• Les sept péchés capitaux, ce n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Cécile Ladjali, l'autrice de Corps et âme, pour nous raconter les délices et les délires mortifères de la gloutonnerie.
    "Marie se délecte d'admirer les participants en train de pétrir les pâtes, fouetter les crèmes, battre les oeufs, effiler les légumes, confire les fruits, concasser les noix, piler les poivres, cuire les sirops, griller les viandes, pocher les oeufs, paner les poissons, blanchir les sucres. Ce ballet la réjouit. Ce concert des goûts l'enchante. La concurrence entre les cuisiniers est rude. Et toujours déloyale.

  • Toutes les religions, les cultes et les clergés en ont fait leur première ennemie et le christianisme n'a pas échappé à cette malédiction : la chair serait le mal. Mais tel n'est l'avis de Dieu, prévient le plus iconoclaste et flamboyant spirituel contemporain. C'est en elle, libre et libérée, que se tient le salut. Un " laissez vivre la chair " appelé à faire grand bruit.
    L'aventure de notre propre incarnation, à laquelle nous convoque l'évangile, est un chemin spirituel heureux et libérateur, mais en même temps exigeant et compliqué. Celui qui cherche Dieu erre dans l'obscur de sa chair, gêné par les morales et embarrassé par les religions. Cependant, c'est seulement quand il consent à s'immerger dans sa réalité la plus concrète, triviale et discordante, qu'il se trouve et rejoint Dieu.
    Jean Pierre Brice Olivier interroge nos questions fondamentales -; peur, désir, solitude, péché, foi -; avec le texte biblique, pour tenter d'en éclairer les mystères de l'un comme de l'autre et de l'un avec l'autre. Il récapitule et déchiffre ici cinquante années de sa quête.
    Un texte inouï, bienfaisant et contemporain. Un chant de libération.

  • Amis libertins, haut les coeurs ! C'est ici la luxure la mère de tous les vices. Apollinaire salua la grâce et l'esprit de ce "petit roman licencieux". L'oeuvre relate les aventures d'un élève des jésuites placé comme précepteur dans une famille bourgeoise. Dans ce joyau de libertinage, Mirabeau adopte de savoureuses métaphores pour désigner les parties centrales du livre, quand les fesses sont des jumelles ou le pénis un bijou. Cette pudeur de la langue n'a d'égale que la débauche qui se livre et s'étale dans ces pages sulfureuses. Le style est enlevé, la prose désinvolte, le rythme haletant, les dialogues savoureux. Les barrages sociaux s'effondrent. Les barrières entre les âges de même. Car c'est un roman d'éducation et d'édification que ce Hic et Hec, du nom du jeune abbé, figure androgyne par excellence. Le démon de la jouissance aura de toute évidence toujours raison.

  • Les amours des dieux de l'Olympe ornés d'inscriptions en lettres arabes ! Voilà ce qui est gravé dans le bronze de la porte de Saint-Pierre de Rome. On ne peut trouver plus surprenante et moins catholique entrée en matière des moeurs de la cour pontificale à la Renaissance. Les papes de cette époque, ainsi que leur entourage, ont en effet allègrement jeté aux orties leurs voeux de chasteté, de pauvreté et d'humilité pour s'engager dans la pratique des plaisirs défendus et dans l'étalage d'un luxe insolent, ainsi que dans les voies scabreuses du paganisme grec et égyptien. Déguisés en Turcs ou en César pour le carnaval, propriétaires de maisons de plaisir, se livrant sans pudeur à une sexualité débridée avec femmes, hommes, esclaves ou enfants, amphitryons de banquets somptueux, avides de bijoux, ces papes ont commis tous les « péchés capitaux ». Riche d'exemples des plus scandaleux, ce livre montre pourquoi de tels comportements ont pu être adoptés par des hauts princes de l'Église, en les réinsérant dans le contexte de cette société fastueuse.

  • À l'origine du péché, stigmatisé par les religions, source de tous les plaisirs du mal pour les moralistes, le vice a toujours suscité l'intérêt de l'éthique, de l'art et de la philosophie. Mais qu'est véritablement ce vice qui toujours nous flatte, nous attire et nous séduit bien plus que la vertu ?À la suite de Dante, Gianfranco Ravasi nous accompagne dans un parcours séduisant et original à la découverte des « sept vices capitaux » - orgueil, avarice, luxure, colère, gourmandise, envie et paresse -, depuis la longue descente dans le gouffre abyssal de l'enfer jusqu'à la montée haletante le long de la montagne du purgatoire. Affrontant les questions philosophiques et théologiques, éthiques et morales qui identifient ou analysent l'essence de chaque vice et ses caractéristiques, l'auteur y mêle aussi l'aspect historique et narratif, construisant ainsi une sorte d'histoire des vices qui prend corps dans des personnages littéraires, des représentations artistiques et des séquences cinématographiques, pour dessiner « ce petit monde qu'est l'homme ».

  • « Catherine Gaillard-Sarron excelle dans la nouvelle. Mais elle ne fait pas dans la dentelle et a plutôt l'étoffe d'une dramaturge, ses personnages de passion entraînant le lecteur dans les psychodrames les plus poussés. C'est que notre auteure a de l'imagination à revendre et une truculence naturelle du verbe. C'est une romantique moderne, par certains côtés un nouveau Rabelais. Il y a chez Catherine Gaillard-Sarron un désir constant d'aller le plus loin possible dans l'âme humaine et l'on est conquis dès les premières lignes et jusqu'au dénouement, toujours tellement imprévisible !
    Ces vingt-deux nouvelles sont aussi la peinture de notre monde souvent cruel. Notre nouvelliste est un peu le chantre de ce vingt et unième siècle (scènes conjugales et leur dénouement, terribles secrets, épouvantables retournements de situation, déceptions amères, heureux miracles, accidents mortels, luxure, humour noir, viols, passion des jeux, meurtres et sauvetages, dénouements inattendus, suicides, vengeances, et j'en passe...) En tout cas l'oeuvre est forte, crue et magistrale. » Jacqueline Thévoz

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty