Langue française

  • Le travail est-il moral ou immoral ?La société capitaliste envisage le travail selon une conception éthique autant que religieuse.Considéré comme une vertu, la question de ses conditions tend à n'être plus posée. À l'inverse, si on le mésestime, il entraîne des revendications économiques et sociales. Mais l'engrenage du travail, censé favoriser l'élévation vers les hautes sphères de l'esprit, y fait aussi obstacle en justifiant l'asservissement. Pour résoudre cette équation insoluble, le philosophe italien reprend à son compte, avec un art de la transmission qui lui est propre et parfois non sans les critiquer, les travaux de Schiller, Simmel, et même le Manifeste du parti communiste de Marx et Engels. Surtout, Rensi démontre ici, de nouveau, sa faculté de stimuler les esprits. Car si, à ses yeux, la haine que le travail inspire apparaît proportionnelle au désir d'atteindre la véritable destinée humaine, il valorise du même coup le jeu, l'art, la passion des sciences, toute activité susceptible d'échapper à la contrainte et au diktat de l'argent.

  • "Je dépose ces mots à vos pieds"

    Dans un petit village de France, alors que les élections viennent d'avoir lieu, la réaction d'un candidat vaincu pousse Cyril Laroure à réagir.

    Le comportement du perdant met en effet en lumière des tensions : comment l'homme, cultivé et habitué des interactions sociales, a-t-il pu céder à la violence ?

    Dans cet ouvrage composé de deux lettres ouvertes, l'auteur s'exprime sur la brutalité d'une culture du pouvoir déterminée par les enjeux économiques et gangrenée par les velléités de domination. Et si cela constituait le terreau d'une violence qui sommeille au sein des démocraties représentatives ?

    Cyril Laroure retrace l'histoire de cette violence dans cet essai philosophique percutant dans la lignée des écrits de Yuval Noah Harari.

    "L'élite, le politicien, le gouvernement et le gouverné, nous sommes tous avec Ulysse dans son petit bateau et nous faisons le même voyage. Nous ne sommes ni plus vertueux ni plus méchants que lui. Les Sirènes nous enchantent aussi doucement et, tout comme lui, nous avons le choix de nous faire amarrer au mât ou de nous laisser emmener par les vagues embaumées pour échouer, brisés contre les écueils. C'est une parabole, vieille de deux mille huit cents ans, qui nous parle de la tentation et nous montre la différence entre culture et civilisation."  C.L.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le XVIIIe siècle nous apporte la conviction que la réalité, qui semblait auparavant donnée, est maintenant à construire. Kant et Fichte voient en l'homme l'auteur de cette construction, et l'investissent alors d'une immense responsabilité : constituer la nature humaine. Cette tâche, définissant l'éducation, devient ainsi le centre d'une réflexion philosophique. Comment maintenir ensemble la contrainte nécessaire à toute formation et l'accès à cette liberté qui devient, avec Kant, le caractère de l'humain ? La perspective humaniste, développée par Kant dans les Réflexions sur l'éducation, soulève nombre de questions qui trouveront chez Fichte leurs réponses. Faisant de la liberté d'autrui une condition de la conscience de soi, Fichte redéfinit la relation éducative. Mais, au-delà du rapport maître-élève, le monde est à construire. Il faut donc rapprocher l'éducation de la vie réelle, afin que l'homme nouveau puisse la comprendre pour la transformer.

empty