• Le dernier volet de l'inoubliable saga des Déracinés : roman de l'engagement et de la résilience, Un invincible été clôture avec passion une fresque romanesque bouleversante.Depuis son retour à Sosúa, en République dominicaine, Ruth se bat aux côtés d'Almah pour les siens et pour la mémoire de sa communauté, alors que les touristes commencent à déferler sur l'île.
    Gaya, sa fille, affirme son indépendance et part aux États-Unis, où Arturo et Nathan mènent leurs vies d'artistes. Comme sa mère, elle mène son propre combat à l'aune de ses passions.
    La tribu Rosenheck-Soteras a fait sienne la maxime de la poétesse Salomé Ureña : " C'est en continuant à nous battre pour créer le pays dont nous rêvons que nous ferons une patrie de la terre qui est sous nos pieds. "
    Mais l'histoire, comme toujours, les rattrapera. De l'attentat du World Trade Center au terrible séisme de 2010 en Haïti, en passant par les émeutes en République dominicaine, chacun tracera son chemin, malgré les obstacles et la folie du monde.
    Roman de l'engagement et de la résilience,
    Un invincible été clôt avec éclat une fresque romanesque impressionnante.

  • Notre identité est-elle soluble dans un lot de coton égyptien? À Jaffa, lorsque Avraham est tué dans le massacre des Juifs de la ville en 1936, son associé musulman, Ibrahim, décide en quelques heures de se faire passer pour lui afin de récupérer le précieux tissu. Il ne mesure pas alors le poids que cette tromperie aura sur sa femme Miriam. Mais aussi sur leur fille et les générations suivantes. D'Istanbul a? Djerba, de Bâle a? Miami, d'Ancône a? Rome, l'imbroglio identitaire se fera de plus en plus inextricable. Et ce seront Giuditta et Esther qui, de façon détournée, payeront leur tribut a? ces vies dérobées.
    Et vous, êtes-vous sûr de vos origines?

  • Revenir à Vienne

    Ernst Lothar

    Vienne, en cette année 1946, brille encore de tous ses feux dans les mémoires, bien que la guerre ait mis à genoux le pays, affamé la population et détruit une bonne partie des immeubles cossus. L'Opéra lui-même est complètement calciné. Pourtant, dans les grands hôtels, les femmes recommencent à danser, cette fois avec les Américains qui occupent la ville. Y retourner, après huit années d'exil new-yorkais, constitue le rêve de Felix von Geldern et de sa grand-mère Viktoria. Mais, malgré les beaux habits sortis des malles, le coeur n'y est pas. Comment danser sur les décombres, renouer avec les anciennes amours et faire fi des compromissions et des non-dits sur le récent passé nazi. Revenir, c'est être déchiré par des sentiments contradictoires: la condamnation ou le pardon... Un grand roman sur la difficile confrontation avec une Histoire que l'on aimerait oublier.

  • « Mes chers, je suis dans un camp de travail et je vais bien... »

    Voici les quelques mots - presque toujours les mêmes - expédiés depuis Auschwitz par près de 3 000 juifs de France. On découvre ainsi qu'une correspondance a existé entre les déportés à Auschwitz et leur famille entre 1942 et 1945. La procédure autorisait même les réponses. Ces lettres-cartes, écrites sous la contrainte, faisaient partie d'une vaste opération de propagande, la Brief-Aktion, qui visait à rassurer leurs proches et dissimuler l'horreur. D'autres lettres, clandestines celles-ci, ont pu entrer et sortir du camp et dévoilent davantage l'enfer concentrationnaire. Sont rassemblées ici aussi des lettres écrites dès la libération du camp, preuves de survie uniques et émouvantes adressées aux familles par les rescapés.

    Grâce à des archives totalement inédites, Karen Taieb dévoile pour la première fois un pan méconnu de l'histoire de la Shoah, tout en honorant la mémoire des victimes. Pas à pas, elle redonne une identité à vingt et un déportés, dont ces lettres, qui nous plongent de façon saisissante dans la réalité du camp d'Auschwitz, sont parfois les dernières traces.

  • Deux générations. Trois femmes. Une trahison impardonnable.Berlin, 1933. Amies depuis leur plus tendre enfance, Ilse et Renate, deux adolescentes, sont confrontées aux bouleversements provoqués par la montée du nazisme. Séduite par l'esprit de corps et l'idéal prônés par les Jeunesses hitlériennes, Ilse incite Renate à s'enrôler, mais celle-ci, juive, est cruellement rejetée. Lorsque les lois de Nuremberg sont promulguées, les jeunes filles se retrouvent alors ennemies malgré elles... New York, 1989. Ava, la fille d'Ilse, hérite des lettres écrites par cette dernière à Renate. En les lisant, elle plonge avec stupeur dans l'histoire de cette femme qui n'a jamais su l'aimer. Fresque haletante et poignante, Les Lueurs du lendemain se penche sur les retombées intimes et invisibles du nazisme, et sur les conséquences dévastatrices des choix faits durant les heures les plus sombres de l'Allemagne.
    "Ce récit terrible et humain le confirme, comme se confirme cette intuition : l'Histoire narrée par les femmes ne se contente pas de raconter des faits, elle explore toujours les zones intimes de l'être, qui sont les moteurs de cette dernière." Gérard de Cortanze, HISTORIA"Une belle amitié au péril de l'idéologie (...). Un roman très fort, très poignant."LA MANCHE LIBRE

  • « Si les Allemands nous arrêtent, moi, je survivrai parce que je suis fort, mais vous, non. » Ces paroles prononcées en 1943 par son père, assassiné à Auschwitz, Serge Klarsfeld ne les a jamais oubliées. Les vivants sont comptables des morts, se convainc

  • Sous l'Occupation, les collabos étaient les partisans d'un engagement sans réserve aux côtés d'Hitler. Voici les portraits de treize d'entre eux, mégalomanes aux ambitions recuites, gangsters sans états d'âme et autres jusqu'au-boutistes.
    Fondée sur des archives inédites produites par la police et l'institution judiciaire, cette série de treize portraits plonge le lecteur dans le monde de la collaboration-ultra, dévoilant ses ressorts intimes, ses logiques cachées et son étonnante diversité : du politicien venu de la gauche au militant fasciste de toujours, du discoureur professionnel au cagoulard-milicien, en passant par le gangster fourvoyé dans la « Gestapo française ».

  • À travers neuf chapitres et neuf recettes, Tristan Landry convie son lecteur à une exploration de l'alimentation sous le IIIe Reich. Loin d'être anodine, la question de l'alimentaire nous transporte au coeur des préoccupations d'un État et de sa population, marqués par le souvenir du blocus de 14-19 et de la faim vécue pendant celui-ci. Après un retour sur cette expérience, l'auteur passe en revue les solutions élaborées d'abord dans la République de Weimar, puis sous le régime nazi pour atteindre l'autarcie agroalimentaire. Quand ces solutions s'avérèrent insuffisantes, les comptables du Reich commencèrent à se livrer à un inventaire exhaustif des ressources caloriques des pays voisins. Les experts nazis établirent également une hiérarchie fondée sur la race et censée déterminer le nombre de calories auquel chacun avait droit. Cette hiérarchie mena aux exterminations de masse, imaginées par les experts nazis comme étant la solution finale au problème alimentaire de l'Europe. Le livre se veut une contribution à l'histoire culturelle de l'Allemagne nazie qui montre combien importante était la question alimentaire tant pour le parti nazi que pour les Allemands eux-mêmes.

  • Des champignons hallucinogènes au LSD, du coca à la cocaïne, des amphétamines à l'ecstasy, cet ouvrage raconte une autre histoire des guerres, depuis Homère jusqu'aux conflits actuels au Moyen-Orient. Il démontre que les soldats de toutes époques et de toutes civilisations ont souvent eu recours aux drogues et alcools, de leur propre initiative, ou grâce à leurs hiérarchies.Si l'usage de drogues par les GI's américains au Vietnam ou les nazis pendant le second conflit mondial était déjà documenté, Kamie ski élargit de façon spectaculaire le tableau en dévoilant une pratique quasi universelle, des Vikings aux armées high-tech du futur. On y apprend comment le haschich a conquis les Européens pendant la campagne d'Égypte de Napoléon, comment l'opium s'est imposé pendant la guerre civile américaine, avant que la Première Guerre mondiale ne crée un marché de la drogue en Amérique du nord, ou encore comment on enrôle les enfants soldats de l'Afrique actuelle.Le but de ces pratiques universelles ? Vaincre la peur, doper les guerriers au combat, supporter le manque de sommeil, surmonter la dépression.Aujourd'hui, en toute légalité, des laboratoires (y compris français) préparent les drogues du futur qui permettront de réguler le sommeil, supprimer les syndromes post-traumatiques, mais aussi droguer l'ennemi à   son insu pour l'amener à renoncer au combat. Des perspectives bien réelles qui ouvrent de nombreuses questions éthiques et philosophiques.Une histoire vraie qui ressemble parfois aux romans déjantés de Tom Wolfe ou de Hunter S. Thompson.  ukasz Kamie ski est professeur associé à la faculté d'études internationales et politiques de l'université Jagiellonian de Cracovie en Pologne. Ses recherches portent sur les technologies militaires, les biotechnologies, l'art de la guerre et la stratégie.  Un ouvrage en cours de traduction dans une dizaine de langues, salué par la critique internationale.

  • « Ma très chérie. Nous voici en route pour X. Aucune idée. Tous les tuyaux circulent, Allemagne, Pologne aussi bien que Pyrénées. On verra bien... Ça peut être très long. Mais on reviendra. Je ne crains qu'une seule chose, c'est de vous voir nous rejoindre. » 27 mars 1942, jeté du premier convoi Drancy-Auschwitz.

    Ce recueil de 130 lettres témoigne de l'internement et de la déportation des juifs en France entre 1941 et 1944. Une persécution dont l'été et le printemps 1942 constituent le tournant, avec la grande rafle du Vél'd'Hiv. Les internés, leur famille, de simples témoins disent leur angoisse, leurs préoccupations quotidiennes, leur incompréhension. Ils tissent un récit à plusieurs voix, issues de la France entière et convergeant vers le camp de Drancy, antichambre de la déportation et de l'extermination.

  • Grand classique de l'histoire contemporaine, l'ouvrage d'Ernst Nolte dresse le portrait des nombreux mouvements fascistes européens de 1919 à 1945. Comment le fascisme s'est-il développé ? Par quelles figures a-t-il été porté au pouvoir ? Tout en cherchant à définir les traits essentiels de l'idéologie fasciste, Ernst Nolte examine les singularités de chacun des mouvements qui s'en revendiquent, livrant une analyse comparative de la montée du fascisme en Europe. Salazarisme portugais, métaxisme grec, oustachis croates, Croix fléchées hongroises : tous sont ici présentés et étudiés à l'aune d'un contexte historique européen aux enjeux complexes.

  • De 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes sont déportés dans le camp de concentration de Dachau, près de Munich. Regroupés dans des « blocks » spécifiques - qui conserveront pour l'histoire le nom de « baraques des prêtres », 1 034 d'entre eux y laisseront la vie. Polonais, Belges, Allemands, Français, Italiens, Tchèques, Yougoslaves : derrière les barbelés de Dachau, l' « universalité de l'Église » est palpable. Ces hommes qui, dans une Europe encore christianisée, jouissaient d'un statut respectable, parfois éminent, se retrouvent projetés dans une détresse absolue. La faim, le froid, les maladies, le travail harassant, les coups des SS et des kapos, les expériences médicales ou les transports d'invalides ont raison de ces hommes de tous les âges. Quelques-uns sombreront dans le désespoir et s'effondreront, d'autres - la grande majorité d'entre eux - ne fléchiront pas, peut-être soutenus par leur foi. Partageant le sort commun des déportés, les prêtres de Dachau s'efforcent de maintenir intacte leur vie spirituelle et sacerdotale. Une chapelle, la seule autorisée dans tout le système concentrationnaire, leur apporte un secours considérable. Cette expérience unique dans l'histoire de l'Église éclaire d'un jour nouveau les rapports entre le nazisme et le christianisme. Près de 70 ans après sa libération, le camp de concentration de Dachau demeure le plus grand cimetière de prêtres catholiques du monde.

  • Churchill m'a menti

    Caroline Grimm

    C'est une histoire vraie et oubliée.
    Celle de l'île de Jersey, abandonnée par Churchill en juin 1940, envahie par les Allemands deux mois plus tard.
    Comment vont survivre les habitants de l'île livrés à l'ennemi ? Pour qui les nazis font-ils construire les seuls camps de concentration de l'Europe de l'Ouest ? Des centaines de Français y seront déportés. Pourquoi Churchill n'en a-t-il jamais parlé ? Ces années de lutte, Caroline Grimm les raconte en suivant le quotidien palpitant de personnages qui n'ont eu d'autre choix que de collaborer avec l'ennemi ou de résister.
    Un roman passionnant et bouleversant sur un chapitre ignoré de la Seconde Guerre mondiale.

    En couverture : Photomontage d'après des photos : © 145 /Julio Lopez Saguar / Ocean / Corbis ; © Georgios Alexandris / 123RF © Flammarion, 2014.

  • Il abaissa sa baguette tandis que les premiers accords, pleins et assurés, sélevaient dans la salle poussiéreuse. Les trompettes et les timbales dominèrent la ligne mélodique des cordes, avec leur motif de deux notes, lancinant et répétitif Puis il y eut des entrées loupées, quelques solos bâclés. Elias fut saisi de panique. Un musicien blêmit et saffala sur sa chaise. Mais portée par son élan, la musique roulait comme un rocher sur une pente douce. Il se contentait de la guider, la retenir, lempêcher de semballer La symphonie menait sa propre vie En juin 1941, après la brutale rupture du pacte germano-soviétique, Leningrad va être assiégé. Au fil de plus de neuf cents jours, une terrible pénurie sinstalle, les bombardements se multiplient. Les habitants meurent de faim par milliers. Dmitri Chostakovitch, qui vit à Leningrad, travaille alors à sa Septième Symphonie, dans laquelle il va magnifiquement intégrer le bruit des canons, des bombes et des sirènes dalarme. Et Staline, qui surveille étroitement les artistes, a une idée : la faire jouer en disposant des haut-parleurs en direction de la ligne de front, afin que les Allemands pensent que si les Russes sont encore capables de faire de la musique, cest quils ne sont pas près de se rendre. Hâves, décharnés, les musiciens doivent trouver lénergie nécessaire pour donner ce concert exceptionnel

  • Vienne, mars 1938. Sigmund Freud a convoqué la Société psychanalytique pour une cession extraordinaire. Élèves et disciples sont réunis autour du maître qui s'exprime devant eux, peut-être pour la dernière fois. Il n'y a plus d'autre choix : il faut fuir

  • La légendaire histoire du ghetto de Varsovie commence le 12 octobre 1940, jour de Kippour, lorsque les autorités nazies donnent l'ordre de transférer dans un périmètre clôturé tous les Juifs de la ville. Elle se terminera très exactement 948 jours plus tard avec l'extermination des derniers résistants et le dynamitage de la grande synagogue Tlomackie. C'est la fin de la plus importante communauté juive d'Europe; la seule qui ait opposé une résistance armée à l'extermination. En s'appuyant sur les nombreux témoignages écrits pendant et après la période concernée, Bruno Halioua relate le quotidien de plus de 380 000 personnes: la multiplication des mesures antijuives, les stratagèmes pour manger, travailler, prier malgré l'enfer, le courage nécessaire pour résister à la machine de mort mise en place par le Troisième Reich. Ce livre de synthèse, précis et édifiant, est indispensable à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre cet événement majeur du XXe siècle.

  • À quatorze ans, je n'étais plus le perdreau de l'année, mais enfin une vraie jeune fille. Cinq jours par mois, je faisais partie du lot des mal fichues. J'entrais dans le clan. J'allais pouvoir connaître le saint des saints et sortir de l'obscurité. Ne plus être sans arrêt rembarrée par les grandes d'un « T'es trop p'tite ! », « Ça n'te regarde pas ! ». [...] Cet été-là, on a fauché et rentré cinquante charrettes de foin sous un soleil cuisant. Et on a commencé la moisson du blé par grand beau. À la tombée de la nuit, les charrettes pleines à ras bords, tirées par les chevaux comtois, se suivaient à la queue leu leu sur les chemins qui mènent dans les hameaux, au-dessus du village des Gras. On était toute une flopée à revenir des champs, soûlés de chaleur, la peau brûlée, le corps fourbu mais le coeur joyeux. Le sang bouillonnait dans nos veines. On avait toute la vie devant nous. On chantait à tue-tête Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? et on n'entendait pas le bruit des bottes des nazis qui écrasaient la Pologne.

  • Peter Faber, soldat allemand, s'apprête à épouser une femme qu'il n'a jamais rencontrée, il ne connaît d'elle que son nom, Katherina Spinell, et la photo qu'elle a envoyée. Pour elle, c'est la garantie d'une pension de veuve s'il meurt au front ; pour lui, la promesse d'une permission de dix jours. Pendant cette courte lune de miel, les jeunes mariés découvrent qu'ils se ressemblent et s'assemblent bien plus qu'ils ne s'y attendaient.
    Lorsque Peter retrouve le champ de bataille, à l'approche du bourbier de Stalingrad, seul le souvenir de Katherina lui donne du courage. À Berlin, la famille de la jeune femme s'enfonce de plus en plus dans les arcanes du système nazi, tentant, sans scrupule ni regret, de tirer avantage des circonstances, même les plus horribles.
    Mais alors que le conflit bascule et que les nazis perdent Berlin, Katherina et Peter, eux, garderont la souillure individuelle de la culpabilité collective allemande.

  • Entrée des chars de la 2e DB dans Paris, combats de rue associant FFI et tankistes de Leclerc, de Gaulle descendant les Champs Élysées, liesse populaire. Autant d'images gravées dans la mémoire collective et qui surgissent immédiatement à l'évocation de la libération de Paris.

    Aux premières histoires de la libération de Paris, bientôt suivies par les mémoires de plusieurs acteurs, ont succédé les grandes polémiques comme la lancinante mise en accusation des communistes par les gaullistes à propos des tireurs des toits. Cette nouvelle histoire de la libération de Paris se propose d'éclairer l'événement sous des angles négligés jusqu'ici.

    D'un strict point de vue militaire, la bataille de Paris oppose des forces de faible ampleur. Et les pertes sont à la hauteur des effectifs engagés : 200 morts et 500 blessés alliés, sans doute 2 800 tués et 4 900 blessés allemands.

    Et pourtant, on dansa dans les rues de Montevideo à l'annonce de la libération de Paris. De toute évidence, la force du symbole dépasse de très loin l'enjeu militaire : elle est perçue comme l'annonce de la chute désormais imminente du Reich hitlérien. S'il y eut bataille, elle se situa donc sur le plan politique. Cinq acteurs principaux s'y déchirèrent furieusement : le pouvoir vichyste déliquescent, les communistes, de Gaulle, la Résistance intérieure, et le général von Choltitz, soucieux d'une reddition honorable. De Gaulle en sort vainqueur. Mais ce serait oublier le rôle décisif d'Eisenhower, véritable deux ex machina de la pièce, et le basculement de la police parisienne, hier encore fidèle à Vichy.

  • Mortel Caravage

    Renée Bonneau

    Berlin, 1941
    Les nazis ont entrepris l' « aryanisation » des biens juifs. Leurs chefs, Goering le premier, pillent les collections privées d'oeuvres d'art, avant d'envoyer leurs propriétaires vers les camps de la mort.
    Un SS, animé par la cupidité et une ancienne rancune, exige ainsi du galeriste Mathias Wengel qu'il lui remette ses plus belles pièces, lui promettant en échange de lui éviter, ainsi qu'à sa fille Judith, la déportation. Mais une fois en possession des tableaux, il le livre à la Gestapo. La jeune femme, elle, parvient à s'échapper après avoir mis en lieu sûr une possible copie du Caravage. Débute alors une longue traque dans Berlin, que les bombes alliées transforment peu à peu en un champs de ruines. Jusqu'à l'arrivée de l'armée russe...

  • Le numéro d'hiver de Cap-aux-Diamants présente les textes gagnants de son concours d'écriture ouvert aux étudiants des cycles supérieurs en histoire. Découvrez le voyageur Thomas Verchères de Boucherville sous la plume d'Anna Ménard et revisitez le discours idéologique de Claude Henri-Grignon sous celle de Ghyslain Hotte. Puis, vivez l'expérience de la dénazification des prisonniers de guerre allemands à Sorel avec Jean-Michel Turcotte et retracez comment les felquistes percevaient et promouvaient la période patriote avec Sabrina Gaudreault. Plongez ensuite dans l'histoire de la North American Indian Nation avec Cassandre Roy Rainville et dans celle de la guerre franco-iroquoise à la fin du XVIIe siècle avec Jérémie L. St-Louis. Enfin, à travers les mots d'Emmanuel Bernier, allez à la rencontre de Pierre-Henri Bouchy, un pédagogue libéral ayant laissé sa marque sur le milieu intellectuel de Québec dans la seconde moitié du XIXe siècle.

  • Asclé et ses amis se préparent à faire un voyage scolaire en Allemagne en compagnie de leur professeur d'histoire, monsieur Sizan. Toutefois, celui-ci se

    conduit de manière étrangement injuste envers Asclé et Marianne juste avant le départ du groupe. De plus, Asclé a recommencé à plonger dans une de ses vies

    antérieures, à l'époque de la Seconde Guerre mondiale, alors qu'on l'emprisonne dans un camp de concentration parce qu'elle est tzigane. Lorsqu'elle constate que dans la réalité, la visite du Mémorial de Buchenwald est au programme du voyage, la jeune fille craint que les choses ne tournent mal pour ses amis et pour elle. Mais de qui devront-ils le plus se méfier ? Du professeur Sizan, ou alors de Rémi Heinz, un élève particulièrement renseigné sur le camp qu'ils vont visiter ? L'aide de Doña Paz suffira-t-elle à les sortir de l'enfer où ce voyage les entraînera ?

  • Aldouane, Nouveau-Brunswick, 1943.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que John et son oncle Fred partent à la pêche à l'éperlan, ils voient un avion militaire s'écraser, et un parachute s'envoler...
    En pleine nuit, alors que la tempête fait rage, ils sont capturés par le capitaine Otto Von Muller, qui les oblige à le conduire au phare de Richibouctou. Mais son message radio envoyé à un sous-marin allemand sera intercepté par une corvette canadienne... John, Fred et
    le gardien de phare, Vincent Daigle, réussiront-ils à se libérer du joug du capitaine? L'Acadie restera-t-elle une terre libre de la menace nazie?

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