Flammarion

  • La problématique principale déroulée dans cet essai ne manquera pas d'apparaître illégitime, et même révoltante, à plus d'un lecteur. Elle sera d'emblée récusée par nombre de laïcs déterminés à se définir comme juifs. Pour d'autres, je ne serai qu'un traître infâme, rongé par la haine de soi. Des judéophobes conséquents ont déjà qualifié d'impossible, voire d'absurde, une telle question, parce qu'ils considèrent qu'un juif sera toujours d'une autre race. La judéité est perçue comme une essence immuable et compacte, qui ne saurait être modifiée.L'État dont je suis citoyen définit ma nationalité comme « juif ». Pourtant, j'aurais pu être enregistré sous la nationalité autrichienne ; en effet, je suis né, fortuitement, dans un camp de personnes déplacées, dans la ville de Linz, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.Le problème est que je ne crois pas en un être suprême. Si l'on excepte une brève crise mystique, à l'âge de douze ans, j'ai toujours pensé que l'homme a créé Dieu et non pas l'inverse ; et cette invention m'est toujours apparue comme l'une des plus problématiques, des plus fascinantes et des plus meurtrières de l'humaine société. Par conséquent, je me retrouve, pieds et poings liés, pris au piège de mon identité démente.

    1 autre édition :

  • Faut-il respecter la loi même lorsqu'elle est injuste ? C'est à cette épineuse question que tentent de répondre le père de Diderot et ses enfants réunis à ses côtés, dans une conversation sans cesse interrompue par de nombreuses visites.
    À mi-chemin entre le dialogue et le conte philosophique, l'oeuvre invite le lecteur à réfléchir à son rapport à la loi, à partir de cas concrets, inspirés du quotidien.
    Et Diderot de rappeler que l'intérêt collectif ne saurait en aucun cas être sacrifié à l'intérêt individuel, dans la démarche audacieuse et nécessairement exceptionnelle qui consiste pour un citoyen à « se mettre au-dessus des lois ».

    Illustration : Séverine Scaglia © Flammarion © Éditions Flammarion 2010.
    Édition revue, 2014.

  • En 1968, l'apartheid sévit en Afrique du Sud. Marianne, jeune parisienne, arrive à l'université du Cap où elle est nommée pour un semestre. Elle se lie d'amitié avec Denise, avocate qui lutte contre la ségrégation. Alors qu'elles reviennent d'un meeting, Denise est renversée par une voiture et décède. Au même moment, le professeur Chris Barnard prépare la première greffe du coeur jamais réalisée.

  • « D'abord, il y a cette main qui me touche, ces bras qui m'enlacent de force, puis cette main, encore, qui se pose, s'immisce sur ma cuisse. Mon corps se met en mode défense. Puis vient le verbe : "Mais monsieur, je ne couche pas !" Monsieur feint de ne rien entendre, cela s'arrête là. Pour cette fois. Monsieur, c'est mon supérieur hiérarchique.

    Malgré les cauchemars, le dégoût, j'ai trouvé la force de me battre, de porter plainte, et d'attaquer en justice l'inattaquable : un notable puissant. Moi, la femme victime de harcèlement sexuel.

    Monsieur a été condamné. Puis, la loi sur le harcèlement sexuel a été abrogée. Le chasseur fut blanchi, son ardoise effacée. Une nouvelle loi, plus dure, mais non rétroactive, a été promulguée. Elle ne peut s'appliquer à son cas... Alors j'ai décidé de continuer le combat pour toutes celles dont les droits ont été bafoués. Pour pouvoir relever la tête et clamer : "Je ne suis plus une victime invisible, je suis une femme libre." » Création Studio Flammarion En couverture : © Image Source / Corbis

  • Sept ans après«Transport aérien, le dossier noir», cette enquête dresse un état de lieux inquiétant de la situation du transport aérien : précarisation du statut des pilotes, baisse de la formation et plannings surchargés, rôle des lobbies, manque d'entretien des appareils, etc. L'ensemble est illustré d'exemples et de témoignages.

  • Aujourdhui, une naissance sur vingt est le fruit dun traitement médical daide à la procréation. Grâce aux incroyables avancées de la recherche, les couples infertiles ont vu naître lenfant tant espéré. La fécondation in vitro, le don de sperme ou dovocytes, ou encore la gestation pour autrui (GPA) ouvrent de nouvelles perspectives sociétales et des débats. Les médias valorisent les mamans sans limite dâge et soulèvent le problème de laccès à laide médicale à la procréation (AMP) par les couples homosexuels.

    Au cur de cette réflexion, le professeur Olivennes fait le point sur les questions que nous nous posons : Quelles sont les causes de la croissance de linfertilité ? Quel est le taux de réussite dune FIV ? Pourquoi et comment obtenir un don dovocytes ou de sperme ? Quelles sont les lois en vigueur ? Pourquoi existe-t-il un commerce à létranger ?
    Le professeur Olivennes témoigne de son expérience, des différents cas auxquels il est confronté, mais aussi de sa passion, de ses doutes et de ses convictions de médecin.

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