• Hiver 1918. Le Nord-Ouest américain connaît l'apocalypse : l'un des pires blizzards de l'histoire du pays balaie tout sur son passage. Perdus dans la neige, pétrifiés par le gel, des jumeaux de quatorze ans, Luke et Matt Lawson, sont recueillis in extremis par une femme qui tente de les ranimer à la chaleur de son corps. Seul Matt reprend vie. Le lendemain, le voilà devenu un homme, trop tôt et malgré lui. Car le désastre l'a également privé de son père, le laissant à la tête du ranch familial. Labeur, amour, violence : face à la beauté sauvage de cette terre, Matt tente de maintenir un équilibre fragile.

  • Surgis du fin fond du décor, Lee Lightouch et Pato Conchi, le grand maigre et le petit gros, se rendent à Booming pour raison sentimentale.

    « Personne ne va à Booming » ; « Prenez un bonbon, je ne crois pas qu'ils en aient » : on les avait pourtant prévenu. Kid Padoon et sa bande font régner la terreur à Booming, le shérif à leur botte, le bordel à leur service, le saloon à leur disposition, le croque-mort aux petits soins.

    Mais ça n'est encore rien : il y a quelque chose de détraqué à Booming, un truc qui coince, qui débloque, qui recoince et qui vous rend cinglé.

    Accrochez-vous : Booming est un western quantique qui se joue des balles et du temps qui passe.

    Mika Biermann est romancier et guide au musée des Beaux Arts de Marseille. Il est l'auteur d'une oeuvre fortement singulière, qu'il publie en alternance chez POL et chez Anacharsis. Six titres sont parus à ce jour. Allemand d'origine, il écrit directement en français. Son plus récent livre chez Anacharsis Roi. a obtenur le prix de la Page 111 2017.

  • Dans ses collines du Kentucky, Virgil mène une existence paisible, entouré par les bois qu'il affectionne tant. Il peut à tout instant s'y enfoncer et trouver la sérénité dont il a besoin. Mais quand son frère aîné Boyd, la tête brûlée de la famille, est assassiné, Virgil doit faire face à une décision impossible. Dans les Appalaches, le sang est vengé par le sang. Et puisque tout le monde sait qui a tué Boyd, on attend la riposte de Virgil. Quelle que soit la direction qu'il choisira, sa vie en sera à jamais bouleversée. Le Bon Frère est un formidable roman sur la liberté, qui éclaire d'une lumière nouvelle la notion de frontière dans l'Ouest américain contemporain, des vallons du Kentucky aux rivières du Montana.

  • Cloudbursts

    Thomas Mcguane

    Quand le ciel se déchire est la somme de toute une vie de réflexions, de sentiments, d'expériences, et se doit d'être savouré. Ceci étant dit, si vous vous retrouvez à dévorer ces nouvelles en un temps record, je vous encourage à le faire. Vous pourrez toujours les relire plus tard ; ce que vous ferez probablement. The New York Times Book Review
    Merveilleux, essentiel, irrésistible et souvent étonnant. [...] Toutes les nouvelles de McGuane sont empreintes d'humour. En résulte une succession d'histoires exquises. The Los Angeles Times
    Une prose aussi ciselée et impressionnante que les montagnes Rocheuses. [...] L'éclat et l'humour de l'écriture de Thomas McGuane ne manquent jamais de ravir. The Wall Street Journal
    Aujourd'hui, il n'y a plus aucun doute : McGuane est un très grand. Christophe Mercier, Le Figaro
    McGuane [est] l'un des portraitistes les plus fins de l'Amérique profonde. André Clavel, Le Temps
    Pas de sérénité, pas d'équilibre, mais des embardées imprévisibles, soutenues par un rythme qui les accompagne à merveille. [...] Bref, McGuane, spirituel et généreux, nous entraîne dans sa jubilation. Lilian Kerjean, La Quinzaine littéraire

  • Pour naviguer en sécurité, c'est-à-dire pour suivre sa route en évitant les dangers et en profitant des meilleures conditions de météo et de marée, il est essentiel de bien connaître : o le balisage en mer o le balisage des plages o les feux d'entrée de port o les signaux de marée o les signaux météo.Ce petit mémo très pratique vous donnera toujours la bonne info, au bon moment.

  • La petite ville d'Oakpine, au coeur des magnifiques paysages du Wyoming, offre une vie paisible à ses habitants. Et c'est à cela qu'aspire Jimmy, 50 ans, atteint du sida. Devenu un écrivain renommé à New York, il souhaite désormais retrouver sa ville natale pour y passer les derniers mois de sa vie, et renouer avec ses parents. Il découvre que le destin vient de réunir à Oakpine ses trois meilleurs amis d'enfance : Craig, Frank et Mason. Chacun a fait son chemin, construit une vie, mais tous se trouvent aujourd'hui à un tournant de leur existence. Petit à petit, au gré de ces retrouvailles, les quatre hommes vont se rendre compte que leur amitié est la meilleure arme pour effacer les fantômes du passé et affronter les obstacles du présent. Avec pour décor des images lumineuses et émouvantes de l'Ouest américain, Ron Carlson dépeint toute l'humanité de ses personnages et offre un portrait bouleversant de l'amitié, dans un nouveau roman qui confirme son infini talent à sonder les âmes.

  • Véritable phénomène de société, le poker, qui « prend une minute à comprendre et toute une vie à maîtriser », est le jeu de cartes le plus populaire au monde. Né dans les années 1820 près de la Nouvelle-Orléans, il est à l'image de l'histoire américaine, entre conquête de l'Ouest et Prohibition. C'est là qu'il n'a cessé d'évoluer, que ses multiples variantes ont été créées, que ses héros sont nés. Certes le poker a longtemps eu une réputation sulfureuse ; celle d'un jeu d'argent pratiqué clandestinement dans les saloons et autres lieux interlopes. Mais le poker a depuis fait peau neuve. De plaisir coupable, il est devenu respectable, séduisant des centaines de millions de joueurs dans le monde, de Las Vegas à Paris, des casinos de la côte d'Azur à la Maison Blanche. Dans ce village global, la référence reste néanmoins américaine, pour le meilleur et pour le pire. Car ce jeu d'argent, ce « sport », comme aiment à le présenter ses défenseurs, a aussi son livre noir : addictions, triches, destins brisés, ombres mafieuses et pratiques illégales sont constitutifs de son histoire. Alors comment et pourquoi le poker est-il devenu universellement populaire, s'interroge Franck Daninos ? L'une des raisons tient à l'explosion de sa pratique sur Internet, un marché qui dépasserait aujourd'hui cinq milliards de dollars et comptent un million et demi d'adeptes en France. Les sommes d'argent considérables dédiées à sa promotion y contribuent également ; tout comme les gains démentiels qui peuvent être remportés. Mais c'est avant tout parce qu'il porte en lui un mythe, celui d'un monde où tout est possible. Réussir à partir de rien, grâce à ses mérites personnels, telle est la promesse du poker. En cela, il est le dernier avatar du rêve américain.

  • Ce livre de la collection « À la découverte du Canada » redonne vie à une époque mémorable, celle d'un Canada habité par les autochtones avant l'arrivée des Européens. Qui sont ces peuples? Où habitaient-ils? Quels étaient leurs légendes, leurs mythes, leurs héros et leur divinité? Les Premières nations permet aux jeunes lecteursd'apprendre de façon interactive et amusante. On y apprend à construire une maison longue typiquement iroquoise, à jouer à un jeu inuit, à créerson propre totem et bien plus encore...

    o Quatrième titre d'une collection continuellement réimprimée.
    o Les Premières nations offre un panorama unique de l'ensemble
    des peuples autochtones au Canada.
    o Dans une présentation interactive et respectueuse de la réalité
    contemporaine des premières nations, on y présente leur
    coutume, leur légende et leur tradition.
    o D'autres titres de la collection sont à prévoir au cours des
    prochaines années.

    Autres titres de la collection « À la découverte du Canada » :
    Les défenseurs
    Les Vikings
    La Nouvelle-France
    La traite des fourrures
    Les rebelles
    Les loyalistes
    La Grande Guerre
    Le chemin de fer
    L'héritage noir
    La Gendarmerie royale du Canada

  • Voici le récit d'une fabuleuse histoire, empreinte de courage et de détermination et dont le parcours dépasse les frontières de l'imagination. Une Buick pour Mackenzie tente de suivre, on the road, le parcours effectué en canot par Alexander Mackenzie et son équipage de Voyageurs, durant l'été de 1793.

    Mackenzie est le premier Européen à explorer le passage du Nord-Ouest canadien, en vue d'ouvrir cet immense territoire au commerce et à l'exploration. À l'aide d'une mythique Buick, Jacques Couture nous entraîne sur les 8 000 kilomètres qui séparent le poste de traite de Lachine en banlieue de Montréal au Québec, à Bella Coola en Colombie-Britannique.

    Autant d'espace pour revivre l'histoire des pionniers de l'Ouest canadien et de se replonger dans le voyage de sa propre vie. Par une architecture textuelle à plusieurs niveaux, à la fois historique et très personnelle, l'auteur nous entraîne dans une odyssée hors du commun, dans l'univers fascinant des Voyageurs.

  • Saga d'une famille de l'Ouest. Refus d'autorité, désir d'émancipation, échecs et déceptions, le tout entrecroisé d'un désir acharné de bonheur.

  • Franchir l'espace

    100 NONS

    Franchir l'espace fera le bonheur de tous ceux qui ont été touchés par l'industrie musicale de la minorité francophone. En lisant tous ces articles, on reste ébahis face au talent indéniable de tous ces artistes, face à leur courage, aussi, et à leur volonté de se produire en français au coeur même de l'Amérique anglophone. On est surtout gratifiés de reconnaitre que le beau travail si bien commencé par leurs prédécesseurs ne cesse d'évoluer et d'emporter dans son élan les jeunes musiciens d'aujourd'hui.

  • Théo s'ennuie et veut se faire une petite amie. Une histoire surprenante soulignant le rôle essentiel joué par les arbres et le système écologique.

  • « Née d'observations et d'émotions, cette série de poèmes tente de traduire l'impact indélébile que créent parfois une scène éphémère, ou des moments fulgurants, chargés d'intensité. Telles des estampes gravées dans mon imaginaire, ces impressions sont nées d'images et de réflexions et de sensations fortes que m'a laissé, au fil du temps insaisissable, ma vie chronophage. » LGD empreintes est le cinquième recueil de poésie de Lise Gaboury-Diallo publié aux Éditions du Blé. En passant par quatre grands volets la poète se dévoile doucement et nous plonge, au fil des pages, vers son « moi » intime.

  • Dans "24 mouvements pour un soliste", Paul Savoie reprend un voyage intérieur qui s'est étalé sur plusieurs décennies, avec "À la Façon d'un charpentier", "Mains de Père", "À tue-tête". Ce récit, qui constitue le portrait autobiographique des oeuvres de l'auteur, va plus loin et plus clairement encore dans la voie de l'aveu, de la franchise, de la compréhension et de la reconnaissance. Ces mémoires jettent une lumière inédite sur le processus créateur de l'écrivain, ses sources d'inspiration, sa lutte avec ses anges et ses démons, le tiraillement avec son bilinguisme, et font apparaître, à travers tous les déplacements de l'auteur, un Saint-Boniface natal innommé dans ses écrits, mais indispensable à l'exégèse de son oeuvre.

  • Horizons

    E.D. Blodgett

    « Un livre bilingue qui n'est pas une traduction. C'est dire que les poèmes français ne constituent pas une version de l'anglais et les poèmes anglais ne sont pas une adaptation du texte français. Il s'agit simplement d'un livre écrit dans les deux langues, en alternance. Ce choix d'édition n'est sans doute réalisable qu'en milieu minoritaire où, bien sûr, la très grande majorité des francophones connaissent l'autre langue officielle. C'est leur réalité et Horizons est un recueil qui ne peut être pleinement lu que par ce type d'individus. Heureux qui est bilingue. Horizons s'approche plus véridiquement de ce qui a été qualifié d'écriture simultanée, où les deux langues agissent dans une même sphère de regard, d'approche, de sensibilité malgré leurs différences, ou bien plutôt en exaltant les différences, pour retrouver une unicité de réflexion, ce à quoi, justement, les poèmes nous conviennent. De fait, les poèmes français et anglais se rejoignent dans une espèce de bruissement méditatif. À part quelques endroits choisis, surtout vers la fin - le recueil atteignant une espèce de ponctuation de clôture . » Extrait de la préface de J.R. Léveillé

  • Pas d'école. Grâce à la tempête de neige Sophie a congé! En route pour l'épicerie, la tentation de jouer avec ses amis est grande, mais Sophie a promis à sa maman de ne pas s'amuser en chemin. (guide pédagogique disponible)

  • La vie d'Amélé Dupré est bouleversée le jour où elle découvre dans une pomme un pépin en forme de coeur. Grâce à ses soins attentifs, une tige sort de ce pépin et se transforme en arbuste qui devient, avec le temps, un arbre vigoureux, un peu capricieux, mais doté de pouvoirs extraordinaires.Au fil des jours se développe l'histoire d'une grande amitié entre Amélé et son arbre chéri. Ensemble, dans leur monde imaginaire, ils vivront de bien curieuses aventures toujours pleines d'amour, de tolérance et de fidélité.

  • Demain, c'est l'anniversaire de Samuel. Et si, au lieu de jouets et de vêtements, ses parents lui offraient ce qu'il souhaite depuis si longtemps... un animal de compagnie! Mais lequel choisir? Un singe? Un lion? Un cochon? Débordant d'imagination, Samuel a de bonnes raisons de vouloir chacun de ces compagnons.À l'intention des enfants de 4 à 7 ans, on trouvera dans les dernières pages plusieurs activités divertissantes et éducatives en lien avec l'histoire.

  • Des comptines qui font anticiper ou revivre les joies de la mascarade et du porte à porte.

  • L'été à Ganiishomong : l'écriture poursuit la fiction dans l'extase du temps. Les souvenirs d'enfance (la nudité des cousines est désirable ; le piano de la mère un délice) se prélassent sur la plage d'une communauté métisse près de Saint-Laurent, dans le Far-West canadien, avec la musique de Bach et de Mozart, les poètes taoïstes et les penseurs présocratiques. Il y a place pour la Bible et Rimbaud. Baudelaire a trouvé le lieu. Geneviève Asse et Agnes Martin sont des habituées. Lacan y est passé. Les nonnes et abbesses zen l'habitent toujours. Glen Gould demeure un penseur incontournable. Il joue du piano comme si c'était un clavecin. Les mouettes passent, les vagues se lèvent et se taisent. La nuit est fraîche. Le champagne frais. On retrouve l'art comme pensée poétique, la poésie comme pensée philosophique et le roman comme poésie, avec la musique en arrière-fond cosmique.
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    EXTRAITS

    « Il y a des matins de grande indifférence. On se lève. On va vers le paysage, café à la main. Rien ne nous tente, rien ne nous indispose. Le soleil ne s'est pas encore étendu sur l'ensemble de la journée. Tout est neutre. Les oiseaux s'affolent déjà à la mangeoire. Les carouges ne cessent de jacasser. Le chien veut sortir. Alors, on s'assoit, on ouvre le grand cahier à dessin, on prend plume. Soudain tout s'éveille, tout prend vol. L'espace est mieux défini entre les branches et les feuilles. Les troncs et les branches davantage délimités. Ce n'est pas qu'il fasse plus jour. C'est qu'il y a eu transposition. Un rouge-gorge apparaît sur un tronc. Semblable au bouvreuil dans Le déjeuner sur l'herbe de Manet.

    Le rouge-gorge était là depuis longtemps; la brosse à la main l'aperçoit dans le décor qui prend vie. C'est du certain. Ça ne se passe pas autrement. La description est tout en littérature comme en art. Qu'est-ce que la description sinon la qualité des êtres et des choses. Là, quelques notes d'Arvo Pärt transpercent sur la chaîne audio et retiennent mon attention. Lui aussi prend son temps à ponctuer. Qu'est-ce que la ponctuation, si ce n'est une touche de description ? Voilà, cela est clairement établi. Enfin, entre le regard fixé sur la toile naturelle devant nous, et la main à la pâte, le temps s'est un peu étendu. On est prêt pour un autre café. L'on se dit que le grand Vide impassible n'est pas un néant. Joie latente. »



    « Des vagues de l'aube, il ne reste plus que l'écume des dernières à s'esclaffer sur la rive. Toujours un peu de vent. On le sent. Frais. Mais l'air se réchauffe. Dans deux heures, on sera nu au soleil. Pour le moment, les pieds bien ancrés dans le sable.
    J'entends une flûte jouer dans ma tête. La flûte est un instrument de voyage. Je ferme les yeux, je suis son enchantement, je rêve.
    Enfin, je me dis, en me réveillant, le son de ces vagues, c'est la voix du vent.
    Voilà, c'est déjà une bonne journée. »

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