Sciences humaines & sociales

  • Mario Mieli (1952-1983) fut l'un des fondateurs du mouvement de libération homo-sexuelle Fuori! et devint très vite la figure de référence du militantisme homosexuel italien. Sa thèse sur l'homo-sexualité masculine est publiée en 1977, chez Einaudi (troisième édition en 2002 chez Feltrinelli). Dans cet essai, Mieli témoigne de son propre vécu, ses désirs, ses fantasmes, ou encore, son séjour dans une clinique pour malades mentaux, convaincu que, pour être authentique, l'engagement politique se doit de faire exploser les frontières entre privé et public, entre le moi et l'autre. Critique formulée d'un point de vue homosexuel et critique du point de vue homosexuel lui-même, le livre avance des propositions théoriques fondamentales, anticipant les travaux de Monique Wittig et de Judith Butler. La perspective d'un possible dépassement des catégories identitaires, de genre et d'orientation sexuelle, dans l'exercice performatif de la transsexualité, fait écho aux aspirations queer du présent, mais avec la fraîcheur et la pertinence propres aux esprits visionnaires. Avec cette présente publication, le public francophone aura enfin accès à un témoignage crucial écrit dans le contexte politique sombre des «années de plomb» par un être aux multiples talents de philosophe, écrivain, dramaturge, poète et acteur, qui n'a peut-être d'égal qu'un Hocquenghem ou un Pasolini, figures de proue dont les temps présents sont singulièrement avares.

  • « Jack l'éventreur est le premier tueur en série », « Les tueurs en série sont un phénomène américain », « Les serial killers sont des détraqués sexuels », « Ils ont une double personnalité », « Ils tuent toujours de la même façon, selon un rituel », « Il faut une formation spécifique pour les arrêter » ...
    L'auteur analyse les différentes façons de mettre en mots et de représenter la figure du tueur en série, afin de dépasser les nombreux clichés qui entourent ces « serial killers ».

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