Vie pratique & Loisirs

  • Le dernier avion

    Sébastien Porte

    • Tana
    • 11 Juin 2020

    Comment le trafic aérien détruit-il notre environnement ?
    Avec quatre milliards de passagers chaque année, l'avion n'est plus seulement le symbole de la modernité triomphante, il est aussi et surtout celui des outrages portés au climat et à l'environnement. Les gaz à effet de serre qu'il dégage dans l'atmosphère contribuent au dérèglement climatique, et la masse de touristes qu'il déverse aux quatre coins du monde abîme les milieux et les paysages. Comment imaginer que, comme le prévoit l'industrie aéronautique, le nombre d'appareils en circulation double et que le nombre de passagers quadruple d'ici à 2050 ?
    La crise sanitaire liée au coronavirus a provoqué la mise à l'arrêt du trafic aérien. Nous devons nous saisir, nous dit l'auteur, de ce moment historique pour nous interroger sur les effets de la frénésie touristique, du culte de la vitesse et de nos envies de " tout voir ".
    Tout en débusquant les pratiques de greenwashing du secteur de l'aviation et les fausses bonnes solutions (biocarburant, avion électrique), ce livre nous donne des pistes politiques (fermer les liaisons intérieures, rétablir les trains de nuit, en finir avec l'ultra-low cost) et individuelles pour entamer une décroissance aéronautique. Il ne s'agit pas de renoncer aux voyages et au plaisir de découvrir le monde, mais plutôt d'apprendre à voyager mieux.

  • Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme.La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver.Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant.La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.

  • L'omniprésence des transports motorisés dans nos sociétés nous a imposé une telle «culture de la mobilité motorisée» qu'il est tentant de considérer ces multiples machines comme une nouvelle génération de dinosaures énergivores et polluants. Ces monstres modernes qui saturent l'air de nos métropoles et participent à la déstabilisation du climat seraient-ils devenus une nouvelle espèce hégémonique, non pas herbivore ou carnivore, mais objectivement «airvore»?

    Les discours convenus se veulent rassurants: en matière de consommation de carburants et d'émissions polluantes, les voitures neuves seraient de plus en plus efficientes, les trains devenus parfaitement propres grâce à leur électrification, les navires, toujours aussi discrets malgré leur gigantisme, et les dernières générations d'avion, plus sobres que jamais. Pourtant, on ne cesse d'enregistrer des pics de pollution et de lancer des alertes sanitaires dans de nombreuses zones urbanisées qui n'en finissent plus de suffoquer. Comment se fait-il que, considérés un à un, les moyens de transport semblent exceller, alors que, pris dans leur ensemble, ils échouent à réduire la pollution urbaine et les émissions de gaz à effet de serre?

    Quel sera le destin de ces machines «airvores»? Vont-elles finir par disparaître d'elles-mêmes à la suite d'une gigantesque panne sèche ou bien s'éteindre dans un «airpocalypse» surchauffé ? Est-il encore temps d'agir pour les dompter? Dans une enquête historique et sociologique inédite et minutieuse, Laurent Castaignède retrace l'épopée de leur irrésistible ascension et expose leurs impacts environnementaux et sociaux. L'expansion du parc motorisé ne donnant aucun signe d'essoufflement, l'auteur passe au crible les innovations en vogue pour en faire ressortir les limites. Il propose aussi un ensemble de mesures radicales mais pragmatiques qui permettraient de relever le double défi sanitaire et climatique.

  • La fureur du temps

    Fredeirike Otto

    • Tana
    • 10 Octobre 2019

    Avec le réchauffement global, bien des épisodes de pluie, de sécheresse ou de tempête échappent aux schémas qui nous étaient familiers. Le dérèglement climatique que nous avons provoqué ne peut cependant pas être tenu pour responsable de tous les événements météorologiques. Pour faire le lien entre climat et météorologie, et ne pas laisser ce débat aux seules mains des politiques et des groupes de pression, qui sèment la confusion depuis des années, la physicienne Friederike Otto a développé, avec une équipe de confrères, la science de l'attribution d'événements extrêmes, une méthode révolutionnaire grâce à laquelle il est maintenant possible de déterminer si le changement climatique est en jeu dans un phénomène météorologique extrême. Ce nouveau champ d'investigation, en agissant en temps réel, permet de mettre au jour les relations de cause à effet pour accélérer les transformations sociétales et, enfin, frapper là où ça fait mal, en attaquant les entreprises qui ont joué l'inaction face au changement climatique. Disposer des preuves scientifiques de ces manifestations au moment le plus important et à l'endroit où l'on en a le plus besoin est crucial pour réduire les risques et construire des systèmes résilients, en particulier dans les régions les plus vulnérables, où le changement climatique majore les menaces subies par ceux qui ont le moins profité de l'amélioration des conditions de vie d'une société carburant aux énergies fossiles.
    La science de l'attribution d'événements extrêmes nous presse de prendre nos responsabilités au sérieux et de réaffirmer haut et fort qu'il n'est plus acceptable d'attendre que la génération qui manifeste aujourd'hui ait grandi.
    Un livre qui oeuvre pour la justice sociale.

  • PRESSIONS, COLLUSIONS, MENSONGES... Tous les ingrédients d'un bon thriller réunis dans une enquête inédite sur la qualité de notre air.
    À en croire l'État, depuis quelques années, la qualité de notre air s'améliore... Un discours en parfait décalage avec la perception globale des Français. Mais aussi des plus éminents scientifiques qui considèrent que la pollution atmosphérique ne diminue pas mais qu'elle se transforme... pour être encore plus nuisible. Alors, qui dit vrai ?
    De quoi est véritablement composé l'air que nous respirons dans l'Hexagone ? Pourquoi la France est-elle dans le collimateur de la Commission européenne ? Nos dirigeants auraient-ils délibérément laissé les lobbies industriels et agricoles prendre les commandes ? Ce livre répond à toutes ces questions. Oui, quelque chose cloche dans le ciel français, et, non, l'air de la campagne n'est pas plus sain que celui des villes. Mais cet ouvrage redonne également espoir en mettant en lumière le sursaut citoyen qui naît progressivement un peu partout, et fait bouger les lignes. Car savoir, c'est le début du pouvoir.

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