la barbarie des luttes. Henri de Bourbon était « Henri IV » avant que le flot des événements l'eût transporté de « Gascogne » en « France », comme on disait au XVIe siècle. Quand il y fut, l'homme et l'oeuvre s'accomplirent. Cette vérité, qui explique l'apparente incorrection de notre titre, ne sera contestée, nous l'espérons, par aucun des lecteurs de Henri IV en Gascogne... ». (extrait de l'avant-propos de l'édition originale parue en 1885.)


  • La religion en Europe ne s'est pas effondrée dans les ardeurs consommatrices des Trente glorieuses. Elle a profondément changé. Son pôle institutionnel, représenté par les Eglises catholique romaine et réformée, a été marginalisé mais n'a pas lais

  • De la première guerre mondiale à 1959 et la révolution rwandaise, le bilan du travail missionnaire de la S.B.M.P.C. (société belge de missions protestantes au Congo) renvoie à la question de la justice sociale, tant l´esprit « supranational » motivant son engagement a primé sur les dérives patriotiques et ethniques rwandaises. C´est en effet pour parer au régime de cruauté qui sévissait dans l´Etat indépendant du Congo que l´influence du protestantisme belge s´est étendu dans la région des grands lacs, démontrant qu´une force fédératrice extérieure peut aider une machine politique quelque peu cahotante.

  • 1939. Cyrille Moustéguy, jeune homme protestant et féru de mathématiques, débarque à Nevers pour son année de Maths élémentaires, afin de s´éloigner de la capitale. La drôle de guerre commence, jusqu´au 10 mai 1940, où tout va s´accélérer. Ces cinq années de guerre bouleverseront sa jeunesse et forgeront la vie qui s´ensuivra.

  • Jésus caché

    Fernando Klein

    Un texte religieux apocryphe est un document qui n'est pas reconnu par le Canon défini au troisième siècle par Irenée de Lyon.
    Ce sont donc des textes créés par des disciples de Jésus qui ont servi à le faire connaitre au plus grand nombre juste après sa disparition. Et s'ils n'ont pas été retenus, c'est parce qu'ils ne servaient pas l'image que les dirigeants de la nouvelle religion souhaitaient donner de leur Messie.
    Ils sont tous regroupés et présentés ici par l'auteur qui a choisi pour chacun les extraits les plus significatifs.

  • Moncoutant, France, 1684. Mérance Duvernay, 16 ans, possède un talent de guérison par les plantes. Promise à un jeune médecin prétentieux, elle refuse ce mariage imposé par son père, un pasteur protestant. Accueillie par un maître apothicaire, Mérance deviendra apprentie au sein de sa boutique. Mais, à la mort de son mentor, elle part à la recherche des membres de sa famille, qui ont dû s'expatrier pour survivre en raison des conflits religieux. Se déroulant à l'époque de la révocation de l'Édit de Nantes, lors du Grand Siècle, cette intrigue entremêle avec soin les thèmes des corporations et de la sorcellerie. La Protégée de l'apothicaire se révèle un excellent premier roman de Stéphanie Tétreault, avec ses personnages attachants, ses scènes remplies d'émotion, ainsi que ses notions historiques bien intégrées au récit.

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