Littérature générale

  • " Je n'aime pas beaucoup les lettres, ni en recevoir ni en envoyer. Sauf de toi et à toi - et quelques autres. C'est ce qu'on doit appeler l'amitié"
    Tout en prenant un malin plaisir à se déclarer réticent à ce genre d'exercice, Jean d'Ormesson déploie dans l'art épistolaire autant de brio et de virtuosité que de talents de stratège et de séducteur. Il laisse libre cours, dans cette version la moins " autorisée " de son autobiographie, à son franc-parler, sa malice, son goût de l'ironie et de la facétie.
    C'est tout l'arrière-plan de son parcours dans le siècle que l'on voit se dessiner au fil de ces échanges multiples, sous l'effet révélateur des relations qui ont le plus compté dans son existence. Le meilleur de sa correspondance, en dehors de ses grandes amitiés littéraires, gravite autour de quelques figures clés. De Raymond Aron ou Roger Caillois à Claude Lévi-Strauss, tous ont agi sur Jean d'Ormesson comme autant de maîtres et d'inspirateurs dans sa réflexion intellectuelle et philosophique et l'évolution de son oeuvre.
    " Les amitiés qui commencent par les livres sont peut-être les plus fortes ", écrivait-il à José Cabanis. Cet ensemble de " messages portés par les nuages ", selon la formule de Jean-Marie Rouart, en offre une vivante et savoureuse illustration. C'est le même amour fou de la littérature qui explique l'amitié paradoxale de Jean d'Ormesson avec des auteurs aussi distincts de lui que Michel Déon ou François Nourissier. À travers eux on découvre ici son autoportrait le plus inattendu.
    Jean-Luc Barré

  • Dans les années 50, Jean est un gamin insouciant pour qui le rêve et le rire sont l'antidote aux brutalités et vexations car les instituteurs font de l'école l'antichambre de l'Armée, toujours en guerre depuis des décennies.

    Rien ne va pour le petit Jean. Son instituteur le brutalise, il s'indigne de l'humiliation de ses parents soumis aux diktats des châtelains qui abusent de leurs titres surannés, et, comme la majorité des habitants de son village angevin des années 50, il a du mal à s'épanouir dans l'ambiance rabat-joie et angoissante imposée par la cure.
    Sa plume sergent-major miniature de baïonnette maniée jadis par un sous-officier à l'uniforme chatoyant, est lourde de sens, celui de la gloire révolutionnaire et de la terrible répression subie au temps trouble de la chouannerie. Et si l'outil pédagogique se changeait en javeline vengeresse dans le postérieur auguste du maître ?

  • Sissie est une jeune orpheline qui rêve de devenir Chanteuse, mais elle devra grandir et persévérer pour devenir une diva ! Sans oublier le retour agaçant de sa rivale, l'ex de son futur mari, une fille insupportable... Les problèmes s'accumulent : la vie du couple est en balance, le voisin est au courant, la belle-mère s'y ingère, y compris les paparazzis... Un roman mené avec beaucoup d humour, qui mêle jalousie et persiflage.
    Biographie de l'auteur :
    Née en 1984, Divine Kanza est éditrice des éditions La lettrine Culture et Journaliste littéraire du magazine La lettrine Culture, mais elle reste avant tout une auteure. Son style d'écriture est cinématographique, loufoque, avec plein d'humour. Elle trouve sa place dans tous les registres littéraires. Son mouvement littéraire est le Burlesque : se traduisant par le cinéma, l'humour, le ton... Elle est également proverbiale et crée ses propres expressions françaises. Ses oeuvres contemporaines et classiques adaptées au style de Voltaire, Molière donnent un grand plaisir aux lecteurs.
    Son proverbe : - Sans l'amour je te hais, même étant borgne, et sans la haine je t'aime au point de ne plus te haïr.








  • Ce voyage vers l'ailleurs ne pouvait se faire qu'en chevauchant Pégase sur la ligne de l'esprit. "Car l'esprit est une droite lancée vers la lumière."


    Frédéric Halbreich nous propose ces"Vues du sol" comme autant de clichés improbables, dans une époque qui ne l'est pas moins.

  • Nous avons voulu sauver, dans ce qui nous entoure, une chose par jour, image, parole ou oiseau, et l'épingler sur le papier avant qu'elle ne s'évanouisse. C'est ainsi que nous avons cueilli au fil de deux saisons, tantôt dans la pénombre et tantôt dans la grisaille, une petite lumière qui scintille?: phare, étoile ou mouche à feu, l'oeil d'un grand héron, la nacre d'un coquillage, les paillettes sur la jupe d'une fillette de quatre-ans-bientôt-cinq pour qui le monde entier est encore brillant comme un sou neuf. Cet ouvrage est un répertoire de miracles fragiles et minuscules que nous avons choisi de garder comme on conserve les fleurs entre les pages d'un livre pour pouvoir continuer à les admirer en hiver - une manière d'antidote au cynisme, à l'absurde, au découragement qui nous assaillent du dedans comme du dehors. Un tout petit acte de résistance.

  • Virginie est à la recherche d'une baby-sitter pour son fils, celle-ci vient de mettre pieds chez elle. Mais, le courant a l'air de mal passer entre les deux. Elles doivent trouver un point concordant pour se rapprocher. Pas facile pour Virginie, puisqu'elle se rend compte que pas mal d'objets ne cessent de disparaître mystérieusement dans sa maison. Où se tourneront ses nombreuses intentions ? Sombre t-elle dans la paranoia ?
    Finalement, elle finit par trouver son coupable.
    Cette nouvelle est à dévorer.
    Biographie :
    Née en 1984, Divine Kanza est éditrice des éditions La lettrine Culture et Journaliste littéraire du magazine La lettrine Culture, mais elle reste avant tout une auteure. Son style d'écriture est cinématographique, loufoque, avec plein d'humour. Elle trouve sa place dans tous les registres littéraires. Son mouvement littéraire est le Burlesque : se traduisant par le cinéma, l'humour, le ton... Elle est également proverbiale et crée ses propres expressions françaises.
    Ses oeuvres contemporaines et classiques adaptées au style de Voltaire, Molière donnent un grand plaisir aux lecteurs.

  • POÈME PIERRE PRIÈRE. « Parfois prier est seule parole » nous dit un vers du recueil. Dans une langue sobre, essentielle, ces poèmes sont une réflexion sur le sens fondamental de la vie. Leur écriture passe par l'esprit de grands mystiques, de moines zen iconoclastes, de la pensée présocratique et d'une grande jouisseuse du début de la Renaissance. Pierre et prière constituant une anagramme, comment passe-t-on de la matérialité à la spiritualité ? Par le poème, par le dire, par la parole.

    DESS(E)IN regroupe l'ensemble reconfiguré des textes que l'auteur a écrit autour de l'oeuvre de l'artiste Tony Tascona. Par la voix du dit et du non-dit, la voie du plein et du vide, les traces de la plume et celles du pinceau émergent de la grande mer de l'encre, pour donner forme au chaos. L'intention du dessin serait, à l'origine, semblable au dessein de la poésie.


  • Qu'est-ce que vous vous dites quand vous vous levez fièrement, rempli
    de patriotisme, pour accomplir votre devoir civique et que l'on vous
    dit que vous l'avez déjà fait ? Y a-t-il un double de vous qui
    participez aux activités électorales à votre place ?
    A travers une écriture maîtrisée, St Antoine de La Vuadi nous livre sa plus belle nouvelle.

  • « Et ainsi, chaque fois que Gaspard terminait une histoire, il lui trouvait un couronnement, ou bien elle se prolongeait dans un silence qui la suivait et qu'il rompait avec la jovialité affectée et la pudeur de ceux qui abrègent ce temps de recueillement quasi pontifical succédant à une période plus ou moins doctorale. Mais on rencontre peu cette inclination chez les narrateurs in vivo. Je pressentis cette fois qu'il allait croire devoir s'en expliquer, ou s'en excuser. Je prévins cette précaution inutile : - J'apprécie beaucoup l'art que vous avez de faire déboucher les cours divers de vos aventures dans des mers de réflexions où la pensée s'étale. Je vous suis très bien, parfois je crois même vous avoir précédé. » Il y a dans ce roman de formation composé sous la forme d'un dialogue - voire même de confidences par endroits - plus que le dit de l'enfance et de la jeunesse de Gaspard, avec ce que celles-ci peuvent avoir de beau et de tragique, de doux et de traumatique. En effet, il y a encore dans ce texte un sourd et sensible hommage à la littérature. Du personnage qui se raconte et n'est pas sans rappeler une figure de conteuse comme Shéhérazade aux références littéraires, des passages quasi rousseauistes à l'élégance de la plume, cette oeuvre, ample et majestueuse, ne cesse finalement de clamer l'amour des mots.

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