Littérature générale

  • Il abaissa sa baguette tandis que les premiers accords, pleins et assurés, s'élevaient dans la salle poussiéreuse. Les trompettes et les timbales dominèrent la ligne mélodique des cordes, avec leur motif de deux notes, lancinant et répétitif... Puis il y eut des entrées loupées, quelques solos bâclés. Elias fut saisi de panique. Un musicien blêmit et s'affala sur sa chaise. Mais portée par son élan, la musique roulait comme un rocher sur une pente douce. Il se contentait de la guider, la retenir, l'empêcher de s'emballer... La symphonie menait sa propre vie... En juin 1941, après la brutale rupture du pacte germano-soviétique, Leningrad va être assiégé. Au fil de plus de neuf cents jours, une terrible pénurie s'installe, les bombardements se multiplient. Les habitants meurent de faim par milliers. Dmitri Chostakovitch, qui vit à Leningrad, travaille alors à sa Septième Symphonie, dans laquelle il va magnifiquement intégrer le bruit des canons, des bombes et des sirènes d'alarme. Et Staline, qui surveille étroitement les artistes, a une idée : la faire jouer en disposant des haut-parleurs en direction de la ligne de front, afin que les Allemands pensent que si les Russes sont encore capables de faire de la musique, c'est qu'ils ne sont pas près de se rendre. Hâves, décharnés, les musiciens doivent trouver l'énergie nécessaire pour donner ce concert exceptionnel...

  • Magnifique roman choral construit comme un concerto, entre envolées lyriques et murmures, Un coeur en silence est une ode à la musique et à son pouvoir.Magnifique roman choral construit comme un concerto, entre envolées lyriques et murmures, Un coeur en silence est une ode à la musique et à son pouvoir. Berlin, de nos jours. Lors des derniers préparatifs d'un concert en hommage à Karl T., un chef d'orchestre décédé dix ans auparavant, quatre personnes originaires de Barcelone se remémorent le passé. Teresa, la virtuose sauvée par la musique ; Anna, la soliste jalouse ; Maria, la simple gouvernante secrètement éprise du chef d'orchestre et Mark, le fils de Karl.
    À travers leurs récits se révèlent peu à peu les liens qui les unissaient : relations de haine ou d'amour, de filiation ou d'abandon, mais surtout la passion, parfois destructrice, pour la musique.
    Quatre destins marqués par un même musicien et par son violon, un précieux Stainer disparu depuis longtemps. À qui Karl a-t-il légué son instrument fétiche ? Des années plus tard, ce dernier concert fera éclater la vérité.
    Magnifique roman choral construit comme un concerto, entre envolées lyriques et murmures,
    Un coeur en silence est une ode à la musique et à son pouvoir.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La vie d'un petit chtimi, frère de Bibi Fricotin, qui a échappé à la mine pour se faire un prénom à l'image de sa vie, de sa gouaille, de sa musique. Et, par-delà ses aventures et mésaventures, un témoignage savoureux sur les bals populaires des années trente à nos jours.

  • Ce « poème lyrique », suivant les termes en cours dans les théâtres de musique et les lois du genre, est né d'une commande des Semaines Musicales Internationales d'Orléans. Il a été créé les 2 et 3 décembre 1994 au Carré Saint-Vincent, Scène Nationale d'Orléans et du Loiret. Musique de Patrice Mestral.

  • Dans "La Nouvelle Race", Michel de Saint Pierre publiait, l'an dernier, les résultats d'une vaste enquête menée durant plus de deux ans auprès de notre jeunesse scolaire et estudiantine. Le succès du livre fut considérable et immédiat, et l'on peut y voir la preuve que le problème des jeunes intéresse et inquiète le public. "La plupart d'entre ces garçons et ces filles ne trichent pas", disait Michel de Saint Pierre, en guise de conclusion. Et pourtant, aujourd'hui, c'est la faune des blousons noirs, voire des délinquants juvéniles, qu'il est venu chercher. Car si, dans sa majorité, la jeunesse française lui semble de bon métal, il n'en est pas moins vrai que les violences la sollicitent - et que, par la faute de l'État, de la société, des parents, des éducateurs, la petite tache noire des adolescents dangereux va s'élargissant... D'une part, la politique a brusquement envahi la vie estudiantine, bouleversé les Facultés, les collèges, - parfois, même, le plastic a remplacé la dialectique. Et surtout, au sein des établissements où l'on enseigne, le jeune nationalisme et le jeune communisme s'opposent, dans une atmosphère de tension croissante. D'autre part, à côté de la jeunesse "normale" (qui est elle-même passablement déboussolée) existe une jeunesse de l'ombre, vivant dans un monde à part qu'elle s'est créé : elle se replie sur elle-même et se tait ; puis, tout à coup, s'exprime en termes de violence. Blousons noirs, gris ou dorés, chaque jour, pillent, frappent, détruisent, tant à Paris qu'en province. Le fait est qu'en 1954, 13.000 garçons et filles mineurs sont passés en justice ; en 1960, ils furent 26.000, soit exactement le double. Combien seront-ils en 1970, si l'on ne supprime pas les causes profondes de ces excès, de ce désespoir ? Michel de Saint Pierre veut tenter de répondre à ces questions d'une manière constructive - non sans dresser l'impressionnant tableau d'un danger trop souvent méconnu...

  • Lecteur, voici un livre à double sens, on peut aller de l'avant puis marcher à reculons, lire ces pages dans l'ordre coutumier et/ou, la première en étant la dernière en sens contraire.

  • Léon Vallas avait été le premier, en 1927, à consacrer un ouvrage au grand musicien français. Il a repris son sujet et l'a traité largement en un important volume, paru en 1932 sous le titre « Claude Debussy et son temps ». Ce livre, traduit en anglais, eut, dans tous les pays de langue française et anglaise, un tel succès que la première édition en fut vite épuisée. Léon Vallas poursuivit ses recherches avec un zèle infatigable pour renouveler cette première édition avec plus de richesse encore, tissant la biographie la plus complète et la plus exacte de "Claude de France", qu'il ressuscite parmi la pléiade de littérateurs, musiciens, poètes et critiques qui l'entouraient. Analyste consciencieux, Léon Vallas s'est astreint à garder toujours l'impassibilité inaltérable que ce rôle exige. Soucieux d'éviter des indiscrétions superflues ou blessantes, ne se fondant que sur des documents authentiques, ne retenant de la vie de Debussy et des artistes de son temps que ce qui est utile à la compréhension de l'oeuvre, Léon Vallas a pourtant éclairé bien des points restés jusqu'à présent obscurs, corrigé bien des erreurs, élucidé plus d'un mystère. La nouvelle étude de Léon Vallas est monumentale pour la masse de renseignements qu'elle offre aux musicologues et en même temps passionnante comme la vie même ; elle retiendra l'attention de l'érudit tout en captivant le lecteur le moins informé.

  • Ce terne orchestre municipal assoupi dans sa médiocrité se laissera-t-il réveiller par la baguette d'un nouveau chef, capable de le transporter jusqu'au point de métamorphose alchimique où se rassemble et naît une oeuvre musicale ? Ou bien, grignoté par des ressentiments mesquins, des querelles futiles, asphyxié de paresse, retombera-t-il, haineux, dans le silence ? Cet amant résigné à la disparition de sa maîtresse permettra-t-il à une collection de timbres datée de 1963 de stimuler sa mémoire et de guider, vignette par vignette, son imagination ensorcelée jusqu'au lieu magique où la bien-aimée pourrait resurgir ? Ou, découragé, refermera-t-il trop tôt l'album, inscrivant définitivement en lui le creux du vide et de l'absence ? La création qui s'ébauche et se délite, qui se constitue et s'effrite et tend désespérément à la vie, tel est le thème des deux premiers récits d'un jeune écrivain qui, lui, bat d'une main ferme les premières mesures de son oeuvre.

  • 2 f. - 3 h. - Décor : la loge d'un chef d'orchestre - Durée : 1h55
    Hubert Karann, célèbre chef d'orchestre, s'apprête à se produire en concert. Fait irruption dans sa loge Henri Karpett, un fan qui lui prouve qu'ils sont nés le même jour et que, malgré leurs différences sociales, ils ont un destin strictement identique. Sauf que ce fan est né deux heures avant lui. Donc tout ce qui arrive au fan, ça va lui arriver deux heures plus tard. Aussi quand ce fan lui apprend qu'il vient tout juste d'être cocu... lui, le grand maestro, le sera obligatoirement à l'heure où il sera en scène. D'où son affolement car toutes les prédictions du fan se concrétisent au fur et à mesure. A commencer par Sidonie, son épouse, qui débarque à l'improviste. Est-ce par amour-propre qu'il se bat pour éviter son cocuage astralement programmé ? Alors qu'il se dit fou amoureux de Rebecca, une jeune violoniste... Et avec qui son épouse le tromperait-elle ? Avec Jean-Philippe Camoulier, son producteur ? Rebondissements et coups de théâtre vont entraîner ces cinq personnages dans des situations irrésistibles. Répliques percutantes, suspense jusqu'à la coda finale... car les faux-culs sont plus nombreux qu'on le croit !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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