Les Pérégrines

  • « Il y a eu la vie daprès. Lhistoire daprès, ou peut-être la fin de lhistoire parce quil faut bien mettre un point final aux histoires quon raconte. Comment relater léchec annoncé dune vie policée. Une vie sacrifiée sur lautel de la maternité. Me faudra-t-il commencer par les larmes ou les matins couchés, le sang noir dans le fond de ma culotte ou la porte claquée en dépit des corps qui tremblent. Me faudra-t-il raconter ma vie réussie dêtre une mère à terre, dévouée, en morceaux. Me faudra-t-il avouer linaltérable violence.
    Oui. »

    Après Le Corps daprès, Virginie Noar montre dans ce deuxième roman les difficultés dune mère célibataire à sen sortir, sa tentation de la fuite, son amour inconditionnel mais si imparfait pour ses deux enfants et son chemin vers la résilience.

    Virginie Noar, pigiste et travailleuse sociale, a trente-cinq ans. Elle exerce notamment dans un espace de rencontre parents-enfants. Elle a publié son premier roman, Le Corps daprès, aux éditions François Bourin en 2019.

  • Une femme sapprête à faire un voyage. Elle na pas besoin de bagage, elle ne part que pour une nuit. Une seule chose lobsède : emmener Ida, sa fille de 18 mois, à la mer. Cest nécessaire, vital presque. Ida nexiste pas, Ida na jamais existé. Des voix ne cessent de le lui répéter. Pourtant, elle la porté ce bébé, serré contre elle, changé, nourri au sein. Elle laime dun amour animal. Un amour comme ça, on ny est pas préparé. Cest trop puissant un amour comme ça. Ida nexiste pas est une plongée dans la psychologie trouble dune mère prête à commettre lirréparable, mais aussi lhistoire dun corps féminin qui cherche à se libérer de ses démons, dune féminité complexe en quête dapaisement.

    Adeline Fleury a été reporter pour le Journal du Dimanche et cheffe du service culture du Parisien Week-end. Ida nexiste pas est son sixième livre. Elle est notamment l'auteure, aux Éditions François Bourin, du roman Je, tu, elle (2018).

  • Cest le début.

    Labsence de sensations. Les inquiétudes irrationnelles. La peur que, soudain, tout sarrête.

    Alors, stupéfier les joies dans le sillon des lendemains incertains. Ne pas samouracher dun tubercule en formation, cest bien trop ridicule et puis, sait-on jamais, il pourrait. Mourir.

    Je me sens coupable. Dun bonheur qui ne vient pas.

    Je me sens coupable. Des larmes insensées alors que je devrais sourire.

    Et puis, ce matin-là, jentends. Entre les quatre murs silencieux qui ne voient pas le désordre alentour, jentends. Le balbutiement de son cur.



    Le Corps daprès est le récit dun enfantement, et dune lutte. Contre les injonctions, le bonheur factice, le conformisme. Au bout du chemin, pourtant, la vie. Celle quon sinventera, pied à pied, coûte que coûte.

    Virginie Noar, pigiste et travailleuse sociale, a trente-cinq ans. Elle exerce notamment dans un espace de rencontre parents-enfants. Le Corps daprès est son premier roman.

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