• Un baleinier du XIXe siècle met le cap sur l'Arctique avec un tueur à bord... un roman de survie sombre, puissant et original. Patrick Sumner, un ancien chirurgien de l'armée britannique traînant une mauvaise réputation, n'a pas de meilleure option que d'embarquer sur le Volunteer, un baleinier du Yorkshire en route pour les eaux riches du Grand Nord. Mais alors qu'il espère trouver du répit à bord, un garçon de cabine est découvert brutalement assassiné. Pris au piège dans le ventre du navire, Sumner rencontre le mal à l'état pur en la personne d'Henry Drax, un harponneur brutal et sanguinaire. Tandis que les véritables objectifs de l'expédition se dévoilent, la confrontation entre les deux hommes se jouera dans les ténèbres et le gel de l'hiver arctique. Sélectionné pour le Man Booker Prize, Dans les eaux du Grand Nord est considéré comme l'un des dix meilleurs livres de 2016 par le New York Times. " Irrésistiblement convaincant, d'une vivacité sans remord et d'un esprit insidieux. Une réussite remarquable. " Martin Amis " Un tour de force de tension narrative et la reconstitution magistrale d'un monde disparu. " Hilary Mantel " Ian McGuire écrit avec l'attention aux détails d'un poète, et imprègne ce roman sombre et violent d'une beauté troublante. " Ron Rash

  • La véritable histoire de la première circumnavigation à but exclusivement scientifique, celle du tour du monde de Bougainvile, à travers une documentation d'époque en partie inédite.
    Le voyage de Bougainville, de 1766 à 1769, constitue la première circumnavigation jamais réalisée dans un but uniquement scientifique. Une entreprise dont l'organisation doit à la personnalité exceptionnelle de Bougainville, qui, dès son adolescence, s'est découvert une vocation d'explorateur. Jeune officier, il se porte volontaire pour combattre au Canada, où il côtoie, fasciné, les tribus amérindiennes dont il se fait l'ethnographe. Quand Louis XV abandonne le Canada, Bougainville décide d'offrir à ses habitants français un nouveau
    territoire, aux îles Malouines, base pour la découverte du vaste continent dont on rêvait dans les hautes latitudes australes. Malheureusement, la couronne espagnole fait valoir ses droits et Bougainville doit quitter les Malouines. En compensation, le roi lui propose d'effectuer " un tour du monde " dont il pourra tirer un grand profit. Sur un fil conducteur de Dominique Le Brun, et à travers une documentation d'époque en partie inédite -; journaux de route, lettres, Mémoires et récits de Bougainville, ainsi que de ses compagnons -;, c'est cette extraordinaire épopée qui nous est racontée.
    Dominique Le Brun, auteur de nombreuses anthologies aux éditions Omnibus, a aussi publié une biographie de Bougainville.


  • Les dessous d'un naufrage très politique révélés par ceux qui ont vécu le drame.

    Le 2 juillet 1816, la frégate française La Méduse s'échoue sur un banc de sable au large de la Mauritanie à la suite d'une erreur de navigation grossière. La mer est calme, le navire n'est pas endommagé et la côte est proche... Pourtant cet incident stupide mais banal va se transformer en tragédie - une des plus célèbres de l'histoire de France.
    Les témoignages réunis dans ce recueil révèlent, au fil du récit, les préventions sociales et les choix politiques qui sont à l'origine de l'accident et de ses suites catastrophiques. On comprend à les lire qu'ils aient fait scandale dans une France tout juste rendue aux Bourbon. Car c'est bien l'acharnement des nouveaux gouvernants à effacer les traces de la Révolution qui a, indirectement mais inéluctablement, provoqué la mort de près de deux cents personnes. Ainsi, entre autres aberrations, le commandant de l'expédition était-il un royaliste émigré restauré dans ses fonctions sans avoir navigué depuis près de vingt ans. Ainsi le choix des passagers désignés pour embarquer sur les quelques chaloupes ou sur le sinistre radeau fut-il fait en fonction de leur rang.
    Les témoignages retenus croisent les points de vue, leurs auteurs étant présents soit sur les chaloupes (Sander Rang, Charlotte Dard, Charles Bredif), soit sur le radeau (Alexandre Corréard, Henri Savigny, Daniel Dupont), tous s'accordant à désigner les responsables du drame et les héros oubliés.

  • Darlan

    Bernard Costagliola

    La biographie de référence du second dauphin de Pétain, fondée sur des archives inédites.
    Darlan a été, après Laval, l'interlocuteur d'Hitler. Missionné par Pétain, il s'est efforcé d'opérer un rapprochement entre la France et l'Allemagne.
    Nourrie d'archives longtemps fermées aux chercheurs, la vivante étude de Bernard Costagliola retrace la carrière de l'amiral ambitieux et dresse un bilan sans concession du « jeu » de Darlan, ce marin improvisé diplomate dans le contexte unique de l'Occupation. Darlan, contrairement à l'idée courante, fut un « super-collaborateur ». Avant de tomber à Alger sous les balles d'un résistant royaliste, le fidèle second de Pétain a poussé la collaboration beaucoup plus loin que Laval, prévoyant une cobelligérance de fait aux côtés des puissances de l'Axe, puis offrant au Reich l'alliance militaire. La France de Vichy aurait pu ainsi se retrouver en guerre contre l'Angleterre, voire contre les États-Unis en 1941-1942.

  • 16 ans, sans diplôme, j'intègre l'école des mousses, puis les fusiliers commandos de la marine, et pour quelques mois la prison des Baumettes. Quarante-neuf ans plus tard, je rends ma carte de presse. Entre-temps j'ai été un an flic à la DST, et trente-huit ans journaliste, grand reporter, rédacteur en chef, P-DG pour le Groupe Hersant Média à La Réunion, ainsi qu'en Champagne-Ardenne et Picardie. J'ai aimé ce métier passionnément. J'ai parfois mis le pied en dehors des clous, loin des réseaux parisiens. J'ai arpenté le Tchad, les palais officiels en Guinée et au Cameroun, rejoint Ushuaia pendant la guerre des Malouines, suivi de près la vie politique des îles des Mascareignes et celle de l'archipel des Comores. J'ai croisé des chefs d'État, des « conseillers spéciaux », des hommes politiques de tous bords, des magistrats ? souvent soumis au pouvoir ?, des voyous petits et gros, dont deux d'entre eux m'ont laissé pour mort, le 10 septembre 1979. Après toutes ces vies, une chose est sûre : je quitte ce métier debout, sans jamais avoir plié.

    Création Studio Flammarion © Jérôme Sessini / Magnum Photos

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