• Qu'est-ce que le cante jondo ? García Lorca, infatigable passeur de l'Andalousie profonde, tâche d'y répondre dans une conférence mémorable. La siguiriya gitane constitue le modèle fondamental du cante jondo, qui désigne les plus ancestrales chansons du répertoire andalou.

    La force lumineuse du propos de García Lorca tient dans sa capacité à ne pas voir dans le cante jondo une curiosité folklorique mais bien une authentique manifestation de la plus pure poésie : une poésie anonyme et populaire, forgée au fil des siècles. L'Andalousie se révèle un véritable magma lyrique, où les vers des poètes espagnols bouillonnent dans le même creuset que les poètes persans et arabes.

    García Lorca réussit ainsi le tour de force de proposer une véritable leçon d'histoire, de musique, et de poésie.

    Né en Andalousie en 1899, Federico García Lorca est sans conteste le plus grand poète espagnol contemporain. Il étudie le Droit et les Lettres à l'université de Grenade. Installé à Madrid, il côtoie Dalí, Buñuel... Il ne devient célèbre qu'en 1927, avec la publication des Complaintes gitanes. Il rejoint Grenade au début de la guerre civile. Bien qu'exempt de toute action politique, il est fusillé, probablement à cause de ses critiques envers les gardes civils de Franco.

  • Babylift Nouv.

    Babylift

    Collectif

    Recherché pour meurtre, Sean, adolescent de 17 ans, est en fuite. Il est amoureux de May, sa soeur jumelle, rescapée comme lui d'un terrible accident d'avion au Viêtnam à l'âge de 2 ans. Le village où les enfants adoptés ont grandi est sous le choc. La presse parle de folie criminelle. Pour défendre Sean, l'avocat commis d'office déterre une affaire jamais élucidée qui change à jamais la vie de son jeune client. May se lance alors dans une quête vertigineuse des origines en compagnie de Julien, ancien militant pacifiste. Sur les routes du Viêtnam, leur périple les mènera de révélations en révélations au coeur de l'amour d'une mère.

    Un roman d'investigation inspiré de l'histoire vraie du Babylift, opération d'évacuation d'orphelins à la fin de la guerre du Viêtnam en avril 1975.

  • Londres, fin des années 70. Karim, dix-sept ans, tiraillé par sa double origine, court après les ennuis, le sexe et la gloire. Entre un père indien et sa british de mère, la communauté paki en mal d'intégration et une famille en mal de repères, il peine à se trouver. Jusqu'au jour où Pa se recycle en gourou New Age, jetant son fils dans la cohue de la vie, le show business et les expériences en tout genre...
    Roman d'éducation up tempo, album de famille loufdingue et chronique sauvage de l'Angleterre métissée : un livre échevelé, irrévérencieux et drôle. Salué par Salman Rushdie.

    1 autre édition :

  • A l´inverse des Africains-Américains pour lesquels l´esclavage et la ségrégation constituent une histoire commune et enracinée dans le sol des Etats-Unis, les noirs de France entretiennent avec leurs origines éparses (car il y a loin des Antilles au Sénégal...) un lien ambigu. Qu´ils viennent d´arriver dans l´Hexagone ou qu´ils y soient nés, ils conservent de la patrie d´origine, celle de l´enfance ou celle des ancêtres, l´image d´un éventuel refuge au cas où leur situation ici viendrait à trop leur déplaire. Français, ils le sont ou aspirent à l´être, et pourtant ils demeurent inexorablement "franco-quelque chose". Refus de s´intégrer ou apport à une "France multiculturelle"? Pour répondre à cette question, Alain Mabanckou retrace son propre parcours, son enfance au Congo où il ne rêvait que d´Europe, son arrivée à Nantes pour suivre des études de droit, les vexations que lui valut sa couleur de peau mais qu´il envisage aujourd´hui avec humour, son départ pour Paris, la publication de ses premiers livres. En juriste, il s´interroge aussi sur l´impact de l´article un de la constitution, qui, dans un souci très théorique d´égalité, interdit les statistiques ethniques et cette discrimination positive à laquelle les anglo-saxons ont trouvé le nom moins péjoratif d´"affirmative action". Et s´il n´hésite pas à reprocher à ses "frères de couleur" leur propension à trop invoquer leur généalogie, il tance aussi les Français qui les y renvoient. Car le prix Renaudot le sait : écrivain français, il restera pourtant toujours aux yeux de quelques-uns un Franco-quelque chose.

  • Le grand avocat parisien revient sur ses doubles racines insulaires, la Corse et les Antilles. Contre les tentations communautaristes, un magnifique cri du coeur sur la gloire du métissage à la française. Une confession poignante, une alerte saisissante. Un grand livre.
    Un ministre de la Marine de Guerre, des faux-monnayeurs, des Antillais en Picardie, des Corses partout ailleurs, un magistrat comme patriarche, des soeurs sans compter, et surtout une mère toute de beauté pour animer la chronique magique d'une famille recomposée, se moquant des continents et des mers...
    Des joueurs de poker, des juges récusés, l'Afrique et l'affaire de l'Angolagate, la France et l'affaire Buffalo Grill, des clients fameux et des victimes anonymes, pour peupler le roman vrai d'une existence consacrée à défendre la loi contre elle-même...
    Une mémoire méditative des grands conflits militaires passés, une contemplation mélancolique de la " Question Noire ", une redécouverte émue de poèmes oubliés, un renversement éclairé de deux tabous majeurs, et un retour fracassant sur l'erreur judiciaire du siècle, pour dire une vie résolument inscrite dans l'Histoire...
    Déjouant les règles et les pièges de l'autobiographie, Jean-Pierre Versini-Campinchi offre ici, dans une leçon sans leçon, un hymne citoyen et enchanteur à la volonté et à la persévérance.
    Contre la tentation communautariste, une plaidoirie iconoclaste pour un métissage à la française.

  • Victoria n'a jamais oublié sa rencontre, à l'âge de neuf ans, avec une riche famille blanche, les Staveney. Ce souvenir entêtant la poussera, des années plus tard, à entamer une liaison avec leur fils, Thomas.De cette histoire naîtra Mary, petite fille à

  • De l'égalité des races humaines appartient au grand mouvement des idées
    anthropologiques, sociologiques, philosophiques, historiques, littéraires et
    morales de la fin du XIXe siècle et restera actuelle tant que le racisme ne sera pas éradiqué de nos sociétés.
    Ghislaine GÉLOIN, professeur

    Au courant littéraire esclavagiste du XVIIIe siècle, succéda celui raciste du XIXe. En réponse, les esclaves firent par les armes Haïti et leurs théoriciens défendirent par les livres la race noire. C'est dans cette continuité que trois hommes haïtiens se sont levés pour combattre les thèses racistes en cours : Hannibal Price, Louis-Joseph Janvier, Anténor Firmin. Ce dernier s'en prendra en 1885 au champion toutes catégories du racisme, Arthur de
    Gobineau, et à son Essai sur l'inégalité des races humaines (1855), dans ce livre au titre visionnaire : De l'égalité des races humaines, un incontournable des 100 classiques de la bibliothèque bicentenaire haïtienne.
    George ANGLADE, géographe et écrivain

  • « Ces quelques poèmes ne pèsent pas lourd sur le boisseau de l'être et du néant. Ils sont pourtant ce que j'ai écrit de plus honnête. Je ne parle pas de la probité de l'épicier qui rend la monnaie, plutôt de celle du pirate qui partage le butin. Il ne faut pas être trop sérieux avec le rose. En faire un étendard, une condition, une essence. C'est une couleur qui danse. J'autorise n'importe qui à me psychanalyser en verlan. La poésie m'a appris que j'étais une lesbienne transversale, un punk métaphysique, un bluesman aveugle, un partouzeur timide et un ascète à hélices. Et que sans doute, nous nous ressemblions. » - Julien Delmaire

  • " Est-ce que c'était moi ? Est-ce que vraiment j'ai vécu ça ? Ou est-ce que c'est une autre, ou est-ce que c'est un rêve ? Mon enfance dans le désert, les grandes traversées avec le Groupe Nomade, mon gavage, mes mariages avec. Est-ce que ça a existé ? C'est tellement loin de moi. Et puis si c'était vraiment moi, qui suis-je maintenant ? " La voix de Mariem s'élève du pays au million de poètes, de ce désert mauritanien où le vent de sable efface toutes les traces, et voue la vie des hommes à l'oubli.
    Portés par sa parole, magistralement mise en scène par Sophie Caratini, nous traversons le miroir du mythe pour atteindre - fait rarissime - à la vérité d'un féminin saharien, bédouin, que le choc colonial va totalement bouleverser. Avec Mariem, reprennent sens des savoirs perdus, d'autres manières d'être au monde. Grâce à elle, nous accédons à la forme de vie et aux métamorphoses intérieures de tout un peuple.

  • Un roman sur la violence en politique, sur ses ressorts intimes, armés dans l'enfance, et sur ses ressorts historiques.

  • Vauxhall, c'est une enfance au bord de la Tamise. Il y a le ciné du samedi et le caté, les bagarres et les clochards, les fantômes et les terreurs nocturnes. Il y a les amis pour toujours et la jalousie entre les frères et soeur, vachards, injustes, solidaires, indispensables. Il y a le père nigérian et musulman, la mère irlandaise et catholique, qui se querellent et se séparent, se retrouvent, se soutiennent, s'aiment. Il y a les fêtes qui réunissent la communauté nigérianne ou la famille irlandaise. Et alors ça chante et ça danse, ça boit et ça fume. La dèche, c'est parfois joyeux. Les parents sont des étrangers dans ce Londres des années 60-70, dans ce quartier convoité par les promoteurs, à deux pas de Big Ben mais du «mauvais» côté du fleuve. On peut y grandir noir ou métis sans savoir qu'on l'est, jusqu'au jour où le monde extérieur vous tend son miroir. Vauxhall, c'est des morceaux d'enfance, des flashs comme des éclats de verre qui brillent le long du chemin. Ils racontent, par la voix de l'enfant, une histoire singulière et une époque avec une vivacité, une puissance visuelle et une richesse de regard qui vous entraînent dans leur courant.

  • Hommage d'un fils à son père, La force de marcher raconte la vie de Tobasonakwut, chef Anishinaabe de la nation Ojibwé. Survivant des pensionnats autochtones, grand chef et défenseur des droits civiques, il a mené, malgré le cancer qui le rongeait, une entreprise de réconciliation qui demeure l'un de ses plus importants legs. Ce récit témoigne du combat et des chemins de résistance des Premières Nations du Canada.

  • Tout savoir sur la musique mondiale à travers les siècles !

    Qu'appelle-t-on précisément musique classique ? Quelle notation musicale emploie-t-on pour le chant géorgien ? Où joue-t-on de la sanza ? De quels instruments est composé un orchestre de gamelan ? Les Musiques de L'Humanité répondent à toutes ces questions, et à bien d'autres encore.
    Michel Malherbe et Amaury Rosa de Poullois nous invitent à découvrir la musique dans son extraordinaire diversité d'un bout à l'autre de la planète. Le lecteur puisera également de précieux renseignements sur les genres musicaux, les instruments et la façon d'en jouer. Il découvrira tous les aspects méconnus de la musique, de la musicothérapie à la technologie de pointe, Les différents métiers de la musique et leur poids économique dans la société.
    Des annexes permettront enfin un accès facile à l'analyse musicale, l'étude des sons, l'écriture des signes, l'harmonie, le rythme et La mélodie, du chant grégorien à la musique tibétaine. Un rappel des noms des instruments en usage dans le monde et une courte biographie des musiciens les plus connus compléteront cet ouvrage passionnant. Publié pour la première fois en 1997, ce livre original est devenu un classique incontournable.
    Il est ici proposé dans une version entièrement réactualisée.

  • Comment penser le monde aujourd'hui entre le rationalisme des Lumières, les traditions religieuses et prophétiques et l'exigence démocratique ; quels sont les « états d'être » qui habitent la conscience tant en Orient qu'en Occident ? En analysant l'impact de l'Europe et de ses universaux sur un Orient déboussolé, Daryush Shayegan définit une nouvelle configuration de la « pensée nomade » qui n'oppose pas les civilisations, mais déjoue les amalgames politiques, les ankyloses identitaire, et interroge les métamorphoses de notre rapport au monde. La conscience métisse dessine aussi le parcours intellectuel hors normes d'un des penseurs phares des relations Orient-Occident, qui a forgé il y a plus de trente ans le concept d'idéologisation de la religion et pour qui l'exercice de la pensée ne se limite ni à la philosophie, l'histoire ou la mystique, mais englobe toutes les formes de création, en particulier la littérature. Né à Téhéran en 1935, il a publié de nombreux ouvrages dont Hindouisme et soufisme, Qu'est-ce qu'une révolution religieuse ?, Le Regard mutilé et La lumière vient de l'Occident.

  • « Tout le monde sait que les sociétés esclavagistes sont formées de maîtres blancs originaires du continent européen et d'esclaves noirs importés d'Afrique. Mais le fonctionnement concret de la société esclavagiste française est peu connu. Grâce à des sources inexplorées - des milliers d'actes notariés conservés aux archives de la Guadeloupe - , cet ouvrage nous restitue la vie quotidienne des esclaves et la pratique de l'esclavage dans la France d'Outre-mer à la veille de la Révolution. Apparaît aussi la complexité des relations entre Blancs et Noirs, qui donne naissance à un important métissage. Il aboutit à la création d'une classe juridique à part : les « libres de couleur », qui ont la particularité de posséder des esclaves. C'est donc une société complexe que la vague révolutionnaire venue de France bouleverse. Pendant les premières années de la Révolution, la société coloniale est maintenue. Mais les révoltes se multiplient jusqu'au décret du 4 avril 1792, qui donne la citoyenneté aux libres de couleur dans les mêmes conditions qu'aux Blancs, puis jusqu'à la loi du 4 février 1794 qui abolit l'esclavage. Dans une société marqué par un siècle et demi d'inégalités et de servitude, quelle portée peuvent avoir ces textes législatifs votés à plus de 7.000 km de distance? Les libres de couleur s'intègrent rapidement à la vie politique et à l'organisation sociale. Les anciens esclaves, soumis d'abord à l'autorité de leurs anciens maîtres, puis des républicains qui les ont remplacés, participent ensuite activement à la guerre révolutionnaire dans les Caraïbes. Intégrés dans l'armée française, ils parviennent même au pouvoir en octobre 1801, à un moment où la France s'est doté d'un régime politique stable et autoritaire dirigé par Bonaparte. Une expédition de 3.500 hommes est envoyée en Guadeloupe pour rétablir l'ordre ancien. Une partie de l'armée de couleur dirigée par Delgrès et Ignace résiste. Commence alors la moins connue des campagnes militaires de la période napoléonienne. En mai 1802, pendant 19 jours, les rebelles se battent aux cris de « vivre libre ou mourir » contre le général Richepance, l'un des vainqueurs de Hohenlinden. L'esclavage est rétabli... Fait unique dans l'histoire, cet incroyable aller-retour qui voit en moins d'une décennie l'abolition et le rétablissement de l'esclavage est l'objet de ce livre. » Frédéric Régent

  • Durante mucho tiempo se han considerado como un hito esencial en la historia del imperio hispanoamericano la muerte del último Habsburgo a finales del siglo xviii y la llegada al trono de los Borbones a inicios de la centuria siguiente. Como ya, en no pocos aspectos, la realidad de las provincias americanas se estaba autonomizando de los procesos de la Península, ese cambio sucedió para ellas en un contexto de dinámicas propias y de evoluciones a veces notables aunque en general mal conocidas, con las que tuvo que contar el gobierno español cuando inició las primeras reformas que prefiguraban las de la segunda mitad del siglo. Los estudios aquí reunidos tratan de esas temáticas en una perspectiva comparativa en la que resaltan las semejanzas y los procesos de diferenciación de los dos virreinatos.

  • Et si l'improbable irruption de Bernie Sanders dans les primaires démocrates n'était pas un phénomène fortuit et passager ? Et si Donald Trump était le témoin en colère d'un changement majeur que l'Amérique conservatrice ne peut plus arrêter ? Ce livre offre une vision inattendue des États-Unis. Cartes et données à l'appui, il montre que la vieille Amérique est en train de mourir pendant qu'une autre naît, portée par la montée en puissance des minorités et l'ouverture culturelle de la nouvelle génération, les millennials. Jeune, métissée, progressiste, c'est elle qui a élu Obama, qui a obtenu le doublement du salaire minimum dans plusieurs États, qui réclame l'instauration d'un système public de santé et la réduction des inégalités... Et si l'Amérique qui vient surprenait le monde ?

  • Maudits métis

    Bertrand Dicale

    « Un métis n´a pas de majuscule. J´approchais de mes quarante ans quand je l´ai découvert. On écrit de manière correcte un Noir ou un Blanc, mais un métis. Pourquoi une lettre capitale à mon père, pourquoi une lettre capitale à ma mère, pourquoi une lettre minuscule dès lors qu´il s´agit de mes frères et moi ?  On m´a répondu : un Noir, c´est une race ; un Blanc, c´est une race ; un métis, ce n´est pas une race. À partir de quand est-on une race ? »  Le métissage est à la mode. On nous dit que c´est une chance, que c´est l´avenir, et même que c´est un progrès pour la France et pour l´humanité. « Quelque part, nous sommes tous des métis » est une jolie petite machine à raboter les souffrances - celles des autres. C´est parfois une manière polie de claquer la porte au nez. Alors que l´on proclame partout que le métissage est une bénédiction, tout conspire à prouver le contraire.  Les métis sont perçus comme des humains à la fois incomplets et encombrés : ni tout à fait noirs, ni tout à fait blancs, on leur reproche pourtant, fatalement, d´être trop noirs ou trop blancs. On leur dénie méthodiquement tous les bénéfices d´une « double culture » que les discours politiquement corrects ne cessent pourtant de valoriser. Et on ne cesse d´exiger d´eux qu´ils trahissent explicitement la lignée de leur père ou de leur mère.  Et, si on observe de près le fonctionnement des sociétés « métissées » nées de l´esclavage, on ne peut que s´inquiéter du destin auquel sont promis les métis dans les nations occidentales. Car, curieusement, on laisse suinter ici ou là, et sans s´en inquiéter, la haine des métis.

  • Séduits par une démarche qui va à contre-courant des idées reçues et de l'historiographie « à l'ancienne », les universitaires espagnols et français ici réunis entendent montrer que la pluralité culturelle de l'Espagne contemporaine a été nourrie par d'abondants emprunts à l'étranger, à la France notamment. On sait que cette diversité a été dissimulée ou niée sous le franquisme, puis réhabilitée sous la jeune démocratie. Tel courant littéraire, telle école picturale, telle chanson venus d'ailleurs ont contribué à façonner du XVIIIe siècle à nos jours une identité culturelle espagnole. Celle-ci peut donc être vue comme un amalgame ou un creuset. Son caractère éventuellement hétéroclite n'autorise à parler ni d'une altération, ni moins encore d'une désagrégation de l'hispanité. Le phénomène de brassage et la réalité du métissage pourraient bien expliquer, contre toute attente, la richesse et la vitalité de la culture espagnole, aujourd'hui comme hier.

  • Chorbacks

    Jean Desy

    Le chorback est une étendue d'eau libre, plus ou moins grande, ouverte dans le glaciel, champ de glaces flottantes. D'inspiration nordique, Jean Désy communique l'immensité et la grandeur de la terre. Transe poétique et traversée du paysage. Le souffle est modulé en plusieurs tons, tantôt cassant et abrupt, tantôt doux et tendre, comme la nature. Chorbacks est un livre qui nomme et exalte la nordicité, cartographie du territoire dans ses principaux éléments (flore et faune). Ouvrage lumineux qui donne à réfléchir sur la meilleure manière d'habiter la terre. Un rythme sauvage et fou.

  • Poussé par un terrible secret, le jeune Mupagassi entraîne son frère Gassongati sur les chemins de l'exil, fuyant leur pays alors que celui-ci est à la veille d'être ravagé par la violence ethnique. Au camp de réfugiés situé quelque part en Afrique des Grands Lacs, chacun effectuera un choix déterminant : l'un embrassera la lutte armée dans un effort de reconquérir le pays d'origine, alors que l'autre, convaincu qu'il n'y a pas de retour possible, s'établira au Canada où il poursuivra ses études puis fondera une famille. Pour lui, l'exil est définitif.

    Mais les circonstances feront mentir les pronostics et les deux frères seront réunis, après plusieurs années, autour des négociations devant rétablir la paix dans leur pays tourmenté.
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    Dans ce récit contemporain aux accents universels, l'amitié, l'amour et la loyauté s'avéreront les derniers remparts d'un monde où le mal et la vertu n'ont ni camp ni parti.

    Depuis près de vingt ans, Melchior Mbonimpa révèle ses talents de conteur et sa connaissance profonde des peuples de l'Afrique des Grands lacs. Dans son septième roman, il explore un de ses thèmes de prédilection, le métissage des cultures, tout en édifiant une passerelle au-dessus de l'Atlantique en vue de concilier mémoire des origines africaines et réalité canadienne contemporaine.

  • " Lucas est un jeune messager dont l'univers se résume au pigeonnier dans lequel il vit et travaille, et à la forêt dans laquelle il s'évade. Avec l'aide d'une mystérieuse amie, Lucas tente d'écrire un roman mais il s'aperçoit rapidement que son subconscient utilise son histoire pour évacuer ses frustrations, au détriment des personnages avec lesquels il se lie d'amitié. "

  • Au moment où s'estompent au Canada la notion des « peuples fondateurs » et aux États-Unis celle de « melting pot » travaillées parfois jusqu'à l'érosion par les progrès civiques, il nous est paru urgent de penser les configurations identitaires à venir. Le multiculturalisme, l'interculture, le métissage, le « salad bowl », la transculture apparaissent alors comme autant de métamorphoses de l'utopie originelle : celle que les colons européens ont cherché à fonder en la déniant parfois aux peuples autochtones. Ainsi se pose à nouveau, au-delà des inévitables tentations communautaires, le rapport au politique, à la culture et enfin à l'État.

  • À 30 ans, Thaïna a toujours été dans le bon couloir aérien, mais elle ne pilotait pas dans la bonne direction et du coup, n'atteignait jamais SA destination. Quand elle le remarque, c'est parce qu'elle a un déclic... un message, un warning. Lequel ? Sa grossesse. Son accouchement imminent. Mais de quel accouchement parlons-nous vraiment ? Enceinte de 7 mois, elle veut donner la meilleure éducation possible à son fils à naître, mais elle ne sait pas vraiment qui elle est. Un peu perdue, et sur les conseils d'une très bonne amie, elle va voir un psychologue, pas comme les autres. Ce psy... va lui faire remonter le fil de sa vie, jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'elle ne saura jamais qui elle est, si elle ne sait pas d'où elle vient.

    Grâce à un psychologue pas comme les autres, elle réalise qu'elle s'est oubliée, en oubliant ses rêves. « Qu'ai-je fait de MES 10 dernières années ? » est la question qu'elle met dans ses bagages et avec lesquels le psychologue la fera voyager.

    Certains oublient qu'ils ont des ailes, qu'ils peuvent voler, certains oublient leurs rêves et par la même, leur identité. Et en finalité, certains s'oublient eux-mêmes. Car...

    Réside en nous, une terrible morsure.

    Un venin immortel, une immortelle blessure.

    Comment peut-on aimer, sans même le savoir ?

    Ce n'est qu'une fois déchiré, que le coeur commence à voir.

    N.AZEDE

    « Même les Oiseaux ont peur de tomber » peut être vu comme le pire des paradoxes. Puisque par essence, ils savent voler.
    On a tous des ailes...

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