Littérature générale

  • Un roman poignant sur les secrets de famille et les résurgences du passé sur le présent"Absolument sublime, un des dix livres de l'année" Gérard Collard - Le Magazine de la santé.Un roman poignant sur les secrets de famille et les résurgences du passé sur le présent Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare.
    Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs.
    Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d'Antarctique et le divorce qui l'a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir.
    Mais le secret qui l'a hantée durant des décennies menace d'être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
    Une femme au crépuscule de sa vie. Un homme incapable de savourer pleinement la sienne.
    La Mémoire des embruns est une émouvante histoire d'amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.

  • La sirène d'Isé

    Hubert Haddad

    • Zulma
    • 14 Janvier 2021

    À la pointe sud de la baie d'Umwelt, loin du monde et hors du temps, le domaine des Descenderies a accueilli des générations de patientes. Né de la fragile Leeloo, Malgorne grandit sous la houlette de Sigrid, entre incompréhension et possession jalouse. Il trouve bientôt refuge dans le dédale de l'extravagant labyrinthe d'ifs, de cyprès, de pins et de mélèzes imaginé par le Dr Riwald. S'il n'entend ni le ressac ni les vagues qui se déchirent sur les brisants, Malgorne se nourrit des vents et scrute sans fin l'horizon. Depuis l'ancien sémaphore, Peirdre sonde elle aussi chaque soir l'océan, hantée par la voix d'une amie disparue. Son père, capitaine au long cours, fait parfois résonner pour elle les cornes de brume de son cargo de fret. C'est sur la grève, un matin, devant le corps échoué d'une étonnante créature marine, que Peirdre et Malgorne forgent soudain l'espoir du retour d'autres sirènes. Après Le Peintre d'éventail, Hubert Haddad nous entraîne dans la magie d'un nouveau jardin entre terre et mer. La Sirène d'Isé est un roman magnétique, envoûtant et lumineux.

  • Et se mêlant aux eaux le jour noircit, empoisse un peu plus le village./Néanmoins, on se plaît à cette bruine/soucieuse, à ses avancées nonchalantes.../Descente dans/notre/patience.

  • La poésie de Claude Riccardi occupe tous les vides de la vie. Ses silences. Ses immobilités. Donnant aux marges des fausses réalités toutes les beautés essentielles qui palpitent dans les calmes clichés de Nicolas Raybaud-Mabily.

  • Jean-Claude Touzeil n'a sans doute jamais totalement quitté l'enfance. Dans ce recueil, il nous invite à un parcours où l'humour le dispute à la tendresse. C'est peu dire que les mots sont ses amis, et on prendra plaisir à divaguer au fil des pages, à cloche-pied ou marchant sur les mains, surpris de suivre le poète dans son numéro de jongleur attentif et d'équilibriste virtuose. Alain Boudet

  • Au fil de ces nouvelles, Mathilde Manoury trempe sa belle et première plume dans l'encre sympathique du ressenti. Dans un mouvement de l'âme, elle traduit les primes émotions - souvent inoubliables - héritées de l'enfance. Qu'il s'agisse de la peur des autres avec Les jumelles, de l'incompréhension des adultes avec Quarante-deux ou encore des Petits crimes innocents commis en toute impunité par les chérubins qui s'ennuient en vacances au sein de la famille, le style de Mathilde Manoury ne laisse pas le lecteur indemne. Sa véritable force est dans le sentiment.

  • Un pupitre, un poste de radio, un livre de bord, des cartes et quelques ouvrages : le décor est planté. Dans la chambre de veille, petite pièce située au centre des phares, le gardien prend son quart. C'est ici, dans cet espace aveugle mais ouvert, que s'élabore son savoir sur le monde. Historien et amoureux de la mer, François Hartog est un veilleur à sa façon : un guetteur du temps. Pour la première fois, il revient ici sur son parcours et ses choix intellectuels. Il évoque ses parents, ses années de lycée en pleine guerre d'Algérie, Normale Sup' et sa troupe de théâtre, puis la rencontre avec ses maîtres : Jean-Pierre Vernant, Pierre Vidal-Naquet, Michel de Certeau... Il se souvient de sa traversée de l'océan Indien sur un vieux cargo, de Mai 68 et des désillusions qui ont suivi, des amis qui se sont engagés. Que signifiait alors le choix de l'étude de la Grèce ancienne ? Pourquoi n'a-t-il cessé de franchir des frontières, entre l'histoire et l'anthropologie, entre l'Antiquité et le contemporain, entre des espaces et des temps différents ? Comment l'Histoire, enfin, est-elle devenue la question d'une vie ? Réflexion au long cours sur le temps et regard distancié sur le monde actuel, ces entretiens révèlent le parcours singulier d'un historien majeur de notre époque.

  • Tels des cierges plantés sur cet immense cimetière de navires qui va d'Ouessant à la chaussée de Sein, des phares isolés se dressent sur l'Océan. Autour, c'est un bouillonnement perpétuel de tourbillons verdâtres, de gonflements glauques qui crèvent dans un tumulte d'explosions. Les vagues galopent, se cabrent, se chevauchent. Ici, la mer ne connaît pas de repos. La Jument, la Vieille, les Pierres Noires, Ar Men, autant de tours de guet assaillies par les flots. Des hommes, navigateurs à l'ancre, y mènent une vie monacale mais c'est la tempête qui chante les offices. La peur, la folie, la mort tissent parfois la trame de destins tragiques, mais le courage et l'héroïsme brillent aussi en lettres de feu dans ce livre où tout est authentique. Et puis, tels qu'en eux-mêmes, voici d'autres héros : ceux du sauvetage en mer. Des hommes qui répondent sans hésiter à l'appel lugubre du tocsin dans l'ouragan. Leur modestie est à la mesure de leur courage, mais, sur leur tricot de laine bleue, les médailles témoignent des dizaines de vies humaines arrachées à l'Océan. De l'enfer d'Ar Men aux martyrs de Penmarc'h, c'est un beau et grand livre que nous offre ici l'auteur des « Houles d'Islande ». C'est aussi un hommage aux travailleurs de la mer, qui dans les bouillonnements du raz de Sein croient entendre parfois les cloches de la ville d'Ys, à jamais engloutie.

  • Yffic Pradenn est un vieux gardien de phare, au bout de l'extrême Ouest breton. Il fait corps avec sa Tour du Feu. On l'a un peu oublié, et ses yeux ont pris la couleur de la mer. Il garde son phare, et la mer le garde. Son oreille est restée bonne. De sa plume, « à éclipses » comme sa lanterne, il note ce qu'il a entendu, ou cru entendre. Il a fini par s'imaginer que les vagues sont des femmes, que la marée « c'est quand la mer se retourne dans son lit », que les marsouins griffonnent des messages sur l'Océan, qu'une île c'est peut-être un radeau pour les naufragés de la vie. Il doit être un peu poète, mais il serait bien étonné qu'on le lui dise.

  • Entre les îles d'Ouessant et le Raz de Sein, d'amples houles gonflent la mer d'Iroise. Çà et là, des écueils cernés de collerettes d'écume semblent aux aguets, dans les tourbillons creusés par les courants. On songe que dessous, des bateaux naufragés couchés sur le flanc, chevelus d'algues, se désagrègent lentement dans la nuit verte des abîmes. Le plus terrifiant de ces écueils, les Bretons le surnomment Roc'h an Diaoul, la Roche du Diable. Ils disent que Satan lui a donné le pouvoir d'attirer les vaisseaux. Malgré les avertissements et les signes du destin, un phare sera pourtant érigé sur cet îlot maudit. Les drames vont s'y succéder. Dans la colonne de granit battue par les tempêtes, s'exacerbent les passions et les désirs inavouables. La solitude et la folie libèrent les instincts, dans les superstitions et les sortilèges. Alors, la mort étend son ombre maléfique, et lorsque les derniers rayons du soir le colorent de rouge, le phare se dresse, sinistre, comme une pique ensanglantée. L'histoire est hallucinante du phare de Roc'h an Diaoul. Avec ce cadavre que la mer ramène à chaque marée, comme un remords. Avec la jeune anglaise naufragée recueillie par les gardiens, avec la vengeance impitoyable des oiseaux de mer, dans le rire fou du Diable et les sanglots des trépassés. Magistralement écrit, ce récit somptueux vous passionnera. Longtemps, il vous fera rêver.

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