Perrin

  • La première histoire intégrale de la Seconde Guerre mondiale sous l'angle maritime, par l'un des meilleurs spécialistes américains : une saga aussi vaste que les océans.Sur la Seconde Guerre mondiale ont été écrits des milliers voire des centaines de milliers d'ouvrages, dans des dizaines de langues. Nombre d'entre eux traitent certes des dimensions maritimes du conflit, de la place qu'ont occupée la Royal Navy, la Kriegsmarine et la marine des États-Unis, du rôle des diverses marines sur tel théâtre d'opérations ou au cours de telle bataille, tout particulièrement en Méditerranée et dans le Pacifique, mais aucun avant celui-ci n'avait évalué l'impact des forces maritimes de l'ensemble des nations belligérantes sur le cours du conflit dans sa globalité, et même sur son issue. Pourtant, il n'y eut pas une guerre dans l'Atlantique et une autre dans le Pacifique, une troisième en Méditerranée et une autre encore dans l'Océan Indien ou en mer du Nord. Dresser la chronique de ce conflit en blocs géographiques distincts permettrait sans doute de simplifier les choses, mais ce n'est pas ainsi que la guerre s'est déroulée ou que les principaux responsables ont eu à la conduire. Les pertes de navires durant la bataille de l'Atlantique affectèrent en effet la disponibilité des unités de transports de troupe pour celle de Guadalcanal ; les convois en direction de l'île de Malte assiégée, en Méditerranée, privaient ceux de l'Atlantique d'une partie de leurs escortes ; la poursuite du cuirassé
    Bismarck imposa de ponctionner des forces basées en Islande, à Gibraltar et en Grande-Bretagne. La trame chronologique et spécifiquement navale choisie par Craig L. Symonds permet de mettre en lumière à quel point les événements maritimes ont tracé et orienté en profondeur le cours de cette guerre.
    Du traité naval germano-britannique de 1935 à la signature de l'Acte de capitulation japonais signé sur le USS
    Missouri en septembre 1945, en passant par la bataille de l'Atlantique où se distinguèrent les
    U-Boote allemands, celle de Méditerranée, l'attaque de Pearl Harbor, les batailles de la mer du Corail, de Midway, les opérations amphibies " Torch " et " Overlord " ou encore la bataille du golfe de Leyte et l'assaut amphibie sur l'île d'Iwo Jima, l'auteur dresse une synthèse inégalée du conflit sans omettre l'étude des percées technologiques - concernant les avions, les torpilles, le décryptage, le radar et finalement l'énergie atomique - qu'il a induit.
    Fort de nombreuses sources inédites, il laisse en outre les acteurs historiques s'exprimer d'eux-mêmes, afin de raconter la Seconde Guerre mondiale en mer telle que les contemporains l'ont vécue : une seule histoire gigantesque et complexe impliquant des dirigeants nationaux, des stratèges, des commandants de flottes et des capitaines de navires, des mécaniciens, des servants de tourelles, des pilotes d'avions, des marins de la marine marchande et des Marines américains, et un drame humain aux dimensions planétaires qui a exercé un impact durable, démesuré sur l'histoire du monde.
    Un futur classique.
    Traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
    " L'
    Histoire navale de la Seconde Guerre mondiale est une histoire précieuse, ramassée en un seul volume, mais d'une ampleur somptueuse, qui n'oublie pas un seul épisode. Craig Symonds réalise ici un véritable haut fait : il parvient à nous transmettre toute cette matière en nous offrant un récit passionnant et une histoire pleine d'intérêt. Ce livre est un régal ! "
    John Prados, auteur de
    La Guerre du Vietnam (Perrin, 2011)


  • L'épopée tragique du Bismarck, fleuron de la marine de guerre allemande (mai 1941).

    Début mai 1941, le grand amiral Raeder envoie en mer le cuirassé Bismarck et le croiseur lourd Prinz Eugen, les deux fleurons de sa flotte. Tous deux doivent rallier Brest pour mener des campagnes contre les navires de surface en Atlantique avec les croiseurs de bataille. Mais après des débuts prometteurs - le Bismarck envoie par le fond le HMS Hood et endommage gravement le HMS Prince of Wales -, l'opération Rheinübung tourne vite à la tragédie. Les coups reçus par le puissant cuirassé allemand le contraignent en effet à interrompre sa mission et à faire route vers un port français. C'était offrir à la flotte anglaise l'occasion d'une gigantesque traque : la destruction du Bismarck ordonnée par Winston Churchill devient une priorité absolue pour la Royal Navy.
    François-Emmanuel Brézet livre avec une rare intensité dramatique le récit de la poursuite puis de la destruction du fleuron de la Kriegsmarine, une destruction qui marquera le crépuscule des navires de ce type et la fin pour la marine allemande des grandes opérations de surface.

  • L'histoire d'un rendez-vous manqué qui a changé la face du monde. Hitler redoutait la mer qui était pour lui un élément hostile,
    unheimlich. " À terre je suis un héros, à la mer je suis un lâche ", déclarait-il lui-même. Dans son esprit, la victoire finale repose sur l'armée de terre et sur l'aviation pas sur la marine. C'est ainsi que celle-ci voit son développement encadré par l'accord naval signé en 1935 avec l'Angleterre dont le Führer est convaincu, bien à tort, qu'il lui vaudra la neutralité bienveillante de ce pays à l'égard de ses conquêtes territoriales à venir. Lorsque la guerre éclate, la Kriegsmarine est donc loin d'avoir atteint une taille critique. Convaincu d'un succès rapide sur le continent, Hitler n'attend rien d'elle, jusqu'à ce que s'impose à lui la nécessité d'une projection de force en Norvège. Mais son opinion ne change guère pour autant, pas même lorsque l'Angleterre devient l'adversaire unique et qu'il doit renoncer à son invasion. L'efficacité de la guerre sous-marine le laisse tout aussi sceptique, raison pour laquelle il refuse tout accroissement de la cadence de fabrication des sous-marins. Il ne changera d'avis que sous l'influence du grand amiral Karl Dnitz, en 1943, mais ce sera trop tard.
    Sous la plume particulièrement bien informée de l'auteur se dessine ainsi l'histoire d'un rendez-vous manqué entre Hitler et la marine allemande.

  • Dès l´arrivée d´Hitler au pouvoir, il fut décidé de porter la Kriegsmarine à parité avec la marine française. La première va ainsi mettre sur cale successivement les croiseurs de batailleScharnhorstetGneisenaupour faire pièce auxDunkerque,Strasbourg, puis les cuirassésBismarcketTirpitzen réponse auxRichelieuetJean-Bart.Dès que ces bâtiments purent entrer en service, le grand amiral Raeder décida de les engager dans l´attaque des communications maritimes britanniques dans l´océan Atlantique. Début mai 1941, il envoie en opération le Bismarckqui venait tout juste d´entrer en service, et lePrinzEugen, les deux plus puissants cuirassiers de la flotte allemande. L´opération Rheinübung, du 19 au 27, tourne vite à la tragédie. Repérés lors de leur entrée dans le détroit du Danemark, les navires allemands affrontent leHoodetPrince of Wales. Le premier, atteint par un obus pénétrant dans une de ses soutes à munitions, explose, entraînant la mort de ses 2 000 hommes d´équipage, tandis que le second est gravement endommagé. Quant aux navires allemands, eux aussi endommagés, ils font route vers un port français. C´était offrir à la flotte anglaise l´occasion d´une gigantesque traque dans laquelle tous les moyens sont mobilisés. Le 26 mai, les avions-torpilleurs Swordfish de l´Ark Royal pouvaient fondre sur l´ennemi. Le Bismarck est rapidement immobilisé et rendu ingouvernable grâce à une torpille lancée contre l´appareil à gouverner. Le lendemain, après un combat sans espoir, il est envoyé par le fond, entraînant à son tour dans la mort près de 2 000 hommes d´équipage. Sa fin marquera le crépuscule des grands bâtiments de ce type et la fin pour la Kriegsmarine des grandes opérations de surface.

empty