Langue française

  • De 1941 à 1943, Orwell fut engagé par le service indien de la BBC destiné à porter une bonne parole culturelle et politique aux sujets du bon roi George VI du sous-continent asiatique. Esprit libre entre tous, Orwell se passionna rapidement pour sa tâche. Du côté culturel, il s'attacha à faire mieux connaître des auteurs comme Jack London, Jonathan Swift, Bernard Shaw, Shakespeare ou Oscar Wilde. Il improvisa des dialogues autour d'oeuvres d'Anatole France et H.G. Wells. Du côté politique, il tint une chronique hebdomadaire commentant la situation militaire sur le front de l'Est. Cette expérience lui fit prendre conscience de l'importance de la propagande dans le monde contemporain. Elle est directement à l'origine des deux chefs-d'oeuvre qu'il écrivit ensuite : La ferme des animaux et 1984. À travers ces écrits de circonstance, on retrouve le génie d'Orwell à l'état originel.

  • En 1963, l'auteur se rend en Chine, d'abord par jeu puis pour suivre des études. Il ignore tout de ce que le pays vient de traverser. Et heureusement, dit-il. Sans cela, il n'aurait pas persévéré dans cette voie. Ses entrevues avec Wen, jeune femme médecin dont il s'éprend, doivent demeurer furtives. Entretenir une relation avec un étranger ne va pas sans danger. Une seule possibilité s'offre à eux : le mariage. Or, pour cela, Wen doit obtenir l'autorisation de la direction de son hôpital, soit du responsable du Parti. Au-delà des obstacles auxquels se heurtent les deux amants, ce récit saisissant et authentique est aussi un roman d'apprentissage. L'auteur devine peu à peu une réalité sociale et politique censée rester cachée, tandis que sa compagne découvre le passé de sa propre famille.

    Reconnu comme un éminent sinologue, Jean François Billeter a su toucher un vaste public sans rien abandonner de sa rigueur et de son exigence intellectuelle. Les éditions Allia ont publié Chine trois fois muette, Leçons sur Tchouang-tseu, Études sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Notes sur Tchouang-tseu et la philosophie, Essai sur l'art chinois de l'écriture et ses fondements, Un paradigme, Lichtenberg et Trois essais sur la traduction, enfin Esquisses.

  • En mai 1941, Annemarie Schwarzenbach embarque à Lisbonne pour Brazzaville, désormais la capitale de la France libre, dans l'espoir de rallier la Résistance. Mais au Congo, la guerre de propagande fait rage entre Vichy et les forces de la libertéAnnemarie, suspectée d'être un agent nazi, n'échappe pas à la censure.

    Les Forces de liberté regroupe des textes écrits par Schwarzenbach durant les neuf mois et demi que dure son voyage en Afrique. Pour la plupart inédits en français, ces reportages, récits et poèmes questionnent le rapport du journalisme à la vérité et donnent à lire la réalité méconnue du continent africain durant la Seconde Guerre. Ils offrent aussi à l'écrivain des moments de grâce, de plénitude, la description de contacts miraculeux avec le fleuve, la jungle ou la brousse.

    Journaliste de génie, écrivain, archéologue, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) fut une femme libre, grande voyageuse. Ses reportages la menèrent sur les routes du monde, d'Istanbul à Persépolis, de l'Europe centrale à New York, de Lisbonne à Brazzaville, de Madrid à Tanger. Les grands lointains l'attiraient irrésistiblement, mais elle ne perdait jamais de vue le dramatique combat du moment en Europe, la lutte contre le nazisme.

  • Ce réquisitoire balaie d'un revers de main la démocratie telle qu'elle a cours. Et, ose-t-on ajouter, telle qu'elle a encore cours. Son argumentation repose sur des réflexions philosophiques qui traitent de l'organisation idéale de la collectivité en démocratie, notamment le Contrat social de Rousseau. La raison seule est garante de la justice, et non les passions, nécessairement marquées par l'individualité. Or, les partis, puisqu'ils divisent, sont animés par les passions en même temps qu'ils en fabriquent. Pour Weil, un parti comporte potentiellement, dans sa lutte pour le pouvoir, un caractère totalitaire. Ils défendent leurs intérêts propres au détriment du bien public. Il faut se garder comme de la lèpre de ce mal qui ronge les milieux politiques mais aussi la pensée tout entière. Contre les passions collectives, elle brandit l'arme de la raison individuelle.
    Rédigé en 1943, ce texte propose un système fondé sur l'affinité et la collaboration de tous, un hymne à la liberté individuelle capable de s'exprimer dans le cadre d'une collectivité.

  • En quête d'une nouvelle provocation, Céline cherche par tous les moyens à attiser la haine. Il croise Paul Morand, qui lui tient des propos antisémites. "Voilà enfin mon sujet !" s'écrie Céline. Il fait part au chef de presse de la Gestapo de son projet de livre. Celui-ci le conseille sur la manière de servir la propagande antisémite. "Un bon nazi ne cherche pas de références, il les invente."

    Kaminski emploie l'arme la plus redoutable de l'écrivain : la satire. En hissant Céline en personnage de fiction, cruel, imbu de lui-même, sombre et délirant, il met à jour les techniques de falsification propres à la propagande nazie. Réaction à chaud et virulente, cette dénonciation avait valeur d'avertissement. Hélas, à la lumière de ce qui a suivi, elle fut prémonitoire.

    Juif allemand né en 1899, H.-E. Kaminski s'engage en 1917 dans la Luftwaffe. En 1922, il soutient sa thèse en sciences économiques puis publie en 1925 un ouvrage sur le fascisme italien. Il quitte rapidement Berlin pour Paris en 1933. Un voyage en Espagne en 1936 aboutit à Ceux de Barcelone (rééd. Allia 1986, 2003), suivi en 1938 par Bakounine, la vie d'un révolutionnaire et Céline en chemise brune. Après l'invasion allemande, il gagne Lisbonne puis l'Argentine, où il meurt vers 1960.

  • Dans ce texte fulgurant, Friederich rétablit les origines de la doctrine transhumaniste au sein de l'histoire des idées, afin de désamorcer la "coupure historique" que celle-ci tente d'initier. Ce faisant, il dénonce cette idéologie nouvelle qui tente d'améliorer grâce aux sciences la condition humaine mais ne fait que relever à ses yeux d'une profonde inhumanité. Il débusque notamment les procédés invisibles auxquels les "technoprophètes", comme il les qualifie, ont recours pour parvenir à leur fin. Sa critique se double par conséquent d'une dénonciation du capitalisme, dont le transhumanisme est entièrement tributaire. En s'attachant au corps seul, en niant l'esprit, le transhumanisme apparaît comme une dégénérescence du projet philosophique d'émancipation de l'homme.

    Alexandre Friederich a vécu vingt ans à l'étranger avant d'entreprendre des études de philosophie à l'université de Genève. Colleur d'affiches et cycliste, il vit actuellement entre Fribourg, l'Italie, l'Espagne et Mexico. Il a publié aux éditions Allia easyJet en 2014 puis Fordetroiten 2015.

  • Exilé à New York pendant la Seconde Guerre mondiale, Alexandre Koyré a publié en 1943 ces réflexions sur la place du mensonge dans les sociétés totalitaires. Le fonctionnement de ces régimes d'un type nouveau repose d'après lui sur la transformation de la vérité. Le jugement moral porté sur le mensonge dans la vie quotidienne, ou sur les plans religieux et philosophique, se trouve remis en cause en période de guerre. Le mensonge devient une arme nécessaire pour vaincre l'ennemi, voire une obligation. Or, c'est bien un climat de guerre que les régimes totalitaires instaurent constamment. Ces régimes fonctionnent comme des sociétés secrètes, pour la survie desquelles le mensonge est indispensable. À la seule différence qu'ils le pratiquent "en plein jour", en plantant une barrière entre la classe gouvernante et la "masse" qu'ils entendent diriger et asservir.

  • Berlin, 1933. Sur ordre du Führer, des milliers de livres sont offerts aux flammes d'un autodafé. Parmi eux, le Gipsy Book. Dans les cendres du bûcher, une fillette blonde découvre un éclat bleu qui l'attire. Fascinée par les volutes d'or à moitié épargnées par les flammes, elle glisse l'ouvrage sous son manteau. Dix ans plus tard, Liesl retrouve ce livre interdit et commence à en tourner les pages. À dix-huit ans, éduquée dans l'idéologie allemande des Jeunesses hitlériennes, elle découvre une toute nouvelle façon de penser et de vivre. Un souffle de rébellion s'empare alors de son esprit. Liesl réussira-t-elle à ne pas se brûler les ailes ? Le Gipsy Book est un livre de sagesse écrit par un vieux gitan Nanosh Balatta. Il est passé de main en main, a voyagé dans le temps, changeant à chaque fois la vie de ceux et celles qui le lisaient.

  • En croisant les archives de l'INA et du Quai d'Orsay, La Révolution cubaine vue par la lucarne gaulliste (1959-1969) permet de revenir sur les relations franco-cubaines au cours de la présidence de Charles de Gaulle et de la première décennie castriste. Il porte également un regard inédit sur la télévision gaulliste, nouveau vecteur de connaissance pour les Français mais également outil de propagande pour le pouvoir qui la mit largement à profit afin de servir ses intérêts. Contre toute attente, la Révolution cubaine fut bien un moyen pour le général d'imposer ses choix en matière de politique intérieure et extérieure, avec l'aide des instances de contrôle de l'information chargées d'en préserver le plus possible les téléspectateurs de son contenu subversif.
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    Docteur en histoire contemporaine, professeur de culture générale et de techniques rédactionnelles pour à l'université catholique de Lille. En 2017, il a publié un premier essai intitulé Ernesto « Che » Guevara - La fabrique française d'un mythe (1957-1967).

  • La description que donne Kraus du rapport très spécial que l'innocent persécuteur entretient avec le mensonge correspond si exactement au chef de la démocratie la plus puissante du monde qu'elle pourrait presque sembler faite par anticipation pour lui. Lui aussi a compris mieux que personne que la meilleure façon de mentir est d'accuser les autres d'être ceux qui le font, et de le faire en particulier quand ils disent la vérité à son sujet. C'est donc le menteur - que le fait de ne tenir, pour sa part, aucun compte de la vérité ne gêne pas le moins du monde, mais qui sait qu'il peut être important pour ses adversaires de ne pas risquer d'en être soupçonné - qui accuse les autres d'inventer et de diffuser des fake news.« On n'arrive pas à croire à quel point on doit tromper un peuple pour le gouverner », écrivait Adolf Hitler dans une des premières versions - amendée par la suite - de Mein Kampf. Alors qu'aujourd'hui le contexte international offre régulièrement la tentation d'établir des parallèles avec les années 1930, le philosophe Jacques Bouveresse revient aux écrits du fervent opposant autrichien au nazisme Karl Kraus pour le confronter à la période actuelle. Une propagande fondée sur l'émotion et la destruction de l'intellect, consistant à augmenter la tolérance du peuple au mensonge et à la brutalité, à accuser ses adversaires des atrocités qu'on commet soi-même et à faire croire ses électeurs à une revanche sociale qui n'est en réalité rien d'autre qu'une destruction de la démocratie : voilà qui n'est pas sans résonances avec le comportement de certains dirigeants actuels, que ce livre éclaire différemment.

    Né dans le Doubs en 1940, Jacques Bouveresse est un philosophe rationaliste dont les principales influences sont Ludwig Wittgenstein, le cercle de Vienne et la philosophie analytique. Élu au Collège de France en 1995, il en est professeur honoraire depuis 2010. Ses domaines d'étude sont la philosophie de la connaissance, des sciences, des mathématiques, de la logique et du langage ; il s'intéresse également à des auteurs comme Robert Musil et Karl Kraus.

  • « Il y a assurément deux façons d[e] parler [du terrorisme], car le terrorisme n'est pas considéré comme tel lorsqu'il est pratiqué (et sous une forme nettement plus meurtrière) par ceux qui, de par leur pouvoir, sont parés de vertu. » Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonialisme et le néocolonialisme occidentaux ont causé la mort de 50 à 55 millions de personnes, le plus souvent au nom de nobles idéaux comme la liberté et la démocratie. Pourtant, l'Occident parvient à s'en tirer en toute impunité et à entretenir, aux yeux du reste du monde, le mythe voulant qu'il soit investi de quelque mission morale. Comment y arrive-t-il?

    Dans ce livre d'entretiens, Noam Chomsky et Andre Vltchek démontent la puissance de cet appareil de propagande qui permet à l'Occident de dissimuler ses crimes et le rôle véritable qu'il joue dans le reste du monde. S'ouvrant sur l'histoire du kiosque à journaux de New York où le jeune Chomsky a commencé à faire son éducation politique, leur discussion s'élargit progressivement sur des sujets tels que les bombes nucléaires larguées sur Hiroshima et Nagasaki, la guerre froide, les mésaventures étatsuniennes en Amérique latine (Salvador, Nicaragua, Guatemala, Chili, Cuba), l'Inde et la Chine, l'intervention de l'OTAN en ex-Yougoslavie, les attentats du 11-Septembre, l'invasion militaire de l'Irak, le Printemps arabe, le fiasco de la Lybie et de la Syrie, ainsi que la guerre des drones.

    À travers ce survol, les auteurs critiquent de façon magistrale l'héritage funeste du colonialisme et l'exploitation éhontée des ressources naturelles de la planète exercée par l'Occident. Ce livre d'entretiens est augmenté de deux articles qu'ils ont publiés dans la foulée de l'attaque contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, à Paris, en janvier 2015, dénonçant l'hypocrisie occidentale vis à vis d'un terrorisme qu'il a largement contribué à développer.

  • Daech filme la mort de ceux qu'il torture. Filmer la mort?? Daech le fait en recourant de manière systématique aux effets visuels les plus spectaculaires, imités des films d'action hollywoodiens. Mieux encore?: Daech dispose d'un studio de production et maîtrise parfaitement toutes les techniques numériques. Ses films, censurés ou non, sont diffusés en permanence sur la planète entière. L'«?ennemi de l'Occident?» utilise les moyens et reprend les formes employés en Occident, et par là, il se tient au plus près de nous. Non seulement Daech achète et vend, exploite, spécule et asservit, mais, allant plus loin que nous, il réalise l'alliance macabre et contre nature du cinéma et de la mort. J'ai voulu comprendre cette extravagance propre à notre temps.

  • L'outrage aux mots

    Bernard Noël

    Ce deuxième tome des OEuvres de Bernard Noël comprend ses principaux écrits politiques dispersés au gré de publications éphémères ou de livres épuisés. On y découvre une pensée proprement révolutionnaire, radicale, et qui trouve une part de ses origines dans une analyse extrêmement fouillée de l'histoire de la Commune de Paris, de l'espoir qu'elle souleva et qui semble n'être pas tout à fait retombé, même aujourd'hui. L'autre origine de la pensée politique de Bernard Noël se situe dans la langue proprement dite, dans une analyse de plus en plus fine de la violence infligée à la langue par l'emploi qu'en ont fait de tout temps ceux qui, aux yeux de l'auteur, ont confisqué le pouvoir à leur profit en privant le peuple de ses droits élémentaires. Plus loin encore, il y a ce que Bernard Noël appelle 'la sensure', c'est-à-dire la privation de sens, qu'elle s'opère par le détournement du sens des mots ou par son brouillage (communication, télévision, etc.). Mais quand il théorise l'oppression, Bernard Noël ne cesse jamais d'être un écrivain. C'est ce qui confère à cet imposant volume où se côtoient les genres les plus divers, du poème au théâtre, du pamphlet à la fiction, son autorité, son évidence et sa beauté.

  • André Gide, Henri Barbusse, Jean Renoir, Louis-Ferdinand Céline, Louis Aragon, Paul Nizan, André Malraux... A l'heure du stalinisme triomphant et de la " grande lueur à l'est ", nombreux furent les artistes et les écrivains à sacrifier au rituel du voyage en URSS. Un " tourisme politique " d'un genre bien particulier, avec ses codes, ses mises en scènes et ses trajets balisés. Certains de ces voyages sont restés célèbres, tel celui d'Edouard Herriot qui ne vit rien de la famine en Ukraine ou d'André Gide dont les deux livres édités à son retour eurent un considérable écho. Comment étaient organisés ces séjours très contrôlés au pays des soviets ? Et quels étaient leurs relais en France ?
    /> Pour répondre à ces questions, et à beaucoup d'autres, Sophie Coeuré et Rachel Mazuy ont rassemblé 150 documents inédits, qui jettent un éclairage passionnant sur ces fameux voyages. Retrouvés dans les Archives d'Etat de la Fédération de Russie, ils mettent en lumière les échanges entre l'administration soviétique, les organisations françaises et ces écrivains voyageurs dont la clairvoyance ne fut pas la qualité dominante...
    Une mine d'informations sur un grand mythe littéraire et politique.

  • Se baigner dans la Seine, réduire la fracture sociale, combattre la finance : que n'a-t?on promis aux Français ? Certes, « les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent », selon une cynique maxime qui a gravement discrédité la politique. Pourtant, imagine-t?on un candidat qui annoncerait que la situation actuelle le satisfait, que le pays ne va pas si mal et qu'il s'engage à ne rien changer ? Même les plus conservateurs emploient volontiers le langage de la réforme ou de la révolution, s'efforçant de susciter l'adhésion en soulevant de folles espérances. Mais l'électeur est-il dupe ?
    Depuis l'institution du suffrage universel en 1848, des milliers de tracts et de professions de foi ont été diffusés par les candidats eux-mêmes. En les réunissant, Bruno Fuligni nous entraîne, entre utopie et démagogie, à la découverte des rêves et espoirs des Français.

  • Best-seller international, le petit livre rouge a été imprimé à plus d'un milliard d'exemplaires. Ce recueil de citations de Mao est rapidement devenu le manifeste de la Révolution culturelle et un objet de culte aussi bien en Chine que pour les maoïstes occidentaux. Apparu en 1964, les Citations du président Mao Tsé-toung, bréviaire inspiré des discours ou des oeuvres du fondateur de la République populaire, est d'abord conçu comme un outil d'éducation politique pour l'armée, puis devient l'« arme spirituelle » des gardes rouges et le manuel de vie de 700 millions de Chinois. En Europe, il séduit une partie des intellectuels, les « maos » français de Mai 68, qui le rebaptisent « petit livre rouge » et en font le talisman de leur propre « révolution », ignorants les atrocités commises par le régime chinois. Cinquante ans après le début de la Grande Révolution culturelle prolétarienne et quarante ans après la mort de Mao Zedong, la journaliste Pascale Nivelle raconte l'épopée de cette petite bible en vinyle rouge vif qui a été, de Pékin à Paris, le coeur d'une immense et folle passion collective.

  • Avec son bonheur de façade et ses émotions fabriquées, la culture de l'illusion étend son emprise sur les États-Unis. D'un salon de l'industrie de la pornographie à Las Vegas aux plateaux de la télé-réalité, en passant par les campus universitaires et les séminaires de développement personnel, Chris Hedges enquête sur les mécanismes qui empêchent de distinguer le réel des faux-semblants et détournent la population des enjeux politiques réels.

  • Champ de la persuasion politique - Histoire de persuasion politique (le Parti communiste chinois de 1962 à 1969, l'Organisation de libération de la Palestine de 1964 à 1974, le Parti québécois de 1968 à 1976 et la Conscience noire de 1969 à 1976) - Dialectique du persuadeur et du destinataire. Idéologie et démographie - Limites de la persuasion politique.

  • Médias et islamisme est un chantier de recherche peu exploré. Lui consacrer une livraison des Cahiers de l´Ifpo se justifie à un double titre. D´une part, parce que depuis le 11 septembre 2001 et dans le sillage de la chute du régime baasiste irakien, l´i

  • La collection L'ART DE LA COMMUNICATION SOCIALE. Pour quoi faire ? Comment s'y prendre? s'adresse à des professionnels de terrain, spécialisés ou non dans la communication, qui souhaitent acquérir ou perfectionner des compétences dans le domaine de la communication sociale et maîtriser cet environnement professionnel.

    Ce premier volume de la collection vous familiarise avec les principes généraux, la méthodologie et les enjeux de la communication sociale, processus de partage d'informations d'utilité publique indispensable aux organisations qui mettent en oeuvre des missions d'intérêt général.

    Basée sur la formation-action, cette collection en huit volumes constitue un support d'auto-formation guidée qui vous permet de vous former et de développer votre autonomie à votre rythme.
    Pour acquérir à la fois les bases et la pratique, action et formation sont indissociables. Tout au long de cette collection, vous proposez des hypothèses, utilisez des outils, appliquez des méthodologies et évaluez des résultats, tout en vous formant aux principaux concepts et aux modèles utilisés en communication sociale. Et enfin, vous réalisez un projet ou résolvez un problème de communication sociale, par l'action réelle et concrète.
    A la fin de cette auto-formation, que vous interveniez dans le Nord ou dans le Sud, vous pouvez tous réussir à devenir des experts autonomes de la communication sociale dans le cadre de vos activités de terrain !

  • Après avoir quitté leur manoir en ruine et traversé l'Allemagne à pied d'est en ouest, Else et ses quatre enfants sont enfin arrivés à Düsseldorf. Magnus, le frère de son mari, consent à les accueillir, mais n'a d'autre choix que de les abriter dans son sous-sol humide et inconfortable. Comme Else ne veut pas être à sa charge, elle accepte un poste de serveuse dans un restaurant, puis est engagée par les Forces britanniques comme traductrice.

    Alors que la reconstruction de l'Allemagne de l'Ouest s'amorce grâce au Plan Marshall, la veuve de Johan Von Steiner agrandit le cercle de ses amis et connaissances, même si elle tente de cacher du mieux qu'elle le peut ses origines aristocratiques. Et quand un nouvel emploi se présente, cette fois dans des bureaux diplomatiques étasuniens, Else rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Mais à nouveau, le destin s'acharne sur elle, le malheur l'accable. Saura-t-elle une fois encore faire preuve de résilience, qualité essentielle en ces temps difficiles où rien n'est acquis?

    Ce second et dernier tome de la nouvelle série de Janine Tessier nous ramène au coeur du conflit le plus meurtrier de l'histoire, avec ses difficultés, ses horreurs et surtout, ses incalculables séquelles.

  • Berlin, 1942.

    Le baron Johann von Steinert, colonel SS au sein de la Gestapo, et sa femme Else ont invité des proches d'Hitler à la réception qu'ils tiennent annuellement dans leur somptueux manoir, en banlieue de Berlin. En cette année où l'idéologie nazie s'impose avec hargne et violence sur toute l'Europe, les invités triés sur le volet discourent avec verve sur la supériorité de l'Allemagne. Dans leur délire fanatique, ils ne peuvent se douter que deux ans plus tard, la situation ne sera plus la même. Les ennemis avancent vers la capitale allemande et, du manoir, on entend l'écho incessant des bombardements qui mettent Berlin à feu et à sang. La sécurité d'Else et de ses quatre enfants est menacée.

    Alors que les bombes ennemies détruisent leur résidence ainsi que leur usine et que les Russes approchent à grands pas, ils doivent entreprendre un long exode vers l'ouest, à l'autre bout du pays, où devrait les accueillir Magnus, le frère de Johann. Leur pénible parcours de 650 kilomètres sera semé d'embûches, de problèmes, de périls, de dangers, de morts. La faim, la peur de rencontrer l'ennemi ainsi que le froid et le mauvais temps seront leurs fidèles compagnons jusqu'à Düsseldorf.

  • Considérant les représailles subies et lindifférence de ceux qui ne comprennent pas du fait de la désinformation lauteure na dautre choix que de continuer à se battre et à expliquer ce qui lui arrive ! Elle est la témoin-clef dabus de pouvoir et de manquements à la probité scientifique impliquant les plus hauts dirigeants dun prestigieux établissement dédié à l'enseignement et à la recherche.

    Ce plaidoyer raconte le cheminement laborieux de sa plainte adressée aux autorités alors que des avocats-stratèges entreprennent de semer la confusion et dimposer le silence sur laffaire. Les événements surviennent dans un pays affecté par la corruption insidieuse, la justice privée et le chaos de l'organisation judiciaire.

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