• Et si Baudelaire revenait parmi nous ? S'il flânait de nouveau dans nos ruelles ? En l'occurrence à Paris, comme en son temps. Dans ce récit haletant, Baudelaire resurgit sous la forme, non du dandy qu'il incarna jadis, mais du vagabond, misérable hère qui assiste, affalé sur le bitume, à la valse de nos contemporains et essuie leur mépris. Lui qui redoutait tant de se sentir inférieur à ceux qu'il dédaignait, le voici hué, puis bientôt hissé à la tête d'une parade de zombis avant de connaître le destin d'une âme suppliciée. Par vagues réminiscences, lui parvient le souvenir de son être passé et de son oeuvre. "La rue assourdissante autour de moi hurlait", écrivait-il jadis dans son poème À une passante.

    Anthropologue, Eric Chauvier est né en 1971. Il a déjà publié, aux éditions Allia, Anthropologie (2006), Si l'enfant ne réagit pas (2008), Que du bonheur, La Crise commence où finit le langage (2009), Contre Télérama (2011), Somaland (2012), Les Mots sans les choses (2014) et Les Nouvelles Métropoles du désir (2016).

  • L'histoire du plus célèbre des parfums : le N°5 de Coco Chanel
    Hiver 1919-1920 :Après la perte brutale et tragique du grand amour de sa vie, Gabrielle Chanel, appelée Coco, traverse une terrible crise existentielle. Ni son entourage ni son travail ne réussissent à la sortir d'une tristesse profonde. Jusqu'au jour où elle se rappelle leur dernier projet commun : créer sa propre eau de toilette.
    Bien que Coco ne connaisse rien au métier des grands parfumeurs, elle va se lancer corps et âme dans cette folle aventure afin de rendre un hommage éternel à l'homme perdu. Sa persévérance va lui permettre de repousser ses limites, et l'aider peu à peu à revenir parmi les vivants. Tout en donnant naissance à une des plus grandes et des plus belles créations de la parfumerie, le N°5...

  • Le bel appétit

    Paul Fournel

    La recette de cuisine n'est pas le plat, mais elle est la mémoire du plat et sa potentialité. Entre les deux, s'agite le cuisinier qui respecte ou qui transgresse, qui routine ou qui crée.

    La forme est la mémoire du poème. Entre les deux, s'escrime le poète qui respecte ou qui transgresse, qui routine ou qui crée.

    Les poèmes réunis dans Le Bel Appétit sont des poèmes de table, des souvenirs de sauces, des parfums de ragoûts, des caresses de fruits. Ils sont improvisés selon les trouvailles du marché ou bien ce sont des recettes anciennes, rondel, villanelle, pantoum, terine, sonnet, étreinte, ballade, comme autant de légumes dans le pot du Bel Appétit.

  • Escalier d'eau nous entretient de ce lien permanent avec le monde : saisir dans leur présence les lieux, les saisons, les êtres, les souvenirs...

  • uvre a caractère autobiographique; Les échos de la mémoire. Une enfance palestinienne a Jerusalem évoque, avec l'occupation britannique en toile de fond, de multiples souvenirs; campe d'intimes portraits de famille et nous ramène sur des lieux d'enchantement et de rébellion. Cet ouvrage, véritable lettre d'amour a Jérusalem, pose un regard singulier sur la ville. C'était avant le déracinement des Palestiniens de 1948, ou se côtoyaient harmonieusement toutes les confessions. C'était avant la tempête politique.

  • Une plume qui tutoie respectueusement le manoeuvre, l'artisan, ces acteurs du monde industriel ou traditionnel, tous ceux qui de rien créent l'objet, le réparent, pour le bien-être et la mémoire.

  • Rémy Chauvin est professeur à l'Université René-Descartes.

  • Près d'une carrière, Laurent se bat à mains nues avec la mort. Au coeur du XVIIe siècle, Claude Degueltes, poète de son état, périt sur le bûcher, par amour pour sa cousine et par haine de tout pouvoir, et Heinrich von Astel est égorgé par des chiens, au bord d'une fosse. Autant de destins, autant de nouvelles venues d'Europe à travers les temps. Même dans la splendeur du jour, chaque personnage de ce livre s'abandonne à ses démons familiers, à sa nuit intérieure peuplée d'abeilles, de faucons ou de fleurs. Leurs histoires s'achèvent sur l'immobilité des corps et le mystère d'un regard.

  • Merle rencontre Irène Urbain Pré. Toutes deux nourries des cours d'Égypte ancienne de l'école du Louvre, elles s'embarquent dans une curieuse aventure avec le désir de fonder un musée particulier à l'image des cabinets de curiosité d'autrefois et sur le modèle des musées d'aujourd'hui. La collection de son défunt époux investie, Irène peaufine son ouvrage, accomplit une « oeuvre », objet déconcertant qui, peu à peu, acquiert spécificité et histoire. Que cache jalousement la conservatrice ? Que réserve-t-elle au visiteur ?

  • Aurait-il su dire pourquoi il cherchait des truffes ? Il ne pouvait faire autrement. C'était sa façon de demeurer humain. Oh ! le moins possible, mais rester humain, rester du côté des hommes. Il avait choisi la truffe, parce qu'elle s'était présentée à lui. Ce n'aurait pu être autre chose. Il avait cherché d'autres voies, il les avait trouvées, mais il ne pouvait faire un autre choix. La truffe ne l'aurait pas permis. Dans les plans qui lui avaient traversé l'esprit, en ce temps-là, il y en avait deux ou trois qu'il aurait pu mener à bon terme. Il n'aurait pas connu la truffe, il n'aurait pas su à côté de quoi il était passé, comme il ne savait pas ce qu'il avait perdu en se laissant choisir par la truffe. On sait toujours trop tard ce qu'on devrait connaître avant même de commencer, quand il est trop tard pour prendre un autre chemin, pour refaire et se défaire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Second recueil de poésie de Jean-Bernard Papi, ces Portraits de famille nous entraînent, grâce à de petits tableaux colorés qui exposent Les phantasmes de l'auteur, parmi Les bons et Les méchants qui Lui sont chers. Que l'on soit au nombre des grands de ce monde comme ce Président envoûté par le cul « sublissime » d'une journaliste, voire une simple putain qui « gobait nos pièces blanches/posées sur tranche/d'un coup de hanche/(et d'un vagin plus inavouable)/au coin des tables » ou encore l'Inconsolable : « odeur vieille/qui m'embauma un jour/et dont le souvenir ici, encore m'émerveille/pourquoi faut-il qu'à son tour/disant ta mort, le chagrin en mon coeur se réveille » ce sont tous des personnages envoûtants et difficiles à oublier. L'inspiration est puisée dans La vie courante mais plus souvent dans Les souvenirs de L'auteur qui se plaît à Les exhumer en fonction d'une idée qui Le hante et Le torture depuis toujours : Les morts de toutes Les guerres seraient-ils morts pour rien ? « Que sont nos pères devenus ?/Que reste-t-il de ceux qui croyaient changer le monde ?/Rien. Si ce n'est ce tourment/de les sentir se perdre dans nos mémoires profondes » avoue-t-il dans L'Absent. Rien d'étonnant à cela, Les poèmes de ce recueil sont dédiés à son père mort au combat Le 11 juin 1940. Jean-Bernard Papi est aussi L'auteur de deux romans, d'un recueil de nouvelles et de nombreux articles, poèmes et nouvelles, publiés ici ou Là.

  • Troubles

    Camille Orval

    Désirs, caresses, frissons,... tous les ingrédients d'un plaisir troublant.

  • Recueil d'une trentaine de poèmes ayant notamment pour thème l'amour.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Héritier de rites immémoriaux, un poète chante l'Afrique au rythme des tam-tam, la pulsation même de la terre africaine. C'est sous tous ses aspects que Léopold Sédar Senghor célèbre cette terre maternelle : brousse, désert ou savane, il y reconnaît sans cesse la Mère ou bien l'Aimée, il en évoque les parfums et la faune dans une langue inouïe. Dans le destin de Senghor, la France tient une place privilégiée et nous entendons alors le poète combattant chanter cette autre terre rougie par le sang de ses frères sénégalais qui moururent en se souvenant des palabres du village et des « verts pâturages atlantidiens ». Mais ce héraut noir de la francophonie est aussi l'un des plus convaincus annonciateurs de la civilisation de l'universel, réunissant « les blancs et les noirs, tous les fils de la même Terre mère », dans une fraternité mondiale.

  • La collection Approches « Répertoire » du Théâtre National de Marseille Marcel Maréchal vise à prolonger le plaisir théâtral en publiant des textes joués, soit dans leur intégralité, soit en larges extraits, accompagnés de photos du spectacle, de notes de mise en scène et d'inédits.

  • Poèmes et prose, une réflexion sur le temps, un regard sur le passé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'auteur est née en Corse, à Bastia, le 25 mai 1952. Issue d'une famille modeste, elle a grandi un peu livrée à elle-même dans les vieux quartiers de la ville. Elle suit une courte scolarité dans un Collège puis au Pensionnat Jeanne d'Arc et entreprend une formation de Secrétaire. Un profond désir d'indépendance la conduit à entrer dans la vie active à l'âge de 17 ans. Elle occupe une multitude d'emplois, ce qui caractérise un tempérament instable et dénote un esprit curieux ainsi qu'un certain mal de vivre dans sa ville natale où elle ne peut satisfaire ses aspirations. Après une prise de conscience aiguë, et n'éprouvant plus le besoin de vivre et travailler dans l'île, elle quitte la Corse pour entreprendre des voyages d'agrément à l'étranger et entame une formation d'Éducatrice dans l'Enfance Inadaptée à Carpentras À la suite d'un accident de santé, elle interrompt ses études et passe sa convalescence en Corse et dans le midi de la France, période durant laquelle elle va créer « Chute Libre ». Elle vit actuellement à Paris et essaye de s'y fixer. « Chute Libre » s'inspire directement de réflexions sur la vie et de faits « vécus » que l'auteur vit intensément avec une sensibilité « d'écorchée vive », le laïus au début de l'ouvrage traduit bien son opinion sur le « Passage » de la vie. Si ses poèmes sont souvent scabreux, ils n'en sont pas moins remplis d'une « Puissante vibration de la vie ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce recueil est d'abord un hymne à l'amour. Contre la solitude. (« Non, je suis incapable de demeurer désert »), pour une identification à travers l'Autre aimé (« Elle retourne son corps sans quitter le sommeil. Elle est si légère, le lit reste silence »), pour un chemin des corps désentravés (« À l'instant sa position change : je m'approche »). Non loin d'Éluard, E. Ballandras entre dans l'amour avec l'obsession de la chute (« sans doute je n'irai jusqu'au bout »). Ses textes sont descriptifs et lyriques, sobres et dépouillés, magnifiques souvent d'émotion devant tout ce qui fuit : « Tu es absente. Toute ombre soudain te ressemble ». Pour deux anneaux briseurs de solitude montre tous les aspects d'une sensibilité en proie au doute et qui lutte « dans une agitation couverte de désir ». Quelques textes en prose s'ajoutent à l'ensemble, sortes de reportages au regard social aigu, d'une grande vigilance.

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