• Vous ne connaissez pas les « nudges » ? C'est normal. Pourtant, ils sont partout. Telle la mouche au fond de l'urinoir, ces « coups de pouce pour aider à prendre la bonne décision » sont arrivés en France ces dernières années, en provenance des États-Unis. Leur théoricien, Richard Thaler, s'est vu décerner en 2017 le prix Nobel d'économie. L'État français en raffole et y forme ses élites. Emmanuel Macron a accéléré le recours à des cabinets de conseil privés chargés d'orienter nos comportements. À la faveur de la pandémie, le marketing a infiltré l'État. Masques « grand public », visuels de distanciation sociale et autorisations dérogatoires de déplacement, autant « d'incitations douces », de nudges, qui se sont imposés sans qu'on n'y prenne garde.

    Audrey Chabal est journaliste économique indépendante. Elle collabore notamment avec La Chronique d'Amnesty International et 60 Millions de consommateurs. Elle se passionne pour les coulisses des politiques économiques et a trouvé dans le "nudge" ne piste nouvelle pour éclairer la façon dont les décideurs tentent d'influencer citoyens et consommateurs.

  • Des vitrines vides et sombres, des façades aveugles, des stores métalliques baissés. Calais, Agen, Landerneau, Avignon, Lunéville... La crise urbaine ronge les préfectures et sous-préfectures, les détruit de l'intérieur. Les boutiques abandonnées ne constituent que le symptôme le plus fl agrant d'un phénomène plus large : la population stagne, les logements sont vacants, le niveau de vie baisse. Alors que se passe-t-il ? L'offensive délibérée de la grande distribution, en périphérie, tue les commerces du centre-ville et des quartiers anciens, et sacrifi e les emplois de proximité. En outre, les modes de vie sont fortement liés aux modes de déplacement. Partout, la voiture individuelle reste considérée comme une obligation, un dû. Or, parce qu'elle occupe de l'espace et génère bruit et pollution, la motorisation contribue largement à l'asphyxie des villes. Comment la France peut-elle sauver ses villes ? Aucune solution miraculeuse, mais une série de petits pas, de décisions empreintes de sobriété.

    Nouvelle édition revue et enrichie avec une introduction inédite de l'auteur et 40 recommandations pour comprendre la crise urbaine et y remédier.

  • Avant-propos C'est ici que ça va se passer ; chapitre 1 Éthiopie - Turbulent paradis de la bière ; chapitre 2 L'histoire - La conquête de l'Afrique ; chapitre 3 Nigeria - Intégration à tous égards ; chapitre 4 Vente et marketing - Guerres de la bière ; chapitre 5 Sierra Leone - Le mystérieux ange gardien ; chapitre 6 Impact - Créativité comptable ; chapitre 7 Afrique du Sud - Bataille pour les townships ; chapitre 8 Commerce socialement responsable - Alcool et philanthropie ; chapitre 9 Burundi - Les dictateurs vont et viennent, Heineken reste ; chapitre 10 Travailler chez Heineken - On violait ces femmes ; chapitre 11 Congo - C'est ici qu'on apprend les ficelles du métier ; chapitre 12 Zones de conflit - Éthique en temps de guerre et de dictature ; chapitre 13 Rwanda - Brasser de la bière pour des génocidaires ; chapitre 14 Et Heineken ? - Réactions et stratégie ; chapitre 15 Mozambique - Avantages fiscaux en échange de propagande ; Conclusion Une île de perfection dans un océan de misère ; Épilogue de la version française le patron et la promotrice

  • Peut-on parler de « totalitarisme » quand il s'agit de nommer le pouvoir des multinationales tel qu'il s'est construit et imposé depuis le début du xxe siècle ? Alors que la pratique politique moderne voudrait que les sujets d'une collect ivité obéissent aux lois, non aux puissants, on assiste à un renversement pervers . Ce sont les multinationales, aujourd'hui, qui soumettent la délibération des assemblées politiques à d'autres « lois », leurs lois, qu'elles s'assurent de rendre efficaces : la « loi » du marché, la « loi » de la concurrence, la « loi » universelle de l'offre et de la demande. L'entreprise Total est un cas d'école en la matière. Ce livre étudie la façon dont cette pétrolière s'est constituée telle une autorité souveraine de nature privée, imitée en cela par d'autres multinationales. Se présenter comme la « huitième des Sept Soeurs », en référence aux majors du pétrole, et se dire « total » pour bien marquer cette prétention, c'était, au milieu du xxe siècle, chercher à s'imposer à son tour dans un ordre où les sociétés multinationales se développaient indépendamment des États qui les avaient créées, à la manière d'un Frankenstein.

  • La campagne de Barack Obama lors de la dernière présidentielle américaine a révélé le rôle d'internet comme arme politique : sites, blogs, mondes virtuels et réseaux sociaux servent désormais à mobiliser et à débattre politiquement.
    Internet permet aux partis d'étendre leur champ d'action. Non seulement leurs "vitrines" se composent et recomposent désormais sur le web, mais c'est aussi là que peuvent naître de nouvelles modalités d'engagement et d'expression qui débordent les stratégies de communication ; parallèlement, forums de discussion et d'expression donnent la parole aux citoyens - qui se les approprient, voire les détournent.
    Ces usages du web s''inscrivent dans des cultures et des trajectoires spécifiques. Ainsi, en Grande-Bretagne, le caractère local des élections législatives limite l''extension de l''outil ; aux Etats-Unis, au contraire, Internet est perçu comme un moyen de réduire les distances géographiques. En France, chaque parti s''approprie internet différemment, selon sa tradition et sa sociologie.
    Ce panorama français et international ne manquera pas d''intéresser tous ceux qui restent attentifs à la présence des technologies dans la vie politique et, plus largement, aux évolutions de la communication politique et aux transformations que connaissent les partis.
    Ont contribué à cet ouvrage : Marc Abélès - Dominique Andolfatto - Thierry Barboni - Lucie Bargel - Gersende Blanchard - Franck Bousquet - Nicolas Bué - Dominique Cardon - Stéphanie Dechézelles - Nicolas Desquinabo - Alexandre Dézé - Guilhem Fouetillou - Rachel K. Gibson - Clémence Lerondeau - Djamel Mermat - Anne-Laure Nicot - Anne-Sophie Petitfils - Christophe Prieur - Éric Treille - Thierry Vedel - François Vergniolle de Chantal - Stephen J. Ward.

  • Quels sont réellement les ressorts des campagnes de communication? Comment les institutions et les entreprises traitent-elles leur image? De la communication de crise au lobbying, en passant par la communication environnementale, les campagnes de souscription, les commandites ou encore l'organisation d'événements majeurs à des fins de relations publiques, l'auteure présente 43 campagnes de communication primées. Elle décortique ensuite les pratiques, étudie les intentions, analyse les tendances et clarifie les types de relations qui existent entre les organisations et leurs publics.

  • Le lobbying des grandes entreprises est-il assez puissant pour faire pencher les décisions politiques en leur faveur ? L'exemple des "géants" américains et européens de l''aviation civile ou des télécommunications face aux objectifs de libéralisation mondiale de ces secteurs montre au contraire que ces entreprises se sont, de façon surprenante, adaptées aux objectifs des politiques : elles ont fini par soutenir la libéralisation, au risque de mettre en péril leurs positions dominantes sur les marchés nationaux.
    Loin de dicter aux États la marche à suivre ces vingt dernières années en matière de libéralisation, plus incertaines que l'on imagine quant à leurs préférences et à leurs intérêts économiques sur ce sujet, ces entreprises ont défini leurs choix en fonction du contexte institutionnel et politique national. Que ces décisions se révèlent favorables à l''intérêt général ou non, l'arbitrage ultime est revenu aux décideurs politiques et administratifs, ces derniers exerçant un "lobbying à rebours" sur les entreprises. Telle est la thèse iconoclaste de ce livre qui permet de mieux appréhender succès, limites et influence réelle du secteur privé sur les politiques publiques. Une passionnante histoire de la libéralisation des services, écrite dans un style alerte.

  • La biodiversité de la Méditerranée occidentale vit aujourd'hui ses dernières heures dans un silence de cathédrale. Cette « apocalypse » annoncée à l'horizon 2030 par le rapport de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques enregistré à l'Assemblée nationale et au Sénat le 21 juin 2011 est d'ores et déjà un fait acquis pour certaines zones de cette mer antique, Mare Nostrum, berceau de notre civilisation. Seuls un effort titanesque et une forte prise de conscience de la part de la société civile pourraient encore sauver ce qui peut l'être. La raison imposerait de mettre en oeuvre un plan d'urgence pour susciter cet élan salvateur, car nos dirigeants s'illusionnent autour de la Directive cadre « Stratégie pour le milieu marin » (DCSMM) et de son Plan d'action pour le milieu marin (PAMM) basés sur une évaluation initiale des eaux marines et un programme de surveillance qui éludent les principales observations attestant des plus importantes dégradations subies par cette mer. Ce qui signifie très clairement que les objectifs visés par cette directive ne seront jamais atteints à l'horizon 2020 comme initialement prévu par ce texte... ni même en 2050, tant le déni qui imprègne cette évaluation est patent pour les acteurs de la filière pêche méditerranéenne. Est-ce pour cette raison qu'ils ont été écartés des travaux ouvrant la voie aux futures décisions qui seront prises à leurs dépens ? Préface inédite d'Ariane Bilheran.

  • A qui profite l'Europe ? Les intérêts historiquement organisés au sein des Etats-nations sont largement affectés par l'intégration européenne. Un répertoire d'action assez ouvert s'étend aujourd'hui du lobbying bruxellois aux euro-grèves. Peut-on parler pour autant d'européanisation de l'action collective ? Comment ces mobilisations affectent-elles les clivages et les relations entre les groupes d'intérêt ? Quel éclairage ces processus apportent-ils sur la constitution de l'espace public européen ?
    Les travaux rassemblés dans cet ouvrage analysent les caractéristiques et les transformations du système d'intérêts européen. Ils montrent que si la conflictualité sociale prend aujourd'hui une dimension européenne c'est moins pour contester l'intégration dans ses principes que pour lui donner un tour plus politique.

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