Langue française

  • Pays du Lac-Saint-Jean, fin mai 1928.

    Pendant que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés des riverains installés en bordure de cette véritable mer intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la ferme ancestrale. Ce deuil cruel sèmera la discorde et le mensonge dans la famille Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur ainée d'Emma, tentera de comprendre ce qui s'est réellement passé. Quand son ancien fiancé tente de renouer avec elle, la jeune infirmière découvre peu à peu les sombres secrets que préservait jalousement sa soeur, une institutrice à l'allure si sage, que tous croyaient bien connaître.

    Le Scandale des eaux folles, premier tome de cette nouvelle série, encore une fois implantée dans cette magnifique région québécoise qu'est le Saguenay-Lac-Saint-Jean, démarre en trombe dès la première ligne. Inspiré de faits authentiques, il garde le lecteur hors d'haleine jusqu'à la toute fin, alors qu'au fracas des vagues du majestueux lac, quand souffle le terrible vent du nord-est, se mêlent désespoir, peur et non-dits. Du Marie-Bernadette Dupuy à son meilleur, l'auteure que des millions de lectrices et lecteurs à travers le monde apprécient hautement.

  • Saint-Germain-de-Montbron, été 1849. Pour le plus grand bonheur des paroissiens de cette bucolique commune rurale située en Charente, un nouveau curé se présente enfin au presbytère. Or, le jeune Roland Charvaz n'a manifestement pas la vocation; il favorise de loin les conquêtes féminines au détriment de la salvation des âmes. Pour sa part, Mathilde, la jolie épouse du docteur de Salignac et mère d'un petit garçon, n'a jamais connu la passion amoureuse, du moins, jusqu'au jour où le nouveau religieux s'installe tout près de chez elle.

    Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre et les deux amants se lancent dans une aventure torride, à l'insu de tous. Leur secret honteux ne sera pas éventé jusqu'à ce que la nouvelle domestique du curé découvre leur liaison illicite.

    Scandalisée, Annie Meunier menace de tout révéler au mari trompé et à l'évêché. Elle ne sait dans quel piège elle vient de mettre les pieds, car Roland et Mathilde sont prêts à tout pour sauver leur honneur... et leur relation. Lorsque la vieille femme décède dans des circonstances mystérieuses, une enquête est ouverte par les autorités. Sûrs de leur crime parfait, Roland et Mathilde se pensent à l'abri de tout soupçon, mais ils ne savent pas qu'Annie a déjà fait des révélations troublantes à son entourage...

    Enquête et procès suivront à cause de cette femme, dont la curiosité et la langue trop bien pendue ont causé la perte.

    Inspiré d'une histoire vraie, ce nouveau roman de Marie-Bernadette Dupuy allie des ambiances finement dessinées à une tension constante qui explose lors d'un procès fortement médiatisé à travers toute la France.

  • 1878. Angélina, une jolie rousse aux yeux violets, n'a qu'une ambition depuis qu'elle est petite : devenir sage-femme comme sa mère, récemment décédée. Originaire de Saint-Lizier, une ancienne cité fortifiée sise au pied des Pyrénées, la jeune fille de cordonnier doit d'abord accoucher en secret de l'enfant qu'elle a conçu avec son premier amant. Prise au dépourvu par son départ précipité, Angélina doit se résigner à confier son fils Henri à une nourrice. Puis, avec l'aide d'une vieille dame, Gersande de Besnac, elle parvient à s'inscrire à l'hôtel-Dieu Saint-Jacques, de Toulouse, préalable indispensable à son rêve de devenir sage-femme.

    Dans cet établissement réputé, Angélina rencontre un médecin obstétricien, Philippe Coste, qui veut absolument l'épouser. Encouragée par sa bienfaitrice, la jeune femme accepte. Mais rien n'est simple dans la vie. Pendant ses études, deux jeunes filles de son entourage sont assassinées. Rapidement, un mystérieux saltimbanque est accusé de ces crimes horribles. Et l'intégration d'Angélina dans sa nouvelle famille n'est pas facile. La jeune accoucheuse se rend bien compte que la richesse et la vie mondaine ne l'intéressent pas, tant et si bien qu'elle décide de reprendre sa liberté et de s'installer dans sa ville natale, où elle offrira ses services de sage-femme.

  • Mai 1881, Cité de Saint-Lizier, Ariège, France

    Six mois après la mort de l'assassin Blaise Seguin, Angélina a repris le cours de sa vie, ponctué des joies et des peines liées à son métier de sage-femme. Toujours à la recherche de l'amour qui semble la fuir, elle espère le retour de Luigi, le bohémien qui a su faire vibrer son coeur, mais qu'elle a injustement accusé des meurtres perpétrés dans la région.

    Quant à lui, obnubilé par le souvenir de celle qu'il a surnommée Violetta, ce fantasque baladin se prépare à revenir à Saint-Lizier, sans soupçonner qu'il est sur le point de connaître la vérité sur ses origines. Il trouvera sur son chemin le premier amant d'Angélina, Guilhem, bien décidé à reconquérir la femme qu'il a abandonnée deux ans plus tôt.

    Le temps des délivrances commence pour les habitants de la cité nichée dans les contreforts des Pyrénées, car chacun garde en lui une rancune ou un secret honteux qui lui ronge l'âme et le coeur. Chacun espère obtenir le pardon des hommes ou de Dieu...

  • Moi, violent ?

    Nous sommes collectivement de plus en plus conscients de la violence du monde : on parle de discriminations raciales, de violences sexistes, de crimes incestueux... pour ne citer que quelques-unes des violences ordinaires. Mais toujours, le violent, c'est l'autre ! Et dans nos relations, c'est justement cette peur de l'autre qui est source de violence. Cet ouvrage explore les différents aspects de cette violence interpersonnelle : la séduction, l'emprise, la jalousie, la médisance, l'indifférence, l'idéalisation...

    Pour chacun de ces poisons relationnels, il met en regard la lecture psychanalytique et le point de vue des trois religions abrahamiques - le judaïsme, le christianisme et l'islam - car dans leur quête d'Absolu, les religions sont les premières concernées par ces formes de violence. Accessible, précis et vivant, ce livre essentiel vient éclairer ce qui constitue le coeur du fanatisme en s'appuyant sur des exemples de la littérature, d'une part et sur des extraits des textes fondateurs (la Bible et le Coran), d'autre part.

    Tarik Abou Nour est imam, professeur, théologien, président de l'IESIP (Institut d'enseignement supérieur islamique de Paris) et responsable du premier site français de droit musulman malikite.

    Philippe Haddad est diplômé du séminaire israélite de France. Rabbin de l'Union libérale israélite de France (ULIF), il enseigne, il écrit et il est l'un des principaux contributeurs d'Akadem.

    Nicole Jeammet est psychanalyste et maître de conférences honoraire en psychopathologie à l'université René Descartes-Paris V. Elle est déjà l'auteure de plusieurs ouvrages.

    Gilles-Hervé Masson, prêtre depuis 1990, devient dominicain en 1999 et développe le département de théologie des éditions du Cerf. Il est actuellement vicaire à la paroisse Saint-Eustache de Paris.

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

  • Le savoir-vivre n'est pas une collection de règles absconses ou désuètes mais l'art de la délicatesse et de l'attention quotidiennes à autrui. À ce titre, qui plus que les cathos devraient s'en inspirer ? Dans un style décalé et humoristique, Lulu Saint-Régis leur propose donc de mettre en pratique les grands principes de leur foi à travers les petits événements de la vie : éduquer ses enfants, écrire une lettre ou un mail, répondre à une invitation, choisir le bon couvert à table. Grâce à sa verve communicatrice, l'auteur parvient à transmettre tout le plaisir qu'il peut y avoir à faire plaisir à autrui. Un vrai bain de fraîcheur, aussi drôle qu'instructif.

  • James Miranda Barry fut médecin militaire, chirurgien avant-gardiste, inspecteur général des hôpitaux de Sa Majesté et... l'un des plus grands imposteurs de tous les temps.

    Au moment de sa mort en 1865, au terme d'une carrière de plus de quarante ans au sein de l'armée britannique, James Miranda Barry n'a pas eu droit aux honneurs dus à son rang. Les autorités militaires ont plutôt jugé bon de l'enterrer à la sauvette, dans un coin reculé d'un cimetière quelconque. Car le scandale qui éclata à sa mort était d'une telle ampleur, qu'il devint la principale raison pour laquelle Barry passerait à l'histoire, reléguant dans l'ombre presque tout ce que le médecin avait mis tant d'efforts et d'années à accomplir.
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    Dans chacune des colonies où on l'avait posté, James Barry avait fait tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Il avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l'obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes. Sur trois continents, Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l'époque. Sans contredit, les réformes de James Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Mais pourquoi a-t-on profané ainsi la mémoire d'un brillant médecin, dont les accomplissements n'avaient d'égal que la controverse dont Barry aura été l'auteur presque tout au long de sa vie? Sylvie Ouellette retrace ici la vie et la carrière d'un être humain hors de l'ordinaire, qui n'était absolument pas ce que ses contemporains auraient pu croire.

  • La mort suspecte du curé Charles-Eugène Aubert dans l'hôpital où elle est infirmière va contraindre Rosalie Lambert à se confronter à des souvenirs qu'elle avait jusque-là enfouis. C'est plus de vingt-cinq ans plus tôt, dans le dispensaire où elle exerçait, qu'elle avait fait la connaissance de ce curé si charismatique. Le soupçonnant d'avoir commis des actes allant à l'encontre de son devoir, elle avait dû s'enfuir, laissant derrière elle son grand amour. Alors que ses souvenirs reviennent la tourmenter et se mêler au présent, elle va devoir convaincre les jurés qu'elle n'est pas coupable du terrible crime dont on l'accuse...

  • Samia est encore toute petite lorsqu'elle comprend qu'elle n'est pas la bienvenue dans cette riche famille musulmane où la présence d'une fille est une véritable punition d'Allah.

    Son père la domine, sa mère la rejette et ses deux frères aînés, conscients du traitement injuste dont elle est victime, ne peuvent rien pour elle. Elle est seule au monde, et lorsqu'on daigne s'adresser à elle, ce n'est jamais pour la porter aux nues.

    Elle n'a que seize ans lorsqu'on la marie malgré elle à un employé de son père. Un régime de terreur s'installe alors dans sa nouvelle demeure. Elle se tourne vers son père et sa mère pour obtenir de l'aide, mais elle reçoit toujours la même réponse: elle est une femme, et une femme doit respect et obéissance à son mari en n'importe quelle circonstance.

    Battue et violée à répétition, Samia ne peut s'appuyer que sur elle-même pour se sortir de ce cauchemar qui n'en finit plus. Les années passent et la situation ne fait que se détériorer. De surcroît, l'Algérie a basculé dans l'intégrisme religieux; l'usage du chantage et de la peur est devenu quotidien.

    Samia, maintenant mère de plusieurs enfants, n'a désormais qu'une seule idée en tête: fuir vers la liberté ; fuir pour respecter sa promesse faite à ses petits qu'un jour la lumière et la paix seront au menu tous les jours de leur vie.

    Mais sa route est jonchée de milliers d'obstacles et de dangers mortels...

  • Novembre 1869, Messimy, France

    En revenant de sa forge, Firmin Métailler découvre avec horreur le cadavre de son épouse Amélie, affaissé devant son métier à tisser. Pour quelle raison a-t-on assassiné une humble veloutière qui ne quittait jamais ni sa maison ni son village? Sa fille Aiglantine fait prévenir le maréchal des logis-chef, Émilien Gontard, de la brigade de Vaugneray, un coteau voisin. Plusieurs faits attisent immédiatement sa curiosité: que s'est-il passé trois décennies auparavant pour qu'Amélie soit revenue dans son village, moins d'un an après avoir été embauchée comme femme de chambre à Lyon? Et pourquoi, après avoir épousé Firmin, s'est-elle réfugiée dans un parfait silence que personne n'a jamais réussi à percer? Et quels événements ont contraint sa fille Aiglantine à fuir ce même village douze ans plus tôt pour en revenir après trois ans? Depuis, ne se consacrant qu'au tissage de velours de soie uni, Aiglantine fait de sa solitude une carapace protectrice, bannissant de sa mémoire de douloureux souvenirs.

    Un jour, en vidant une malle qui appartenait à sa mère, la jeune femme trouve une lettre témoignant d'une liaison entretenue avec un homme de bonne famille. Cette surprenante révélation d'outre-tombe a-t-elle à voir avec sa mort? De son côté, Émilien Gontard réunit de peine et de misères de maigres indices. Mais il persévère... Époux lui-même d'une veloutière, il se jure d'arrêter le coupable. Enfin, quelques pistes le guideront dans le monde des artisans du tissu, auprès d'une riche famille de soyeux.

    Puis, au cours d'une visite chez ses anciens patrons, Aiglantine fait une découverte qui la replonge dans son passé. Ébranlée, elle ne peut taire ces événements qui ont brisé sa vie et se confie au maréchal des logis-chef. Quand ce dernier apprend qu'un autre membre de la famille vient d'être victime d'un crime, il ne doute plus que certains secrets profondément enfouis sont à l'origine du meurtre de la tisserande.

    Solidement planté dans la pittoresque région des monts du Lyonnais, le roman Le Secret d'Aiglantine est un véritable polar historique qui fait revivre l'art disparu du tissage du velours de soie dans les campagnes. Il nous fait évoluer sans peine dans un univers ténébreux où les interrogations s'entremêlent comme les fils d'un tissu savamment ouvragé.

  • La charité

    Pape François

    « Une Église sans la charité n'existe pas » : le pape François ne cesse de porter ce message à l'Église dont il est devenu le pasteur.
    Et, le premier, il nous montre l'exemple en se mettant au service des petits et des humbles.
    Dans cette sélection d'homélies, le pape François invite les chrétiens à suivre l'exemple miséricordieux du Christ et à vivre selon la charité. Il ne fait pas de longs discours mais il nous donne, dans le style direct qui est le sien, les clés d'un amour concret.
    À travers les petits exemples du quotidien, on retrouve cependant l'exigence incroyable d'un pape qui nous demande d'être entièrement chrétiens.
    « Il est impossible d'annoncer ce que nous ne vivons pas » : l'invitation d'un pasteur à faire rayonner l'image du Christ dans nos vies.

  • Val-Jalbert, un soir de l'été 1946. Alors que la Deuxième Guerre mondiale est enfin terminée et que la Terre entière panse ses plaies, un événement désastreux vient déranger la quiétude de la famille Chardin, dans le petit village ouvrier abandonné depuis une quinze d'années. Hermine l'apprend alors qu'elle chante dans l'opéra La Bohème, au Capitole de Québec. Ses parents étant ruinés, la jeune femme décide de travailler davantage, ce qui la conduira à rencontrer un riche Suisse, Rudolph Metzner, séduisant veuf, mais surtout mélomane et passionné d'art lyrique qui idolâtre en secret le Rossignol de Val-Jalbert depuis ses débuts.

    Après un merveilleux hiver en famille, dans leur maison au bord de la Péribonka, Hermine et Toshan se séparent à regret. La famille de la chanteuse se réfugie à Val-Jalbert, dans la maison de Charlotte appelée le Petit Paradis, pendant que la jeune femme enregistre un disque à Québec, sous l'égide de Metzner. Mais la veille de son retour au Lac-Saint-Jean, l'impresario l'enlève et l'emmène chez lui, où il la retient prisonnière d'une « cage dorée ». Hermine saura regagner sa liberté, grâce au chant, à son talent et de nouveau enceinte de Toshan, elle retrouvera les siens avec un immense bonheur.

  • Décembre 1939. Installée dans leur maison au bord de la rivière Péribonka avec son mari et ses enfants, Hermine est en pleine déprime. La talentueuse chanteuse s'en veut d'avoir perdu un enfant, Victor, alors qu'elle faisait tournée par-dessus tournée dans toute l'Amérique du Nord. Et son moral pourtant fragile subit un autre choc lorsque son mari Toshan lui annonce qu'il s'enrôle dans l'armée et part sur-le-champ à la Citadelle de Québec y subir son entraînement. C'en est trop! Devant le dur hiver jeannois qui s'annonce et sans homme pour les protéger, Hermine prend la décision de déménager la petite famille chez ses parents à Val-Jalbert, son cher village fantôme. Parallèlement, elle loue une maison à Roberval où logeront sa belle-mère Tala et la jeune Kiona. Et lorsque la cabane de Tala est incendiée en pleine nuit, par de sombres inconnus, tous partent se réfugier à la hâte au Lac-Saint-Jean, en lieux sûrs.

    Pourtant, au retour d'une première visite d'Hermine à Roberval, la jeune femme est menacée par des inconnus. Son cheval est alors gravement blessé d'un coup de fusil et elle-même est secourue de justesse par un voisin. Par une série d'indices, Tala comprend alors que ces gens lui veulent du mal pour se venger de la mort d'un homme, tué par son mari, il y a bien longtemps. Comme on s'apprête à fêter Noël et que ses parents ne sont pas là, Hermine décide d'amener Kiona à Val-Jalbert. Quant à Tala, elle part quelques jours en forêt, accompagnée de Madeleine. Or, lorsque Jocelyn et Laura reviennent de Chicoutimi, c'est le drame quand cette dernière aperçoit la jeune Métis. Elle demande à sa fille de la ramener à Roberval, mais Hermine résiste aux crises de sa mère, ce qui donne l'occasion à Jocelyn de faire connaissance de sa fille illégitime.

    De son côté, en permission pour quelques jours, Toshan revient à Val-Jalbert pendant la période des fêtes. Il assiste avec ses enfants et ses beaux-parents à la messe de Noël où Hermine, comme à son habitude, charme son auditoire par son extraordinaire voix. Mais au coeur de l'hiver, le petit Louis est enlevé par Paul Tremblay, l'homme derrière les événements mettant en cause Tala. Le gredin a flairé la bonne affaire, car il a appris que Laura est riche. C'est la panique à Val-Jalbert et lorsque Hermine apprend la nouvelle à Toshan, ce dernier décide de revenir délivrer son demi-frère. Il arrive au moment où les Chardin reçoivent le téléphone de la maîtresse de Tremblay. La femme, honteuse, a décidé de trahir son amant. Grâce à son aide, Toshan retrouve Louis au fond de la caverne du Trou de la fée, à Desbiens puis repart dans la forêt, où l'armée vient d'ouvrir un camp destiné à garder des prisonniers allemands.

    Puis au printemps, alors que l'accouchement de Betty vire au drame, Hermine apprend une nouvelle terrible de la bouche même de Simon, qui doit se marier bientôt avec Charlotte. Les épousailles sont compromises, mais le retour soudain de Toshan, qui songe à déserter l'armée, brouille à nouveau les cartes. Est-ce que les deux amoureux trouveront la force d'affronter à nouveau les épreuves qu'ils pressentent?

  • Hiscoutine, 1370

    Le bourreau Louis Ruest et sa jeune épouse Jehanne d'Augignac se sont installés dans leur existence de couple marié et s'efforcent, autant que possible, de s'y habituer. Si le partage de leur lit se fait aussi aisément que celui de leur toit, le partage d'idées et d'émois est pour sa part ainsi dire inexistant. Les communications de Louis s'en tiennent au strict minimum. Il s'absente des jours durant pour se vouer à toutes sortes de travaux. Et Jehanne, emprisonnée par son statut de maîtresse de maison, souffre en silence de cette incompréhension mutuelle, car elle aime son époux de tout son être, ne souhaitant que son bonheur qui est aussi le sien.

    Or, voilà qu'avec la période des nombreuses festivités hivernales survient une série d'événements dont le dessein semble être de mettre la solidité de leur union à rude épreuve. En outre, l'arrivée dans leur domaine d'une personne que nul n'attendait donne le signal au dévoilement d'aveux qui risquent de fissurer une cellule familiale déjà fragile.

    Louis s'instituera alors en juge de qui dépendra le sort des siens. Choisira-t-il l'option qu'il connaît si bien, soit celle de repousser leur amour, de les faire condamner, de leur donner la mort et, ainsi de se condamner lui-même au néant, ou sera-t-il prêt à pardonner, à naître vraiment, pour vivre enfin? La réponse viendra par l'aveu bouleversant d'un secret longuement gardé, dans lequel réside pour Louis un terrifiant remède possédant le pouvoir soit de le guérir soit de le tuer.

  • Les victimes des sectes ne parlent pas, c'est bien connu. On ne sait pas toutefois si c'est la peur de la damnation éternelle, la honte ou quelque chantage des plus humains qui les en empêchent. Au Québec, en 1993, aucun livre n'avait encore été publié à ce sujet.


    Voici l'histoire complète de Gabrielle Lavallée, l'une des victimes de la secte de Moïse (Roch Thériault). On se souviendra de cette «famille», dont les activités se sont déroulées entre 1977 et 1989, au Québec et en Ontario.

    L'auteure nous raconte, dans un style très vivant, ses origines, ses études, ses voyages, ses multiples expériences de la vie et, enfin, en 1977, sa rencontre avec Thériault où tout a commencé.
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    Madame Lavallée, une infirmière licenciée, première de classe, choisit de se donner corps et âme à une recherche spirituelle devant lui permettre d'atteindre le but de sa quête. En plus de détourner sa spiritualité, d'exploiter son innocence et sa pureté, Roch Thériault lui aura massacré son rêve pendant douze ans.

  • En mars 1966, une histoire de moeurs et d'espionnage ébranle la Chambre des communes. Quelques années plus tôt, certains anciens ministres conservateurs du gouvernement Diefenbaker auraient fréquenté une certaine Gerda Munsinger, une femme réputée facile. Madame Munsinger est venue s'installer au Canada la décennie précédente. Peu instruite, mais fort séduisante, elle fait rapidement de nombreuses conquêtes et commence plus ou moins à vivre de ses charmes en attendant le grand amour.

    Trois ans après l'arrivée de Gerda Munsinger, le colonel Pierre Sévigny est nommé ministre associé à la Défense. Sa route croisera celle de Munsinger et le destin fera naître entre eux une aventure suivie d'une liaison amicale. Toutefois, Sévigny sera soupçonné d'avoir livré des secrets militaires à la belle Allemande, qui n'aurait apparemment eu aucun scrupule à les dévoiler. C'est ainsi que l'ex-ministre est montré du doigt par les libéraux pour la situation délicate dans laquelle il s'est placé en gardant contact avec cette femme. Encore aujourd'hui, l'Affaire Munsinger constitue le plus important scandale sexuel qui ait ébranlé le Canada.

    Le livre nous fait voir jusqu'où certains politiciens ou conseillers politiques sont prêts à aller pour garder ou reprendre le pouvoir. Également, cette enquête nous permet de constater que les enveloppes brunes, les caisses occultes, les accusations gratuites, les prête-noms et les pots-de-vin n'ont pas été inventés par les « héros » de la commission Charbonneau.

    Paru une première fois aux Éditions JCL en 1993 sous le titre Les Déshonorables, cette enquête journalistique de Gilles-Philippe Delorme et de Danielle Roy, qui se lit comme un véritable thriller, est rééditée en 2014 sous le titre L'Affaire Gerda Munsinger.

  • Pays du Lac-Saint-Jean, janvier 1929

    Jacinthe Cloutier exerce toujours la profession d'infirmière à Saint-Prime, son village natal durement touché par des inondations dévastatrices quelques mois plus tôt. Après avoir sauvé un patient atteint de rage à la suite d'une attaque par un loup, elle découvre qu'il est le frère de la guérisseuse du village, la mystérieuse Mathilda. Une amitié sincère lie les deux femmes, mais lorsque cette dernière assiste Alberta, la mère de Jacinthe, lors de son accouchement, les choses tournent mal. S'enclenche alors une série de drames amoindris par la venue au monde du petit Caleb, qui a survécu à sa mère. Jacinthe n'a d'autre choix que d'abandonner son métier pour en prendre soin. Quatre ans plus tard, ballotés entre l'amour illicite que porte toujours Loric pour sa soeur jumelle, Sidonie, et le délire du simple d'esprit Pacôme, qui voit en Anathalie la réincarnation de sa mère Emma, morte tragiquement dans les folles eaux du lac Saint-Jean en 1928, les membres de la famille Cloutier peinent à trouver la sérénité. Réussiront-ils à enfin à saisir un jour ce bonheur tant attendu?

    Second et dernier tome d'une série ayant pour cadre les vastes et magnifiques panoramas du Lac-Saint-Jean, ses plaines fertiles et ses forêts boréales denses et giboyeuses, Les Sortilèges du lac clôt admirablement une courte série riche en émotions, en revirements et surtout en passion. C'est évident, Marie-Bernadette Dupuy est encore et toujours au sommet de son art, au grand plaisir de ses centaines de milliers de lectrices et lecteurs à travers le monde.

  • Moncoutant, France, 1684.

    Mérance Duvernay, 16 ans, possède un talent de guérison par les plantes. Promise à un jeune médecin prétentieux, elle refuse ce mariage imposé par son père, un pasteur protestant. Accueillie par un maître apothicaire, Mérance deviendra apprentie au sein de sa boutique. Mais, à la mort de son mentor, elle part à la recherche des membres de sa famille, qui ont dû s'expatrier pour survivre en raison des conflits religieux.

    Se déroulant à l'époque de la révocation de l'Édit de Nantes, lors du Grand Siècle, cette intrigue entremêle avec soin les thèmes des corporations et de la sorcellerie. La Protégée de l'apothicaire se révèle un excellent premier roman de Stéphanie Tétreault, avec ses personnages attachants, ses scènes remplies d'émotion, ainsi que ses notions historiques bien intégrées au récit.

  • Très affecté par le décès de sa femme survenu lors de la fameuse épidémie de grippe espagnole de 1918, Armand Boisvert reçoit un jour une lettre de son frère Edmond. Ce dernier lui propose de s'installer avec ses quatre enfants à Sainte-Anne-du-Nord, un village agroforestier naissant de l'Abitibi. La plus vieille, Éva, a quinze ans et tente tant bien que mal de remplacer sa défunte mère. Rapidement obligée par le curé de la paroisse de se marier au séduisant, mais taciturne Omer - elle qui voulait pourtant prendre le voile -, Éva devra se transformer peu à peu en une femme forte et fière pour survivre dans cet environnement difficile, voire hostile.

    Comme toutes les pionnières de cette époque, elle se révélera une femme de devoir, une mère courageuse et une épouse dévouée, et cela, peu importe les malheurs et les tragédies qui s'abattent sur elle ou son entourage. Et au seuil de sa vie, Éva ne regrettera rien, malgré les événements parfois douloureux qui ont pavé sa route. Elle a fait du mieux qu'elle le pouvait, tout ce que son créateur attendait d'elle.

  • Dès son jeune âge, Gervaise Lamoureux doit composer avec un handicap qui la différencie des autres. Pourtant, un optimisme sans fin l'anime, qui lui donne la force de tenir fermement les rênes de son bonheur.

    Plusieurs déceptions l'attendent... Mais à travers l'abandon, la haine et la mort, une étincelle de lumière surgit toujours pour lui montrer la voie à suivre.

    Tout au long de son parcours, une foi inébranlable la guide et les obstacles, loin de l'abattre, ne deviennent qu'une occasion de plus pour forger ce caractère qui lui vaut l'admiration de tous. Et son coeur, limpide comme une eau de source, reste grand ouvert à l'engagement, à l'amour et à la vie.

  • Printemps 1942. Militaire toujours basé à la Citadelle de Québec, Toshan s'apprête à partir pour l'Europe, laissant Hermine à Québec, désespérée. Dès que le beau Métis quitte l'Amérique, la pauvre femme devra affronter la mort de plusieurs de ses proches, ainsi que la disparition inquiétante de Kiona, sa demi-soeur. Tentée de céder à l'amour d'Ovide Lafleur, qu'elle rencontre par hasard à Chicoutimi pendant ses recherches pour retrouver Kiona, Hermine se sent perdue. Peu à peu, elle éprouve du désir pour l'homme qui la fait rire et fait preuve d'une intelligence raffinée et d'une grande culture.

    Mais le destin veille et grâce à son impresario, Octave Duplessis, Hermine s'embarque pour Paris. Alors que la Ville lumière est occupée par les Allemands, Hermine chante dans des cabarets, puis au célèbre Opéra Garnier. C'est dans l'ouest de la France qu'elle retrouvera enfin Toshan, grièvement blessé, alors qu'il essayait de sauver d'une mort certaine une jeune Juive et son fils. En état de choc, il refuse de parler, est froid et distant avec Hermine, qui ne comprend pas son attitude. Leur couple semble en réel danger, et malgré leur retour au Lac-Saint-Jean, rien n'y fait. Renfermé sur un immense sentiment de culpabilité, le Seigneur des forêts n'est plus que l'ombre de lui-même. Heureusement, Kiona, rétablie, saura leur redonner foi en ce grand amour qui les a toujours unis.

  • De retour d'un séjour en France, où elle a chanté dans différents théâtres lyriques, Hermine est confrontée à la disparition de sa demi-soeur Kiona. De son côté Toshan, toujours en Europe, rencontre par le plus grand des hasards une proche parente de la femme avec laquelle il a eu une aventure durant la guerre. Le Métis lui propose de s'établir au Québec, offre que la jeune femme accepte. Alors que Kiona revient enfin de sa fugue, la famille Chardin accueille avec joie celle de Charlotte, revenue d'Allemagne après un périple de trois ans. Or, une tragédie forcera son mari, Ludwig, à accompagner Toshan et son fils Mukki au bord de la rivière Péribonka, où ils devront remettre le camp du Seigneur des forêts en état pour le prochain hiver.

    Alors que comme d'habitude, la saison froide s'annonce longue et rigoureuse, les trois hommes sont-ils au fait des nombreux chassés-croisés amoureux qui forgeront à jamais le destin de plusieurs membres de ce clan si particulier?

  • Un soir glacé de l'Épiphanie 1916, dans le village de Val-Jalbert, au Lac-Saint-Jean, une des religieuses du couvent-école découvre un bébé d'un an, niché dans un ballot de fourrures. Les soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil viennent alors tout juste de prendre leur fonction d'enseignante, et celles-ci sont bien désemparées devant la fillette abandonnée, peut-être atteinte de la redoutable picote. Val-Jalbert, bourgade ouvrière édifiée au pied de la chute de la rivière Ouiatchouan, abrite une population vaillante où rien ne manque. Gérée par la compagnie qui fabrique de la pâte de bois pour le marché mondial, la vie s'y écoule dans l'ordre et une moralité irréprochable.

    L'enfant de la nuit bouleversera peu à peu l'existence des soeurs et de leurs voisins immédiats, les membres de la famille Marois, qui la prendront en charge. Mais d'où vient Marie-Hermine, aux yeux si bleus? Pourquoi ses parents l'ont-elle déposée comme un fardeau encombrant à la porte du couvent-école? Dotée d'une voix exceptionnelle, au fil des années, l'orpheline deviendra celle que l'on appellera affectueusement « le rossignol des neiges », l'orgueil du village ouvrier pourtant condamné à l'abandon à cause de la fermeture de l'usine en 1927. À cette occasion, les maisons se vident, les jardins sont abandonnés et les religieuses quittent le village, qui devient quasiment désert. Or, au cours de ces événements fortuits, le passé de Marie-Hermine refera surface, les jalousies écloront, comme l'amour d'un jeune métis, Toshan, rencontré lors d'un passage au bord du lac Saint-Jean.

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