Littérature traduite

  • Beloved

    Toni Morrison

    « Le 124 était habité de malveillance. Imprégné de la malédiction d'un bébé... » À Bluestone Road, près de Cincinnatti, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flaques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l'empreinte d'une petite main de bébé. Dix-huit ans après son acte de violence et d'amour maternel, Sethe, l'ancienne esclave, et les siens, sont encore marqués par le souvenir de la petite fille de deux ans qu'elle a égorgée. Jusqu'au jour où une inconnue, Beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d'exorciser son passé. Parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l'oubli. Ce roman aux résonnances de tragédie grecque, au style d'une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix Pulitzer.

  • Délivrances

    Toni Morrison

    Dans son onzième roman, qui se déroule à l'époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes. Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Au fil des ans et des rencontres, elle connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge - à autrui ou à elle-même - et du fardeau de l'humiliation, elle saura, comme les autres, se reconstruire et envisager l'avenir avec sérénité. « Rusé, sauvage, et élégant... Toni Morrison distille des éléments de réalisme et d'hyperréalisme dans un chaos magique, tout en maintenant une atmosphère narrative séductrice et poétique, voire toxique... Une fois encore, Toni Morrison déploie une écriture courageuse et sensuelle qui fait d'elle, sans doute, la plus grande romancière contemporaine. » Lisa Shea, Elle « Toni Morrison ajoute une nouvelle pierre à l'édifice d'une oeuvre [...] au sein de laquelle elle ne cesse d'examiner, d'interroger les conflits et les changements culturels de notre époque. Délivrances est incontestablement un nouveau chef-d'oeuvre. » Jane Ciabattari, BBC

  • - 64%

    Rien de plus fort que l'amour d'une mère.
    Kate Madison est à la tête d'une boutique de vêtements florissante à SoHo, en plein coeur de New York. Veuve, elle a élevé seule ses quatre enfants et les voit désormais faire leurs propres choix, parfois à son plus grand désarroi.
    L'aînée, Isabelle, brillante avocate, succombe au charme d'un de ses clients, impliqué dans une affaire criminelle. Julie, elle, croit avoir rencontré l'homme idéal, qu'elle épouse et suit à Los Angeles après avoir tout abandonné derrière elle. Justin vit difficilement de sa plume et désire ardemment un enfant avec son partenaire, bien qu'ils ne soient pas prêts à assumer une telle responsabilité. La pression aura-t-elle raison de leur relation ? Quant à Willie, le benjamin, il s'investit dans une histoire d'amour qui les surprendra tous...
    Si Kate ne peut empêcher ses enfants de commettre des erreurs, elle apprendra que le plus important est d'être là pour eux, quoi qu'il arrive...

  • Un roman poignant sur les secrets de famille et les résurgences du passé sur le présent"Absolument sublime, un des dix livres de l'année" Gérard Collard - Le Magazine de la santé.Un roman poignant sur les secrets de famille et les résurgences du passé sur le présent Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare.
    Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs.
    Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d'Antarctique et le divorce qui l'a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir.
    Mais le secret qui l'a hantée durant des décennies menace d'être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
    Une femme au crépuscule de sa vie. Un homme incapable de savourer pleinement la sienne.
    La Mémoire des embruns est une émouvante histoire d'amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.

  • LAURA KASISCHKE
    ESPRIT D'HIVER


    Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant...

    « Et si c'était elle, le grand écrivain contemporain ? Laura Kasischke, s'impose, livre après livre, comme la plus douée des romancières de sa génération. » François Busnel, Lire

    « Douce et inquiétante, experte en malaise phosphorescent et ouaté, de livre en livre, elle a su bâtir un univers sans pareil, suspendu dans la rêverie aveuglante qui précède toujours le drame, ce moment de flottement où la clairvoyance se débat pour se faire entendre. »
    Marine Landrot, Télérama


    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Aurélie Tronchet

    Illustration de couverture :
    John Register, The Light in the Mirror , huile sur toile (détail)
    Courtesy of Modernism Gallery, San Francisco

    ISBN : 978-2-267-02522-4

  • Un livre puissant et bouleversant, nécessaire à notre époque troublée

    Libraire à Acapulco, au Mexique, Lydia mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, malgré les tensions causées dans la ville par les puissants cartels de la drogue. Jusqu'au jour où Sebastián, s'apprêtant à révéler dans la presse l'identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n'est autre que Javier, un client érudit et délicat avec qui elle s'est liée dans sa librairie... La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.

    Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier. Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable
    Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel...

    Porté par une écriture électrique,
    American Dirt raconte l'épopée de ces femmes et de ces hommes qui ont pour seul bagage une farouche volonté d'avancer vers la frontière américaine. Un récit marqué par la force et l'instinct de survie de Lydia, le courage de Luca, ainsi que leur amitié avec Rebeca et Soledad, deux sœurs honduriennes, fragiles lucioles dans les longues nuits de marche...

    Hymne poignant aux rêves de milliers de migrants qui risquent chaque jour leur vie,
    American Dirt est aussi le roman de l'amour d'une mère et de son fils qui, au cœur des situations tragiques, ne perdent jamais espoir. Un roman nécessaire à notre époque troublée.

  • La vie parfaite

    Silvia Avallone

    Le matin de Pâques, Adele quitte le quartier Labriola et part accoucher, seule. Parce que l'avenir n'existe pas pour les jeunes nés comme elle du mauvais côté de la ville, parce qu'elle n'a que dix-huit ans et que son père est en prison, elle envisage d'abandonner son bébé. À une poignée de kilomètres, dans le centre de Bologne, le désir inassouvi d'enfant torture Dora jusqu'à l'obsession. Autour de ces deux femmes au seuil de choix cruciaux, gravitent les témoins de leur histoire. Et tous ces géants fragiles, ces losers magnifiques, cherchent un ailleurs, un lieu sûr, où l'on pourrait entrevoir la vie parfaite.
    Avec un souffle prodigieux et une écriture incandescente, Silvia Avallone compose un roman poignant sur la maternité et la jeunesse italienne écartelée entre précarité et espoir.

  • Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l'énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants qui égrèneront, au fil de l'histoire américaine du xxe siècle, leur parcours marqué par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses failles secrètes.

    Les Douze Tribus d'Hattie, premier roman éblouissant, a bouleversé l'Amérique et conquis les lecteurs français. Telles les pièces d'un puzzle, ces douze tribus dessinent en creux le portrait d'une mère insaisissable et le parcours d'une nation en devenir.

  • Les pêcheurs l'ont surnommée Claire de l'eau. Quand ils l'ont arrachée aux flots et ramenée au village, la jeune naufragée ne se souvenait de rien, sauf de son prénom. Personne ne sait qu'elle a grandi dans la communauté, une société où les couleurs n'existent pas et où les émotions sont interdites. Personne ne peut imaginer qu'elle a été programmée pour être mère porteuse, qu'elle a été inséminée à l'âge de quatorze ans, qu'elle a eu un fils, qu'on le lui a arraché. Depuis, Claire n'a plus jamais été la même, obsédée par cet enfant qu'elle a tenu une seule fois dans ses bras, hantée par ses boucles blondes et ses yeux clairs. Elle fera tout pour retrouver son fils, jusqu'à accepter un terrible sacrifice...

  • Les gens créent une réalité et ils en sont ensuite les victimes. Athéna s'est rebellée contre cela - et elle l'a payé très cher.
    HERON RYAN, journaliste
    Athéna m'a utilisée et manipulée, sans la moindre considération pour mes sentiments. Elle était ma maîtresse, chargée de transmettre les mystères sacrés, de réveiller la force inconnue que nous possédons tous. Quand nous nous aventurons sur cette mer inconnue, nous faisons confiance aveuglément à ceux qui nous guident - croyant qu'ils en savent plus que nous.
    ANDREA MCCAIN, actrice de théâtre
    Le grand problème d'Athéna, c'est qu'elle était la femme du XXIIe siècle, alors qu'elle vivait au XXIe - et qu'elle permettait à tous de le voir. L'a-t-elle payé ? Sans doute. Mais elle aurait payé bien plus cher si elle avait réprimé son exubérance. Elle aurait été amère, frustrée, toujours inquiète de « ce que les autres vont penser», disant toujours «laisse-moi résoudre d'abord ces problèmes, ensuite je me consacrerai à mon rêve », se plaignant sans cesse que « les conditions idéales ne se présentent jamais ».
    DEIDRE O'NEILL, connue sous le nom d'Edda

  • Ce matin de septembre 2005, la jeune Rose Aikens, dix-huit ans, s'apprête à rejoindre La Nouvelle-Orléans. Elle va porter secours aux sinistrés de l'ouragan Katrina. Mais sur la route, sa voiture quitte la chaussée et percute une jeune fille. Cette inconnue, morte dans l'accident, seule et sans le moindre papier d'identité, bientôt l'obsède. D'autant que dans sa poche se trouve la page d'un annuaire indiquant les coordonnées des Aikens. Rose n'a alors d'autre choix que de retracer pas à pas le parcours de la victime, à travers l'ouragan et une ville en ruine.
    Landfall est un roman haletant qui révèle les destins croisés de deux jeunes filles, l'une blanche, l'autre noire. Ellen Urbani dresse le portrait de femmes fortes et tendres qui savent se battre au coeur de la tourmente.

  • " Tout au long de ma lecture, une seule question s'est imposée : qui croire ? " goodreads.com " Haletant. Je l'ai lu d'une traite ! " Marian Keyes
    " Ne crois pas ce qu'il te raconte. " Cette note anonyme glissée dans son casier instille le doute dans l'esprit d'Eli, une infirmière enceinte de sept mois. Simple plaisanterie de mauvais goût ou véritable avertissement ?
    Le message fait-il allusion à son mari, Martin, qu'elle sent de plus en plus distant depuis le début de sa grossesse ? Un deuxième message lui parvient bientôt, plus explicite mais surtout plus inquiétant. Puis les menaces se précisent...
    Dans l'ombre, une femme semble l'épier. Une femme qui souhaite plus que tout devenir mère...
    /> Ne la quitte pas du regard alterne plusieurs voix - dont celle d'Eli, la future maman, et celle de Louise, qui suit une femme enceinte qu'elle ne juge pas digne d'élever la fillette qu'elle attend. Un suspense dont la tension va crescendo, jusqu'au dénouement... inattendu !

  • Yujin, vingt-six ans, se réveille un matin dans l'odeur du sang.
    Jusqu'à ce jour, c'était un fils modèle qui se pliait à toutes les règles d'une mère abusive et angoissée. Une mère qui gît en ce moment même au pied de l'escalier, la gorge atrocement ouverte d'une oreille à l'autre.
    Que s'est-il passé la nuit dernière ? Seuls des lambeaux d'étranges images émergent de la conscience de Yujin, et le cri angoissé de sa mère. Mais appelait-elle à l'aide ? Ou implorait-elle ?
    Pour trouver la clé qui déverrouille sa mémoire, il va devoir remonter seize ans plus tôt, lorsque tout s'est joué. Retrouver la scène initiale, impensable, insupportable. Seize années de secrets, de silence, d'une vie contrôlée dans ses moindres détails, jusqu'à ce que tout bascule.
    Mais quand on a franchi la frontière interdite, il n'existe pas de retour possible.
    Ce thriller dérangeant et obsédant, d'une exceptionnelle acuité psychologique, suit à un rythme haletant, électrique, la radicale transformation d'un jeune homme ordinaire en un dangereux prédateur.

  • Un thriller électrisant - lorsqu'un enfant disparaît les masques tombent au sein d'une communauté paisible de Brooklyn.
    Nell, Francie et Colette font partie d'un groupe de jeunes mères de Brooklyn qui ont fait connaissance pendant leur grossesse. Le soir du 4 Juillet, pour échapper quelques heures à leur quotidien, elles décident d'organiser une virée dans un bar : un répit bienvenu en ce premier mois d'été caniculaire. Elles parviennent même à convaincre Winnie, la mère célibataire du groupe, de confier son nouveau-né à une baby-sitter. Mais lorsque Winnie rentre chez elle et découvre que son fils a disparu, la soirée tourne au drame.
    Dans un Brooklyn étouffant, alors que l'enquête piétine et que la police accumule les erreurs, Nell, Francie et Colette se lancent dans une course effrénée pour retrouver l'enfant.
    Jusqu'à ce que les médias s'emparent de l'affaire et fassent de leurs vies, en apparence si parfaites, le centre de toutes les attentions...
    En faisant exploser le vernis d'existences bien ordonnées, Aimee Molloy livre une critique grinçante des pressions subies par les mères dans notre société. un roman rare, à la fois captivant et pertinent.
    Un best-seller du New York Times dès sa première semaine de parution.

  • Un fils retourne auprès de sa mère après l'avoir abandonnée. Deux ans sans la voir, sans l'entendre, sans la soutenir, sans l'aider, sans l'aimer ni la supporter. Sa mère souffre de démence sénile précoce. Témoin bouleversé et pudique, le fils prodigue raconte l'érosion d'une femme, sa mère, dans une écriture précise et intense qui donne à cette histoire aux contours rudes une humanité lumineuse.

  • "Je suis américain de naissance, nazi de réputation et apatride par inclination." Ainsi s'ouvrent les confessions de Howard W. Campbell Jr. qui attend d'être jugé pour crimes de guerre dans une cellule de Jérusalem. Ce dramaturge exilé en Allemagne est connu pour avoir été le propagandiste de radio le plus zélé du régime nazi. Mais il clame aujourd'hui son innocence et prétend n'avoir été qu'un agent infiltré au service des Alliés. Il lui reste désormais peu de temps pour se disculper et sauver sa peau.

  • Les tribulations d'une New-Yorkaise bien décidée à vivre selon ses propres règles.
    Autour d'Andréa, célibataire légèrement alcoolique ayant renoncé à sa vocation artistique, tout le monde semble avoir une idée bien précise de ce que signifie " être adulte " : Indigo, sa meilleure amie, a choisi de se marier, son frère vient de devenir papa, et son ami Matthew consacre tout son temps à la peinture en espérant percer un jour.
    Pour Andréa, la vie d'adulte ressemble surtout à une lutte permanente. À l'ombre de l'Empire State Building, elle cherche sa voie. Comment tracer son chemin à New-York quand on aime les pas de côté ? Existe-t-il vraiment un âge de raison ?
    " Un régal. "
    /> Elle (US)
    " Un roman intelligent, addictif, hilarant et pertinent ! "
    The Washington Post " Bravo à Attenberg, qui, de manière hilarante et honnête, raconte l'histoire d'une femme qui veut ce qu'elle veut et non ce qu'elle devrait vouloir. "
    Marie Claire (US)

  • Roman «espère, avec ce prénom, avoir du succès et atteindre le bonheur». Le spectacle du quotidien, les allées et venues de ses voisins, la vie des animaux sur son chemin - canards, araignée, chien -, le graissage d'un Beretta : tout devient aventure. Roman vit paisiblement avec sa bien-aimée, mais sa vieille mère et son ami de toujours lui demandent de mettre fin à leurs jours. Lui-même sent l'étau de la précarité se resserrer autour de lui. Après avoir envisagé un hold-up burlesque, Roman se décide à demander au Persan d'accepter le rôle principal dans une pièce qu'il voudrait monter pour se refaire. Mais le Persan meurt. La pièce, qui aurait dû être jouée, sera simplement donnée dans le roman. Très tchékhovienne, cette pièce est surtout un condensé de la mythologie de l'auteur.

    Matthias Zschokke vit à Berlin depuis 1980. Il a passé son enfance et sa jeunesse près de Bienne. D'abord comédien, puis dramaturge, cinéaste, écrivain, il a reçu le prix Robert Walser pour son premier roman, Max, en 1981, le prix Femina étranger pour Maurice à la poule en 2009 et le Grand Prix de littérature du Canton de Berne en 2014.

  • À travers les monologues alternés d'une mère et de ses trois enfants, derniers rejetons déchus d'une riche lignée de colons portugais en Angola, ce roman dresse le sombre bilan d'un processus historique d'avilissement d'une catégorie d'êtres humains, sur quoi reposaient les fastes d'une société féodale de planteurs. Au fil d'évocations tragiques et de scènes bouffonnes, entrelaçant l'atmosphère d'un pays déchiré par la guerre et celle des temps de la prospérité coloniale, ces personnages explorent les plis et les replis de leur mémoire, dévoilent les arcanes de leurs vies antérieures, plongent dans les lointains douloureux de leur conscience, là où la déflagration du souffle dans leurs corps se fait cri. Autant de personnages qui, minés par la folie à force de vivre à contre-destin, resteront écartelés entre leur attachement ombilical à l'Afrique de leur enfance et la honte d'admettre que cette Afrique de rêve recouvrait un effroyable cauchemar.

  • Pennsylvanie, mai 2011. Sara apprend que son fils unique Jason, parti combattre avec les forces spéciales américaines, est porté disparu en Afghanistan. Femme forte et indépendante, familière des hautes sphères politiques, Sara, qui a élevé seule Jason après le décès de son père, se retrouve pour la première fois de sa vie impuissante face au destin. Confrontée à l'interminable attente, assiégée par les journalistes, elle plonge dans ses souvenirs et relit les lettres envoyées par Jason durant son entraînement, espérant se rapprocher de ce fils disparu et comprendre les raisons de son engagement. Au bout de neuf jours, des nouvelles arrivent.

    Le premier roman de Lea Carpenter est le portrait sensible d'une mère et de son fils, dont les choix bouleversent leurs deux vies à tout jamais.

  • 31 ans, célibataire, journaliste, très indépendante et un peu à la marge, Nikki Eaton n'a jamais prétendu ni voulu se vivre en fille modèle. Sa mère l'agacerait plutôt, avec sa vie trop lisse, son caractère trop confiant, et sa réprobation de la liaison qu'entretient Nikki avec un homme marié. Mais deux jours après la célébration d'une Fête des mères particulièrement conventionnelle et (pour Nikki) singulièrement irritante, Gwen Eaton est assassinée. Ce drame inattendu marque le début d'un virage à 180 degrés chez Nikki qui, au cours d'une tumultueuse première année de deuil va, en redécouvrant la femme qu'était en vérité sa mère et les secrets qu'elle portait, se retrouver elle-même. Un roman infiniment attachant, inspiré à l'auteur par la disparition de sa propre mère.

  • La fille

    Tupelo Hassman

    La Calle. C'est sur ce terrain pour caravanes, à Reno, que Rory Dawn Hendrix vit avec sa mère, barmaid au Truck Stop. Autant dire qu'elle n'a pas le profil de la scoute typique.
    Si elle se révèle étonnamment hardie, Rory Dawn demeure toutefois une petite fille vulnérable, qui doit sans cesse combattre les mauvais penchants de sa mère. Tout cela alors qu'elle-même, prodige en orthographe, n'aspire qu'à lire et à écrire...
    C'est à partir des pages de son journal intime, de lettres de sa grand-mère, de souvenirs, de rapports d'assistantes sociales ou encore d'avis de la Cour suprême des États-Unis que Rory Dawn bricole un texte-collage magistral. Surgissent ainsi en filigrane les personnalités originales et tendres d'une famille décomposée à l'extrême, de même que les non-dits qui frappent une communauté rarement évoquée.

    « Il faut beaucoup de talent pour parvenir à extraire quelque chose de beau d'un trailer park. [...] Les mots de Tupelo Hassman sont aussi élégants que cruels. Il est rare de lire une voix aussi revigorante que la sienne. » (Susannah Meadows, The New York Times)

  • "« Le désir peut-il être si sclérosé qu'il disparaît pour de bon ? Enfoui trop profondément pour être un jour de nouveau attisé ?
    Vous pensiez ne plus jamais vouloir coucher avec quelqu'un, que ce genre de vie était derrière vous. Vous aviez eu vos enfants. Le sexe avait rempli son rôle. Vous aviez l'impression d'être cassée, qu'il était trop difficile de vous réparer. Les adultes ne se réparent pas. Leur état empire. La vie les consume peu à peu et ils en portent les cicatrices jusqu'à la fin de leurs jours. En fait, elles durcissent, se calcifient.
    Mais vous vous sentez libérée. Par miracle. »"

  • Dans La Musique engloutie, Christian Haller explore un pan mythique de son histoire familiale, l'enfance de sa mère dans le Bucarest florissant des années 1910-1920, brutalement arrêtée par l'exil politique des années 1930. Pour soulager sa mère vieillissante, prisonnière des souvenirs de son enfance, Haller décide de partir pour Bucarest, où il rencontre un passé plus récent, celui de l'ère Ceaucescu, à travers deux personnages qui l'ont vécue de façon contrastée, docile ou victime.

    Voyage dans le temps et roman familial, La Musique engloutie réinvestit de manière chatoyante les grands bouleversements qui ont secoué l'Europe du XXe siècle, en mariant la petite histoire à la grande.

    Né en 1943 à Brugg en Suisse, Christian Haller est un biologiste et un écrivain. Considéré aujourd'hui comme l'une des voix majeures de la scène littéraire suisse alémanique, il a reçu plusieurs distinctions dont le Prix Schiller 2007 et le Prix des arts du Canton d'Argovie en 2015. Christian Haller a écrit trois romans avant La Musique engloutie, dans les années 90, puis deux autres après, qui forment avec celui-ci une trilogie.

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